frontiere.ai · 2027, le film
Présidentielle 2027 · la photo du dimanche 6 septembre 2026

Où en est la présidentielle, en une page.

Qui est candidat, qui est en tête, qui peut gagner, quand — et comment on le sait. Chaque lundi, la photo ; semaine après semaine, le film. Entrez par la question que vous vous posez.

32 semaines avant le premier tour du 18 avril 2027faits arrêtés au 6 septembre, 14 h77,793 mots · environ 6 heures de lecture en tout, à explorer dans l'ordre qu'on veut
→ les candidats
Qui est dans la course ?
18 dossiers candidature par candidature
Quatre blocs : gauche 34.8 %, centre 21.2 %, droite 7.5 %, national 39.4 % — moyenne des instituts, configuration Philippe seul au centre. Chaque dossier : le parcours, la place, les portes, les alliés, le récit, l'organisation, les chocs, ce que la grille regarde.
→ le paysage
Qui est en tête ?
Le Pen 30 – 35 % selon l'institut
Philippe 17 – 19, Mélenchon 14 – 18, Glucksmann 11 – 12. La deuxième place se joue entre Philippe et Mélenchon, dans une marge inférieure à l'erreur des sondages.
→ les scénarios
Qui peut gagner ?
Le Pen gagne tous les seconds tours mesurés
De 52 – 48 face à Philippe à 66 – 34 face à Mélenchon. Un modèle réglable projette les sondages d'aujourd'hui avec l'erreur mesurée à sept mois sur 2017 et 2022 ; six fourches peuvent tout changer.
→ la projection
Que valent les sondages à sept mois ?
4,3 points d'erreur moyenne, 2017 et 2022
Et en 2017, plus d'un quart des suffrages sont allés à deux candidats que les enquêtes d'automne ne testaient pas. Comment le modèle en tient compte.
→ les précédents
Que s'est-il passé les trois dernières fois ?
2012 · 2017 · 2022 relus à sept mois
Une primaire qui décapite, un espace qui se libère, une affaire qui déplace, une percée qui se tasse — et les lois que les trois précédents ont en commun.
→ le calendrier
Quand ?
18 avril · 2 mai 2027
Avant : deux primaires à gauche en octobre, le budget sans majorité, trois portes mécaniques encore fermées — décret, parrainages, temps de parole.
→ le film
Qu'est-ce qui a bougé cette quinzaine ?
La primaire réclamée là où elle est impossible
La rentrée a été racontée comme celle de Marine Le Pen ; ses chiffres n'ont pas bougé. Ce qui a bougé s'est joué chez ses adversaires. Trois lectures réfutables, vérifiées lundi prochain.
→ la méthode
Comment on le sait ?
Sources publiques et une grille
Chaque fait porte sa source et son degré de certitude ; les sondages leurs mentions légales ; la machine lit tout, elle ne conclut rien ; chaque conclusion est signée.

Le paysage, en une image

Ce que mesurent les cinq instituts au premier tour, sur la configuration qu'ils ont tous testée. La barre va du plus bas au plus haut ; chaque point est un institut ; le chiffre est la moyenne.

Premier tour · Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche · terrains du 18 août au 2 septembre 2026
0 % 10 % 20 % 30 % 40 % Marine Le Pen Marine Le Pen : 30.0 à 35 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 33 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 34.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 35 % Elabe (26-28 août) : 34 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 30.0 % 33.3 Édouard Philippe Édouard Philippe : 17 à 19 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 19 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 19 % Toluna Harris (18-19 août) : 17 % Elabe (26-28 août) : 17 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 18.2 % 18.0 Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon : 14 à 18 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 18 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 15 % Toluna Harris (18-19 août) : 17 % Elabe (26-28 août) : 14 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 17.9 % 16.4 Raphaël Glucksmann Raphaël Glucksmann : 10 à 15 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 15 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 12 % Toluna Harris (18-19 août) : 10 % Elabe (26-28 août) : 11.5 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 11.6 % 12.0 Bruno Retailleau Bruno Retailleau : 7 à 8 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 8 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 7.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 7 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 7.5 % 7.5 Éric Zemmour Éric Zemmour : 3 à 4 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 3.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 3 % Toluna Harris (18-19 août) : 4 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 3.5 % 3.5 Dominique de Villepin Dominique de Villepin : 3.2 à 3.2 % — 1 institut(s) Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 3.2 % 3.2 Marine Tondelier Marine Tondelier : 2.2 à 4 % — 3 institut(s) Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 4 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.2 % 3.1 Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan : 2 à 3 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 2.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.9 % 2.6 Fabien Roussel Fabien Roussel : 2.1 à 3 % — 3 institut(s) Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.1 % 2.5 Nathalie Arthaud Nathalie Arthaud : 0.5 à 1 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 1 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 0.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 1 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 0.9 % 0.8
Ifop-Fiducial · Elabe · Ipsos bva · Toluna Harris · Cluster17 — notices déposées à la Commission des sondages ; mentions légales dans « Méthode ».

Les chapitres

Les candidats

Qui est dans la course — dix-huit dossiers.

Chaque candidature lue comme un système : son parcours vers 2027, sa place dans les sondages, ses portes (parrainages, argent, exposition), ses alliés, son récit, son organisation, ses chocs — et ce que la grille regarde d'ici décembre. Chaque fait porte sa source et son degré de certitude ; les vides sont nommés.

Gauche

Jean-Luc Mélenchon
déclaré · LFI
16.4 %14–18 · 5 instituts

Candidat déclaré depuis le 3 mai 2026, désigné par les élus de son mouvement et sans concurrent interne, Jean-Luc Mélenchon est, au 6 septembre 2026, la candidature de gauche la mieux placée dans les mesures d'intentions de vote de premier tour (12 % à 17 % selon les instituts et les configurations depuis janvier 2026), et celle dont la base d'élus locaux est la plus étroite au regard des 500 parrainages exigés.

lire le dossier · 9 min →
Raphaël Glucksmann
primaire PS–PP · Place publique
12.0 %10–15 · 5 instituts

Candidat déclaré depuis le 23 août 2026 et engagé dans la primaire PS–Place publique des 9-10 et 16-17 octobre, Raphaël Glucksmann est, au 6 septembre 2026, la candidature de gauche la mieux mesurée après celle de Jean-Luc Mélenchon (4,5 % à 16 % selon les instituts et les configurations depuis janvier 2026) et la seule dont la qualification dépend d'un scrutin interne à cinq semaines.

lire le dossier · 9 min →
Olivier Faure
primaire PS–PP · PS
4.5 %4.5–4.5 · 1 institut

Premier secrétaire du Parti socialiste depuis mars 2018 et candidat déclaré depuis le 30 août 2026 à la primaire PS–Place publique dont il a co-écrit les règles, Olivier Faure aborde le scrutin des 9-10 et 16-17 octobre avec l'appareil du parti organisateur et des mesures d'intentions de vote de premier tour situées entre 3,5 % et 5 % depuis janvier 2026.

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François Hollande
pressenti · décision en décembre
10 %8–12 · 2 instituts

Député de Corrèze et président de la République de 2012 à 2017, François Hollande a publié le 3 septembre 2026 un livre de propositions sans se déclarer candidat, après avoir indiqué le 29 mai 2026 que toute déclaration interviendrait en décembre et qu'il ne participerait pas à la primaire PS–Place publique d'octobre.

lire le dossier · 9 min →
Marine Tondelier
désignée · Les Écologistes
3.1 %2.2–4 · 3 instituts

Secrétaire nationale des Écologistes depuis décembre 2022, désignée par les adhérents de son parti en décembre 2025 avec 86 % des voix, Marine Tondelier est candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2027, mesurée entre 2,2 % et 5,5 % au premier tour selon les instituts et les configurations, et première ex æquo d'un classement de cote d'avenir où elle n'est pas testée en intentions de vote de second tour.

lire le dossier · 14 min →
François Ruffin
déclaré · Debout !
3.9 %3.9–3.9 · 1 institut

Député de la Somme depuis 2017, séparé du groupe et du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en 2024, président d'un parti qui compte un député et un conseiller régional, François Ruffin est candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027 : il figure en huitième position du classement d'image positive d'Elabe le 3 septembre 2026 avec 22 % (+3), et un seul institut sur cinq le teste en intentions de vote.

lire le dossier · 13 min →
Fabien Roussel
vote PCF clos le 6/09
2.5 %2.1–3 · 3 instituts

Secrétaire national du Parti communiste français depuis novembre 2018, réélu à ce poste le 5 juillet 2026 avec 70,1 % des voix, maire de Saint-Amand-les-Eaux depuis janvier 2025 et candidat de son parti en 2022 avec 2,28 % des suffrages, Fabien Roussel a soumis sa candidature de 2027 à un vote des adhérents ouvert du 3 au 6 septembre 2026 dont le résultat n'est pas publié à l'heure d'arrêt de ce dossier, et il est mesuré entre 1,9 % et 3,5 % au premier tour selon les instituts.

lire le dossier · 14 min →
La primaire PS – Place publique
dossier collectif · Royal, Guedj, Brun, Verdier, Maurel
hors des configurations sondées

Née du rejet par les militants socialistes d'une primaire ouverte le 9 juillet 2026 et ratifiée par le conseil national du PS le 26 août par 159 voix contre 32, la primaire « Choisir 2027 » désignera les 9-10 et 16-17 octobre 2026, par vote électronique réservé aux adhérents du PS, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste ou à ceux qui acquittent 15 euros, un candidat à la présidentielle parmi sept ou huit prétendants — le nombre lui-même diverge selon les sources — dont aucun, hormis Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, n'est testé individuellement dans les intentions de vote présidentielles publiées.

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Centre

Édouard Philippe
déclaré · Horizons
18.0 %17–19 · 5 instituts

Ancien Premier ministre (2017-2020), maire du Havre, président fondateur d'Horizons, Édouard Philippe est le candidat déclaré le plus anciennement engagé du bloc central : candidature annoncée en septembre 2024, organigramme de campagne installé le 10 mai 2026, meeting d'ouverture le 5 juillet 2026 à l'Adidas Arena, refus public d'une primaire, et un ralliement de poids — Gérald Darmanin — obtenu le 30 août 2026.

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Gabriel Attal
déclaré · Renaissance
13.9 %12–15 · 5 instituts

Ancien Premier ministre (janvier-septembre 2024), député des Hauts-de-Seine et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, secrétaire général de Renaissance depuis décembre 2024, Gabriel Attal a déclaré sa candidature le 22 mai 2026 à Mur-de-Barrez (Aveyron), présenté son équipe de campagne le 3 septembre 2026, et porte au sein du bloc central la position favorable à une procédure de départage — position que le comité de liaison a actée comme un désaccord le 10 juin 2026.

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Dominique de Villepin
pressenti · La France humaniste
3.2 %3.2–3.2 · 1 institut

Ancien Premier ministre (2005-2007), ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur, jamais titulaire d'un mandat électif, Dominique de Villepin a lancé le 25 juin 2025 un mouvement, La France humaniste, structuré en « cercles humanistes » ; sa candidature à l'élection de 2027 n'est pas officialisée au 6 septembre 2026, Libération écrivant le 1er septembre qu'il « ne compte pas officialiser sa candidature avant la Toussaint », et son actualité récente combine un débat public avec François Ruffin le 2 septembre 2026 et une enquête ouverte par le Parquet national financier le 19 mai 2026.

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Le bloc central
dossier collectif · Darmanin, Le Maire, Bayrou, Lecornu, Macron
hors des configurations sondées

Cinq partis — Horizons, Renaissance, MoDem, UDI, Parti radical — réunis dans un « comité de liaison » qui se voit mensuellement depuis le printemps 2026, deux candidats déclarés qui s'opposent sur la manière de se départager, une proposition de « grande primaire » élargie formulée le 9 août 2026 par François Bayrou et refusée le lendemain à gauche comme à droite, une décision annoncée pour octobre par Bruno Le Maire, un ralliement acquis le 30 août par Gérald Darmanin, un Premier ministre qui déclare ne pas se mêler de la campagne et un président sortant constitutionnellement inéligible : le bloc central entre à l'automne 2026 sans procédure de désignation arrêtée.

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Droite

Bruno Retailleau
désigné · Les Républicains
7.5 %7–8 · 4 instituts

Sénateur de la Vendée et président des Républicains depuis mai 2025, Bruno Retailleau a été désigné candidat de son parti par 73,8 % des adhérents votants les 19 et 20 avril 2026 ; il est mesuré entre 6 et 12 % au premier tour selon les configurations testées fin août 2026, et porte depuis la rentrée un projet de révision constitutionnelle qui déplace sa candidature du terrain programmatique vers le terrain institutionnel.

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Xavier Bertrand
confirmé · indépendant
hors des configurations sondées

Président du conseil régional des Hauts-de-France depuis 2016, ancien ministre de la Santé puis du Travail, fondateur du mouvement Nous France, Xavier Bertrand a confirmé le 27 août 2026 à l'université de rentrée du Medef qu'il serait candidat — « Je le serai » — en annonçant une candidature indépendante et en refusant la primaire, tout en situant sa déclaration formelle à la fin de l'année 2026 ; aucun institut de sondage ne mesure à ce jour son intention de vote au premier tour.

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David Lisnard
déclaré · Nouvelle Énergie
4.2 %4.2–4.2 · 1 institut

Maire de Cannes depuis 2014, réélu au premier tour en mars 2026 avec 81,11 %, président de l'Association des maires de France depuis novembre 2021 et fondateur du mouvement Nouvelle Énergie, David Lisnard a quitté Les Républicains le 25 mars 2026 et porte une candidature déclarée fin mars 2026 ; il est testé par un seul institut au premier tour — 4,2 % chez Cluster17 fin août — et domine simultanément le classement des cotes d'avenir de Verian à 41 %, deux mesures qui ne portent pas sur la même question.

lire le dossier · 15 min →

National

Marine Le Pen
déclarée · Rassemblement national · avec Jordan Bardella
33.3 %30.0–35 · 5 instituts

Candidate du Rassemblement national, confirmée le 7 juillet 2026 — jour de l'arrêt d'appel qui laisse sa candidature possible — avec Jordan Bardella annoncé pour Matignon, Marine Le Pen est mesurée entre 29,2 % et 38 % au premier tour selon les instituts et les configurations, en tête de toutes les hypothèses testées, gagnante de tous les seconds tours mesurés dans la fenêtre du 18 août au 2 septembre 2026, et un pourvoi en cassation reste pendant, dont l'arrêt est annoncé pour le début du printemps 2027.

lire le dossier · 20 min →
Éric Zemmour
pressenti · Reconquête
3.5 %3–4 · 4 instituts

Fondateur et président de Reconquête, quatrième du premier tour de 2022 avec 7,07 % des suffrages exprimés, Éric Zemmour n'a pas déclaré sa candidature au 6 septembre 2026 et a fixé publiquement son échéance le 3 septembre — « ça sera avant décembre » — dans une configuration où son parti ne dispose plus que d'un siège au Parlement européen, où son aide publique est passée de 1,55 M€ à 198 000 €, et où les cinq instituts qui le testent le mesurent entre 2,5 % et 4,7 %.

lire le dossier · 15 min →
Les autres candidatures
dossier collectif · Dupont-Aignan, Philippot, Asselineau, Arthaud, Batho, Bouamrane, Egger, Mikolajczak, Lalanne
hors des configurations sondées

Neuf candidatures déclarées ou recensées comme telles au 6 septembre 2026 — de Lutte ouvrière à Debout la France, du souverainisme à l'écologie politique — dont deux seulement figurent aux questionnaires des instituts, dont trois ont franchi le seuil des 500 parrainages au moins une fois depuis 2017, et pour lesquelles la date de déclaration n'a pu être établie dans sept cas sur neuf : elles se départageront moins par les intentions de vote que par un filtre de signatures d'élus dont l'histoire récente donne la mesure exacte.

lire le dossier · 12 min →

Le goban — la quinzaine, candidature par candidature

Six questions posées à chaque candidature. Une pierre est un fait daté : en or, ceux de la quinzaine ; en clair, ceux qui commandent encore la partie. Pleine, le fait est établi ; en anneau, déclaré par l'intéressé ; en pointillé, sous réserve. Touchez une pierre.

Sa placeOù se situe la candidature dans les sondages, et dans quel couloir Ses portesParrainages, argent, présence dans les sondages — les trois portes à franchir Ses alliésQui rallie, qui bloque, quelle procédure de désignation Son récitLe thème qu'elle porte, et ce qu'il rencontre Son organisationL'équipe, l'appareil, les rendez-vous Ses chocsCe que la candidature a encaissé — en événements datés
Gauche
Jean-Luc Mélenchondéclaré · LFI
Raphaël Glucksmannprimaire PS–PP · Place publique
Olivier Faureprimaire PS–PP · PS
François Hollandepressenti · décision en décembre
Marine Tondelierdésignée · Les Écologistes
François Ruffindéclaré · Debout !
Fabien Rousselvote PCF clos le 6/09
Centre
Édouard Philippedéclaré · Horizons
Gabriel Attaldéclaré · Renaissance
Dominique de Villepinpressenti · La France humaniste
Droite
Bruno Retailleaudésigné · Les Républicains
Xavier Bertrandconfirmé · indépendant
David Lisnarddéclaré · Nouvelle Énergie
National
Marine Le Pendéclarée · Rassemblement national
Éric Zemmourpressenti · annonce « avant décembre »
quinzaine, établiquinzaine, déclaréquinzaine, réserveantérieur, établicherché, non établi
Les candidats · Gauche

Jean-Luc Mélenchon

déclaré · LFI9 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

En une phrase

Candidat déclaré depuis le 3 mai 2026, désigné par les élus de son mouvement et sans concurrent interne, Jean-Luc Mélenchon est, au 6 septembre 2026, la candidature de gauche la mieux placée dans les mesures d'intentions de vote de premier tour (12 % à 17 % selon les instituts et les configurations depuis janvier 2026), et celle dont la base d'élus locaux est la plus étroite au regard des 500 parrainages exigés.

Le parcours vers 2027

DateFaitCranSource
10 avril 202221,95 % au premier tour de la présidentielle, 3ᵉ positionétabli[8]
juin 2022Fin de son mandat de député des Bouches-du-Rhône (4ᵉ circonscription), élu en 2017 ; pas de candidature à sa successionétabli[8]
2023Dissolution de la coalition NUPES qu'il avait conduite en 2022réserve[8]
22 mars 2026Second tour des municipales : LFI emporte Roubaix et Vénissieux, Saint-Denis dès le premier tour ; échecs à Toulouse et Limogesétabli[5][6]
3 mai 2026Les élus LFI réunis à Paris désignent leur candidat quelques heures avant l'annoncedéclaré[1]
3 mai 2026Annonce de candidature au 20 Heures de TF1 : « Oui, je suis candidat »établi[1]
3 mai 2026Présentation de Mathilde Panot, Manuel Bompard, Clémence Guetté et Sophia Chikirou comme « les visages de notre futur gouvernement »établi[1]
18 août 2026Manuel Bompard : « Si les Écologistes et les Communistes veulent s'engager dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ils sont les bienvenus »établi[7]
20-23 août 2026AMFIS d'été à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) : 23 formations, 79 conférences, meeting de clôtureétabli[3][4]
2 septembre 2026Décompte des promesses de parrainage : « un peu plus de 200 »réserve[9]

Quatrième campagne présidentielle consécutive après 2012 (11,10 %), 2017 (19,58 %) et 2022 (21,95 %) — les deux premiers chiffres relèvent de la réserve, faute d'accès direct aux proclamations du Conseil constitutionnel dans le cadre de cette recherche.

Sa place

Mesures de premier tour publiées depuis janvier 2026 :

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio1-6 fév. 2026 (n=1 137)Bardella13 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio26-27 fév. 2026 (n=1 393)Bardella11 %
Harris Interactivenon identifié22 mars 2026 (n=1 000)13 %
Odoxanon identifié25-26 mars 2026 (n=1 005)12 %
Elabenon identifié25-27 mars 2026 (n=1 504)12 %
Harris Interactivenon identifié28-30 avr. 2026 (n=1 725)13 %
Odoxa-MascaretPublic Sénat20-21 mai 2026 (n=1 005)Bardella 32, Philippe 17, Glucksmann 1116 %
Harris Interactivenon identifié25-27 mai 2026 (n=1 744)14 %
IfopSud Radio / Le Figaro26-28 mai 2026Bardella 34,5, Philippe 1912,5 %
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)8 configurations13 à 13,5 %
OpinionWaynon identifié10-11 juin 2026 (n=1 001)Glucksmann 1616 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio22-24 juin 2026 (n=1 415)Bardella 36, Philippe 1413 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio7-8 juil. 2026 (n=1 507)Le Pen 36, Philippe 1915 %
Toluna Harris Interactivenon identifié18-19 août 2026 (n=1 764 inscrits)Le Pen 35-38jusqu'à 17 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio24-25 août 2026 (n=1 598)Le Pen 33, Philippe 14,5, Glucksmann 1116 %
Elabenon identifié26-28 août 2026Le Pen 34-35,5, Philippe 17-20,514 à 14,5 %

Le 26 mai 2026, à la publication de l'enquête Odoxa-Mascaret, son président Gaël Sliman relevait un écart d'un point avec Édouard Philippe (17 %) sur la place qualificative [2].

Seconds tours mesurés : Harris Interactive, terrain 25-27 mai 2026, Mélenchon 33 % / Le Pen 67 % ; Ifop, terrain 7-8 juillet 2026, Mélenchon 30 % / Le Pen 70 % ; Harris Interactive, terrain 7-8 juillet 2026, 33 % / 67 % ; Toluna Harris Interactive, terrain 18-19 août 2026, 32 % / 68 % ; Elabe, terrain 26-28 août 2026, 30,5 % / 69,5 %. Aucune mesure de second tour publiée en 2026 ne le place au-dessus de 33 % [10][11][12].

Image : baromètre Cluster17 des personnalités politiques, terrain 1er-3 juin 2026, n=1 478, quotas et redressement sur les votes de 2022 et 2024 — popularité 24 % (16 % de soutien, 8 % d'appréciation), rejet 61 %, la plus forte progression du mois (+3) et le taux de rejet le plus élevé des dix-huit personnalités testées [13]. Observatoire politique Elabe d'août 2026, auprès des sympathisants de gauche : 42 %, derrière François Ruffin (45 %) [14].

Ce que les instituts ne mesurent pas pour cette candidature : aucune enquête publiée depuis janvier 2026 ne teste une configuration de premier tour dans laquelle un candidat unique de gauche affronterait le bloc central et le bloc national ; les reports de voix entre les électorats de gauche en cas de qualification ne font pas l'objet de publication accessible ; le temps d'antenne cumulé n'est pas disponible dans les relevés Arcom consultables à cette date.

Ses portes

Parrainages. La règle : 500 signatures d'élus habilités, réparties sur au moins 30 départements, sans qu'un même département dépasse 50 signatures ; dépôt jusqu'au 12 mars 2027 (réserve, source secondaire) [9]. Au 2 septembre 2026, une source secondaire fait état d'« un peu plus de 200 promesses de parrainage » [9]. La base d'élus municipaux du mouvement reste réduite au regard de son poids électoral national : au second tour des municipales du 22 mars 2026, LFI emporte Roubaix et Vénissieux et conserve Saint-Denis, acquis dès le premier tour, dans un bloc de gauche crédité de 829 maires dans les communes de plus de 3 500 habitants — chiffre agrégé PS et LFI, non ventilé par parti dans la source [5][6]. Le nombre de maires se réclamant de LFI au 6 septembre 2026 est non établi.

Financement. Le site melenchon2027.fr appelle aux dons et affiche un objectif de 150 000 soutiens citoyens, distinct des parrainages d'élus [15]. L'identité du mandataire financier ou de l'association de financement électorale, le montant des dons collectés et les comptes du parti déposés à la CNCCFP sont non établis dans le cadre de cette recherche.

Exposition. Présent dans la totalité des configurations de premier tour publiées depuis janvier 2026, y compris celles où l'hypothèse de gauche concurrente varie (Glucksmann, Hollande, Faure). Il est le seul candidat de gauche testé en second tour par cinq enquêtes distinctes en 2026.

Ses alliés

DateFait
15 nov. 2025Lancement d'une primaire de la gauche unitaire par Marine Tondelier, Olivier Faure, Lucie Castets, François Ruffin et Clémentine Autain ; LFI n'y participe pas [16]
3 mai 2026« Nous c'est carré, il y a une équipe, un programme et un seul candidat » [1]
18 août 2026Manuel Bompard adresse une invitation publique aux Écologistes et aux communistes à rejoindre la campagne [7]
23 août 2026Raphaël Glucksmann : « Si je gagne cette primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon » [17]
30 août 2026Olivier Faure : « Je suis candidat à l'élection présidentielle, il est candidat à l'élection. Il n'y a pas d'accord possible » [18]

Le PCF a annoncé une candidature propre (Fabien Roussel, testé entre 2 % et 4 % dans les enquêtes de 2026). La procédure de désignation à LFI est interne : réunion des élus du mouvement le 3 mai 2026, sans primaire ouverte.

Son récit

Le discours de clôture des AMFIS, le 23 août 2026 à Châteauneuf-sur-Isère, articule trois axes : bifurcation écologique, justice sociale, refondation institutionnelle sous le nom de VIᵉ République [4]. Le programme de référence demeure L'Avenir en commun, dont une édition 2025 est mise en ligne sur le site de campagne, ouverte à contribution [15]. Les marqueurs programmatiques identifiés : retraite à 60 ans, planification écologique, extension des services publics, indépendance stratégique à l'égard de l'OTAN [19]. Une analyse publiée après les AMFIS relève que « la question de la réindustrialisation, les affaires internationales et les questions relatives à l'Union européenne sont largement absentes » du discours de clôture [4] — appréciation d'un tiers, cran réserve.

Sur le Rassemblement national, le 3 mai 2026 : « C'est l'adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner » [1].

Son organisation

Répartition des fonctions telle qu'elle est décrite par une source secondaire du 10 juillet 2026 : Manuel Bompard, coordinateur national et député des Bouches-du-Rhône ; Mathilde Panot, présidente du groupe à l'Assemblée nationale ; Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale depuis le 1er octobre 2025 ; Éric Coquerel, président de la commission des finances [20]. Le titre de directeur de campagne et l'adresse d'un QG national sont non établis au 6 septembre 2026.

Structure d'appui : le site de campagne melenchon2027.fr, la plateforme Action Populaire pour les dons et les événements, le site du mouvement [15]. Le nombre d'adhérents de LFI n'est pas publié sous forme de cotisation ; le mouvement fonctionne par inscription en ligne — chiffre non établi.

Calendrier propre : AMFIS du 20 au 23 août 2026 à Châteauneuf-sur-Isère, plus de 10 000 participants au meeting de clôture selon les organisateurs (déclaré) ; « caravanes populaires » d'inscription sur les listes électorales pendant l'été [3][15]. Aucun meeting national daté au-delà du 6 septembre 2026 n'est publié sur le site de campagne à la date de consultation.

Ses chocs

DateÉvénement
2 fév. 2026Rejet des motions de censure LFI et RN contre le gouvernement Lecornu ; adoption définitive du budget 2026 [21]
22 mars 2026Municipales : gains à Roubaix et Vénissieux, échecs à Toulouse (François Piquemal) et Limoges [5][6]
20-21 mai 2026Odoxa-Mascaret mesure une progression de 4 points depuis mars, à un point de la place qualificative [2]
7-8 juil. 2026Ifop mesure un second tour à 30 % face à Marine Le Pen, point bas des mesures de 2026 [10]
23 août 2026Déclaration de Raphaël Glucksmann excluant tout accord ultérieur [17]
30 août 2026Déclaration d'Olivier Faure excluant tout accord [18]

Ce que la grille regarde

  1. 12 septembre 2026 environ — publication des baromètres de rentrée (Ifop tableau de bord des personnalités, Elabe Observatoire politique, Cluster17) : première mesure d'image après les AMFIS et après les trois déclarations de candidature d'août.
  2. 9-10 et 16-17 octobre 2026 — résultat et taux de participation de la primaire PS–Place publique : l'identité du candidat social-démocrate et le nombre de votants constituent l'instrument le plus direct de mesure du bloc concurrent.
  3. 11 octobre 2026 — primaire de la gauche unitaire : la désignation d'un candidat écologiste ou d'une candidature Ruffin modifie le nombre de lignes de gauche testées dans les enquêtes de premier tour.
  4. novembre-décembre 2026 — décompte public des promesses de parrainage : l'écart entre le chiffre de septembre (« un peu plus de 200 ») et le seuil de 500 est l'indicateur le plus vérifiable de la conversion de l'audience nationale en signatures d'élus.
  5. décembre 2026 — annonce attendue de François Hollande : les configurations Ipsos de mai 2026 montrent que le remplacement de Glucksmann par Hollande dans la question laisse le score mesuré de Mélenchon inchangé (13-13,5 %), ce que la prochaine série testera.

Sources

  1. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-jean-luc-melenchon-officialise-sa-candidature-pour-2027-435851
  2. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-melenchon-et-philippe-au-coude-a-coude-pour-la-qualification-au-second-tour-bardella-toujours-largement-en-tete-selon-le-sondage-odoxa
  3. https://amfis.fr/wp-content/uploads/2026/08/PROG_AMFIS_2026.pdf
  4. https://www.fpop.media/amfis-2026-melenchon-entre-en-campagne-et-promet-une-vie-republique-ecologique-sociale-et-populaire/
  5. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/lr-ps-rn-lfiobjectif-2027-que-revelent-les-chiffres-des-municipales
  6. https://vert.eco/politique/resultats-des-elections-municipales-2026-defaite-de-francois-piquemal-a-toulouse-victoire-de-david-guiraud-a-roubaix-bilan-mitige-pour-lfi/
  7. https://elections2027.com/article/2026-08-18-manuel-bompard-invite-la-gauche-a-rallier-jean-luc-melenchon
  8. https://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon
  9. https://www.parlons-politique.fr/elections/parrainages-melenchon-2027-pourquoi-lfi-doit-convaincre-les-maires-pour-securiser-sa-candidature-a-la-presidentielle_26204/
  10. https://en.wikipedia.org/wiki/Opinion_polling_for_the_2027_French_presidential_election
  11. https://tolunacorporate.com/fr/intentions-de-vote-a-lelection-presidentielle-2027-3/
  12. https://elabe.fr/presidentielle-2027-aout/
  13. https://cluster17.com/wp-content/uploads/2026/06/Barometre-des-personnalites-politiques-Juin-2026-Cluster17-1.pdf
  14. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/
  15. https://melenchon2027.fr/
  16. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  17. https://www.rtbf.be/article/raphael-glucksmann-annonce-etre-candidat-a-la-presidentielle-et-participera-a-la-primaire-sociale-democrate-11774302
  18. https://www.lagazettefrance.fr/article/olivier-faure-candidat-a-la-primaire-de-la-gauche
  19. https://www.sondages-presidentielle2027.fr/candidats/jean-luc-melenchon.html
  20. https://www.parlons-politique.fr/elections/comment-la-machine-lfi-tient-la-campagne-de-melenchon-grace-a-bompard-panot-guette-et-coquerel_23443/
  21. https://www.france24.com/fr/france/20260202-le-budget-2026-d%C3%A9finitivement-adopt%C3%A9-apr%C3%A8s-le-rejet-par-les-d%C3%A9put%C3%A9s-des-motions-de-censure-lfi-et-rn
  22. https://sondages-presidentielle2027.fr/instituts/ifop.html

Vides nommés : identité du directeur de campagne et adresse du QG ; identité du mandataire financier et montants collectés ; comptes du mouvement déposés à la CNCCFP ; nombre d'adhérents cotisants de LFI ; nombre de maires se réclamant de LFI après mars 2026 ; relevés Arcom de temps d'antenne pour 2026 ; commanditaires des enquêtes Harris Interactive, Odoxa (hors Public Sénat), OpinionWay, Elabe et Toluna citées ; calendrier de meetings postérieur au 6 septembre 2026 ; scores officiels de 2012 et 2017 vérifiés à la source primaire.

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Les candidats · Gauche

Raphaël Glucksmann

primaire PS–PP · Place publique9 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

En une phrase

Candidat déclaré depuis le 23 août 2026 et engagé dans la primaire PS–Place publique des 9-10 et 16-17 octobre, Raphaël Glucksmann est, au 6 septembre 2026, la candidature de gauche la mieux mesurée après celle de Jean-Luc Mélenchon (4,5 % à 16 % selon les instituts et les configurations depuis janvier 2026) et la seule dont la qualification dépend d'un scrutin interne à cinq semaines.

Le parcours vers 2027

DateFaitCranSource
10 août 2018Fondation de Place publique avec Claire Nouvian, Jo Spiegel, Thomas Porcher et Diana Filippovaétabli[1]
26 mai 2019Tête de liste PS–Place publique aux européennes : 1 403 170 voix, 6,19 %, 6ᵉ, 2 siègesétabli[1]
9 juin 2024Tête de liste « Réveiller l'Europe » : 3 423 822 voix, 13,83 %, 3ᵉ, 3 sièges pour Place publiqueétabli[1]
depuis 2024Co-président de Place publique avec Aurore Lalucq ; député européenétabli[1]
15 nov. 2025Lancement d'une primaire de la gauche unitaire par d'autres formations ; Place publique n'y participe pasétabli[2]
22 mars 2026Municipales : le bloc de gauche totalise 829 maires dans les communes de plus de 3 500 habitants ; le PS conserve 168 villesétabli[3]
25 août 2026Ratification de l'accord de primaire par l'Assemblée politique de Place publique, à l'unanimitéétabli[4]
23 août 2026Annonce de candidature au 20 Heures de TF1 : « Je ne prends pas cette décision à la légère »établi[5]
23 août 2026« Si je gagne cette primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon »établi[5]
août-sept. 2026Publication d'une lettre aux Français dans Ouest-France ; ouverture du site glucks2027.frdéclaré[6]
1er-15 sept. 2026Période de dépôt des candidatures à la primaireétabli[7]
2 sept. 2026Désaccord public sur le nombre de débats télévisés de la primaireétabli[8]

Sa place

Mesures de premier tour publiées depuis janvier 2026 :

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio1-6 fév. 2026 (n=1 137)Mélenchon 139 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio26-27 fév. 2026 (n=1 393)Mélenchon 115 %
Harris Interactivenon identifié22 mars 2026 (n=1 000)Mélenchon 1314 %
Odoxanon identifié25-26 mars 2026 (n=1 005)Mélenchon 1210 %
Elabenon identifié25-27 mars 2026 (n=1 504)Mélenchon 12, Faure 4,54,5 %
Harris Interactivenon identifié28-30 avr. 2026 (n=1 725)Mélenchon 1312 %
Odoxa-MascaretPublic Sénat20-21 mai 2026 (n=1 005)Bardella 32, Philippe 17, Mélenchon 1611 %
Harris Interactivenon identifié25-27 mai 2026 (n=1 744)Mélenchon 1410 %
IfopSud Radio / Le Figaro26-28 mai 2026Bardella 34,5, Mélenchon 12,59 % ou 11,5 % (divergence entre agrégateurs)
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)Bardella 33,5, Philippe 13, Attal 8,511 %
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)sans Philippe : Bardella 35, Attal 14,514 %
OpinionWaynon identifié10-11 juin 2026 (n=1 001)Mélenchon 1616 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio22-24 juin 2026 (n=1 415)Bardella 36, Philippe 149 à 10 % (divergence)
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio7-8 juil. 2026 (n=1 507)Le Pen 36, Philippe 199 %
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio24-25 août 2026 (n=1 598)Le Pen 33, Mélenchon 16, Philippe 14,511 %
Elabenon identifié26-28 août 2026Le Pen 34-35,5, Philippe 17-20,5, Mélenchon 14-14,511,5 à 14 %

L'amplitude entre 4,5 % (Elabe, 25-27 mars) et 16 % (OpinionWay, 10-11 juin) tient pour partie à la présence ou à l'absence d'une seconde ligne social-démocrate dans la question posée : l'enquête Elabe de mars testait simultanément Olivier Faure (4,5 %) et Raphaël Glucksmann (4,5 %) [9].

Seconds tours mesurés : Elabe, terrain 25-27 mars 2026, Glucksmann 41,5 % / Bardella 58,5 % ; Elabe, terrain 26-28 août 2026, Glucksmann 43 % / Le Pen 57 % [9][10]. Une mesure antérieure Odoxa des 19-20 novembre 2025 donnait 42 % / 58 % face à Bardella [9].

Image : baromètre Cluster17, terrain 1er-3 juin 2026, n=1 478 — popularité 22 % (8 % de soutien, 14 % d'appréciation), rejet 54 % [11]. Observatoire politique Elabe d'août 2026, auprès des sympathisants de gauche : 40 %, derrière Ruffin (45 %), Mélenchon (42 %), Roussel (41 %) et Hollande (41 %) [12].

Ce que les instituts ne mesurent pas pour cette candidature : aucune enquête d'intentions de vote sur le corps électoral réel de la primaire — adhérents PS et Place publique à jour de cotisation, plus sympathisants inscrits à 15 € — n'a été publiée à cette date ; les enquêtes de premier tour interrogent l'ensemble des inscrits sur les listes électorales, dont une fraction seulement participera au scrutin d'octobre. Un parlementaire socialiste cité par Public Sénat résume l'écart entre les deux instruments : « Raphaël Glucksmann a une force, c'est lui et une faiblesse, c'est nous » [13].

Ses portes

Parrainages. Deux seuils distincts. Celui de la primaire : quinze membres du conseil national du PS, ou dix parlementaires socialistes, ou cinquante maires ou présidents d'intercommunalité répartis sur au moins cinq départements, ou cinquante conseillers régionaux ou départementaux répartis sur au moins trois régions, à déposer entre le 1er et le 15 septembre 2026 [4][7]. Celui du scrutin de 2027 : 500 signatures d'élus habilités sur au moins 30 départements. Place publique disposait, à l'issue des législatives de 2024, de deux sièges à l'Assemblée nationale et de deux au Sénat [1] ; l'accord de primaire ouvre à son candidat éventuel l'accès à la base d'élus socialistes, dont 168 villes conservées en mars 2026 [3]. Le nombre de maires adhérents de Place publique est non établi.

Financement. Un site de campagne dédié, glucks2027.fr, est en ligne ; le site du parti appelle aux dons et à l'adhésion [6]. L'identité du mandataire financier, le montant des dons collectés et les comptes de Place publique déposés à la CNCCFP sont non établis dans le cadre de cette recherche. Le coût d'accès au vote de la primaire pour les non-adhérents est fixé à 15 €, tarif réduit à 10 € pour les non-imposables et les étudiants [7].

Exposition. Présent dans la totalité des configurations de premier tour publiées depuis janvier 2026 sauf celles qui lui substituent François Hollande (Ipsos, 27-28 mai 2026). Testé en second tour par Elabe en mars et en août 2026. Les relevés Arcom de temps d'antenne pour 2026 sont non établis.

Ses alliés

DateFait
2019 et 2024Listes communes Place publique–PS aux européennes [1]
15 nov. 2025Primaire de la gauche unitaire lancée sans Place publique ni LFI [2]
25 août 2026Conseil national du PS ratifie l'accord de primaire : 159 pour, 32 contre, 21 abstentions ; Assemblée politique de Place publique : unanimité [4]
23 août 2026Engagement à participer à la primaire et à en respecter le résultat [5][14]
23 août 2026Exclusion publique de tout accord ultérieur avec Jean-Luc Mélenchon [5]
août 2026Signature de la charte imposant de « propos[er] le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine » [4]

Le PCF présente une candidature propre ; les Écologistes participent à la primaire du 11 octobre, distincte de celle-ci [2].

Son récit

La ligne exposée le 23 août 2026 : « Si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France » [5]. Le positionnement décrit par les recensions de programme relève d'une social-démocratie européenne — économie de marché régulée, transition écologique, approfondissement de l'intégration de l'Union, soutien militaire à l'Ukraine et mobilisation des avoirs russes gelés [14]. Sur ce dernier point, la constance des positions depuis 2022 est relevée par les sources secondaires.

Place publique organise ses travaux programmatiques en douze groupes thématiques — économie, écologie, santé, éducation, Europe notamment — associant, selon le parti, « plus de 3 000 adhérents, animateurs, experts et élus » [6]. Une lettre aux Français a été publiée dans Ouest-France [6]. Le programme complet de campagne présidentielle n'était pas publié au 6 septembre 2026 ; aucun livre-programme n'est signalé pour 2026.

Son organisation

Co-présidence de Place publique partagée avec Aurore Lalucq, députée européenne [1]. Le parti déclare 12 000 adhérents, contre 41 000 au PS [7] ; le site du mouvement fait état de « plus de 3 000 » participants aux groupes de travail [6] — les deux chiffres portent sur des périmètres différents et sont tous deux déclarés. L'adhésion ouvre droit de vote à la primaire jusqu'au 5 octobre 2026 [6].

Directeur de campagne, porte-parole et adresse du QG sont non établis au 6 septembre 2026. Aucun meeting national daté n'était annoncé sur les supports publics consultés à cette date, hors les débats de primaire en discussion.

Calendrier propre : dépôt de candidature entre le 1er et le 15 septembre ; clôture des adhésions ouvrant droit de vote le 5 octobre ; premier tour les 9 et 10 octobre 2026, de 8 heures le vendredi à 20 heures le samedi ; second tour les 16 et 17 octobre, mêmes horaires ; scrutin électronique uninominal, uniquement en ligne [4][7].

Ses chocs

DateÉvénement
25-27 mars 2026Elabe le mesure à 4,5 % dans une configuration testant simultanément Olivier Faure [9]
10-11 juin 2026OpinionWay le mesure à 16 %, à égalité avec Mélenchon — point haut de 2026 [9]
25 août 202632 voix contre et 21 abstentions au Conseil national du PS sur l'accord de primaire [4]
30 août 2026Entrée d'Olivier Faure dans la primaire, une semaine après sa propre déclaration [15]
2 sept. 2026Débats télévisés : il accepte un débat unique le 6 octobre sur France 2 et France Inter ; Guedj, Brun, Royal et Faure en demandent trois — 16 septembre sur TF1, 29 septembre sur BFMTV, 6 octobre. L'entourage de Faure qualifie sa position de « gros dans l'esquive » ; un proche de Glucksmann répond : « Quand on est de gauche, on débat sur le service public ». Aucune primaire présidentielle française n'a comporté un débat unique au premier tour [8]

Ce que la grille regarde

  1. 15 septembre 2026 — clôture du dépôt des candidatures à la primaire : le nombre de candidats validés et la nature de leurs parrainages (conseil national, parlementaires, maires, conseillers territoriaux) mesurent la répartition réelle des appareils.
  2. 16 et 29 septembre 2026 — tenue ou non des débats sur TF1 et BFMTV : l'issue du désaccord du 2 septembre est un fait observable à date fixe.
  3. 5 octobre 2026 — clôture des adhésions et des inscriptions payantes : le nombre d'inscrits au corps électoral, rapporté à la cible d'environ 100 000 votants annoncée par les organisateurs, mesure la mobilisation hors appareil.
  4. 9-10 puis 16-17 octobre 2026 — résultat et participation : le rapport entre le score de premier tour dans les enquêtes d'opinion générale et le score dans le corps électoral militant est l'instrument central de lecture de cette candidature.
  5. décembre 2026 — annonce de François Hollande : les configurations Ipsos du 27-28 mai 2026 substituaient Hollande (7-8 %) à Glucksmann (11-14 %) sans les tester ensemble ; une première mesure conjointe changerait la lecture.

Sources

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Place_Publique
  2. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  3. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/lr-ps-rn-lfiobjectif-2027-que-revelent-les-chiffres-des-municipales
  4. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-dates-candidats-prix-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-primaire-sociale
  5. https://www.rtbf.be/article/raphael-glucksmann-annonce-etre-candidat-a-la-presidentielle-et-participera-a-la-primaire-sociale-democrate-11774302
  6. https://place-publique.eu/
  7. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-comment-fonctionne-la-primaire-du-ps
  8. https://lcp.fr/actualites/primaire-a-gauche-pourquoi-raphael-glucksmann-et-les-autres-candidats-s-opposent-sur-les
  9. https://en.wikipedia.org/wiki/Opinion_polling_for_the_2027_French_presidential_election
  10. https://elabe.fr/presidentielle-2027-aout/
  11. https://cluster17.com/wp-content/uploads/2026/06/Barometre-des-personnalites-politiques-Juin-2026-Cluster17-1.pdf
  12. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/
  13. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/primaire-socialiste-des-jeux-plus-ouverts-que-prevu
  14. https://www.sondages-presidentielle2027.fr/candidats/raphael-glucksmann.html
  15. https://www.lagazettefrance.fr/article/olivier-faure-candidat-a-la-primaire-de-la-gauche
  16. https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/news/documents/2026-06/presidentielle-2027-intention-vote-mai26-rapport-complet-web.pdf
  17. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-melenchon-et-philippe-au-coude-a-coude-pour-la-qualification-au-second-tour-bardella-toujours-largement-en-tete-selon-le-sondage-odoxa
  18. https://sondages-presidentielle2027.fr/instituts/ifop.html

Vides nommés : identité du directeur de campagne, du porte-parole et adresse du QG ; identité du mandataire financier et montants collectés ; comptes de Place publique déposés à la CNCCFP ; nombre de maires adhérents de Place publique ; nombre de parrainages effectivement déposés pour la primaire ; programme présidentiel complet ; calendrier de meetings ; relevés Arcom de temps d'antenne ; commanditaires des enquêtes Harris Interactive, Odoxa (hors Public Sénat), OpinionWay et Elabe citées ; résolution du chiffre Ifop du 26-28 mai 2026, deux agrégateurs publiant 9 % et 11,5 %.

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Les candidats · Gauche

Olivier Faure

primaire PS–PP · PS9 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

En une phrase

Premier secrétaire du Parti socialiste depuis mars 2018 et candidat déclaré depuis le 30 août 2026 à la primaire PS–Place publique dont il a co-écrit les règles, Olivier Faure aborde le scrutin des 9-10 et 16-17 octobre avec l'appareil du parti organisateur et des mesures d'intentions de vote de premier tour situées entre 3,5 % et 5 % depuis janvier 2026.

Le parcours vers 2027

DateFaitCranSource
2012Élu député de la 11ᵉ circonscription de Seine-et-Marne ; réélu en 2017, 2022 et 2024établi[1][2]
2016-2018Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationaleétabli[1]
mars 2018Élu premier secrétaire du PS au congrès d'Aubervilliersétabli[1]
2021, 2023Reconduit aux congrès de Villeurbanne puis de Marseilleétabli[1]
2022 puis 2024Conduit la constitution de la NUPES puis du Nouveau Front populaire, arrivé en tête au second tour des législatives de 2024établi[1]
6 juin 2025Vote des militants au congrès de Nancy : reconduit d'une courte tête face à Nicolas Mayer-Rossignol, qui reconnaît sa défaiteétabli[3]
13-15 juin 2025Congrès de Nancyétabli[4]
15 nov. 2025Co-initiateur, avec Marine Tondelier, Lucie Castets, François Ruffin et Clémentine Autain, d'une primaire de la gauche unitaireétabli[5]
2 fév. 2026Budget 2026 adopté après rejet des motions de censure LFI et RN ; le groupe socialiste ne vote pas la censureétabli[6]
22 mars 2026Municipales : le PS conserve 168 villes ; le bloc de gauche totalise 829 maires dans les communes de plus de 3 500 habitants et 9,2 millions de voixétabli[7]
25 août 2026Le Conseil national du PS ratifie l'accord de primaire avec Place publique : 159 pour, 32 contre, 21 abstentionsétabli[8]
29 août 2026Discours de clôture du campus socialiste de Blois : « L'heure du socialisme écologique a sonné »établi[9]
30 août 2026Annonce de candidature au 20 Heures de TF1établi[10]

Sa place

Mesures de premier tour publiées depuis janvier 2026 où il est nommément testé :

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Elabenon identifié25-27 mars 2026 (n=1 504)Mélenchon 12, Glucksmann 4,5, Roussel 4, Tondelier 4,54,5 %

C'est la seule enquête recensée depuis janvier 2026 dans laquelle Olivier Faure figure comme hypothèse de premier tour ; les autres instituts testent Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Fabien Roussel et Marine Tondelier [11]. Une synthèse de Public Sénat publiée le 31 août 2026 situe la candidature « entre 3,5 et 5 % » dans les enquêtes disponibles, face à un Glucksmann crédité de 10 à 15 % — cran réserve, l'article ne détaillant ni instituts ni terrains [12].

Seconds tours mesurés : aucun. Aucune enquête publiée depuis janvier 2026 ne teste un second tour incluant Olivier Faure.

Image : baromètre Cluster17 des personnalités politiques, terrain 1er-3 juin 2026, n=1 478, quotas et redressement sur les votes de 2022 et 2024 — popularité 13 % (2 % de soutien, 11 % d'appréciation), rejet 59 % [13]. Observatoire politique Elabe d'août 2026, auprès des sympathisants de gauche : 31 %, dernier des six responsables de gauche testés, derrière Ruffin (45 %), Mélenchon (42 %), Roussel (41 %), Hollande (41 %) et Glucksmann (40 %) [14].

Ce que les instituts ne mesurent pas pour cette candidature : le corps électoral réel de la primaire — adhérents PS à jour de cotisation, adhérents de Place publique, sympathisants inscrits à 15 € — ne fait l'objet d'aucune enquête publiée. Or c'est l'instrument qui tranche en octobre. Public Sénat évoque une estimation d'appareil : environ 15 000 à 20 000 voix mobilisables par les soutiens congressistes du premier secrétaire, sur un corps électoral potentiel d'environ 50 000 — cran réserve, estimation non attribuée à un institut [12].

Ses portes

Parrainages. Deux seuils. Celui de la primaire, fixé par l'accord du 25 août : quinze membres du conseil national du PS, ou dix parlementaires socialistes, ou cinquante maires ou présidents d'intercommunalité répartis sur au moins cinq départements, ou cinquante conseillers régionaux ou départementaux répartis sur au moins trois régions, à déposer entre le 1er et le 15 septembre 2026 [8][15]. Celui du scrutin de 2027 : 500 signatures d'élus habilités réparties sur au moins 30 départements, avec un plafond de 50 par département.

C'est la porte la mieux garnie des quatre candidatures examinées : le PS conserve 168 villes après les municipales du 22 mars 2026, dispose d'un groupe à l'Assemblée nationale et d'un groupe au Sénat, et de réseaux d'élus régionaux et départementaux [7]. Le nombre exact de maires socialistes au 6 septembre 2026 est non établi — les agrégats publiés fusionnent PS et LFI sous l'étiquette « gauche » (829 maires dans les communes de plus de 3 500 habitants).

Financement. Le PS déclare 41 000 adhérents [15] ; le financement public des partis, fonction du nombre de voix aux législatives de 2024 et du nombre de parlementaires rattachés, est public dans son principe et non établi ici en montant. L'identité du mandataire financier d'une campagne présidentielle, les comptes du parti déposés à la CNCCFP et les fonds levés pour la primaire sont non établis dans le cadre de cette recherche. Les recettes propres de la primaire — 15 € par sympathisant non adhérent, 10 € en tarif réduit pour les non-imposables et les étudiants, cible d'environ 100 000 votants — constituent un flux public dans son barème et inconnu dans son produit [15].

Exposition. Une seule configuration de premier tour recensée depuis janvier 2026 le nomme (Elabe, 25-27 mars). Sa présence médiatique passe par sa fonction de premier secrétaire — déclaration au 20 Heures de TF1 le 30 août 2026, discours de clôture du campus socialiste le 29 août. Les relevés Arcom de temps d'antenne pour 2026 sont non établis.

Ses alliés

DateFait
2022Constitution de la NUPES avec LFI, EELV et le PCF [1]
2024Constitution du Nouveau Front populaire, en tête au second tour des législatives [1]
15 nov. 2025Co-initiateur de la primaire de la gauche unitaire, avec Tondelier, Castets, Ruffin et Autain — LFI et Place publique n'y participent pas [5]
2 fév. 2026Le groupe socialiste ne vote pas les motions de censure contre le gouvernement Lecornu ; le budget 2026 est adopté [6]
25 août 2026Accord PS–Place publique ratifié par le Conseil national : 159 pour, 32 contre, 21 abstentions [8]
30 août 2026« Je suis candidat à l'élection présidentielle, il est candidat à l'élection. Il n'y a pas d'accord possible » — à propos de Jean-Luc Mélenchon [10]
3 sept. 2026Rejet public des propositions de retraite formulées par François Hollande dans son livre [16]

La charte de la primaire engage chaque candidat à « propos[er] le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine » [8]. Sept candidatures ont été annoncées : Glucksmann, Faure, Guedj, Brun, Royal, Fabien Verdier et Emmanuel Maurel (GRS) ; les recensions publiées fin août en dénombraient cinq validées [8][15].

Son récit

Le discours de clôture du campus socialiste de Blois, samedi 29 août 2026 : « L'heure du socialisme écologique a sonné » et « Pas écolo, pas de cadeau ! » [9]. Les thèmes exposés : transformation écologique posée comme axe central, justice sociale dans la transition, santé mentale et accompagnement scolaire des jeunes, petits-déjeuners gratuits, opposition à l'extrême droite, identité nationale présentée comme inclusive et évolutive [9].

L'annonce du 30 août sur TF1 : « Je suis candidat à la présidence de la République (...) parce que je veux porter une France plus juste » [10]. Deux autres verbatim du même entretien : « Je n'en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d'un combat avec la gauche » ; le mandat annoncé est de « reconstruire » et de « réparer » après une décennie qualifiée d'« immense gâchis » [10][12].

Sur les retraites, la ligne du PS est l'âge de 62 ans ; les propositions publiées par François Hollande le 3 septembre 2026 retiennent 63 ans, et Olivier Faure les a publiquement rejetées comme incompatibles avec les positions du parti [16]. Aucun livre-programme de campagne n'est signalé pour 2026.

Son organisation

Structure : premier secrétaire depuis mars 2018, reconduit en 2021, 2023 et 2025 ; le PS déclare 41 000 adhérents [1][15]. Mandat parlementaire : député de la 11ᵉ circonscription de Seine-et-Marne, groupe Socialistes et apparentés, membre de la commission des affaires étrangères ; permanence à Moissy-Cramayel [2].

Directeur de campagne, porte-parole et adresse d'un QG de campagne présidentielle sont non établis au 6 septembre 2026.

Calendrier propre : campus socialiste de Blois, discours de clôture le 29 août 2026 devant « plusieurs centaines » de militants selon la source, chiffre exact non publié [9] ; dépôt de candidature à la primaire entre le 1er et le 15 septembre ; débats télévisés demandés les 16 septembre (TF1), 29 septembre (BFMTV) et 6 octobre (France 2 et France Inter) ; clôture des adhésions ouvrant droit de vote le 5 octobre ; premier tour les 9 et 10 octobre, second tour les 16 et 17 octobre, scrutin électronique uninominal en ligne [8][15][17].

Ses chocs

DateÉvénement
6 juin 2025Reconduction au congrès de Nancy d'une courte tête, après une nuit de contestation des chiffres par le camp de Nicolas Mayer-Rossignol [3]
2 fév. 2026Non-censure du gouvernement Lecornu sur le budget 2026, objet de critiques publiques à la gauche du PS [6]
22 mars 2026Municipales : le PS conserve 168 villes, avec des campagnes autonomes qui alimentent des tensions internes sur les alliances à gauche [7]
25 août 202632 voix contre et 21 abstentions au Conseil national sur l'accord de primaire qu'il portait [8]
23 août 2026Entrée de Raphaël Glucksmann dans la course, une semaine avant sa propre déclaration [18]
2 sept. 2026Désaccord public sur le nombre de débats ; son entourage qualifie la position de Glucksmann de « gros dans l'esquive » et affirme qu'il « ne pourra pas tenir là-dessus très longtemps » [17]
3 sept. 2026Publication du livre de François Hollande, qui annonce ne pas participer à la primaire et retient un âge pivot de 63 ans [16]

Ce que la grille regarde

  1. 15 septembre 2026 — clôture du dépôt : la nature des parrainages déposés (quinze membres du conseil national, dix parlementaires, cinquante maires ou cinquante conseillers territoriaux) est un relevé public de la répartition de l'appareil.
  2. 16 septembre 2026 — tenue ou non du débat sur TF1 : l'issue du désaccord du 2 septembre, à date fixe et vérifiable.
  3. 5 octobre 2026 — nombre d'inscrits au corps électoral de la primaire, rapporté aux 41 000 adhérents du PS, aux 12 000 de Place publique et à la cible d'environ 100 000 votants : mesure directe du rapport entre appareil et sympathisants.
  4. 9-10 puis 16-17 octobre 2026 — résultat et participation : première mesure d'un score réel pour cette candidature, jusqu'ici testée une seule fois en intentions de vote nationales.
  5. décembre 2026 — annonce de François Hollande : la ligne sur les retraites (62 ans contre 63 ans) est le point de divergence programmatique déjà objectivé entre les deux, et le calendrier de décembre en fera un fait daté.

Sources

  1. https://parti-socialiste.fr/le-premier-secretaire/
  2. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA609332
  3. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/nouveau-psychodrame-au-ps-le-camp-dolivier-faure-revendique-la-victoire-celui-de-nicolas-mayer-rossignol-se-dit-au-coude-a-coude
  4. https://www.franceinfo.fr/politique/ps/congres-du-ps/
  5. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  6. https://www.france24.com/fr/france/20260202-le-budget-2026-d%C3%A9finitivement-adopt%C3%A9-apr%C3%A8s-le-rejet-par-les-d%C3%A9put%C3%A9s-des-motions-de-censure-lfi-et-rn
  7. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/lr-ps-rn-lfiobjectif-2027-que-revelent-les-chiffres-des-municipales
  8. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-dates-candidats-prix-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-primaire-sociale
  9. https://www.medianawplus.fr/campus-socialiste-a-blois-olivier-faure-se-pose-en-candidat-pour-2027-et-annonce-lheure-du-socialisme-ecologique/
  10. https://www.lagazettefrance.fr/article/olivier-faure-candidat-a-la-primaire-de-la-gauche
  11. https://en.wikipedia.org/wiki/Opinion_polling_for_the_2027_French_presidential_election
  12. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-olivier-faure-premier-secretaire-du-ps-est-candidat-a-la-primaire-de-la-gauche
  13. https://cluster17.com/wp-content/uploads/2026/06/Barometre-des-personnalites-politiques-Juin-2026-Cluster17-1.pdf
  14. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/
  15. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-comment-fonctionne-la-primaire-du-ps
  16. https://actu.orange.fr/france/presidentielle-hollande-fait-ses-propositions-pour-seduire-jusqu-au-centre-CNT000002rH7ja.html
  17. https://lcp.fr/actualites/primaire-a-gauche-pourquoi-raphael-glucksmann-et-les-autres-candidats-s-opposent-sur-les
  18. https://www.rtbf.be/article/raphael-glucksmann-annonce-etre-candidat-a-la-presidentielle-et-participera-a-la-primaire-sociale-democrate-11774302
  19. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/primaire-socialiste-des-jeux-plus-ouverts-que-prevu

Vides nommés : identité du directeur de campagne, du porte-parole et adresse du QG ; identité du mandataire financier et montants collectés ; comptes du PS déposés à la CNCCFP et montant du financement public perçu ; nombre exact de maires socialistes après mars 2026 ; nombre de parrainages effectivement déposés pour la primaire ; nombre de participants au campus de Blois ; relevés Arcom de temps d'antenne ; enquêtes d'intentions de vote sur le corps électoral de la primaire ; commanditaire de l'enquête Elabe du 25-27 mars 2026 ; instituts et terrains derrière la fourchette « 3,5 à 5 % » citée par Public Sénat.

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François Hollande

pressenti · décision en décembre9 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

En une phrase

Député de Corrèze et président de la République de 2012 à 2017, François Hollande a publié le 3 septembre 2026 un livre de propositions sans se déclarer candidat, après avoir indiqué le 29 mai 2026 que toute déclaration interviendrait en décembre et qu'il ne participerait pas à la primaire PS–Place publique d'octobre.

Le parcours vers 2027

DateFaitCranSource
2012-2017Président de la Républiqueétabli[1]
juillet 2024Élu député de la 1ʳᵉ circonscription de Corrèze ; groupe Socialistes et apparentés, commission des affaires étrangèresétabli[2]
15 nov. 2025Lancement d'une primaire de la gauche unitaire par d'autres responsables ; il n'y figure pasétabli[3]
2 fév. 2026Budget 2026 adopté après rejet des motions de censure LFI et RNétabli[4]
22 mars 2026Municipales : le bloc de gauche totalise 829 maires dans les communes de plus de 3 500 habitantsétabli[5]
27-28 mai 2026Ipsos bva-CESI le teste pour la première fois en 2026 comme hypothèse de premier tour, pour Le Parisienétabli[6]
29 mai 2026Entretien vidéo à Jean-Jacques Bourdin : « Si je dois me déclarer, ce sera en décembre. Le mois de décembre est celui de la candidature »établi[7]
29 mai 2026Annonce d'un livre à paraître début septembre, alors présenté sous le titre Il est 23h45déclaré[7]
25 août 2026Ratification de l'accord de primaire PS–Place publique, à laquelle il ne participe pasétabli[8]
3 sept. 2026Publication de Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche, Robert Laffontétabli[9]
3 sept. 2026Confirmation publique d'une décision en décembre et de sa non-participation à la primaire d'octobreétabli[9][10]

Le titre annoncé en mai (Il est 23h45) et le titre publié en septembre (Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche) divergent ; l'hypothèse d'un titre de travail modifié n'est pas confirmée par une source primaire — cran non établi sur ce point.

Sa place

Mesures de premier tour publiées depuis janvier 2026 où il est nommément testé :

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)Hollande / Attal 9,5 / Philippe 13,5 / Bardella 347 %
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)Hollande / Attal 9,5 / Philippe 14,5 / M. Le Pen 327 %
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)sans Philippe : Attal 17,5 / Bardella 368 %
Ipsos bva-CESILe Parisien27-28 mai 2026 (n=1 500)sans Attal : Philippe 19 / Bardella 35,57,5 %
Toluna Harris Interactivenon identifié18-19 août 2026 (n=1 764 inscrits)hypothèse centriste alternative incluant Hollande ; Le Pen 35-38chiffre non publié dans la source consultée
IfopLCI / Le Figaro / Sud Radio24-25 août 2026 (n=1 598)mention d'une hypothèse alternative incluant Hollandechiffre non publié dans la source consultée

Dans les quatre configurations Ipsos de mai, Hollande remplace Glucksmann dans la question posée ; Mélenchon y demeure stable à 13-13,5 % [6]. Aucune enquête publiée depuis janvier 2026 ne teste Hollande et Glucksmann simultanément.

Seconds tours mesurés : aucun. Aucune enquête publiée depuis janvier 2026 ne teste un second tour incluant François Hollande.

Image : baromètre Cluster17 des personnalités politiques, terrain 1er-3 juin 2026, n=1 478, quotas et redressement sur les votes de 2022 et 2024 — popularité 15 % (2 % de soutien, 13 % d'appréciation), rejet 67 %, le taux de rejet le plus élevé des quatre personnalités de gauche examinées ici [11]. Observatoire politique Elabe d'août 2026, auprès des sympathisants de gauche : 41 %, à égalité avec Fabien Roussel, devant Glucksmann (40 %) et Faure (31 %) [12].

Ce que les instituts ne mesurent pas pour cette candidature : aucune configuration testant Hollande aux côtés d'un candidat issu de la primaire d'octobre ; aucun report de voix mesuré depuis un électorat social-démocrate vers une candidature de recours ; aucune mesure de second tour. L'écart entre les deux instruments disponibles — 15 % de popularité tous publics, 41 % d'image favorable chez les sympathisants de gauche — n'a pas d'équivalent en intentions de vote publiées après mai 2026.

Ses portes

Parrainages. Aucune structure de parrainage propre n'est documentée. En tant que député du groupe Socialistes et apparentés, il relève de la même base d'élus que le Parti socialiste — 168 villes conservées en mars 2026, groupes à l'Assemblée nationale et au Sénat, réseaux régionaux et départementaux [5] — sans qu'aucun engagement de ces élus en sa faveur soit publié à ce jour. Le seuil légal reste 500 signatures d'élus habilités réparties sur au moins 30 départements, plafonnées à 50 par département. Le nombre de promesses recueillies est non établi.

Financement. Aucun mandataire financier, aucune association de financement électorale, aucun appel aux dons et aucun site de campagne ne sont documentés au 6 septembre 2026 — état cohérent avec l'absence de déclaration de candidature. Les recettes du livre publié chez Robert Laffont ne relèvent pas du financement électoral. Les comptes de campagne ne sont non établis faute d'objet.

Exposition. Une seule série d'enquêtes publiée en 2026 le teste avec des chiffres accessibles (Ipsos, 27-28 mai) ; deux autres instituts (Toluna Harris Interactive en août, Ifop en août) mentionnent une hypothèse alternative l'incluant sans que la source consultée en publie le score. Présence médiatique documentée : entretien vidéo à Jean-Jacques Bourdin le 29 mai 2026, campagne de promotion du livre à partir du 3 septembre 2026 [7][9][10]. Les relevés Arcom de temps d'antenne pour 2026 sont non établis.

Ses alliés

DateFait
29 mai 2026« La raison l'emportera et un candidat se dégagera » — à propos des personnalités de même orientation en concurrence [7]
25 août 2026Accord de primaire PS–Place publique ratifié ; il n'y est pas candidat [8]
3 sept. 2026Confirmation de sa non-participation à la primaire d'octobre [9][10]
3 sept. 2026Olivier Faure rejette publiquement ses propositions sur les retraites comme incompatibles avec les positions du PS [10]
3 sept. 2026François Bayrou (MoDem) juge ses idées « de plus en plus compatibles » avec les positions du centre [10]
3 sept. 2026Un responsable d'Horizons relève qu'il « parle assez à droite pour un candidat de gauche » [10]

Aucune procédure de désignation ne s'applique à cette candidature : elle est hors primaire, adossée à aucun parti distinct du PS, dont il est député sans en exercer de responsabilité exécutive. Aucun ralliement d'élu ou de formation n'est publié à ce jour.

Son récit

Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche, Robert Laffont, 3 septembre 2026 : le nombre de propositions est indiqué à « plus de 80 » par franceinfo et « près de 100 » par l'AFP reprise par Orange — divergence de décompte, cran réserve [9][10].

Propositions identifiées :

  • Retraites — âge pivot à 63 ans, contre 62 ans dans la ligne du PS. Verbatim : « L'âge pivot doit tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie » [9].
  • Salaires — « augmenter le salaire net en diminuant les cotisations salariales », financé par un relèvement de la TVA de 20 % à 24 % et par la taxation des revenus financiers ; effet estimé de l'ordre de 10 % de hausse des salaires [9][10].
  • Patrimoine — taxation des successions au-delà de 10 millions d'euros ; sur l'impôt de solidarité sur la fortune tel qu'il est proposé par le PS : « slogan. Pas une réponse » [9].
  • Entreprise — 30 % de représentation des salariés dans les conseils d'administration [10].
  • Jeunesse — prime d'« entrée dans la vie » de 10 000 euros après un service civique [10].

Cadrage général : « L'enjeu, c'est d'unir les Français » [9]. Sur son appartenance : « Je suis socialiste », adossé aux mesures de taxation du patrimoine et de participation des salariés [10]. Sur le statut de la démarche : selon Orange, il reconnaît que si proposer des idées revient à faire campagne, alors il fait campagne — formulation rapportée, non citée au verbatim par la source, cran réserve [10]. Sur les conditions posées le 29 mai 2026 : une candidature pour « gagner l'élection », non pour « faire de la figuration », qualifiée de question de « responsabilité » plutôt que d'« envie » [7].

Le thème central annoncé en mai 2026 : le temps restant face aux risques d'extrémisme politique et aux menaces géopolitiques [7].

Son organisation

Aucune structure de campagne n'est documentée : ni directeur de campagne, ni porte-parole, ni QG, ni comité de soutien, ni association de financement. Aucun parti propre : il siège au groupe Socialistes et apparentés de l'Assemblée nationale, membre de la commission des affaires étrangères, avec une permanence en Corrèze [2].

Aucune université d'été ni meeting propre n'est recensé en 2026. Le calendrier public de la démarche se réduit à trois dates : l'entretien du 29 mai 2026, la parution du livre le 3 septembre 2026 et l'échéance de décembre 2026 qu'il a lui-même fixée. Les manifestations de rentrée auxquelles il participe éventuellement, la tournée de promotion du livre et ses dates ne sont pas documentées dans les sources consultées.

Ses chocs

DateÉvénement
27-28 mai 2026Première mesure d'intentions de vote en 2026 : 7 % à 8 % selon la configuration, dans des questions où il se substitue à Glucksmann (11 % à 14 %) [6]
1er-3 juin 2026Cluster17 mesure un rejet de 67 %, le plus élevé des personnalités de gauche testées [11]
25 août 2026Ratification de l'accord de primaire, qui organise la désignation social-démocrate en dehors de lui [8]
23 et 30 août 2026Déclarations de candidature de Glucksmann puis de Faure, qui occupent l'espace social-démocrate avant décembre [13][14]
3 sept. 2026Publication du livre et divergence publique avec le premier secrétaire du PS sur les retraites [10]
3 sept. 2026Réactions du centre (Bayrou, Horizons) situant ses propositions hors du périmètre socialiste [10]

Aucune procédure judiciaire touchant cette candidature n'est recensée dans les sources consultées.

Ce que la grille regarde

  1. 9-10 et 16-17 octobre 2026 — résultat et participation de la primaire PS–Place publique : l'identité du candidat désigné et son score dans un corps électoral d'environ 100 000 votants visés constituent la première donnée dure sur l'espace disponible en décembre.
  2. 11 octobre 2026 — primaire de la gauche unitaire : la désignation d'un candidat écologiste ou d'une candidature Ruffin fixe le nombre de lignes de gauche testées dans les enquêtes de fin d'année.
  3. octobre-novembre 2026 — première enquête publiée testant simultanément Hollande et le candidat issu de la primaire : cet instrument n'existe pas à ce jour et sa publication changerait la lecture de la candidature.
  4. novembre 2026 — baromètres d'image (Cluster17, Elabe, Ifop) : l'évolution de l'écart entre popularité tous publics (15 % en juin) et image chez les sympathisants de gauche (41 % en août) après deux mois de campagne de promotion du livre.
  5. décembre 2026 — l'annonce elle-même, à la date qu'il a publiquement fixée le 29 mai puis confirmée le 3 septembre : fait binaire, daté, vérifiable.

Sources

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Hollande
  2. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA1654
  3. https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  4. https://www.france24.com/fr/france/20260202-le-budget-2026-d%C3%A9finitivement-adopt%C3%A9-apr%C3%A8s-le-rejet-par-les-d%C3%A9put%C3%A9s-des-motions-de-censure-lfi-et-rn
  5. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/lr-ps-rn-lfiobjectif-2027-que-revelent-les-chiffres-des-municipales
  6. https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/news/documents/2026-06/presidentielle-2027-intention-vote-mai26-rapport-complet-web.pdf
  7. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-si-francois-hollande-doit-se-declarer-candidat-il-le-fera-en-decembre
  8. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-dates-candidats-prix-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-primaire-sociale
  9. https://fr.euronews.com/my-europe/2026/09/03/presidentielle-francois-hollande-devoile-son-plan-pour-la-france-dans-un-livre-sans-se-dec
  10. https://actu.orange.fr/france/presidentielle-hollande-fait-ses-propositions-pour-seduire-jusqu-au-centre-CNT000002rH7ja.html
  11. https://cluster17.com/wp-content/uploads/2026/06/Barometre-des-personnalites-politiques-Juin-2026-Cluster17-1.pdf
  12. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/
  13. https://www.rtbf.be/article/raphael-glucksmann-annonce-etre-candidat-a-la-presidentielle-et-participera-a-la-primaire-sociale-democrate-11774302
  14. https://www.lagazettefrance.fr/article/olivier-faure-candidat-a-la-primaire-de-la-gauche
  15. https://www.franceinfo.fr/politique/francois-hollande/notre-devoir-c-est-d-etre-pret-pas-officiellement-candidat-a-la-presidentielle-francois-hollande-publie-un-livre-avec-plus-de-80-propositions_8164793.html
  16. https://tolunacorporate.com/fr/intentions-de-vote-a-lelection-presidentielle-2027-3/
  17. https://sondages-presidentielle2027.fr/instituts/ifop.html
  18. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-comment-fonctionne-la-primaire-du-ps

Vides nommés : date précise de son élection comme député en juillet 2024 non affichée sur la fiche de l'Assemblée nationale ; scores publiés des hypothèses Hollande testées par Toluna Harris Interactive (18-19 août) et Ifop (24-25 août) ; commanditaire de l'enquête Toluna Harris Interactive ; aucune mesure de second tour ; aucune configuration testant Hollande et Glucksmann ensemble ; nombre exact de propositions du livre (« plus de 80 » ou « près de 100 » selon les sources) ; explication de la divergence entre le titre annoncé en mai (Il est 23h45) et le titre publié (Unir) ; structure de campagne, mandataire financier, soutiens d'élus, calendrier de déplacements ; relevés Arcom de temps d'antenne.

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Les candidats · Gauche

Marine Tondelier

désignée · Les Écologistes14 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Dossier arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressée ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, agrégateur, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé). Aucune citation n'est reconstituée. Aucun verbe mental n'est attribué hors guillemets sourcés.

En une phrase

Secrétaire nationale des Écologistes depuis décembre 2022, désignée par les adhérents de son parti en décembre 2025 avec 86 % des voix, Marine Tondelier est candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2027, mesurée entre 2,2 % et 5,5 % au premier tour selon les instituts et les configurations, et première ex æquo d'un classement de cote d'avenir où elle n'est pas testée en intentions de vote de second tour.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
30/03/2014Conseillère municipale d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ; conseillère communautaire d'Hénin-Carvin depuis le 17/04/2014réserve[1]
02/07/2021Conseillère régionale des Hauts-de-Franceréserve[1]
10/12/2022Élue secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts au congrès, avec 90,8 % au second tourréserve[1]
octobre 2023Le parti prend le nom « Les Écologistes »réserve[2]
15/11/2025Lancement d'un appel à une primaire de la gauche unitaire, porté notamment par Tondelier, Faure, Lucie Castets, Ruffin et Clémentine Autainréserve[3]
05-08/12/2025Désignée par vote interne des adhérents pour représenter Les Écologistes à la présidentielle : 86 % des voix face à Waleed Mouhali, 54 % de participationétabli (communiqué du parti)[4]
24/01/2026La date de la primaire de la gauche unitaire est fixée au 11 octobre 2026 ; participants annoncés : Les Écologistes, L'Après, Debout !, Génération.s ; refus de La France insoumise et de Place publiqueréserve[5][3]
04-05/02/2026Sondage Ipsos : 78 % des sympathisants de gauche se déclarent favorables à la tenue d'une primaireréserve[3]
été 2026Position publique sur la climatisation lors des canicules : « il y a des endroits où on ne peut plus vivre sans climatisation », avec un appel à équiper les services publicsréserve[1]
09/07/2026Les militants du PS rejettent la primaire ouverte : 55,5 % contre 44,5 %, sur environ 15 000 votants. Le PS lance sa propre primaire fermée avec Place publiqueréserve[6]
juillet 2026Publication d'un plan de 557 propositions pour « la prospérité écologique »déclaré (site du parti)[7]
20-23/08/2026Journées d'été des Écologistes à Grenoble ; discours de Tondelier le 21 aoûtétabli (texte publié par le parti)[7]
27/08/2026Participation au débat à sept de l'université d'été du Medef (LaREF26), court central de Roland-Garros, avec Attal, Philippe, Glucksmann, Mélenchon, Le Pen et Retailleau — premier débat multi-candidats de la campagnedéclaré[8]
04/09/2026Note de blog proposant un dispositif légal sanctionnant les « mensonges factuels et délibérés » des responsables politiques, échelle allant du rectificatif public à l'inéligibilité, référence à une loi du Parlement gallois applicable en 2030. Déclencheur : l'aveu du sénateur Vincent Louault dans « Complément d'enquête »établi[9]
04/09/2026Réaction au protocole d'accord Bardella–Farage signé à Birmingham : Marine Le Pen qualifiée de « cheval de Troie » des adversaires de l'Europeétabli[10]
05/09/2026Braderie de Lille, le même jour que Mélenchon et Attal : « Personne ne gagnera seul »déclaré[11]
courant octobre 2026Conseil fédéral des Écologistes annoncé, pour arrêter la stratégie et le cadre de discussion avec les autres partisréserve[12]

Divergence non tranchée, à signaler. Sur le sort de la primaire de la gauche unitaire du 11 octobre 2026, les sources consultées ne disent pas la même chose. LCP, dans sa liste de candidats mise à jour le 4 septembre 2026, écrit que le projet de primaire élargie a été abandonné après le choix du PS d'un scrutin interne, et présente Tondelier comme candidate hors primaire [12bis]. Public Sénat, le 24 août 2026, la présente comme « candidate officielle » de son parti et renvoie au conseil fédéral d'octobre [12]. L'encyclopédie collaborative anglophone maintient à la même date la fiche d'un scrutin du 11 octobre à cinq candidats (Autain, Lucas-Lundy, Massard, Ruffin, Tondelier) [3]. Aucun communiqué primaire d'annulation ni de confirmation n'a été retrouvé. Vide nommé, non comblé.

Sa place — les mesures disponibles

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026H1 Philippe + Attal3 %
Ifop-Fiducialidem24-25/08/2026H2 Philippe seul3 %
Ifop-Fiducialidem24-25/08/2026H3 Attal seul3 %
Toluna Harris InteractiveM6, RTL18-19/08/2026H2 Glucksmann · Philippe3 %
Toluna Harris Interactiveidem18-19/08/2026H4 Hollande · Philippe4 %
Ipsos bvaLe Parisien (partenaire CESI)31/08-02/09/2026H2 Glucksmann · Philippe4 %
Ipsos bvaidem31/08-02/09/2026H4 Faure · Attal · Philippe5 %
Ipsos bvaidem31/08-02/09/2026H6 Faure · Attal5,5 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026H1, redressé (brut 3,6)2,2 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026H2, redressé (brut 3,6)2,5 %
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026six configurationsnon publié candidat par candidat

Toutes les lignes ci-dessus sont établies par lecture des notices déposées à la Commission des sondages (réf. 10239, 10242, 10250, 10251) [13]. L'amplitude va de 2,2 % (Cluster17, redressé) à 5,5 % (Ipsos, configuration Faure · Attal), soit un rapport de un à deux et demi entre instituts sur la même quinzaine. Cluster17 est le seul institut à publier son brut à côté du redressé : le redressement fait baisser le score de Tondelier de 3,6 à 2,2 (calcul opéré ici — réserve), alors qu'il fait monter celui de Marine Le Pen de 26,1 à 30,0. Cluster17 est aussi le seul à tester Villepin et Lisnard, ce qui rend sa comparaison directe avec les autres instituts non licite en l'état.

Seconds tours mesurés : aucun. Aucun des instituts de la fenêtre n'a testé de duel de second tour incluant Marine Tondelier — absence constatée dans les notices Ifop (10242), Elabe (10245), Toluna (10239) ; Ipsos et Cluster17 ne publient aucun second tour du tout [13]. (établi — absence constatée)

Image et cote d'avenir. Verian, pour Le Figaro Magazine, terrain 30 août-1er septembre 2026, échantillon de 1 000 personnes : Marine Tondelier est à 41 % de cote d'avenir, en tête du classement à égalité avec David Lisnard, devant Bruno Le Maire (29 %), Olivier Faure (27 %) et Michel Barnier (27 %) [13]. Dans l'Observatoire politique Elabe/Les Échos (terrain 1er-2 septembre, 30 personnalités testées), elle ne figure pas parmi les dix personnalités dont l'image positive est publiée — les vingt autres ne sont pas chiffrées dans les éléments consultés (non établi). Ces deux séries ne mesurent pas la même chose et ne sont pas rapprochables : la « cote d'avenir » Verian et l'« image positive » Elabe produisent des classements opposés.

Ce que les instituts ne mesurent pas. Aucune mesure de report de voix depuis l'électorat écologiste vers un autre candidat de gauche, aucune mesure de second tour, aucune mesure de notoriété assistée, aucun test de la configuration « candidature unique de gauche » avec Tondelier en position de candidate unique. Aucune enquête n'isole l'électorat écologiste de 2022 comme base de comparaison.

Ses portes

Parrainages. La règle : 500 signatures d'élus habilités, issues d'au moins 30 départements ou collectivités, aucun département ne fournissant plus d'un dixième du total ; environ 42 000 élus habilités ; recueil ouvert à la publication du décret de convocation — non paru à ce jour — et clos le sixième vendredi précédant le premier tour, soit le 12 mars 2027 à 18 heures [14]. Base d'élus des Écologistes recensée : 28 députés sur 577, 12 sénateurs sur 348, 5 députés européens sur 81, un groupe au Sénat présidé par Guillaume Gontard, et les mairies de plusieurs grandes villes conquises en 2020 (Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Grenoble, Tours) — réserve, source secondaire [2]. Point de vigilance majeur : ces mandats municipaux ont été remis en jeu aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026, dont le bilan écologiste n'a pas pu être établi dans cette collecte. La base d'élus effectivement disponible pour un parrainage en 2027 est donc non établie. Un article de septembre 2026 signale qu'environ un tiers seulement des élus habilités participe historiquement à la procédure, et que La France insoumise disposait à cette date d'un peu plus de 200 promesses de parrainage — réserve, aucun chiffre équivalent publié pour Les Écologistes [15].

Financement. Ce qui est public : la période de comptabilisation des comptes de campagne est ouverte depuis le 1er avril 2026 ; le guide CNCCFP à l'usage des candidats, édition 2026-2027, a été publié le 3 avril 2026 ; les dons de personnes physiques sont plafonnés à 4 600 €, ceux de personnes morales interdits hors partis politiques ; une avance forfaitaire de 200 000 € est versée à tout candidat et le remboursement forfaitaire minimal est d'environ 800 000 € ; les comptes sont déposés au plus tard le 2 juillet 2027 [14]. Divergence non tranchée sur le plafond de dépenses du premier tour : la CNCCFP affiche 16,9 M€, info.gouv.fr et LCP écrivent « environ 16,8 M€ » ; le décret de revalorisation n'a pas été identifié. Ce qui n'est pas public : aucun chiffre de levée de fonds, aucun nom de mandataire financier, aucune donnée d'adhésions n'a été trouvé pour Marine Tondelier ni pour aucun autre candidat sur la périodenon établi.

Exposition. Elle est testée en intentions de vote par quatre instituts sur cinq (Ifop, Ipsos, Toluna, Cluster17) et non publiée candidat par candidat par le cinquième (Elabe). Elle figurait au plateau du premier débat multi-candidats de la campagne, le 27 août à Roland-Garros. L'Arcom a annoncé le 9 juillet 2026 qu'elle publierait à l'automne 2026 ses recommandations sur les temps de parole pour 2027 : non publiées à ce jour, et les dates de bascule équité → égalité restent non établies [14].

Ses alliés

DateFaitCranSource
05-08/12/2025Désignation interne par les adhérents des Écologistes (86 %, participation 54 %) — seule procédure de désignation formellement close la concernantétabli[4]
15/11/2025Appel commun à une primaire de la gauche unitaire, avec Faure, Castets, Ruffin, Autainréserve[3]
24/01/2026Participants annoncés à cette primaire : Les Écologistes, L'Après, Debout !, Génération.s. Refus de La France insoumise et de Place publique ; le PCF annonce préparer sa propre candidatureréserve[3][5]
09/07/2026Le PS quitte de fait le dispositif en votant une primaire fermée avec Place publiqueréserve[6]
01/09/2026Sénatoriales : l'accord national PS–Écologistes est sécurisé après l'aval des socialistes de Seine-Maritime. En Somme, socialistes et communistes présentent des listes séparéesétabli[16]
05/09/2026À Lille : « Personne ne gagnera seul »déclaré[11]
octobre 2026Conseil fédéral annoncé pour arrêter le cadre de discussion avec les autres partisréserve[12]

Le tableau tient une tension mesurable : l'alliance PS–Écologistes fonctionne au niveau sénatorial le 1er septembre pendant que, au niveau présidentiel, chacun des deux partis a un scrutin de désignation distinct.

Son récit

Le discours des journées d'été, prononcé le 21 août 2026 à Grenoble et publié par le parti, articule l'écologie à la triade républicaine — « L'écologie, c'est l'égalité ! », « L'écologie, c'est la liberté », « Liberté, égalité, fraternité : l'écologie ne réduit pas la promesse de notre République » — et se clôt sur « POUR L'ÉCOLOGIE ET POUR L'UNION ! » [7]. Le plan de 557 propositions publié en juillet 2026 y est adossé, autour de six blocs : une « protection sociale climatique » (droit à une alimentation saine, à l'eau potable, à un environnement non toxique, congés climatiques), une sécurité civile dotée d'un plan feux de forêt, la fin des « privilèges climatiques des ultra-riches », une réforme du régime des catastrophes naturelles avec indemnisation des pertes agricoles, une sécurité sociale de l'alimentation, et la souveraineté énergétique et alimentaire (déclaré — publication du parti).

Deux marqueurs datés de rentrée s'y ajoutent. Le 4 septembre, la proposition d'un dispositif légal sanctionnant les mensonges factuels et délibérés des responsables politiques : « On ne peut pas continuer comme ça dans cette ère de post-vérité […] à empiler mensonge sur mensonge […] sans jamais avoir à en payer le prix » et « Il faut infiniment plus de temps pour démonter une fake news que pour la créer et la diffuser » [9]. Aucune analyse juridique publiée de la constitutionnalité d'un tel dispositif n'a été trouvée — non établi. Le même jour, sur le protocole Bardella–Farage : Marine Le Pen qualifiée de « cheval de Troie » des adversaires de l'Europe [10]. Et le 5 septembre à la braderie de Lille : « Personne ne gagnera seul » [11].

Sur le fond, une position publique documentée a changé en 2026 : la climatisation, sur laquelle la formule rapportée est « il y a des endroits où on ne peut plus vivre sans climatisation », avec un appel à équiper les services publics — réserve, source secondaire [1]. Aucun livre-programme publié par la candidate en 2026 n'a été identifiénon établi.

Son organisation

Direction de campagne : non établie. Aucun directeur de campagne, aucun mandataire financier, aucun organigramme n'a été publié ni retrouvé — contraste factuel avec Gabriel Attal, dont l'équipe complète a été présentée le 3 septembre 2026, et avec le RN, dont l'état-major est documenté depuis mai 2026.

Structure du parti (réserve, source secondaire [2]) : secrétaire nationale Marine Tondelier depuis 2022 ; conseil fédéral présidé par Henri Arevalo ; porte-parole Alain Coulombel et Chloé Sagaspe ; groupe Écologiste et Social à l'Assemblée nationale (28 députés), groupe au Sénat présidé par Guillaume Gontard (12 sénateurs), 5 députés européens. Adhérents : 11 106, chiffre daté de 2022 — aucun chiffre postérieur n'a été trouvé, et la participation de 54 % au vote de désignation de décembre 2025 n'a pas été convertie en effectif publié. Réserve sur le chiffre, non établi sur son actualisation.

Rendez-vous tenus : journées d'été à Grenoble, 20-23 août 2026 (Grenoble accueille l'événement pour trois ans) ; débat à sept du Medef, 27 août ; braderie de Lille, 5 septembre. Aucun meeting de campagne au format classique n'a été identifié pour la candidate sur la périodenon établi. Prochains rendez-vous datés : conseil fédéral des Écologistes courant octobre 2026 ; élections sénatoriales du 27 septembre 2026, où des pertes écologistes sont signalées comme possibles [17].

Ses chocs

DateÉvénementCran
09/07/2026Le vote des militants PS (55,5 % / 44,5 %) referme le dispositif de primaire élargie sur lequel la désignation de décembre 2025 avait été construiteréserve [6]
été 2026Canicules et sécheresse : Bercy chiffre l'impact à −0,1 point de PIB en 2026, la valeur ajoutée agricole recule de 8 %, la production de maïs de 35 % sur un an. Le thème du dossier devient un fait budgétaire chiffréétabli [18]
27/08/2026Premier débat multi-candidats, à l'université d'été du Medef — cadre patronal, thèmes finances publiques, coût du travail, industrie, normesdéclaré [8]
04/09/2026Protocole Bardella–Farage : ouvre un axe d'attaque commun à toute la gauche et à la droite de gouvernement sur la souverainetéétabli [10]
05/09/2026Braderie de Lille : Mélenchon rassemble plus de 12 000 personnes selon son propre camp, sur le même pavé et le même jourétabli (tenue) / réserve (chiffre, source du mouvement) [11]

Ce que la grille regarde

  1. Le conseil fédéral des Écologistes d'octobre 2026 — la seule instance datée annoncée qui doit arrêter le cadre de discussion avec les autres partis. Observable : la date exacte, le texte adopté, le vote.
  2. Le sort documenté de la primaire du 11 octobre 2026 — un communiqué primaire d'annulation, de report ou de confirmation, qui trancherait la divergence signalée entre LCP, Public Sénat et les fiches encyclopédiques.
  3. Le résultat des sénatoriales du 27 septembre 2026 — 178 sièges de la série 2 en jeu, l'accord national PS–Écologistes sécurisé le 1er septembre : le nombre de sénateurs écologistes au 1er octobre est un chiffre de base de parrainage et un signal d'implantation.
  4. La publication d'une direction de campagne et d'un mandataire financier — donnée aujourd'hui absente, et vérifiable à date.
  5. La première mesure de second tour l'incluant, ou son absence persistante — aucun institut ne l'a testée dans la fenêtre ; la reprise ou non de ce test est en soi une donnée d'exposition.

Sources

  1. Fiche encyclopédique Marine Tondelier — https://en.wikipedia.org/wiki/Marine_Tondelier
  2. Fiche encyclopédique Les Écologistes — https://en.wikipedia.org/wiki/The_Ecologists
  3. Fiche encyclopédique « 2026 United Left primary » — https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  4. Les Écologistes, communiqué du 08/12/2025 — https://lesecologistes.fr/posts/4DGpyusxBAU4xQPexfncsx/marine-tondelier-designee-pour-representer-les-ecologistes-a-l-election-presidentielle
  5. France 24, 24/01/2026 — https://www.france24.com/fr/france/20260124-présidentielle-2027-la-primaire-de-la-gauche-unitaire-aura-lieu-le-11-octobre-prochain
  6. Public Sénat, 09/07/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-le-ps-enterre-la-primaire-ouverte-et-fragilise-olivier-faure
  7. Les Écologistes, discours des journées d'été, 21/08/2026 — https://lesecologistes.fr/posts/2s0kOxQEOQdC8JP4jkXuu7/discours-de-marine-tondelier-aux-journees-d-ete-des-ecologistes-2026
  8. Public Sénat, 27-28/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ce-qui-ma-surpris-cest-le-premier-debat-de-la-presidentielle-vu-par-les-chefs-dentreprise-presents-a-luniversite-dete-du-medef
  9. LCP, 04/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/marine-tondelier-veut-interdire-le-mensonge-en-politique-et-sanctionner-les-elus-pris-en
  10. franceinfo, 04/09/2026 — https://www.franceinfo.fr/politique/jordan-bardella/jordan-bardella-critique-par-ses-adversaires-pour-avoir-signe-un-protocole-d-accord-symbolique-avec-l-extreme-droite-anglaise-pour-renvoyer-des-migrants-vers-la-france_8177786.html
  11. franceinfo, 05/09/2026 — https://www.franceinfo.fr/politique/direct-campagne-presidentielle-jean-luc-melenchon-gabriel-attal-et-marine-tondelier-venus-vendre-leur-candidature-a-la-braderie-de-lille_8178386.html
  12. Public Sénat, 24/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/election-presidentielle-qui-sont-les-candidats-a-gauche
  13. Commission des sondages, notices 10239 · 10242 · 10245 · 10248 · 10250 · 10251 — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  14. info.gouv.fr, présidentielle 2027 — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles · CNCCFP — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  15. Parlons-politique, 09/2026 — https://www.parlons-politique.fr/elections/presidentielle-2027-les-500-parrainages-peuvent-ils-empecher-certains-candidats-de-se-presenter-aux-electeurs_26293/
  16. Public Sénat, 01/09/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/senatoriales-apres-laval-des-socialistes-en-seine-maritime-laccord-national-ps-ecologistes-nest-plus-menace
  17. Public Sénat, sénatoriales 2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/senatoriales-2026-mode-de-scrutin-departements-concernes-enjeux-politiques-tout-comprendre-des-elections-du-27-septembre-en-six-questions
  18. LCP, 02/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/canicules-et-secheresse-vont-couter-a-la-france-01-point-de-pib-en-2026-selon-bercy

12bis. LCP, liste des candidats, mise à jour 04/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373


Vides nommés : le statut juridique et opérationnel de la primaire du 11 octobre 2026, sur lequel trois sources datées disent trois choses différentes et dont aucun communiqué primaire n'a été retrouvé · le bilan des Écologistes aux municipales des 15 et 22 mars 2026, donc la base réelle d'élus disponible pour les parrainages · le nombre d'adhérents des Écologistes postérieur à 2022 · l'identité du directeur de campagne, du mandataire financier et de l'équipe · tout chiffre de levée de fonds ou d'adhésions · les scores de Tondelier configuration par configuration chez Elabe · toute mesure de second tour l'incluant · l'existence d'un livre ou d'un programme signé par la candidate en 2026 · le montant exact du plafond de dépenses du premier tour, la CNCCFP et info.gouv.fr divergeant de 100 000 € · les dates de bascule équité → égalité des temps de parole, qui dépendent d'un décret de convocation non paru et d'une recommandation Arcom non publiée.

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Les candidats · Gauche

François Ruffin

déclaré · Debout !13 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Dossier arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, agrégateur, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé). Aucune citation n'est reconstituée. Aucun verbe mental n'est attribué hors guillemets sourcés.

En une phrase

Député de la Somme depuis 2017, séparé du groupe et du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en 2024, président d'un parti qui compte un député et un conseiller régional, François Ruffin est candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2027 : il figure en huitième position du classement d'image positive d'Elabe le 3 septembre 2026 avec 22 % (+3), et un seul institut sur cinq le teste en intentions de vote.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
17/02/2017Fondation de Picardie Debout comme parti régional ; enregistrement officiel comme parti politique en 2019, présidence d'Isabelle Guyotréserve[1]
18/06/2017Élu député de la 1re circonscription de la Somme, 55,97 % au second tour ; apparenté au groupe La France insoumiseréserve[2]
juin 2022Réélu député de la Sommeréserve[2]
juillet 2024Réélu ; rupture avec La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne des législatives anticipées ; rejoint le groupe Écologiste et Social à l'Assemblée nationaleréserve[1][2]
28/06/2025Lancement de « Debout ! » à Paris — Picardie Debout devient un mouvement à vocation nationaleréserve[1]
2025Debout ! rejoint l'alliance électorale « Rassemblement pour Gagner ! », aux côtés de L'Aprèsréserve[1]
15/11/2025Appel commun à une primaire de la gauche unitaire, avec Tondelier, Faure, Lucie Castets, Clémentine Autainréserve[3]
26/01/2026Annonce de sa candidature à la primaire de la gauche unitaireréserve[1]
24/01/2026La date de cette primaire est fixée au 11 octobre 2026 ; participants annoncés : Les Écologistes, L'Après, Debout !, Génération.s ; refus de LFI et de Place publiqueréserve[3][4]
12/05/2026Sur France Inter : « S'il n'y a pas de primaire, moi j'y vais ! » Il fait état de « 100 000 signatures en 15 jours » dans une campagne de soutien citoyen et cite un sondage selon lequel « 75 % des électeurs de gauche veulent une candidature commune avec une primaire »déclaré[5]
01/04/2026Ouverture de la période de comptabilisation des comptes de campagne pour tous les candidats — obligation de désigner un mandataire financier et d'ouvrir un compte bancaire dédiéétabli (règle CNCCFP)[6]
26/06/2026Le Monde : tournée de recherche de parrainages auprès des maires dans l'Indre, après Lyon ; il décrit l'exercice comme un « entretien d'embauche » devant des élus locauxréserve[7]
09/07/2026Les militants du PS rejettent la primaire ouverte (55,5 % contre 44,5 %, environ 15 000 votants) et retiennent une primaire fermée avec Place publiqueréserve[8]
02 ou 03/09/2026Débat commun avec Dominique de Villepin, organisé par Libération et BFMTV. Ruffin : « Il y a un diagnostic partagé, il y a un horizon commun » ; Villepin : « On arrive à un moment de notre histoire où il faut avancer sans calcul ». Désaccord maintenu sur la taxe carbone. Un analyste cité par franceinfo : « C'est le premier moment original de cette campagne » — la date diffère selon les sources consultées (2 ou 3 septembre) : divergence non tranchéeétabli (tenue et citations) / réserve (date)[9][10]
04/09/2026Sa candidature est incluse comme variable dans la configuration C4 du sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche (« Hollande · Attal, avec Ruffin ») — première inscription documentée de son nom dans un protocole d'enquête d'un grand institut sur la fenêtreétabli (notice 10245)[11]

Divergence non tranchée, à signaler. Sur le sort de la primaire du 11 octobre 2026 : LCP, liste mise à jour le 4 septembre 2026, écrit que le projet de primaire élargie a été abandonné après le choix du PS d'un scrutin interne, et présente Ruffin comme candidat hors primaire [12]. Public Sénat, le 24 août 2026, écrit qu'il « reste en course » et signale son débat du 2 septembre comme sa rentrée [13]. Une fiche encyclopédique maintient à la même date un scrutin du 11 octobre à cinq candidats, dont Ruffin [3]. Aucun communiqué primaire d'annulation ni de maintien n'a été retrouvé. Vide nommé, non comblé.

Sa place — les mesures disponibles

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026H3 (seule hypothèse le testant), brut3,7 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026H3, redressé3,9 %
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026C4 « Hollande · Attal, avec Ruffin »inclus dans l'offre, score non publié
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026sept hypothèsesnon testé (absence constatée, notice 10242)
Ipsos bvaLe Parisien (partenaire CESI)31/08-02/09/2026six hypothèsesnon testé (absence constatée, notice 10250)
Toluna Harris InteractiveM6, RTL18-19/08/2026cinq hypothèsesnon testé (absence constatée, notice 10239)

Lignes établies par lecture des notices déposées à la Commission des sondages [11]. Fait central de cette section : sur cinq instituts ayant produit des intentions de vote de premier tour sur la quinzaine, un seul inscrit François Ruffin dans la liste des candidats proposés aux répondants. Cluster17 est aussi le seul institut à publier son brut à côté de son redressé, et le seul à appliquer une pondération par probabilité de participation : dans son cas, le redressement fait monter le score de Ruffin de 3,7 à 3,9 (calcul opéré ici — réserve). Aucune série chaînable n'existe : Cluster17 ne l'avait pas testé dans sa vague du 22-24 juillet pour Le Grand Continent.

Seconds tours mesurés : aucun. (établi — absence constatée dans les notices Ifop 10242, Elabe 10245, Toluna 10239 ; Ipsos et Cluster17 ne publient aucun second tour.)

Image. Observatoire politique Elabe pour Les Échos, terrain 1er-2 septembre 2026, échantillon de 1 005 personnes, 30 personnalités testées : François Ruffin est crédité de 22 % d'image positive, en hausse de 3 points, au huitième rang des dix personnalités dont le résultat est publié — devant Gérald Darmanin (22 %, −3) et François Hollande (22 %, −4), derrière Raphaël Glucksmann (23 %, +2) et Bruno Retailleau (23 %, −2). C'est, avec Marine Le Pen (+3), la plus forte progression du classement publié [11]. Il ne figure pas dans le top 5 des cotes d'avenir Verian pour Le Figaro Magazine (terrain 30 août-1er septembre) — les rangs au-delà du cinquième ne sont pas publiés (non établi).

Ce que les instituts ne mesurent pas. L'écart entre une image positive de 22 % et une présence dans un seul questionnaire d'intentions de vote n'est éclairé par aucune mesure : ni notoriété assistée, ni potentiel électoral (le suivi Toluna/CommStrat-L'Opinion du 29-30 juillet teste 58 personnalités mais ne publie que les dix-sept premières, où il ne figure pas), ni report de voix, ni test d'une candidature unique de gauche. Aucun sondage de la primaire du 11 octobre n'a été identifié.

Ses portes

Parrainages. La règle : 500 signatures d'élus habilités, issues d'au moins 30 départements ou collectivités, aucun ne fournissant plus d'un dixième du total ; recueil ouvert à la publication du décret de convocation — non paru à ce jour — et clos le 12 mars 2027 à 18 heures [6]. La base d'élus propre du parti est de un député sur 577 et un conseiller régional sur 1 926 (réserve, source secondaire [1]). C'est la contrainte structurante du dossier, et elle est documentée par une méthode : une tournée d'élus locaux, département par département — Lyon puis l'Indre en juin 2026, décrite comme un « entretien d'embauche » [7]. Éléments de comparaison, tous au cran réserve et issus d'agrégateurs, non recoupés à une source primaire : Marine Le Pen serait à environ 400 promesses de parrainage, Jean-Luc Mélenchon à un peu plus de 200 en septembre 2026 ; historiquement, environ un tiers seulement des quelque 42 000 élus habilités participe à la procédure, en baisse d'élection en élection [7][14]. Aucun décompte de parrainages promis à François Ruffin n'a été publié — non établi.

Financement. Ce qui est public : la période de comptabilisation est ouverte depuis le 1er avril 2026 ; les dons de personnes physiques sont plafonnés à 4 600 €, ceux de personnes morales interdits hors partis politiques ; l'avance forfaitaire est de 200 000 € et le remboursement forfaitaire minimal d'environ 800 000 € ; le plafond de dépenses du premier tour est affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr — divergence non tranchée, décret de revalorisation non identifié [6]. Ce qui n'est pas public : aucun nom de mandataire financier, aucun montant collecté, aucun effectif d'adhérents de Debout ! n'a été trouvénon établi. Les « 100 000 signatures en 15 jours » évoquées le 12 mai 2026 relèvent d'une campagne de soutien citoyen et non de parrainages d'élus : les deux ne sont pas convertibles l'un dans l'autre.

Exposition. Un institut sur cinq en intentions de vote ; huitième rang publié de l'image Elabe ; absent du plateau à sept du débat Medef du 27 août 2026 ; présent le 2 ou 3 septembre dans un face-à-face organisé par Libération et BFMTV. L'Arcom a annoncé le 9 juillet 2026 la publication à l'automne de ses recommandations sur les temps de parole pour 2027 : non publiées à ce jour, et les dates de bascule équité → égalité restent non établies [6].

Ses alliés

DateFaitCranSource
2024Rupture avec La France insoumise ; passage au groupe Écologiste et Socialréserve[1][2]
2025Debout ! rejoint l'alliance « Rassemblement pour Gagner ! » avec L'Après (mouvement de Clémentine Autain)réserve[1]
15/11/2025Signataire de l'appel à une primaire de la gauche unitaire, avec Tondelier, Faure, Castets, Autainréserve[3]
24/01/2026Refus de participation de La France insoumise et de Place publique à cette primaire ; le PCF annonce préparer sa propre candidatureréserve[3][4]
12/05/2026Clémentine Autain soutient publiquement sa position sur la primaire et demande une décision du PS avant l'étédéclaré[5]
09/07/2026Le PS sort du dispositif en votant une primaire fermée avec Place publiqueréserve[8]
02 ou 03/09/2026Débat avec Dominique de Villepin : convergences affichées sur l'écologie, la taxation du capital et le barrage au RN ; désaccord maintenu sur la taxe carbone. Aucun ralliement, aucun accord formalisé n'a été annoncéétabli (tenue) / non établi (accord)[9][10]

Aucun ralliement d'un candidat déclaré vers François Ruffin, ni de François Ruffin vers un autre candidat, n'a été relevé sur la périodenon établi.

Son récit

Le thème documenté de 2026 est la méthode avant le programme. Le 12 mai sur France Inter, la formule est conditionnelle et publique : « S'il n'y a pas de primaire, moi j'y vais ! », adossée à deux chiffres cités par lui — 100 000 signatures en quinze jours, et 75 % des électeurs de gauche favorables à une candidature commune désignée par primaire [5]. En juin, la tournée d'élus locaux dans l'Indre et à Lyon met le mot d'« entretien d'embauche » sur la contrainte des 500 parrainages [7]. En septembre, le face-à-face avec Dominique de Villepin porte sur l'écologie, la taxation du capital et le barrage au Rassemblement national, avec les deux verbatims retenus par les comptes rendus : « Il y a un diagnostic partagé, il y a un horizon commun » et, côté Villepin, « On arrive à un moment de notre histoire où il faut avancer sans calcul » [9][10].

Sur le fond de longue date, les publications identifiées sont antérieures à la campagne : Les Petits Soldats du journalisme (2003), Leur grande trouille. Journal intime de mes pulsions protectionnistes (2011), et le film Merci patron ! (2016), sur des salariés du textile touchés par une délocalisation [2]. Aucun livre-programme ni document programmatique publié en 2026 n'a été identifié, et aucun meeting de campagne au format classique n'a été retrouvé sur la fenêtre — non établi. Le positionnement documenté par les sources secondaires porte sur les salariés, les soignants et les personnes en situation de précarité des territoires désindustrialisés et des petites villes [15].

Son organisation

Structure du parti (réserve, source secondaire [1]) : Debout !, issu de Picardie Debout fondé le 17 février 2017 et enregistré en 2019, renommé le 28 juin 2025 ; François Ruffin en est le président ; 1 député sur 577, 1 conseiller régional sur 1 926 ; membre de l'alliance « Rassemblement pour Gagner ! » depuis 2025. Nombre d'adhérents : non établi.

Direction de campagne, porte-parole, mandataire financier : non établis. Aucun organigramme n'a été publié ni retrouvé — contraste factuel documenté avec Gabriel Attal, dont l'équipe complète (trois directeurs, cinq porte-parole, responsable de la mobilisation, comité des maires) a été présentée le 3 septembre 2026, et avec le Rassemblement national, dont l'état-major de campagne est documenté depuis mai 2026.

Rendez-vous tenus et annoncés. Tenus et datés : la tournée de parrainages de juin 2026 (Lyon, Indre), le débat Libération/BFMTV du 2 ou 3 septembre 2026. Aucun meeting, aucune université d'été, aucune date d'automne n'a été retrouvée pour Debout ! — non établi. Les rendez-vous du calendrier général qui l'affectent : la primaire du 11 octobre 2026 si elle se tient, le conseil fédéral des Écologistes d'octobre, et la clôture du recueil des parrainages le 12 mars 2027.

Ses chocs

DateÉvénementCran
09/07/2026Le vote des militants PS (55,5 % / 44,5 %) retire le PS du dispositif de primaire élargie sur lequel la candidature était conditionnée depuis le 12 mairéserve [8]
23/08/2026Officialisation de la candidature de Raphaël Glucksmann, puis le 30 août de celle d'Olivier Faure, et le 4 septembre de celle d'Emmanuel Maurel : sept candidats dans la primaire concurrenteréserve [12]
26-28/08/2026Elabe inclut Ruffin dans une configuration testée (C4) sans publier son score : première mesure le concernant chez un grand institut, et résultat non rendu publicétabli [11]
02 ou 03/09/2026Débat avec Villepin — seul face-à-face télévisé le concernant sur la fenêtreétabli [9][10]
05/09/2026Braderie de Lille : Mélenchon rassemble plus de 12 000 personnes selon son propre camp, hors de toute primaire, sur le thème du pouvoir d'achatétabli (tenue) / réserve (chiffre) [16]

Ce que la grille regarde

  1. Un décompte public de parrainages promis — aucune donnée n'existe à ce jour pour Debout !, alors que des ordres de grandeur circulent pour d'autres candidatures. Observable : un chiffre daté, publié par le mouvement ou par une source tierce.
  2. La tenue ou l'annulation formelle du scrutin du 11 octobre 2026 — un communiqué primaire des quatre partis participants trancherait une divergence aujourd'hui ouverte entre trois sources datées.
  3. L'entrée de Ruffin dans les questionnaires d'un deuxième institut — un seul sur cinq le teste ; le passage de un à deux est un signal d'exposition mesurable dans les notices déposées à la Commission des sondages.
  4. La suite donnée au face-à-face avec Dominique de Villepin — aucun accord n'a été formalisé ; une déclaration commune, une plateforme ou l'absence durable de suite sont trois issues distinctes et datables.
  5. La désignation d'un mandataire financier et d'une direction de campagne — obligation légale depuis l'ouverture de la période comptable le 1er avril 2026, et donnée aujourd'hui absente.

Sources

  1. Fiche encyclopédique Debout ! — https://en.wikipedia.org/wiki/Debout!
  2. Fiche encyclopédique François Ruffin — https://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Ruffin
  3. Fiche encyclopédique « 2026 United Left primary » — https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  4. France 24, 24/01/2026 — https://www.france24.com/fr/france/20260124-présidentielle-2027-la-primaire-de-la-gauche-unitaire-aura-lieu-le-11-octobre-prochain
  5. LCP, 12/05/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-s-il-n-y-a-pas-de-primaire-moi-j-y-vais-annonce-francois-ruffin
  6. info.gouv.fr — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles · CNCCFP — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  7. Le Monde, 26/06/2026, via index de titres — https://www.titrespresse.com/12450142603/indre-francois-ruffin
  8. Public Sénat, 09/07/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-le-ps-enterre-la-primaire-ouverte-et-fragilise-olivier-faure
  9. franceinfo, 02/09/2026 — https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/c-est-le-premier-moment-original-de-cette-campagne-pourquoi-dominique-de-villepin-et-francois-ruffin-affichent-leurs-convergences-pour-la-presidentielle_8175026.html
  10. 20 minutes (CH), 03/09/2026 — https://www.20min.ch/fr/story/presidentielles-en-france-un-rapprochement-entre-ruffin-et-villepin-103626885
  11. Commission des sondages, notices 10239 · 10242 · 10245 · 10247 · 10248 · 10250 · 10251 — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  12. LCP, liste des candidats, mise à jour 04/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  13. Public Sénat, 24/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/election-presidentielle-qui-sont-les-candidats-a-gauche
  14. Parlons-politique, 09/2026 — https://www.parlons-politique.fr/elections/presidentielle-2027-les-500-parrainages-peuvent-ils-empecher-certains-candidats-de-se-presenter-aux-electeurs_26293/
  15. Parlons-politique, 02/05/2026 — https://www.parlons-politique.fr/elections/francois-ruffin-veut-convaincre-sans-appareil-mais-la-presidentielle-2027-lui-impose-parrainages-argent-et-unite-a-gauche_14996/
  16. franceinfo, 05/09/2026 — https://www.franceinfo.fr/politique/melenchon/pouvoir-d-achat-rn-jean-luc-melenchon-a-delivre-un-discours-de-campagne-depuis-la-braderie-de-lille_8178941.html

Vides nommés : la date exacte de sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle elle-même, distincte de son inscription à la primaire du 26 janvier 2026 · le statut juridique du scrutin du 11 octobre 2026, sur lequel trois sources datées disent trois choses différentes · tout décompte de parrainages promis à sa candidature · le nom de son mandataire financier, obligatoire depuis le 1er avril 2026 · sa direction de campagne, ses porte-parole, son organigramme · le nombre d'adhérents de Debout ! · son score dans la configuration C4 d'Elabe, testée mais non publiée · toute mesure de second tour l'incluant · tout meeting ou rendez-vous d'automne 2026 · l'existence d'un livre ou d'un document programmatique publié en 2026 · la date exacte du débat avec Dominique de Villepin, deux sources donnant deux jours différents · le montant exact du plafond de dépenses du premier tour, la CNCCFP et info.gouv.fr divergeant de 100 000 €.

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Les candidats · Gauche

Fabien Roussel

vote PCF clos le 6/0914 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Dossier arrêté au dimanche 6 septembre 2026, avant l'annonce du résultat du vote des adhérents. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, agrégateur, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé). Aucune citation n'est reconstituée. Aucun verbe mental n'est attribué hors guillemets sourcés.

En une phrase

Secrétaire national du Parti communiste français depuis novembre 2018, réélu à ce poste le 5 juillet 2026 avec 70,1 % des voix, maire de Saint-Amand-les-Eaux depuis janvier 2025 et candidat de son parti en 2022 avec 2,28 % des suffrages, Fabien Roussel a soumis sa candidature de 2027 à un vote des adhérents ouvert du 3 au 6 septembre 2026 dont le résultat n'est pas publié à l'heure d'arrêt de ce dossier, et il est mesuré entre 1,9 % et 3,5 % au premier tour selon les instituts.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
25/11/2018Élu secrétaire national du PCF, succédant à Pierre Laurentréserve[1]
2017 → 2024Député de la 20e circonscription du Nord, élu en 2017 à la succession d'Alain Bocquet, réélu en 2022réserve[1]
09/05/2021Désigné candidat du PCF à l'élection présidentielle de 2022réserve[1]
10/04/2022Premier tour de la présidentielle : 2,28 % des suffrages exprimés, environ 802 000 voix, huitième position — deuxième plus faible score présidentiel de l'histoire du partiréserve[1][2]
novembre 2023Le PCF acte sa rupture avec La France insoumise et sa sortie de la NUPESréserve[1]
juillet 2024Battu dans la 20e circonscription du Nord par Guillaume Florquin (RN) — siège détenu par le PCF depuis 1962réserve[1]
30/01/2025Prend ses fonctions de maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord)réserve[1]
15 et 22/03/2026Élections municipales ; le PCF publie une liste — explicitement « non exhaustive » — d'environ 95 maires élus au premier tour et d'environ 25 au second, dont Saint-Amand-les-Eaux, Gennevilliers, Grigny et Montreuildéclaré (publication du parti)[3]
juin 2026Consultation interne : plus de 60 % des adhérents se prononcent pour le principe d'une candidature issue des rangs du PCFréserve[4]
03-04/07/2026Congrès du PCF à Lille. Roussel est réélu secrétaire national le dimanche matin, à bulletin secret, avec 70,1 % des voix. Verbatim : « J'ai exprimé le fait que j'étais disponible et candidat pour participer à cette élection », et une évaluation de son avancement à « 85 % »réserve (compte rendu de presse)[5]
~23/08/2026Le Monde, titre : « Présidentielle 2027 : le communiste Fabien Roussel lance sa campagne sur une ligne autonome »réserve (titre indexé, article non lu)[6]
21-23/08/2026Université d'été du PCF à Toulouseréserve[7]
31/08/2026L'Humanité annonce l'ouverture du vote des adhérents sur la candidatureréserve (titre indexé)[6]
03/09/2026La Croix, titre : « Présidentielle 2027 : le communiste Fabien Roussel repart en solitaire »réserve (titre indexé)[6]
03 → 06/09/2026Vote des adhérents du PCF sur la candidature de Fabien Roussel. Résultat annoncé le dimanche 6 septembre au « 20 heures » de TF1établi (calendrier)[4]
03-06/09/2026Verbatims de la séquence : « Le problème de la gauche, c'est moins sa division que sa faiblesse, car elle ne pèse que 30 % dans le pays » ; « L'absence du PCF à la présidentielle renforcerait l'abstention »déclaré[4][7]
06/09/2026Résultat du vote : non établi à l'heure d'arrêt de ce dossiernon établi
11-13/09/2026Lancement de campagne annoncé à la Fête de l'Humanité, en Essonne. Divergence de lieu entre les sources consultées : Le Plessis-Pâté ou Brétigny-sur-Orge — non tranchéedéclaré (annonce) / réserve (lieu)[4][8]

Sa place — les mesures disponibles

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026H1 Philippe + Attal3 %
Ifop-Fiducialidem24-25/08/2026H2 Philippe seul3 %
Ifop-Fiducialidem24-25/08/2026H7 Le Maire3 %
Toluna Harris InteractiveM6, RTL18-19/08/2026H1 Glucksmann · Attal · Philippe2 %
Toluna Harris Interactiveidem18-19/08/2026H2 Glucksmann · Philippe3 %
Toluna Harris Interactiveidem18-19/08/2026H4 Hollande · Philippe3 %
Ipsos bvaLe Parisien (partenaire CESI)31/08-02/09/2026H1 Glucksmann · Attal · Philippe2,5 %
Ipsos bvaidem31/08-02/09/2026H5 Faure · Philippe3,5 %
Ipsos bvaidem31/08-02/09/2026H6 Faure · Attal3,5 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026H1, brut 3,5 → redressé2,1 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026H3, brut 2,8 → redressé1,9 %
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026six configurationsnon publié candidat par candidat

Lignes établies par lecture des notices déposées à la Commission des sondages (réf. 10239, 10242, 10245, 10250, 10251) [9].

Trois lectures se dégagent, toutes au cran indiqué. Premièrement, l'amplitude inter-instituts est de 1,9 % à 3,5 %, soit un rapport de un à moins de deux — resserrement plus fort que pour la plupart des autres candidats de gauche (réserve — le rapprochement est opéré ici, non publié). Deuxièmement, Cluster17 est le seul institut à publier son brut : le redressement fait baisser le score de Roussel de 3,5 à 2,1 en H1 et de 2,8 à 1,9 en H3, alors qu'il fait monter celui de Marine Le Pen de 26,1 à 30,0 ; Cluster17 est aussi le seul à appliquer une pondération par probabilité de participation et le seul à tester Villepin et Lisnard, ce qui rend la comparaison directe de ses chiffres avec les autres instituts non licite sans neutralisation (établi pour les faits, l'effet n'étant pas chiffré par l'institut). Troisièmement, le score mesuré encadre le résultat de 2022 (2,28 %) sans le trancher : quatre instituts le situent au-dessus dans certaines hypothèses et au-dessous dans d'autres.

Seconds tours mesurés : aucun. (établi — absence constatée dans les notices Ifop 10242, Elabe 10245, Toluna 10239 ; Ipsos et Cluster17 ne publient aucun second tour.)

Image et popularité. L'Observatoire politique Elabe pour Les Échos (terrain 1er-2 septembre 2026, 1 005 personnes, 30 personnalités testées) inclut Fabien Roussel dans la liste des testés, mais son résultat ne figure pas parmi les dix publiés — vingt personnalités sur trente ne sont pas chiffrées dans les éléments consultés (non établi) [9]. Il n'apparaît pas dans le top 5 des cotes d'avenir Verian pour Le Figaro Magazine (terrain 30 août-1er septembre), ni dans les dix-sept premiers du suivi de potentiel électoral Toluna pour CommStrat et L'Opinion (terrain 29-30 juillet, 58 personnalités testées), les rangs suivants n'étant pas publiés (non établi).

Ce que les instituts ne mesurent pas. Aucune mesure de report des voix communistes vers un autre candidat de gauche, alors que ce report est l'objet même du différend public avec La France insoumise. Aucune mesure de second tour. Aucun test d'une configuration sans candidat communiste, qui seule permettrait d'objectiver l'argument des 420 000 voix. Aucune mesure d'image publiée le concernant sur la fenêtre.

Ses portes

Parrainages. La règle : 500 signatures d'élus habilités, issues d'au moins 30 départements ou collectivités, aucun ne fournissant plus d'un dixième du total ; environ 42 000 élus habilités ; recueil ouvert à la publication du décret de convocation — non paru à ce jour — et clos le 12 mars 2027 à 18 heures [10]. La base d'élus du PCF est la ressource la mieux documentée de ce dossier : le parti publie une liste explicitement non exhaustive d'environ 95 maires élus au premier tour des municipales des 15 et 22 mars 2026 et d'environ 25 au second, répartis notamment sur le Nord, le Pas-de-Calais, l'Allier, les Bouches-du-Rhône, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et l'Essonne — soit une implantation multi-départementale, qui est précisément la contrainte du dispositif [3]. Le total exact de maires et d'élus habilités communistes au 6 septembre 2026 n'est pas établi, la liste du parti se déclarant incomplète et aucun décompte institutionnel n'ayant été retrouvé. Aucun décompte de parrainages promis à Fabien Roussel n'a été publié — non établi. Éléments de comparaison au cran réserve, issus d'agrégateurs et non recoupés : Marine Le Pen serait à environ 400 promesses, Jean-Luc Mélenchon à un peu plus de 200 en septembre 2026 ; environ un tiers seulement des élus habilités participe historiquement à la procédure [11].

Financement. Ce qui est public : la période de comptabilisation des comptes de campagne est ouverte depuis le 1er avril 2026 ; le guide CNCCFP 2026-2027 a été publié le 3 avril 2026 ; les dons de personnes physiques sont plafonnés à 4 600 €, ceux de personnes morales interdits hors partis politiques ; l'avance forfaitaire est de 200 000 €, le remboursement forfaitaire minimal d'environ 800 000 €, le dépôt des comptes fixé au 2 juillet 2027 ; le plafond du premier tour est affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr — divergence non tranchée, décret de revalorisation non identifié [10]. Ce qui n'est pas public : aucun nom de mandataire financier, aucun montant collecté, aucun effectif d'adhérents du PCF postérieur au congrès de juillet 2026 n'a été trouvénon établi. Un élément structurel de financement est en revanche documenté : le seuil de 5 % conditionne le remboursement plafonné à 47,5 % du plafond de dépenses, contre le remboursement forfaitaire minimal en deçà — le score de 2022 (2,28 %) place le précédent sous ce seuil.

Exposition. Il est testé en intentions de vote par quatre instituts sur cinq (Ifop, Ipsos, Toluna, Cluster17) et non publié candidat par candidat par le cinquième (Elabe) — même situation que Marine Tondelier. Il n'était pas au plateau du débat à sept du Medef du 27 août 2026. L'annonce du résultat de son vote interne est calée sur le journal de 20 heures de TF1 le 6 septembre, soit le créneau d'audience le plus large de la séquence de rentrée. L'Arcom a annoncé le 9 juillet 2026 la publication à l'automne de ses recommandations sur les temps de parole pour 2027 : non publiées à ce jour [10].

Ses alliés

DateFaitCranSource
novembre 2023Rupture actée du PCF avec La France insoumise et sortie de la NUPESréserve[1]
24/01/2026Le PCF ne participe pas à la primaire de la gauche unitaire du 11 octobre 2026 et annonce préparer sa propre candidatureréserve[12]
juin 2026Plus de 60 % des adhérents se prononcent pour une candidature issue des rangs du PCFréserve[4]
03-04/07/2026Réélection au congrès de Lille avec 70,1 % — la seule procédure interne close et chiffrée du dossierréserve[5]
01/09/2026Sénatoriales : en Somme, socialistes et communistes présentent des listes séparées, alors que l'accord national PS–Écologistes est sécurisé le même jourétabli[13]
03-06/09/2026La France insoumise oppose publiquement à cette candidature le score de 2022 (2,28 %, 802 000 voix) et les 420 000 voix qui ont manqué à Mélenchon pour le second tour ; Mélenchon fixe pour objectif d'« éliminer le Rassemblement national dès le premier tour »déclaré[4]
Aucun ralliement, aucun accord d'alliance présidentielle avec un autre parti de gauche n'a été annoncénon établi

Le PCF ne participe donc ni à la primaire PS–Place publique des 9-10 et 16-17 octobre, ni à la primaire de la gauche unitaire du 11 octobre. La séquence de rentrée place quatre à cinq candidatures de gauche en position d'exister simultanément au premier tour.

Son récit

La ligne de 2026, telle qu'elle est formulée publiquement, tient en deux propositions datées et sourcées, énoncées pendant la séquence du vote interne : « Le problème de la gauche, c'est moins sa division que sa faiblesse, car elle ne pèse que 30 % dans le pays » et « L'absence du PCF à la présidentielle renforcerait l'abstention » [4][7]. Ce sont les deux réponses directes à l'argument du vote utile dès le premier tour porté par La France insoumise. Le Monde, vers le 23 août 2026, en titre « une ligne autonome » ; La Croix, le 3 septembre, « repart en solitaire » — deux caractérisations de presse, cran réserve, articles non lus [6].

Le contenu programmatique documenté au congrès de Lille des 3-4 juillet 2026 : une « renaissance industrielle et agricole », la nationalisation de TotalEnergies, un cadrage explicite en termes de lutte de classes, et l'engagement du PCF à se faire « porte-parole de l'Organisation de libération de la Palestine » [5]. Les positions de longue date associées à cette candidature, au cran réserve : SMIC à 1 500 € net mensuels, semaine de 32 heures, retraite à 60 ans, soutien à l'énergie nucléaire, soutien à la chasse, opposition à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN et à l'Union européenne [1]. Aucun livre-programme publié en 2026 n'a été identifié — non établi.

Son organisation

Direction de campagne, porte-parole de campagne, mandataire financier : non établis. Aucun organigramme de campagne n'a été publié ni retrouvé au 6 septembre 2026, la candidature n'étant pas formellement validée à cette date.

Structure du parti. Secrétaire national : Fabien Roussel, réélu le 5 juillet 2026 avec 70,1 % des voix au congrès de Lille [5]. Le parti dispose d'un groupe à l'Assemblée nationale (Gauche démocrate et républicaine) et d'un groupe au Sénat, et son quotidien historique, L'Humanité, organise la fête qui sert de rendez-vous de lancement. Nombre d'adhérents : non établi — aucun chiffre postérieur au congrès n'a été retrouvé, et le taux de participation aux consultations de juin et de septembre 2026 n'a pas été publié en effectif.

Meetings tenus et annoncés. Tenus : université d'été du PCF à Toulouse, 21-23 août 2026 (réserve). Annoncé : lancement de campagne à la Fête de l'Humanité du 11 au 13 septembre 2026, en Essonne — le lieu exact diverge entre les sources consultées (Le Plessis-Pâté ou Brétigny-sur-Orge). Prochains rendez-vous datés : l'annonce du résultat du vote au 20 heures de TF1 le 6 septembre 2026, puis la Fête de l'Humanité ; les sénatoriales du 27 septembre 2026, qui renouvellent 178 sièges de la série 2 et recomposent la base d'élus habilités.

Ses chocs

DateÉvénementCran
juillet 2024Perte du siège de député de la 20e circonscription du Nord, détenu par le PCF depuis 1962, face au Rassemblement nationalréserve [1]
15 et 22/03/2026Municipales : renouvellement de l'ensemble de la base d'élus locaux du parti, qui est aussi sa base de parrainages. Le parti publie une liste non exhaustive de maires élusdéclaré [3]
juin 2026Consultation interne préalable : plus de 60 % pour le principe d'une candidature issue du PCF — un chiffre inférieur au 70,1 % de sa réélection un mois plus tardréserve [4][5]
03-06/09/2026Séquence d'attaques publiques de La France insoumise sur le score de 2022 et l'écart de 420 000 voix, pendant la durée même du vote des adhérentsdéclaré [4]
05/09/2026Braderie de Lille : Mélenchon rassemble plus de 12 000 personnes selon son propre camp, dans la région où Roussel détient ses mandats, la veille de l'annonce du résultatétabli (tenue) / réserve (chiffre) [14]

Ce que la grille regarde

  1. Le résultat chiffré du vote des adhérents du 3-6 septembre 2026 — pourcentage et, s'il est publié, taux de participation et effectif de votants. Le point de comparaison interne existe : 70,1 % au congrès de juillet, plus de 60 % à la consultation de juin.
  2. Le format et l'affluence du lancement de campagne à la Fête de l'Humanité du 11 au 13 septembre 2026 — premier rendez-vous de masse de la candidature, et premier point de comparaison direct avec les 12 000 personnes revendiquées par La France insoumise à Lille le 5 septembre.
  3. Un décompte public de parrainages promis — le PCF est, parmi les candidatures de gauche hors primaires, celle dont la base d'élus multi-départementale est la mieux documentée ; l'absence ou la publication d'un décompte est un signal.
  4. Le résultat des sénatoriales du 27 septembre 2026 — 178 sièges renouvelés et entrée en fonction des nouveaux sénateurs le 1er octobre : la base d'élus habilités et le poids du groupe communiste au Sénat en dépendent.
  5. La publication, ou l'absence persistante, d'une mesure d'image le concernant — Elabe le teste depuis au moins la vague de septembre sans publier son résultat ; toute publication de ce chiffre est une donnée nouvelle et datée.

Sources

  1. Fiche encyclopédique Fabien Roussel — https://en.wikipedia.org/wiki/Fabien_Roussel
  2. Résultats officiels de l'élection présidentielle 2022, ministère de l'Intérieur — https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/presidentielle-2022/
  3. PCF, « Municipales 2026 — maires élus » (liste explicitement non exhaustive) — https://www.pcf.fr/maires_elus_2026
  4. LCP, 03/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-fabien-roussel-bientot-candidat-malgre-les-attaques-de-lfi-440943
  5. La Gazette France, 05/07/2026, congrès du PCF à Lille — https://www.lagazettefrance.fr/article/au-congres-du-pcf-fabien-roussel-fait-un-pas-de-plus-vers-sa-candidature-a-la-presidentielle
  6. Index de titres de presse (Le Monde, L'Humanité, La Croix), articles non lus — https://www.titrespresse.com/19956542603/tf1-fabien-roussel
  7. Public Sénat, 24/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/election-presidentielle-qui-sont-les-candidats-a-gauche
  8. Parlons-politique, rentrée politique 2026 — https://www.parlons-politique.fr/elections/rentree-politique-2026-les-dates-cles-pour-comprendre-les-choix-qui-peseront-sur-la-presidentielle_25184/
  9. Commission des sondages, notices 10239 · 10242 · 10245 · 10247 · 10248 · 10250 · 10251 — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  10. info.gouv.fr — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles · CNCCFP — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  11. Parlons-politique, 09/2026 — https://www.parlons-politique.fr/elections/presidentielle-2027-les-500-parrainages-peuvent-ils-empecher-certains-candidats-de-se-presenter-aux-electeurs_26293/
  12. Fiche encyclopédique « 2026 United Left primary » — https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_Left_primary
  13. Public Sénat, 01/09/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/senatoriales-dans-la-somme-socialistes-et-communistes-font-liste-a-part
  14. franceinfo, 05/09/2026 — https://www.franceinfo.fr/politique/melenchon/pouvoir-d-achat-rn-jean-luc-melenchon-a-delivre-un-discours-de-campagne-depuis-la-braderie-de-lille_8178941.html

Vides nommés : le résultat du vote des adhérents clos le 6 septembre 2026, non publié à l'heure d'arrêt de ce dossier, qui conditionne le statut même de la candidature · le taux de participation et l'effectif de votants de ce scrutin et de celui de juin 2026 · le nombre d'adhérents du PCF · le total exact de maires et d'élus habilités communistes après les municipales de mars 2026, la liste publiée par le parti se déclarant non exhaustive · tout décompte de parrainages promis · le nom du mandataire financier et l'organigramme de campagne · le score de Roussel configuration par configuration chez Elabe et son résultat d'image, testé mais non publié · toute mesure de second tour l'incluant · le lieu exact de la Fête de l'Humanité 2026, deux sources donnant deux communes différentes · le texte des articles du Monde, de L'Humanité et de La Croix dont seuls les titres et dates ont pu être établis · l'existence d'un livre ou d'un document programmatique publié en 2026 · le montant exact du plafond de dépenses du premier tour, la CNCCFP et info.gouv.fr divergeant de 100 000 €.

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Les candidats · Gauche

La primaire PS – Place publique

dossier collectif · Royal, Guedj, Brun, Verdier, Maurel13 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Dossier collectif arrêté au dimanche 6 septembre 2026, neuf jours avant la clôture du dépôt des candidatures. Il couvre le mécanisme du scrutin et cinq de ses candidats — Ségolène Royal, Jérôme Guedj, Philippe Brun, Fabien Verdier, Emmanuel Maurel. Olivier Faure et Raphaël Glucksmann font l'objet de dossiers distincts et ne sont cités ici qu'en contexte. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié) · réserve (source secondaire, agrégateur, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé). Aucune citation n'est reconstituée. Aucun verbe mental n'est attribué hors guillemets sourcés.

En une phrase

Née du rejet par les militants socialistes d'une primaire ouverte le 9 juillet 2026 et ratifiée par le conseil national du PS le 26 août par 159 voix contre 32, la primaire « Choisir 2027 » désignera les 9-10 et 16-17 octobre 2026, par vote électronique réservé aux adhérents du PS, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste ou à ceux qui acquittent 15 euros, un candidat à la présidentielle parmi sept ou huit prétendants — le nombre lui-même diverge selon les sources — dont aucun, hormis Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, n'est testé individuellement dans les intentions de vote présidentielles publiées.

Le mécanisme

Genèse. Le 9 juillet 2026, les militants du PS rejettent la primaire ouverte défendue par Olivier Faure : 55,5 % pour une primaire réservée aux adhérents du PS et aux formations du « pôle socialiste », contre 44,5 %, sur environ 15 000 votants [1] (réserve). Le 25 août, l'assemblée politique de Place publique adopte à l'unanimité l'accord de primaire ; le 26 août au soir, le conseil national du PS le ratifie par 159 voix pour, 32 contre et 21 abstentions [2] (déclaré). Le dispositif prend le nom de « Choisir 2027 », avec choisir2027.fr pour support d'inscription et de règlement [3].

Dates. Dépôt des candidatures du 1er au 15 septembre 2026, liste définitive annoncée pour le 15 septembre. Premier tour les 9 et 10 octobre, second les 16 et 17 octobre, chaque tour ouvert du vendredi 8 heures au samedi 20 heures [3][4] (établi pour les dates, réserve pour la liste).

Corps électoral. Le scrutin est fermé. Y votent les adhérents à jour de cotisation du Parti socialiste, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste. Les non-adhérents y prennent part en versant 15 euros10 euros au tarif réduit pour les étudiants, les non-imposables et les demandeurs d'emploi — à une association de financement du « bloc social-démocrate ». Trois conditions cumulatives s'y ajoutent : être inscrit sur les listes électorales, produire une pièce d'identité et des coordonnées, et s'être inscrit au plus tard trois jours avant chaque tour — le 5 octobre pour le premier, le 12 octobre pour le second. Aucune procuration n'est admise [3][4] (établi — règlement publié). Le tarif de 15 euros a été identifié dès la ratification comme un point de friction interne [5] (réserve).

Modalités de vote. Vote électronique et en ligne, individuel et secret ; identifiants transmis le 8 octobre dans deux courriels distincts ; bureaux physiques possibles par département, le bulletin y étant déposé sur tablette en isoloir [3][4].

Parrainages internes. Chaque candidature réunit l'une des quatre conditions suivantes : 15 membres du conseil national, ou 10 parlementaires, ou 50 maires répartis sur au moins 3 régions, ou 50 conseillers régionaux ou départementaux répartis sur au moins 8 départements et 3 régions [4][6] (réserve — trois sources secondaires concordantes, règlement primaire non consulté).

Charte. Chaque candidat signe une charte de valeurs portant engagement à rechercher le rassemblement des partis de la gauche démocratique autour d'un programme commun et d'accords législatifs. Le PS a fait écarter du texte une formulation excluant explicitement toute coopération avec La France insoumise au niveau législatif [4] (réserve).

Débats — le point de friction public. Le 2 septembre 2026, un désaccord éclate sur le nombre de débats télévisés avant le premier tour. Raphaël Glucksmann n'accepte qu'un débat, celui du 6 octobre sur France 2 et France Inter ; la justification donnée par son porte-parole : « Quand on est de gauche, on débat sur le service public. » Les autres candidats en demandent trois : 16 septembre sur TF1, 29 septembre sur BFMTV, 6 octobre sur France 2. Jérôme Guedj : « Évidemment qu'il doit y avoir trois débats. » Philippe Brun : « Comment prétendre battre Marine Le Pen en craignant le débat avec des socialistes ? » L'entourage d'Olivier Faure qualifie la position de Glucksmann de « difficile à comprendre ». Le même compte rendu relève une contrainte de calendrier : le 6 octobre est postérieur à la clôture des inscriptions des votants, fixée au 5 octobre — le seul débat accepté par tous se tiendrait donc après la clôture définitive du corps électoral [7] (établi). Aucun accord n'était acté au 6 septembre 2026 — non établi.

Nombre de candidats : divergence non tranchée. Le site choisir2027.fr fait état de huit candidats enregistrés ; la dépêche AFP du 4 septembre 2026 et les listes de LCP en comptent sept — Faure, Glucksmann, Royal, Guedj, Brun, Verdier, Maurel [3][4][8]. Karim Bouamrane est recensé par LCP comme candidat socialiste déclaré à la présidentielle, sans que son inscription à la primaire soit établie [8]. Divergence non comblée ; la liste du 15 septembre la tranchera.

Ce que les sondages disent de ce scrutin : rien. Aucun sondage d'intentions de vote de la primaire « Choisir 2027 » n'a été identifié (non établi). Dans les intentions de vote présidentielles de la quinzaine, deux de ses candidats seulement sont testés individuellement : Raphaël Glucksmann, entre 10,8 % (Cluster17 redressé, Le Point, terrain 31 août-1er septembre) et 18 % (Ifop-Fiducial, LCI/Le Figaro/Sud Radio, terrain 24-25 août, hypothèse Le Maire), et Olivier Faure, entre 4,5 % et 5,5 % (Ipsos bva, Le Parisien, terrain 31 août-2 septembre, hypothèses H4 à H6) [9]. Royal, Guedj, Brun, Verdier et Maurel ne figurent dans aucune hypothèse d'aucun institut sur la période — absence constatée dans les notices 10239, 10242, 10245, 10250 et 10251. Seule mesure indirecte : l'Observatoire politique Elabe pour Les Échos (terrain 1er-2 septembre, 1 005 personnes, 30 personnalités testées) inclut Ségolène Royal et Jérôme Guedj dans sa liste sans publier leurs résultats — vingt personnalités sur trente ne sont pas chiffrées dans les éléments consultés (non établi) [9].

Les candidats

Ségolène Royal

Candidature annoncée le vendredi 10 juillet 2026 sur le réseau social X [10] (établi). Verbatim de l'annonce : « Je prends cette initiative avec humilité, sans égo. » Le texte associe explicitement la démarche à l'hypothèse d'une victoire de l'extrême droite, sous la forme d'une question publiée sur la perspective qu'une première femme présidente de l'histoire de France en soit issue — formulation visant Marine Le Pen [10] (déclaré). Les priorités énoncées dans l'annonce : l'urgence climatique et la mise en œuvre des engagements de la COP21, des réformes de l'éducation et de la santé, la sécurité et la protection contre les violences, des solutions énergétiques pour les petites et moyennes entreprises, et le rang diplomatique de la France. L'annonce dit s'appuyer sur des consultations d'élus et de citoyens portant sur le racisme, l'antisémitisme, le sexisme et l'homophobie [10] (déclaré). Ancienne ministre déléguée puis ministre de l'Environnement, candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007 et présente au second tour, elle est la seule candidate de cette primaire à avoir déjà porté l'investiture présidentielle de son parti (réserve). Elle est incluse dans la liste des trente personnalités testées par Elabe pour Les Échos le 1er-2 septembre 2026, sans publication de son résultat (non établi) [9]. Aucune donnée de parrainages internes, de soutiens publics d'élus ou de structure de campagne la concernant n'a été retrouvée — non établi.

Jérôme Guedj

Député de la sixième circonscription de l'Essonne depuis le 22 juin 2022, élu sous l'étiquette NUPES face à la ministre Amélie de Montchalin ; déjà député de la même circonscription du 22 juillet 2012 au 2 mai 2014, battu en 2017 ; président du conseil départemental de l'Essonne de 2011 à 2015 et maire de Massy sur la même période ; conseiller régional d'Île-de-France depuis le 2 juillet 2021 [11] (réserve). Il a été chargé en mars 2020 par le ministre de la Santé Olivier Véran d'une mission sur l'isolement des personnes âgées pendant le confinement, et a codirigé dans les années 2000 un master exécutif de Sciences Po consacré aux politiques du handicap [11]. Une candidature à l'élection présidentielle est enregistrée à la date du 5 février 2026, avec un positionnement énoncé en termes de gauche républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale et écologiste — formulation restituée ici sans guillemets, la source consultée n'en donnant qu'une traduction (réserve) [11]. Divergence à signaler : la même fiche indique qu'il ne prend pas part à la primaire socialiste d'octobre 2026, alors que LCP, franceinfo, Public Sénat et le site du scrutin le comptent parmi les candidats, et qu'il est cité au verbatim le 2 septembre 2026 sur le nombre de débats de cette primaire — « Évidemment qu'il doit y avoir trois débats » [7][8]. Divergence non tranchée.

Philippe Brun

Né le 16 octobre 1991 à Rouen. Sciences Po Paris en 2009, master d'affaires publiques en 2014, HEC Paris en 2016, École nationale d'administration de 2017 à 2019, affectation au tribunal administratif de Montreuil [12] (réserve). Assistant parlementaire de la députée Axelle Lemaire de 2012 à 2014. En 2020, il conduit une liste aux municipales de Louviers avec la militante Ingrid Levavasseur, obtient 18,23 % et un siège de conseiller municipal d'opposition. Il fonde en 2021 l'École de l'engagement, consacrée à la représentation politique des milieux populaires. Député de la quatrième circonscription de l'Eure depuis le 22 juin 2022 [12]. Il soutient publiquement la réélection d'Olivier Faure au premier secrétariat du PS en 2023, soutient Arnaud Montebourg puis Anne Hidalgo lors de la séquence présidentielle de 2022, annonce le 7 janvier 2026 une candidature aux municipales de Louviers, et déclare le 30 juin 2026 sa candidature à la primaire présidentielle socialiste [12] (réserve) — il est ainsi, parmi les cinq candidats de ce dossier, celui dont la déclaration est la plus ancienne. Verbatim du 2 septembre 2026 sur le nombre de débats : « Comment prétendre battre Marine Le Pen en craignant le débat avec des socialistes ? » [7] (établi). Il est député en exercice, ce qui le rend éligible à la condition de parrainage interne des dix parlementaires, sans qu'aucun décompte de soutiens ait été publié — non établi.

Fabien Verdier

Né le 16 avril 1981. Conseiller régional du Centre-Val de Loire de 2015 à 2021 ; candidat aux élections législatives dans la quatrième circonscription d'Eure-et-Loir en 2017 ; participant à la primaire présidentielle socialiste de 2017 ; maire de Châteaudun depuis le 3 juillet 2020, à la succession d'Alain Venot, et président de la communauté d'agglomération Grand Châteaudun depuis la même année. Il est rattaché aux étiquettes « divers gauche » et « indépendant » [13] (réserve). Candidature à la primaire annoncée le 3 septembre 2026, sur un thème énoncé comme celui de la voix « des terroirs et des sous-préfectures » [14] (déclaré) — c'est, parmi les cinq, la seule candidature dont le marqueur d'entrée porte explicitement sur la fracture territoriale, et la seule dont le titulaire n'exerce pas de mandat national. Il est le sixième entrant dans le scrutin. Étant maire et président d'agglomération, la condition de parrainage interne qui lui est ouverte est celle des cinquante maires répartis sur trois régions, ou des cinquante conseillers régionaux ou départementaux sur huit départements et trois régions ; aucun décompte n'a été publié — non établi. Aucune mesure d'intention de vote, d'image ou de notoriété le concernant n'a été identifiée.

Emmanuel Maurel

Candidature annoncée le 4 septembre 2026 par dépêche AFP — septième entrant [15] (établi). Verbatims : « Je serai candidat pour porter une voix singulière, à la fois pour la France, pour la gauche et puis pour l'Europe » et « on peut aller au deuxième tour et battre le Rassemblement national » avec un candidat authentiquement de gauche [15]. Parcours : soutien de Martine Aubry à la primaire socialiste de 2011 face à François Hollande ; cofondateur du courant « Maintenant la gauche » avec la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann ; candidat au premier secrétariat du PS au congrès de Toulouse en 2012, avec près d'un tiers des voix, battu par Harlem Désir ; député européen de 2014 à 2024 pour la circonscription Nord-Ouest, membre du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates et de la commission du commerce international, engagé dans les commissions d'enquête sur l'évasion fiscale et le blanchiment ; candidat au congrès d'Aubervilliers en 2018, puis départ du PS le 12 octobre 2018 et ralliement à la Gauche républicaine et socialiste, dont il est président ; député de la troisième circonscription du Val-d'Oise depuis le 8 juillet 2024, apparenté au groupe communiste à l'Assemblée nationale [16] (réserve). Son entrée élargit le scrutin à l'aile gauche du bloc, la Gauche républicaine et socialiste étant l'une des trois formations dont les adhérents composent le corps électoral.

Ce que la grille regarde

  1. La liste définitive des candidats publiée le 15 septembre 2026 — elle tranchera la divergence sept/huit entre le site du scrutin et l'AFP, et dira lesquels des cinq candidats de ce dossier ont réuni l'un des quatre seuils de parrainage interne. C'est le premier filtre réel du dispositif, et le seul dont la date soit fixée.
  2. L'accord ou l'absence d'accord sur le nombre de débats télévisés — trois dates sont sur la table (16 septembre TF1, 29 septembre BFMTV, 6 octobre France 2), une seule est acceptée par tous. Le fait observable est simple : combien de débats se tiennent effectivement, et à quelles dates.
  3. Le nombre de votants inscrits à la clôture du 5 octobre 2026 — le corps électoral d'une primaire fermée à 15 euros est une donnée chiffrable, comparable aux 15 000 votants de la consultation du 9 juillet 2026 et aux ordres de grandeur des primaires socialistes antérieures. Sa publication, ou son absence, est en soi un signal.
  4. La participation et les résultats du premier tour des 9-10 octobre 2026, puis du second des 16-17 octobre — et le respect ou non de la charte de rassemblement par les candidats éliminés.
  5. L'apparition d'une mesure de sondage sur cette primaire — aucune n'existe à ce jour ; l'entrée du scrutin dans les questionnaires des instituts, et le dépôt d'une notice correspondante à la Commission des sondages, seraient un fait daté et vérifiable.

Un sixième point, hors du scrutin mais suspendu au-dessus de lui : le 2 septembre 2026 sur France Inter, François Hollande a annoncé qu'il ne concourrait pas à cette primaire et qu'il y voterait — « Je suis socialiste, je voterai à la primaire bien sûr » —, a fixé sa propre décision à décembre 2026 et ajouté : « Si le ou la gagnante de la primaire a la dynamique nécessaire, pourquoi viendrais-je, moi, interférer ? » [17] (déclaré). Son essai Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche (Robert Laffont, 304 pages) a paru le 3 septembre 2026 [18] (établi — parution).

Sources

  1. Public Sénat, 09/07/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-le-ps-enterre-la-primaire-ouverte-et-fragilise-olivier-faure
  2. Journal du Net, 26/08/2026 — https://www.journaldunet.com/business/action-publique/1554047-le-parti-socialiste-et-place-publique-ratifient-un-accord-sur-leur-primaire-pour-la-presidentielle-2027/
  3. Site officiel du scrutin, « Choisir 2027 » — https://choisir2027.fr/
  4. LCP, « Présidentielle : dates, candidats, prix… tout ce qu'il faut savoir sur la primaire sociale-démocrate » — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-dates-candidats-prix-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-primaire-sociale
  5. La Libre, 25/08/2026 — https://www.lalibre.be/international/europe/elections-france/2026/08/25/primaire-a-gauche-le-parti-socialiste-ratifie-laccord-avec-place-publique-KKDV7RL6HVBIFOUVRPVCEVK2NY/
  6. Public Sénat, « Primaire PS – Place publique : comment va-t-elle se passer ? » — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/primaire-ps-place-publique-comment-va-t-elle-se-passer
  7. LCP, 02/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/primaire-a-gauche-pourquoi-raphael-glucksmann-et-les-autres-candidats-s-opposent-sur-les
  8. LCP, liste des candidats, mise à jour 04/09/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  9. Commission des sondages, notices 10239 · 10242 · 10245 · 10247 · 10250 · 10251 — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  10. LCP, 10/07/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-segolene-royal-annonce-sa-candidature-a-la-primaire-socialiste
  11. Fiche encyclopédique Jérôme Guedj — https://en.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Guedj
  12. Fiche encyclopédique Philippe Brun — https://en.wikipedia.org/wiki/Philippe_Brun_(politician)
  13. Fiche encyclopédique Fabien Verdier — https://en.wikipedia.org/wiki/Fabien_Verdier
  14. franceinfo, 03/09/2026 — https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/l-ancien-maire-de-chateaudun-fabien-verdier-candidat-a-la-primaire-de-la-gauche-pour-porter-la-voix-des-sous-prefectures_8176064.html
  15. La Libre / AFP, 04/09/2026 — https://www.lalibre.be/international/europe/2026/09/04/le-depute-emmanuel-maurel-annonce-quil-participera-a-la-primaire-de-la-gauche-OAREJDBN2VHTPDUPKU243GL7HM/
  16. Fiche encyclopédique Emmanuel Maurel — https://en.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Maurel
  17. Yahoo Actualités / AFP, 02/09/2026 — https://fr.news.yahoo.com/sport/pr%C3%A9sidentielle-2027-fran%C3%A7ois-hollande-ne-122950594.html
  18. Fnac, notice de parution, 03/09/2026 — https://www.fnac.com/a22983547/Francois-Hollande-Unir-Nouveau-monde-nouvelle-gauche
  19. Fiche encyclopédique « 2026 French Socialist Party presidential primary » — https://en.wikipedia.org/wiki/2026_French_Socialist_Party_presidential_primary

Vides nommés : le nombre exact de candidats inscrits, le site du scrutin en annonçant huit et l'AFP sept · la liste définitive, attendue le 15 septembre 2026 · le règlement primaire du scrutin, non consulté : les quatre seuils de parrainage interne sont établis par recoupement de trois sources secondaires concordantes, non par lecture du texte · tout décompte de parrainages internes réunis par l'un des cinq candidats de ce dossier · l'accord final sur le nombre et les dates des débats · le nombre d'adhérents du PS, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste, donc la taille du corps électoral de départ · le nombre de votants inscrits · tout sondage portant sur cette primaire · toute mesure d'intention de vote présidentielle testant Royal, Guedj, Brun, Verdier ou Maurel · les résultats d'image de Royal et Guedj, testés par Elabe le 1er-2 septembre 2026 mais non publiés · le statut exact de Jérôme Guedj, une source datée indiquant qu'il ne participe pas au scrutin quand quatre autres l'y comptent · le statut de Karim Bouamrane, recensé comme candidat socialiste à la présidentielle sans inscription établie à la primaire · le texte de la charte de valeurs, connu seulement par son commentaire de presse.

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Édouard Philippe

déclaré · Horizons11 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Panorama présidentielle 2027 · arrêté au 6 septembre 2026

En une phrase

Ancien Premier ministre (2017-2020), maire du Havre, président fondateur d'Horizons, Édouard Philippe est le candidat déclaré le plus anciennement engagé du bloc central : candidature annoncée en septembre 2024, organigramme de campagne installé le 10 mai 2026, meeting d'ouverture le 5 juillet 2026 à l'Adidas Arena, refus public d'une primaire, et un ralliement de poids — Gérald Darmanin — obtenu le 30 août 2026.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
2022Horizons, fondé en octobre 2021, entre à l'Assemblée nationale ; le parti siège dans la majorité présidentielleétabli[3]
sept. 2023Première plainte déposée auprès du Parquet national financier visant la gestion de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole ; enquête préliminaire ouverteréserve[12][13]
3 sept. 2024Annonce de candidature à l'élection présidentielle de 2027réserve[4]
avril 2024Perquisitions dans le cadre de l'enquête préliminaireréserve[12]
juin 2025Deuxième plainte, avec constitution de partie civileréserve[12]
3 mars 2026Saisine du PNF par le doyen des juges d'instructionréserve[12]
15 et 22 mars 2026Élections municipales ; le bloc central (avec divers centre) réunit 14,9 % au premier tour dans les communes de plus de 30 000 habitants, sur 196 listes contre 295 en 2020réserve[14]
7 mai 2026Réquisitions du parquet aux fins d'ouverture d'une information judiciaireréserve[12]
10 mai 2026À Reims, présentation de l'organigramme de campagne : Christophe Béchu, Gilles Boyer, Marie Guévenouxréserve[4]
23 mai 2026Sur France 5 : « La primaire, elle n'aura pas lieu »déclaré[7]
10 juin 2026Comité de liaison du bloc central : le désaccord Philippe / Attal sur la primaire est acté ; l'idée est « plutôt mise de côté » selon un participantréserve[8]
25 juin 2026Lancement de l'opération « 1 000 appartements » : réunions de présentation du programme au domicile de sympathisantsréserve[13]
5 juillet 2026Premier grand meeting, Adidas Arena (Paris), 14 h ; slogan « Avec Édouard 2027 »déclaré[1][2]
9-10 août 2026François Bayrou propose une « grande primaire » ; Horizons maintient son refusréserve[9]
30 août 2026À Tourcoing, Gérald Darmanin, garde des Sceaux, annonce son soutienétabli (compte rendu daté)[5]
3 sept. 2026Gabriel Attal présente son équipe de campagne ; la compétition interne au bloc central se formaliseréserve[15]
5 sept. 2026Publication de l'enquête Ipsos bva-CESI pour Le Parisien (terrain 31 août-2 sept.)établi[10]

Sa place — les mesures disponibles

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore É. Philippe
Odoxa-MascaretPublic Sénat et presse régionale25-26 mars 2026 (n = 1 005)1er tour, Philippe + Retailleau21 % (Bardella 34, Glucksmann 10, Retailleau 8)
Odoxa-MascaretPublic Sénat et presse régionale25-26 mars 20261er tour, Philippe seul au centre25 % (Bardella 38, Glucksmann 10)
Odoxa-MascaretPublic Sénat et presse régionale25-26 mars 20262d tour Philippe / Bardella52 % / 48 %
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio26-28 mai 2026 (n = 1 368 inscrits)1er tour, Philippe et Attal14 % (Bardella 34, Mélenchon 13, Attal 9, Glucksmann 9, Retailleau 8)
Ipsos bva-CESILe Parisien31 août-2 sept. 2026 (n = 1 500 inscrits)1er tour, face à Attal14,5 à 16,5 % (Le Pen 34-36)
Ipsos bva-CESILe Parisien31 août-2 sept. 20261er tour, seul candidat du bloc central19 à 22,5 %

Image et popularité. L'Observatoire politique Elabe pour Les Échos d'août 2026 mesure une cote d'image positive de 30 % pour Édouard Philippe, en recul de 4 points sur un mois — au même niveau que Gabriel Attal (30 %, -2). En mars 2026, Odoxa mesurait une « cote d'adhésion » de 36 % (+8 en un mois), devant Marine Le Pen (34 %) et derrière Jordan Bardella (38 %) [6][11].

Le registre de la Commission des sondages recense, pour la seule première semaine de septembre 2026, cinq notices déposées sur l'élection de 2027 — Cluster 17 pour Le Point, Ipsos bva pour Le Parisien, YouGov pour le HuffPost, Verian et Elabe, toutes entre le 3 et le 5 septembre — et plusieurs dizaines depuis juin 2026 [18]. Les trois enquêtes reprises ci-dessus sont donc un échantillon du corpus disponible, pas son intégralité.

Ce que les instituts ne mesurent pas. Deux écarts structurent la lecture. Premier écart : entre l'hypothèse « Philippe seul au centre » et l'hypothèse « Philippe et Attal », les mesures d'Odoxa (mars) et d'Ipsos (septembre) situent le coût de la concurrence interne entre 4 et 6 points. Aucun institut ne mesure la mécanique de report entre les deux, ni ce que produirait un désistement à date tardive. Deuxième écart : les seconds tours publiés opposent Philippe à Bardella ; l'hypothèse d'un second tour contre Marine Le Pen, candidate testée au premier tour par Ipsos en septembre 2026, n'apparaît pas dans les documents consultés. Aucune mesure publiée ne teste l'effet du calendrier judiciaire sur les intentions de vote. Enfin, les échantillons portent sur des inscrits déclarant une intention ; le niveau de participation attendu n'est pas une donnée d'enquête.

Ses portes

Parrainages. La présentation d'un candidat requiert 500 signatures d'élus habilités, provenant d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents, sans qu'un même territoire fournisse plus d'un dixième du total (établi — info.gouv.fr, dossier « Présidentielle 2027 ») [17] ; les présentations sont transmises au Conseil constitutionnel, qui les publie intégralement. Le scrutin est fixé aux 18 avril et 2 mai 2027 [17]. La base d'élus revendiquée par Horizons diverge selon la source : Public Sénat, le 10 mai 2026, écrit « plus de 1 300 maires », 35 députés et une quinzaine de sénateurs dont 13 au groupe Les Indépendants ; le site du parti, consulté le 6 septembre 2026, annonce 3 000 élus locaux dont 500 maires, 55 parlementaires et 1 400 comités municipaux [3][4]. La réconciliation des deux séries n'est pas établie ; le périmètre de comptage (maires adhérents, maires soutiens, élus apparentés) n'est pas explicité par les deux sources.

Financement. Le cadre est fixé et chiffré : plafond de dépenses de 16,851 millions d'euros au premier tour et 22,509 millions au second, remboursement forfaitaire de l'État modulé selon le résultat, avec un seuil à 5 % des suffrages exprimés au premier tour (établi — info.gouv.fr, dossier « Présidentielle 2027 ») [17] ; mandataire financier obligatoire, dons de personnes physiques plafonnés à 4 600 euros par élection, interdiction des dons de personnes morales, comptes contrôlés par la CNCCFP (établi — Code électoral). Le site de campagne annonce une collecte de dons ouvrant droit à la réduction d'impôt de 66 % et mentionne un mandataire déclaré [1]. Marie Guévenoux est identifiée comme responsable des financements et de la gestion financière de la campagne [4]. Le nom du mandataire, le montant collecté et le budget prévisionnel sont non établis.

Exposition. Le dispositif combine un grand rassemblement national (Adidas Arena, 5 juillet 2026), un maillage domestique (« 1 000 appartements », depuis le 25 juin 2026), un site propre distinct de celui du parti, et des comptes sociaux dédiés (@edouardphilippelh, @EPhilippe_LH) [1][13].

Ses alliés

DateFaitCran
10 mai 2026Trio de campagne : Christophe Béchu (animation politique), Gilles Boyer (organisation), Marie Guévenoux (financements) ; Arnaud Robinet à la présidence de l'Assemblée des maires d'Horizonsréserve [4]
23 mai 2026« La primaire, elle n'aura pas lieu » (France 5)déclaré [7]
10 juin 2026Christophe Béchu représente Horizons au comité de liaison avec Renaissance (Franck Riester), MoDem (Marc Fesneau), UDI (Hervé Marseille), Parti radical (Nathalie Delattre)réserve [8]
9-10 août 2026Refus de la « grande primaire » proposée par François Bayrouréserve [9]
30 août 2026Ralliement de Gérald Darmanin, à Tourcoingétabli [5]

Le 10 mai 2026, la formulation retenue par l'entourage, citée par Public Sénat, est de « élargir au maximum le socle » au-delà d'Horizons — un proche déclarant qu'il s'agit de « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d'Horizons » [4]. Le ralliement du 30 août s'accompagne de deux désaccords nommés publiquement : Darmanin demande un moratoire migratoire quand Philippe déclare pouvoir continuer d'accueillir étudiants et médecins étrangers ; Darmanin s'oppose au report de l'âge de départ à 67 ans, Philippe répondant : « Je sais bien qu'il y a la réalité démographique et il y a la réalité des carrières » [5]. Darmanin résume : « Mon soutien à Edouard est la démonstration qu'on peut ne pas être d'accord sur tout et faire famille ensemble » ; Philippe : « Cette diversité est une chance, à condition de savoir rassembler » [5].

Son récit

Le meeting du 5 juillet 2026 fixe la grammaire de la campagne. Le compte rendu publié sur le site de campagne rapporte l'ouverture : « Dire qui on est, ce qu'on veut faire, comment et avec qui. Dire où l'on veut emmener la France. Voilà ce que c'est qu'une campagne présidentielle. » Le pays y est décrit comme « inquiet, en colère, fatigué de voir les problèmes s'accumuler sans que les solutions ne suivent », tout en ayant « tout pour réussir ». L'engagement de méthode est formulé ainsi : « Je serai ce président de la constance » [2].

Le projet est structuré sur le site en quatre entrées : « Pour une France plus sûre », « Pour une France plus attentive à ses enfants », « Pour une France plus prospère », « Pour une France plus conquérante » [1]. Les propositions rapportées au 5 juillet portent sur l'école (refondation, liberté pédagogique, rémunération des enseignants), la sécurité et la justice (coordination police-justice, accélération des condamnations), l'immigration (contrôle des flux, liste annuelle de pays sûrs, expulsion des délinquants étrangers), les finances publiques (baisse des dépenses, contribution accrue des retraités) et l'écologie et l'intelligence artificielle (adaptation urbaine, souveraineté technologique européenne) [2]. Horizons a par ailleurs publié un plan contre le narcotrafic articulé en « trois principes et 13 mesures » [3]. Aucun programme chiffré consolidé, ni ouvrage de campagne, ne figure dans les sources consultées à la date du 6 septembre 2026.

Son organisation

Direction de campagne : trio Béchu / Boyer / Guévenoux, installé le 10 mai 2026 à Reims [4]. Structure du parti : Horizons, présidé par Édouard Philippe, avec Christelle Morançais à la Commission nationale d'investiture, un réseau de secrétaires nationaux et de délégués régionaux et départementaux, et 1 400 comités municipaux revendiqués ; 43 000 adhérents déclarés dont 6 500 jeunes selon le site du parti au 6 septembre 2026, 45 000 selon Public Sénat en mai 2026 [3][4]. Le nom d'un porte-parole de campagne n'apparaît pas dans les sources consultées — non établi.

Rendez-vous tenus : meeting de l'Adidas Arena le 5 juillet 2026 ; réunions d'appartement depuis le 25 juin 2026 ; séquence de rentrée à Tourcoing le 30 août 2026. Rendez-vous annoncés : réunions mensuelles du comité de liaison du bloc central en juillet, août et septembre 2026 [8]. Aucun autre grand meeting daté n'est annoncé publiquement à la date d'arrêt du dossier.

Ses chocs

15 et 22 mars 2026 — les municipales. Premier scrutin national depuis l'entrée en campagne. Le bloc central, divers centre inclus, réunit 14,9 % au premier tour dans les villes de plus de 30 000 habitants, à niveau égal à 2020 mais avec un tiers de listes en moins ; des gains sont enregistrés à Bordeaux et Annecy [14].

7 mai 2026 — le calendrier judiciaire. Réquisitions du parquet aux fins d'ouverture d'une information judiciaire, après saisine du PNF par le doyen des juges d'instruction le 3 mars 2026. Les qualifications rapportées sont : harcèlement moral, favoritisme, détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêts et concussion, dans un dossier visant la gestion de la communauté urbaine du Havre. Le statut procédural d'Édouard Philippe à la date du 6 septembre 2026 — témoin, témoin assisté, mis en examen — est non établi dans les sources consultées ; aucune déclaration publique de l'intéressé sur ce dossier n'a été retrouvée [12][13].

22 mai 2026 — l'entrée en lice d'Attal. La déclaration de candidature de Gabriel Attal transforme une compétition latente en concurrence formelle à l'intérieur du bloc, avec un coût mesuré de 4 à 6 points au premier tour [10][6].

10 juin et 9 août 2026 — la question de la primaire. Le comité de liaison acte le désaccord ; la proposition de « grande primaire » de François Bayrou est écartée par Horizons [8][9].

30 août 2026 — Tourcoing. Le ralliement de Gérald Darmanin élargit le socle vers la droite du bloc, en rendant publics deux désaccords programmatiques nommés [5].

Ce que la grille regarde

  1. Le statut procédural du dossier havrais. Une ouverture effective d'information judiciaire, et la qualification du statut de l'intéressé, sont des faits datables et vérifiables d'ici décembre 2026.
  2. Le comité de liaison de septembre et d'octobre. Le format mensuel a été annoncé le 10 juin ; un relevé de conclusions écrit, ou son absence, dira si la procédure de désignation reste une question ouverte.
  3. La réponse de Bruno Le Maire, annoncée pour octobre 2026. Elle déplace le nombre de compétiteurs au centre, donc les hypothèses testées par les instituts.
  4. Le meeting d'Attal à Lyon, le 10 octobre 2026. Sa tenue et sa composition (élus présents, ralliements annoncés) sont un indicateur direct du partage des soutiens.
  5. L'écart mesuré entre les deux hypothèses de premier tour. Sa trajectoire dans les vagues Ipsos, Ifop et Odoxa de l'automne est l'indicateur observable de ce que coûte la double candidature.

Sources

  1. https://www.edouardphilippe.fr/ — site de campagne « Avec Édouard », consulté le 6 septembre 2026
  2. https://www.edouardphilippe.fr/actualites/grand-meeting-edouard-philippe-adidas-arena — compte rendu du meeting du 5 juillet 2026
  3. https://horizonsleparti.fr/ — site officiel d'Horizons, consulté le 6 septembre 2026
  4. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-edouard-philippe-met-en-place-son-organigramme-pour-elargir-au-maximum-le-socle-et-depasser-horizons
  5. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/a-tourcoing-gerald-darmanin-et-edouard-philippe-gomment-leurs-differences-et-affichent-leur-unite
  6. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/sondage-edouard-philippe-bondit-lex-premier-ministre-desormais-favori-pour-2027 — sondage Odoxa-Mascaret, publié le 31 mars 2026
  7. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-le-duel-attal-philippe-vers-une-primaire-437315
  8. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-le-comite-de-liaison-a-acte-quil-y-avait-sur-la-primaire-un-desaccord-entre-edouard-philippe-et-gabriel-attal — 10 juin 2026
  9. https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-2027-la-grande-primaire-souhaitee-par-francois-bayrou-ne-rencontre-pas-un-franc-succes-magic-CNT000002rg86P.html — dépêche du 10 août 2026
  10. https://www.ipsos.com/fr-fr/presidentielle-2027-marine-le-pen-conserve-une-avance-nette-dans-les-intentions-de-vote — Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, publié le 5 septembre 2026
  11. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/ — Observatoire politique Elabe pour Les Échos, août 2026
  12. https://www.lagazettefrance.fr/article/enquete-sur-edouard-philippe-les-cles-du-dossier
  13. https://www.franceinfo.fr/politique/edouard-philippe/detournement-de-fonds-publics-favoritisme-prise-illegale-d-interets-ce-que-l-on-sait-de-l-enquete-a-venir-au-havre-visant-edouard-philippe-candidat-a-la-presidentielle-2027_8016002.html
  14. https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/quatre-lecons-municipales-2026.html
  15. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ce-nest-pas-la-saison-3-du-macronisme-ni-un-retour-a-lump-gabriel-attal-joue-la-carte-des-nouveaux-visages-pour-marquer-sa-dif
  16. https://www.cnews.fr/france/2026-06-25/presidentielle-2027-edouard-philippe-sinvite-dans-1000-appartements-pour-exposer — titre daté du 25 juin 2026 (page non accessible à la consultation)
  17. https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles — dossier officiel, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)
  18. https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027 — registre des notices, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)

Vides nommés : le statut procédural d'Édouard Philippe dans le dossier havrais au 6 septembre 2026 ; le nom du mandataire financier, le montant des dons collectés et le budget de campagne ; le nom d'un porte-parole de campagne ; la réconciliation des deux séries de chiffres d'élus Horizons (1 300 maires / 500 maires ; 35 députés / 55 parlementaires) et le périmètre exact de chaque comptage ; l'affluence au meeting du 5 juillet 2026 ; l'existence d'un programme chiffré consolidé ; toute mesure de second tour opposant Édouard Philippe à Marine Le Pen ; le contenu intégral du discours du 5 juillet, consulté seulement via le compte rendu du site de campagne.

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Gabriel Attal

déclaré · Renaissance11 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Panorama présidentielle 2027 · arrêté au 6 septembre 2026

En une phrase

Ancien Premier ministre (janvier-septembre 2024), député des Hauts-de-Seine et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, secrétaire général de Renaissance depuis décembre 2024, Gabriel Attal a déclaré sa candidature le 22 mai 2026 à Mur-de-Barrez (Aveyron), présenté son équipe de campagne le 3 septembre 2026, et porte au sein du bloc central la position favorable à une procédure de départage — position que le comité de liaison a actée comme un désaccord le 10 juin 2026.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
juin 2022Réélu député de la 10e circonscription des Hauts-de-Seineétabli[1]
janv.-sept. 2024Premier ministreétabli[1][4]
23-24 nov. 2024Congrès de Renaissance : la liste Attal, seule en lice après accord avec Élisabeth Borne, obtient 93,18 % des voix, 6,82 % de blancs, participation 67,64 % ; Élisabeth Borne devient présidente du conseil national (150 membres)établi (compte rendu daté)[3]
8 déc. 2024Investiture comme secrétaire général de Renaissanceréserve[3]
15 et 22 mars 2026Municipales : le bloc central, divers centre inclus, réunit 14,9 % au premier tour dans les villes de plus de 30 000 habitantsréserve[10]
6 mai 2026Élisabeth Borne quitte la présidence du conseil national de Renaissance, sur France Inter, et lance sa structure « Bâtissons ensemble »déclaré[7]
22 mai 2026Déclaration de candidature, place du village de Mur-de-Barrez (Aveyron)déclaré[2][4]
30 mai 2026Grand meeting Renaissance, Paris Expo Porte de Versailles ; Yaël Braun-Pivet annonce son absenceréserve[2][4]
4 juin 2026À Bourg-en-Bresse : « Y compris, avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires »déclaré[5]
10 juin 2026Comité de liaison : le désaccord Attal / Philippe sur la primaire est acté ; Franck Riester représente Renaissance et soutient l'optionréserve[6]
9-10 août 2026François Bayrou propose une « grande primaire » du bloc central ; les refus s'expriment à gauche comme à droiteréserve[8]
30 août 2026Gérald Darmanin annonce son soutien à Édouard Philippe, à Tourcoingétabli[9]
3 sept. 2026Présentation de l'équipe de campagne au siège de Renaissance (Paris 7e)établi (compte rendu daté)[2]
5 sept. 2026Publication de l'enquête Ipsos bva-CESI pour Le Parisien (terrain 31 août-2 sept. 2026)établi[11]
6 sept. 2026Lancement annoncé de l'opération « 1 000 bistrots »réserve[14]

Sa place — les mesures disponibles

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore G. Attal
Odoxa-MascaretPublic Sénat et presse régionale25-26 mars 2026 (n = 1 005)cote d'adhésion (hors intentions de vote)28 % (Bardella 38, Philippe 36, Le Pen 34)
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio26-28 mai 2026 (n = 1 368 inscrits)1er tour, Philippe et Attal candidats9 % (Bardella 34, Philippe 14, Mélenchon 13, Glucksmann 9, Retailleau 8)
Ipsos bva-CESILe Parisien31 août-2 sept. 2026 (n = 1 500 inscrits)1er tour, face à Philippe7,5 à 8,5 % (Le Pen 34-36, Philippe 14,5-16,5)
Ipsos bva-CESILe Parisien31 août-2 sept. 20261er tour, seul candidat du bloc central14 à 15,5 %

Image et popularité. L'Observatoire politique Elabe pour Les Échos d'août 2026 mesure une cote d'image positive de 30 % pour Gabriel Attal, en recul de 2 points sur un mois, au même niveau qu'Édouard Philippe (30 %, -4) [12].

Le registre de la Commission des sondages recense cinq notices déposées sur l'élection de 2027 entre le 3 et le 5 septembre 2026 — Cluster 17 pour Le Point, Ipsos bva pour Le Parisien, YouGov pour le HuffPost, Verian, Elabe — et plusieurs dizaines depuis juin 2026 [18]. Les enquêtes reprises ci-dessus sont un échantillon de ce corpus, pas son intégralité.

Ce que les instituts ne mesurent pas. La donnée la plus structurante est l'écart entre les deux hypothèses Ipsos de septembre 2026 : de 7,5-8,5 % en configuration duale à 14-15,5 % en configuration unique, soit un doublement mécanique. Symétriquement, Édouard Philippe passe de 14,5-16,5 % à 19-22,5 %. Le rapport entre les deux gains — 6,5 points pour Attal, environ 5 points pour Philippe — n'établit pas la direction des reports en cas de retrait de l'un ou de l'autre ; aucun institut ne publie de mesure de report intra-bloc. Aucune hypothèse de second tour comportant Gabriel Attal n'apparaît dans les documents consultés. Les mesures d'image (Elabe) et d'adhésion (Odoxa) ne sont pas des intentions de vote et ne s'additionnent pas aux précédentes. Enfin, les sondages testent des noms, pas des dispositifs : ni l'effet d'une procédure de départage, ni celui d'un accord de désistement ne sont mesurés.

Ses portes

Parrainages. La règle est la même pour tous : 500 signatures d'élus habilités, provenant d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents, aucun territoire ne fournissant plus d'un dixième du total ; publication intégrale par le Conseil constitutionnel. Le scrutin est fixé aux 18 avril et 2 mai 2027 (établi — info.gouv.fr) [17]. La base d'élus de Renaissance : le parti a revendiqué 30 000 adhérents en avril 2023 puis 35 000 en juillet 2023 ; à l'automne 2024, le nombre d'adhérents à jour de cotisation — donc éligibles au vote du congrès — était estimé par la presse entre 8 500 et 10 000, le parti n'ayant pas publié le chiffre exact [13][3]. Le nombre d'adhérents à jour au 6 septembre 2026 est non établi. Gabriel Attal préside le groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale (source primaire : fiche de député de l'Assemblée nationale) [1] ; l'effectif exact du groupe à date, ainsi que le nombre de maires et de conseillers départementaux et régionaux encartés à Renaissance après les municipales de mars 2026, sont non établis dans les sources consultées.

Financement. Cadre légal identique et chiffré : plafond de dépenses de 16,851 millions d'euros au premier tour, 22,509 millions au second, remboursement forfaitaire modulé selon le résultat avec un seuil à 5 % des suffrages exprimés (établi — info.gouv.fr) [17] ; mandataire financier obligatoire, plafond de 4 600 euros par donateur personne physique et par élection, interdiction des dons de personnes morales, contrôle de la CNCCFP (établi — Code électoral). Aucune source consultée ne nomme le mandataire financier de la campagne ni ne publie de montant collecté — non établi. Renaissance a bénéficié, après les législatives de 2017, de plus de 100 millions d'euros de financement public sur cinq ans ; la dotation annuelle courante n'est pas établie dans les sources consultées [13].

Exposition. Le dispositif repose sur trois appuis : un appareil de parti dont il est le secrétaire général, un groupe parlementaire qu'il préside, et une opération de terrain — « 1 000 bistrots » — annoncée le 6 septembre 2026 en écho aux « 1 000 appartements » d'Édouard Philippe lancés le 25 juin [14].

Ses alliés

DateFaitCran
23-24 nov. 2024Liste unique au congrès de Renaissance, après accord avec Élisabeth Borne : 93,18 %établi [3]
avant le 22 mai 2026Plus de 90 % du conseil national de Renaissance se prononce pour Gabriel Attal comme candidat, selon Franck Riesterdéclaré [4]
6 mai 2026Élisabeth Borne quitte la présidence du conseil national : « Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne, qui n'est pas forcément débattue au sein de Renaissance »déclaré [7]
30 mai 2026Yaël Braun-Pivet annonce son absence au meeting Porte de Versaillesréserve [4]
10 juin 2026Franck Riester porte au comité de liaison l'option de la primaire ; il y est le seul, selon un participantréserve [6]
30 août 2026Gérald Darmanin rallie Édouard Philippeétabli [9]
3 sept. 2026Ralliement affiché de Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio, et de Violette Spillebout, députée du Nord, comme porte-paroleétabli [2]

Deux réserves internes sont documentées et datées. François Patriat, président du groupe Renaissance au Sénat : « Déclarer sa candidature aujourd'hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe » [7]. Prisca Thevenot, députée, qualifie le retrait d'Élisabeth Borne de « non-événement » [7]. Public Sénat rapporte par ailleurs, sans nommer, des parlementaires Renaissance mettant en cause un excès de « communication » et une pente aux « coups médiatiques » — cran réserve, source secondaire non nominative [7].

Son récit

La déclaration du 22 mai 2026, place du village de Mur-de-Barrez (Aveyron), porte la formule : « C'est parce que j'aime profondément la France, que j'aime profondément les Français […] que j'ai décidé d'être candidat » [4]. Le thème annoncé est celui de « la promesse de l'élévation », individuelle et collective, avec une série verbale reprise par Public Sénat : « apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir, renouer avec un optimisme » [4]. LCP résume l'ambition affichée en une formule : faire de la France « le pays de l'avenir » [2].

Le 4 juin 2026, à Bourg-en-Bresse, la position sur la procédure de désignation est énoncée : « Y compris, avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires », et « J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités » [5].

Le 3 septembre 2026, au siège de Renaissance, la ligne de différenciation est formulée en quatre phrases courtes : « Ce n'est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l'UMP » ; « une équipe de campagne qui ne ressemble à aucune autre » ; « Les Français ne supporteraient pas d'élire un Président par défaut » ; « Celui qui s'enferme dans une logique d'un camp court tout droit vers la défaite » [2].

Aucun programme chiffré ni ouvrage de campagne n'apparaît dans les sources consultées au 6 septembre 2026 — non établi.

Son organisation

Direction de campagne présentée le 3 septembre 2026 au siège de Renaissance, 7e arrondissement de Paris [2] :

  • Maxime Cordier — directeur de campagne
  • Franck Riester — secrétaire général de la délégation
  • Fanny Anor — ancienne préfète de l'Aisne
  • Céline Géraud — directrice de la communication, ancienne judoka et présentatrice de télévision

Équipe de porte-parole : Céline Géraud, Rachel Flore Pardo (avocate, spécialiste des violences numériques et intrafamiliales), Jab Zahab (essayiste franco-libanais, sujets de laïcité), Abdoulaye Kanté (ancien militaire et policier), Violette Spillebout (députée Renaissance du Nord), Jean-Charles Orsucci (maire de Bonifacio, autonomiste corse) [2].

Structure du parti : Renaissance, secrétaire général Gabriel Attal depuis décembre 2024 ; conseil national de 150 membres, dont la présidence est vacante ou pourvue depuis le 6 mai 2026 — l'identité du successeur d'Élisabeth Borne est non établie dans les sources consultées [3][7]. Siège : Paris 7e. Adhérents déclarés : 35 000 revendiqués en juillet 2023 ; 8 500 à 10 000 à jour de cotisation à l'automne 2024 (estimations de presse) ; chiffre 2026 non publié [13][3].

Meetings tenus : 30 mai 2026, Paris Expo Porte de Versailles [4]. Meetings et opérations annoncés : opération « 1 000 bistrots » à compter de septembre 2026 [14] ; meeting à Lyon le 10 octobre 2026 [2]. L'adresse d'un QG de campagne distinct du siège du parti n'est pas établie.

Ses chocs

6 mai 2026 — le retrait d'Élisabeth Borne. La présidente du conseil national quitte ses fonctions sur France Inter, en nommant un « désaccord avec la ligne actuelle » portant sur « le respect du droit international » et « le respect de l'État de droit », et lance une structure propre, « Bâtissons ensemble », décrite comme « un espace ouvert, qui a vocation à rassembler au-delà des partis » [7]. La séquence intervient seize jours avant la déclaration de candidature.

30 mai 2026 — le meeting Porte de Versailles. Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, annonce son absence ; le rassemblement se tient le soir de la finale de la Ligue des champions [4].

10 juin 2026 — le comité de liaison. L'option de la primaire, portée par Franck Riester, est écartée par les autres composantes ; un participant décrit une idée « très majoritairement […] plutôt mise de côté » [6].

9-10 août 2026 — la « grande primaire » de François Bayrou. La proposition d'un périmètre élargi est rejetée publiquement par le PS et par LR, ce qui ferme la voie d'une procédure de départage à l'échelle du bloc [8].

30 août 2026 — le ralliement de Gérald Darmanin à Édouard Philippe. Le premier grand ralliement documenté de la séquence de rentrée se porte sur le concurrent [9].

Ce que la grille regarde

  1. Le meeting de Lyon du 10 octobre 2026. Sa tenue, l'affluence, et surtout la liste des élus présents : c'est le premier test physique du socle après la présentation de l'équipe.
  2. Le comité de liaison de septembre et d'octobre. L'existence — ou l'absence — d'un relevé écrit sur la procédure de désignation, après que le format mensuel a été annoncé le 10 juin.
  3. La réponse de Bruno Le Maire, annoncée pour octobre 2026. Une candidature supplémentaire au centre modifie les hypothèses testées et le partage des soutiens parlementaires.
  4. L'écart entre les deux hypothèses Ipsos. Sa trajectoire à l'automne — 7,5-8,5 % contre 14-15,5 % au 2 septembre — est l'indicateur observable du coût de la double candidature, et le seul chiffre public susceptible de peser sur une négociation de désistement.
  5. La publication, ou non, d'un chiffre d'adhérents à jour de cotisation par Renaissance. Le parti ne l'a pas publié en 2024 ; sa publication d'ici décembre 2026 serait un fait nouveau et vérifiable.

Sources

  1. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722190 — fiche de député, Assemblée nationale, consultée le 6 septembre 2026
  2. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ce-nest-pas-la-saison-3-du-macronisme-ni-un-retour-a-lump-gabriel-attal-joue-la-carte-des-nouveaux-visages-pour-marquer-sa-dif — 3 septembre 2026
  3. https://www.europe1.fr/politique/congres-de-renaissance-la-liste-attal-seule-en-lice-obtient-93-des-voix-4281115 — congrès des 23-24 novembre 2024
  4. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-gabriel-attal-officialise-sa-candidature-en-aveyron — 22 mai 2026
  5. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-le-duel-attal-philippe-vers-une-primaire-437315
  6. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-le-comite-de-liaison-a-acte-quil-y-avait-sur-la-primaire-un-desaccord-entre-edouard-philippe-et-gabriel-attal — 10 juin 2026
  7. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/elisabeth-borne-prend-ses-distances-avec-gabriel-attal-non-evenement-ou-symptome-des-doutes-chez-renaissance-avant-2027 — 6 mai 2026
  8. https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-2027-la-grande-primaire-souhaitee-par-francois-bayrou-ne-rencontre-pas-un-franc-succes-magic-CNT000002rg86P.html — 10 août 2026
  9. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/a-tourcoing-gerald-darmanin-et-edouard-philippe-gomment-leurs-differences-et-affichent-leur-unite — 30 août 2026
  10. https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/quatre-lecons-municipales-2026.html
  11. https://www.ipsos.com/fr-fr/presidentielle-2027-marine-le-pen-conserve-une-avance-nette-dans-les-intentions-de-vote — Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, publié le 5 septembre 2026
  12. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/ — Observatoire politique Elabe pour Les Échos, août 2026
  13. https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance_(parti) — notice, consultée le 6 septembre 2026 (source tertiaire, chiffres d'adhérents repris de la presse)
  14. https://www.cnews.fr/france/2026-09-06/presidentielle-2027-apres-les-1000-appartements-dedouard-philippe-gabriel-attal — titre daté du 6 septembre 2026 (page non accessible à la consultation)
  15. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-gabriel-attal-officialise-sa-candidature-436721
  16. https://www.sudradio.fr/wp-content/uploads/2026/05/Resultats-Intention-de-Vote-Presidentielle-au-29-mai-2026.pdf — Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, terrain 26-28 mai 2026
  17. https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles — dossier officiel, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)
  18. https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027 — registre des notices, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)

Vides nommés : le nombre d'adhérents à jour de cotisation de Renaissance en 2026 ; l'effectif du groupe Ensemble pour la République au 6 septembre 2026 ; le nom du mandataire financier de la campagne et les montants collectés ; l'adresse d'un QG distinct du siège du parti ; l'identité du successeur d'Élisabeth Borne à la présidence du conseil national ; le nombre de maires et d'élus locaux encartés après les municipales de mars 2026 ; toute hypothèse de second tour testée avec Gabriel Attal ; l'affluence au meeting du 30 mai 2026 ; l'existence d'un programme chiffré ou d'un ouvrage de campagne ; le contenu détaillé de l'opération « 1 000 bistrots » (nombre d'étapes, calendrier), la source cnews n'ayant pas été consultable.

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Dominique de Villepin

pressenti · La France humaniste12 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Panorama présidentielle 2027 · arrêté au 6 septembre 2026

En une phrase

Ancien Premier ministre (2005-2007), ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur, jamais titulaire d'un mandat électif, Dominique de Villepin a lancé le 25 juin 2025 un mouvement, La France humaniste, structuré en « cercles humanistes » ; sa candidature à l'élection de 2027 n'est pas officialisée au 6 septembre 2026, Libération écrivant le 1er septembre qu'il « ne compte pas officialiser sa candidature avant la Toussaint », et son actualité récente combine un débat public avec François Ruffin le 2 septembre 2026 et une enquête ouverte par le Parquet national financier le 19 mai 2026.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
2002-2004Ministre des Affaires étrangères ; discours au Conseil de sécurité de l'ONU le 14 février 2003établi[4] (mention du mandat dans le communiqué PNF)
2004-2005Ministre de l'Intérieurétabli[1]
2005-2007Premier ministreétabli[1]
2012Annonce d'une candidature puis renoncement, les 500 parrainages n'ayant pas été réunisréserve[7]
25 juin 2025Lancement de La France humaniste, présenté comme « a movement of ideas, of citizens, through the creation of a political party » (propos rapportés en traduction anglaise) ; adhésion gratuite annoncéedéclaré[3]
27 mars 2026Discours devant environ 1 000 étudiants à la Sorbonneréserve[7]
5 avril 2026Le JDD publie une enquête sur l'hypothèse d'une candidature au centre ; les sondages cités le situent entre 4 et 5 %réserve[7]
19 mai 2026Ouverture par le Parquet national financier d'une enquête « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes », portant sur « les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts » au ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservésétabli (communiqué PNF)[4]
20 mai 2026Communiqué public du PNFétabli[4][5]
26-28 mai 2026Enquête Ifop-Fiducial : 2,5 % d'intentions de vote au premier tourétabli[11]
août 2026Cote d'image Elabe : 19 %, en recul de 2 pointsétabli[12]
31 août-2 sept. 2026Enquête Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, six hypothèses de premier tour : le nom de Dominique de Villepin ne figure pas dans les résultats publiés consultésnon établi (absence constatée)[13]
1er sept. 2026Libération : « Lancé dans une campagne qui ne dit pas son nom, l'ancien Premier ministre chiraquien ne compte pas officialiser sa candidature avant la Toussaint »réserve[8]
2 sept. 2026Débat public avec François Ruffin, organisé par Libération en partenariat avec BFMTVétabli (compte rendu daté)[9][10]
3-4 sept. 2026Reprises de presse sur un rapprochement possible avec François Ruffin ; propos rapportés sur « des menaces depuis 2023 »réserve[8]

Sa place — les mesures disponibles

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore D. de Villepin
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio26-28 mai 2026 (n = 1 368 inscrits)1er tour, douze candidats testés2,5 % (Bardella 34, Philippe 14, Mélenchon 13, Attal 9, Glucksmann 9, Retailleau 8, Zemmour 4, Tondelier 4, Roussel 2,5, Dupont-Aignan 2, Arthaud 0,5)
Instituts non nommés, cités par Le JDDavant le 5 avril 20261er tour4 à 5 % (cran réserve : ni institut, ni terrain, ni commanditaire publiés dans l'article)
Ipsos bva-CESILe Parisien31 août-2 sept. 2026 (n = 1 500 inscrits)six hypothèses de 1er tournon testé dans les résultats consultés
ElabeLes Échosaoût 2026cote d'image (hors intentions de vote)19 %, -2 points

Seconds tours mesurés : aucun. Aucune source consultée ne publie d'hypothèse de second tour comportant Dominique de Villepin. Le registre de la Commission des sondages recense cinq notices déposées entre le 3 et le 5 septembre 2026 et plusieurs dizaines depuis juin 2026 [17] ; le détail des configurations testées dans chacune n'a pas été dépouillé ici, de sorte que l'absence relevée vaut pour les documents consultés, non pour l'ensemble du corpus déclaré.

Ce que les instituts ne mesurent pas. Trois choses, et elles sont ici décisives. Premièrement, une candidature non déclarée n'est pas systématiquement testée : l'absence de son nom dans les six hypothèses Ipsos de septembre 2026 est une donnée sur le traitement médiatique de la candidature, pas une mesure de son potentiel. Deuxièmement, l'écart entre les 2,5 % mesurés par l'Ifop fin mai et les 4 à 5 % rapportés par Le JDD début avril ne peut être interprété comme une évolution : les configurations testées, les instituts et les terrains diffèrent, et les seconds ne sont pas documentés. Troisièmement, la cote d'image d'Elabe (19 %) et une intention de vote (2,5 %) mesurent deux objets distincts ; leur écart est ordinaire pour une personnalité connue sans appareil électoral, et n'autorise aucune projection. À quoi s'ajoute la question spécifique de ce dossier : aucune enquête publiée ne teste une configuration où Dominique de Villepin se présenterait avec un soutien venu de la gauche, hypothèse ouverte par la séquence du 2 septembre 2026.

Ses portes

Parrainages. C'est la porte la plus étroite et la mieux documentée. La règle : 500 signatures d'élus habilités, provenant d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents, aucun territoire ne comptant pour plus d'un dixième du total ; les présentations sont publiées intégralement par le Conseil constitutionnel. Le scrutin est fixé aux 18 avril et 2 mai 2027 (établi — info.gouv.fr) [16]. En 2012, une candidature annoncée n'avait pas abouti, les 500 parrainages n'ayant pas été réunis [7]. Le point structurel : La France humaniste, mouvement créé en juin 2025, ne dispose pas d'un socle d'élus locaux comparable à celui d'Horizons ou de Renaissance ; le nombre d'élus adhérents ou soutiens du mouvement au 6 septembre 2026 est non établi dans les sources consultées, et n'est publié ni sur le site du mouvement ni dans la presse consultée.

Financement. Le cadre est identique pour tous, et chiffré : plafond de dépenses de 16,851 millions d'euros au premier tour, 22,509 millions au second, remboursement forfaitaire modulé selon le résultat avec un seuil à 5 % des suffrages exprimés (établi — info.gouv.fr) [16] ; mandataire financier obligatoire, dons de personnes physiques plafonnés à 4 600 euros par élection, interdiction des dons de personnes morales, contrôle de la CNCCFP (établi — Code électoral). L'adhésion à La France humaniste est annoncée comme gratuite [3], ce qui écarte la cotisation comme ressource. Le JDD rapporte en avril 2026 l'organisation de dîners de levée de fonds [7] — cran réserve, sans montant. Aucun mandataire financier, aucun montant collecté, aucune association de financement électoral n'apparaissent dans les sources consultées : non établi.

Exposition. Elle repose sur une notoriété acquise hors campagne — fonctions ministérielles, prises de position internationales — et sur des formats de débat plutôt que de meeting : Sorbonne le 27 mars 2026, débat Libération/BFMTV le 2 septembre 2026. Aucun grand rassemblement de type meeting national n'apparaît dans les sources consultées.

Ses alliés

DateFaitCran
25 juin 2025Lancement de La France humaniste, annoncée ouverte « à tous les horizons politiques » ; adhésion gratuitedéclaré [3]
depuis 2025Structuration en « cercles humanistes », échelon de base du mouvement, plafonnés à 20 personnes chacun, articulés sur trois niveaux (local, départemental, national)établi (site du mouvement, consulté le 6 sept. 2026) [2]
date non établieLancement de cercles humanistes à La Réunion par des soutiensréserve [14]
10 juin 2026La France humaniste ne fait pas partie du comité de liaison du bloc central (Horizons, Renaissance, MoDem, UDI, Parti radical)établi (absence constatée dans la composition publiée)
2 sept. 2026Débat avec François Ruffin ; convergences affichées sur l'international, l'écologie, la taxation du patrimoine et l'opposition au Rassemblement national ; désaccord nommé sur la fiscalité carboneétabli (compte rendu daté) [9][10]

Aucun ralliement d'élu national — député, sénateur, président d'exécutif local — n'est documenté dans les sources consultées. Aucun refus formel n'est documenté non plus : la question de son inclusion dans une procédure de désignation du bloc central n'a pas été publiquement posée, La France humaniste n'étant pas membre du comité de liaison.

Son récit

La ligne annoncée au lancement du mouvement, le 25 juin 2025, tient en deux refus symétriques et une adresse. Les propos rapportés par Euronews — en traduction anglaise, le verbatim français n'ayant pas été retrouvé — visent des partis cédant au « populisme », à la « surenchère » et à la « stigmatisation », et récusent l'obligation de choisir entre les radicalités opposées ; l'adresse est formulée ainsi : « We need to unite all French people to defend social justice and the republican order » et « The French people deserve a real choice » [3].

Le 27 mars 2026, à la Sorbonne, devant environ un millier d'étudiants, la même symétrie est reprise dans un couple de formules rapportées par Le JDD : rejet de « la nouvelle France de Mélenchon » et de « la France de souche » [7].

Le 2 septembre 2026, le débat organisé par Libération avec BFMTV met en scène cette position depuis un autre bord. C'est François Ruffin qui la formule : « Il y a un diagnostic partagé, il y a un horizon commun », et qui décrit la séquence comme un « premier rendez-vous Tinder » [9]. Les convergences relevées portent sur les questions internationales, l'écologie, la taxation du patrimoine et l'opposition à la candidate du Rassemblement national ; le désaccord porte sur la fiscalité carbone, Dominique de Villepin y défendant une taxe carbone refondue que François Ruffin n'a pas reprise [9]. Franceinfo titre sur « le premier moment original de cette campagne » [10].

Les axes programmatiques recensés par les fiches de candidature — République sociale, souveraineté énergétique, numérique et alimentaire, écologie articulée aux inégalités, diplomatie fondée sur le droit international — proviennent de sources tertiaires non datées et sont retenus ici au cran réserve. Aucun programme chiffré, aucune plateforme datée, aucun ouvrage de campagne n'apparaissent dans les sources primaires consultées.

Son organisation

Structure. La France humaniste, mouvement lancé le 25 juin 2025, dont Dominique de Villepin est présenté comme fondateur et président d'honneur. Trois niveaux annoncés sur le site du mouvement : le cercle (échelon de base, territorial, thématique ou professionnel, limité à vingt personnes « pour maintenir une action à l'échelle humaine »), le niveau départemental, le niveau national. L'adhésion se fait par formulaire en ligne, et le site propose la création d'un cercle nouveau via une carte interactive [2]. Le nombre de cercles constitués, le nombre d'adhérents et l'implantation départementale ne sont pas publiés : non établi.

Direction de campagne, porte-parole, QG : aucun nom, aucune adresse dans les sources consultées — non établi. Le JDD mentionne en avril 2026 une équipe organisant des tournées en province et des dîners de levée de fonds, sans nommer ses membres [7].

Rendez-vous tenus : Sorbonne, 27 mars 2026 ; débat Libération/BFMTV, 2 septembre 2026. Rendez-vous annoncés : aucun meeting daté. L'échéance de décision publiquement rapportée est la Toussaint 2026 [8].

Ses chocs

19-20 mai 2026 — l'enquête du PNF. Le Parquet national financier ouvre le 19 mai 2026 une enquête « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes », portant sur les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts au ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés. Le communiqué est rendu public le 20 mai 2026 [4]. C'est le seul fait de cette chronologie établi par une source primaire de premier rang. Le stade de la procédure au 6 septembre 2026 — enquête préliminaire close, ouverte, information judiciaire — est non établi ; aucune déclaration publique de l'intéressé sur ce dossier n'a été retrouvée dans les sources consultées, hors une mention non citable de reconnaissance d'« une erreur » rapportée par une source tertiaire.

26-28 mai 2026 — la mesure Ifop. Premier chiffre d'intention de vote établi de l'année : 2,5 %, soit le niveau de Fabien Roussel, en douzième position parmi douze candidats testés [11]. La séquence coïncide avec l'ouverture de l'enquête PNF ; aucune source consultée n'établit de lien entre les deux.

1er-2 septembre 2026 — la double séquence. Le 1er, Libération décrit « une campagne qui ne dit pas son nom » et une officialisation renvoyée au-delà de la Toussaint [8]. Le 2, le débat avec François Ruffin ouvre publiquement une hypothèse d'alliance transversale, à un moment où le bloc central discute d'une procédure de départage entre Édouard Philippe et Gabriel Attal dont La France humaniste est absente.

Ce que la grille regarde

  1. L'officialisation, ou non, autour de la Toussaint 2026. L'échéance a été rapportée par Libération le 1er septembre ; sa tenue ou son report est un fait datable avant décembre.
  2. La publication d'un premier décompte d'élus soutiens. Sans base d'élus, la question des 500 parrainages reste ouverte ; toute liste publique de maires ou de conseillers soutenant la démarche, d'ici décembre 2026, est un signal directement observable.
  3. La suite procédurale du dossier ouvert le 19 mai 2026. Classement, ouverture d'information judiciaire, ou silence : chacune de ces issues est publiable et datable.
  4. La réapparition — ou non — de son nom dans les hypothèses testées par les instituts. Son absence des six hypothèses Ipsos de septembre 2026 est mesurable vague après vague ; une réintégration signalerait un changement de statut médiatique.
  5. Les suites du débat du 2 septembre 2026. Un second rendez-vous public avec François Ruffin, une déclaration commune, ou l'absence de suite d'ici décembre : c'est le seul axe d'alliance documenté à ce jour.

Sources

  1. https://www.lafrancehumaniste.fr/ — site officiel de La France humaniste, consulté le 6 septembre 2026
  2. https://lafrancehumaniste.fr/cercles/ — page « Les Cercles Humanistes », consultée le 6 septembre 2026
  3. https://www.euronews.com/2025/06/25/former-french-prime-minister-dominique-de-villepin-launches-humanist-political-party — 25 juin 2025 (propos rapportés en anglais)
  4. https://www.tribunal-de-paris.justice.fr/sites/default/files/2026-06/20260520-CP%20PNF%20du%2020%20mai%202026.pdf — communiqué du Parquet national financier du 20 mai 2026 (source primaire)
  5. https://www.franceinfo.fr/faits-divers/statuettes-recues-au-quai-d-orsay-par-dominique-de-villepin-une-enquete-ouverte-pour-recel-de-detournement-de-fonds-publics_8016425.html
  6. https://www.cnews.fr/france/2026-05-20/dominique-de-villepin-ce-que-lon-sait-de-laffaire-des-statuettes-dans-laquelle — titre daté du 20 mai 2026 (page non accessible à la consultation)
  7. https://www.lejdd.fr/politique/presidentielle-2027-et-si-dominique-de-villepin-devenait-le-candidat-du-bloc-central-170559Le JDD, 5 avril 2026, signé Antonin André
  8. https://www.titrespresse.com/19770962603/dominique-villepin-campagne — revue de titres datés, dont Libération du 1er septembre 2026 (chapeau cité) et BFMTV des 2-4 septembre 2026
  9. https://fr.news.yahoo.com/sport/pr%C3%A9sidentielle-2027-renifle-ruffin-villepin-092709097.html — compte rendu du débat du 2 septembre 2026
  10. https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/c-est-le-premier-moment-original-de-cette-campagne-pourquoi-dominique-de-villepin-et-francois-ruffin-affichent-leurs-convergences-pour-la-presidentielle_8175026.html
  11. https://www.sudradio.fr/wp-content/uploads/2026/05/Resultats-Intention-de-Vote-Presidentielle-au-29-mai-2026.pdf — Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, terrain 26-28 mai 2026
  12. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/ — Observatoire politique Elabe pour Les Échos, août 2026
  13. https://www.ipsos.com/fr-fr/presidentielle-2027-marine-le-pen-conserve-une-avance-nette-dans-les-intentions-de-vote — Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, publié le 5 septembre 2026
  14. https://www.zinfos974.com/presidentielle-2027-a-la-reunion-les-soutiens-de-dominique-de-villepin-lancent-des-cercles-humanistes/
  15. https://www.candidatspresidentielles2027.fr/candidats/dominique-de-villepin — fiche de synthèse (source tertiaire, non datée)
  16. https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles — dossier officiel, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)
  17. https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027 — registre des notices, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)

Vides nommés : le statut exact de la candidature au 6 septembre 2026, aucune déclaration verbatim de l'intéressé sur ce point n'ayant été retrouvée ; le verbatim français des propos du 25 juin 2025, connus par une traduction anglaise ; le nombre de cercles humanistes, d'adhérents et d'élus soutiens ; l'existence et l'identité d'un mandataire financier, d'un directeur de campagne, d'un porte-parole, d'un QG ; les montants collectés ; le stade procédural, au 6 septembre 2026, de l'enquête ouverte le 19 mai ; toute réaction publique de l'intéressé à cette enquête ; l'institut, le commanditaire et les dates de terrain des sondages « 4 à 5 % » cités par Le JDD en avril 2026 ; l'absence de toute hypothèse de second tour testée ; l'existence d'un programme daté et chiffré ; le contenu intégral du débat avec François Ruffin, connu par comptes rendus ; sa date exacte, franceinfo et le compte rendu d'agence la situant au mercredi 2 septembre 2026 et une reprise suisse au 3 septembre — divergence signalée, non tranchée.

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Les candidats · Centre

Le bloc central

dossier collectif · Darmanin, Le Maire, Bayrou, Lecornu, Macron11 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Non-candidats et procédure de désignation · Panorama présidentielle 2027 · arrêté au 6 septembre 2026

En une phrase

Cinq partis — Horizons, Renaissance, MoDem, UDI, Parti radical — réunis dans un « comité de liaison » qui se voit mensuellement depuis le printemps 2026, deux candidats déclarés qui s'opposent sur la manière de se départager, une proposition de « grande primaire » élargie formulée le 9 août 2026 par François Bayrou et refusée le lendemain à gauche comme à droite, une décision annoncée pour octobre par Bruno Le Maire, un ralliement acquis le 30 août par Gérald Darmanin, un Premier ministre qui déclare ne pas se mêler de la campagne et un président sortant constitutionnellement inéligible : le bloc central entre à l'automne 2026 sans procédure de désignation arrêtée.

Le comité de liaison et la primaire — chronologie datée

DateFaitCranSource
15 et 22 mars 2026Municipales : le bloc central, divers centre inclus, réunit 14,9 % au premier tour dans les communes de plus de 30 000 habitants, à niveau égal à 2020 mais sur 196 listes contre 295 ; gains notables à Bordeaux et Annecyréserve[10]
23 avril 2026À Nicosie, Emmanuel Macron : « J'ai pas fait de politique avant et j'en ferai pas après »déclaré[8]
6 mai 2026Élisabeth Borne quitte la présidence du conseil national de Renaissance (France Inter)déclaré[11]
10 mai 2026Édouard Philippe installe son organigramme de campagne à Reimsréserve[12]
22 mai 2026Gabriel Attal déclare sa candidature à Mur-de-Barrez (Aveyron)déclaré[13]
23 mai 2026Édouard Philippe, sur France 5 : « La primaire, elle n'aura pas lieu »déclaré[2]
4 juin 2026Gabriel Attal, à Bourg-en-Bresse : « Y compris, avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires »déclaré[2]
10 juin 2026Réunion du comité de liaison. Représentants : Christophe Béchu (Horizons), Franck Riester (Renaissance), Marc Fesneau (MoDem), Hervé Marseille (UDI), Nathalie Delattre (Parti radical). Le désaccord Philippe / Attal est acté. Un participant : « Très majoritairement, cette idée de primaire a été plutôt mise de côté ». Franck Riester est décrit comme seul à soutenir l'option. Réunions annoncées en juillet, août et septembreétabli (compte rendu daté)[1]
22 juin 2026Bruno Le Maire, sur BFMTV : « Ma réponse sera donnée en octobre. »déclaré[4]
5 juillet 2026Meeting d'Édouard Philippe à l'Adidas Arenadéclaré[14]
9 août 2026Dans Le Figaro, François Bayrou propose « l'organisation d'une grande primaire » réunissant « tous ceux qui rejettent les extrêmes »déclaré[3]
10 août 2026Refus publics : Olivier Faure (PS), Othman Nasrou (LR), Arthur Delaporte (PS) ; Horizons maintient sa positionréserve[3]
29 août 2026Sébastien Lecornu, dans Le Parisien : « Je ne me mêle pas de la campagne présidentielle »déclaré[5]
30 août 2026À Tourcoing, Gérald Darmanin annonce son soutien à Édouard Philippeétabli (compte rendu daté)[6]
3 sept. 2026Gabriel Attal présente son équipe de campagne au siège de Renaissanceétabli[15]
5 sept. 2026Ipsos bva-CESI pour Le Parisien (terrain 31 août-2 sept.) : le bloc central pèse 22 à 25 points cumulés en configuration duale, 19 à 22,5 points en configuration uniqueétabli[7]

Le cadre du scrutin, lui, est fixé : premier tour le dimanche 18 avril 2027, second tour le dimanche 2 mai 2027 ; 500 signatures d'élus habilités provenant d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer différents, aucun territoire au-delà d'un dixième ; plafond de dépenses de 16,851 millions d'euros au premier tour et 22,509 millions au second ; remboursement forfaitaire modulé, seuil à 5 % des suffrages exprimés (établi — info.gouv.fr, dossier « Présidentielle 2027 ») [20]. Toute procédure de désignation interne doit tenir dans ce calendrier.

La querelle porte sur un point unique et documenté : la procédure. Édouard Philippe a énoncé le 23 mai 2026 un refus de principe — « La primaire, elle n'aura pas lieu » — et lui a substitué un critère : « La campagne produira une dynamique qu'il faudra percevoir et respecter » [2]. Gabriel Attal a énoncé le 4 juin une ouverture conditionnelle — « J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités » [2]. Le comité de liaison du 10 juin a constaté ce désaccord sans le trancher, et a écarté l'option majoritairement [1]. La proposition de François Bayrou du 9 août ouvre un troisième périmètre, plus large que le bloc, et se heurte le 10 août à des refus formulés hors du bloc [3]. Au 6 septembre 2026, aucune règle de désignation écrite n'a été publiée par les cinq partis — non établi.

Le comité de liaison réunit des formations d'assises très inégales : Horizons revendique 43 000 à 45 000 adhérents et 55 parlementaires ; Renaissance a revendiqué 35 000 adhérents en 2023, dont 8 500 à 10 000 à jour de cotisation à l'automne 2024 ; les effectifs à jour du MoDem, de l'UDI et du Parti radical en 2026 sont non établis dans les sources consultées [12][16].

Les non-candidats qui pèsent

Gérald Darmanin

Ministre de la Justice au moment des faits rapportés, ancien ministre de l'Intérieur (2020-2024), ancien maire de Tourcoing. Le 30 août 2026, dans la cour du jardin botanique de Tourcoing, il annonce son soutien à Édouard Philippe. La formule retenue : « Mon soutien à Edouard est la démonstration qu'on peut ne pas être d'accord sur tout et faire famille ensemble ». Édouard Philippe répond : « Cette diversité est une chance, à condition de savoir rassembler » [6].

Deux désaccords sont rendus publics le même jour et par les deux intéressés. Sur l'immigration : Gérald Darmanin demande un moratoire ; Édouard Philippe déclare pouvoir continuer d'accueillir étudiants et médecins étrangers. Sur les retraites : Gérald Darmanin s'oppose au report de l'âge de départ à 67 ans ; Édouard Philippe répond : « Je sais bien qu'il y a la réalité démographique et il y a la réalité des carrières » [6]. Public Sénat rapporte, sans citation directe, une perspective de « recomposition » de la droite et du centre après la présidentielle, dans laquelle une « place centrale » serait réservée à Gérald Darmanin — cran réserve.

Sa cote d'image mesurée par Elabe pour Les Échos en août 2026 s'établit à 25 %, en recul de 3 points sur un mois [9]. Aucune intention de vote le concernant n'apparaît dans les enquêtes consultées de 2026 : ni Ifop-Fiducial fin mai, ni Ipsos début septembre ne testent son nom. Le contenu écrit d'un éventuel accord entre les deux personnalités est non établi.

Bruno Le Maire

Ministre de l'Économie et des Finances de 2017 à 2024, ensuite en dehors des fonctions gouvernementales. Le 22 juin 2026, sur BFMTV, il fixe une échéance publique : « Ma réponse sera donnée en octobre. » [4].

Trois éléments de position sont rapportés le même soir. Sur le bilan : « Je revendique le bilan de 2017 à 2024 avec ses points noirs […] et des zones lumineuses ». Sur la dette : « on a 1.250 milliards d'euros aujourd'hui. Le problème n'est pas réglé. » Sur le bloc central, une question posée à voix haute : « Que défend le bloc central ? » [4]. Les trois priorités annoncées sont le travail, l'autorité de l'État et « l'Europe à 6 » plutôt qu'à 27. Il a publié un essai, Le temps d'une décision, chez Gallimard [4].

Sa cote d'image Elabe/Les Échos d'août 2026 s'établit à 16 %, en recul de 2 points [9]. Son nom n'est testé dans aucune des hypothèses de premier tour publiées par Ifop-Fiducial (26-28 mai 2026) ni par Ipsos bva-CESI (31 août-2 septembre 2026) [16][7]. Le jour exact de l'annonce d'octobre, le support retenu et le périmètre de la décision sont non établis.

François Bayrou

Président du MoDem, ancien Premier ministre. Le 9 août 2026, dans Le Figaro, il propose « l'organisation d'une grande primaire » réunissant « tous ceux qui rejettent les extrêmes », pour désigner un candidat unique des « démocrates réformistes ». La justification énoncée : éviter un second tour opposant l'extrême droite à l'extrême gauche, qualifié de « catastrophe » [3].

Les refus arrivent le lendemain, et ils viennent de l'extérieur du bloc. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste : « Les Français ne veulent pas prolonger son "bloc central", réaliser une alternance "entre soi", mais une alternative ! ». Othman Nasrou, pour Les Républicains : « On ne négocie pas l'avenir du pays dans les arrière-boutiques avec des accords d'appareils ». Arthur Delaporte, député socialiste : « Ça n'a aucune chance d'exister. » Horizons maintient sa position de refus [3].

Le MoDem siège au comité de liaison, représenté par Marc Fesneau [1]. La proposition du 9 août se distingue de la primaire discutée le 10 juin par son périmètre : celle-ci était interne aux cinq partis, celle-là s'étendrait au-delà. Aucun texte de règlement, aucun calendrier, aucun organisateur ne sont publiés à l'appui de la proposition — non établi. Sa cote d'image en août 2026 n'apparaît pas dans l'Observatoire politique Elabe consulté [9].

Sébastien Lecornu

Premier ministre. Le 29 août 2026, dans Le Parisien, il énonce sa position sur la campagne : « Je ne sais pas dans quelle langue il faut que je le dise ! (…) Je ne me mêle pas de la campagne présidentielle », et qualifie son gouvernement : « Le gouvernement est un gouvernement de mission, pas un gouvernement en campagne » [5].

Le contexte rapporté est budgétaire. Le débat sur le budget est attendu pour la fin septembre 2026 ; l'absence de majorité parlementaire et l'éventualité de motions de censure sont évoquées ; il indique qu'à défaut d'adoption, la prochaine équipe dirigeante, quelle que soit sa couleur, ferait face à des mesures fiscales sévères [5].

Sa cote de confiance mesurée par Elabe pour Les Échos en août 2026 s'établit à 24 %, en recul d'un point sur un mois — au même niveau que celle du président de la République [9]. Aucune intention de vote le concernant n'apparaît dans les enquêtes consultées de 2026. Le calendrier budgétaire fait de sa fonction le principal point de contact entre l'exécutif et le calendrier de la campagne : le vote du budget, en septembre-octobre 2026, est le seul rendez-vous institutionnel daté susceptible de rebattre la séquence.

Emmanuel Macron

Président de la République, élu en 2017 et réélu en 2022. L'article 6 de la Constitution interdit l'exercice de plus de deux mandats consécutifs : une candidature en 2027 est exclue (établi — Constitution).

Le 23 avril 2026, à l'école franco-chypriote de Nicosie, lors d'un échange avec des élèves, il déclare : « J'ai pas fait de politique avant et j'en ferai pas après », et resitue sa trajectoire : « J'ai lancé un mouvement politique et puis je suis allé à la présidence » [8]. Sa cote de confiance mesurée par Elabe pour Les Échos en août 2026 s'établit à 24 %, en hausse d'un point sur un mois et de 5 points sur six mois [9].

Franceinfo a titré, en 2026, sur une formule attribuée sans citation nominative : « Personne ne souhaite être désigné comme son successeur » — cran réserve, titre de presse [17]. Aucun soutien à l'un ou l'autre des candidats déclarés n'est documenté dans les sources consultées ; aucune prise de position publique sur la procédure de désignation du bloc central non plus. La question de l'héritage électoral est en revanche un objet d'étude documenté, la Fondation Jean-Jaurès ayant publié une note sur les électeurs de 2022 [18] — cran réserve, non consultée.

Ce que la grille regarde

  1. La réunion de septembre puis d'octobre du comité de liaison. Le format mensuel a été annoncé le 10 juin par les cinq partis. Le signal observable est simple : la publication, ou l'absence, d'un relevé de conclusions écrit sur la procédure de désignation.
  2. La réponse de Bruno Le Maire en octobre 2026. Une date, un support, un périmètre. C'est l'échéance la plus précisément annoncée du trimestre, et elle modifie le nombre de compétiteurs testés par les instituts.
  3. Le vote du budget, fin septembre-octobre 2026. Adoption, recours à une procédure constitutionnelle, motion de censure ou chute du gouvernement : chacune de ces issues est datable et déplace le calendrier de toute la séquence.
  4. Le meeting de Gabriel Attal à Lyon le 10 octobre 2026, et les prochains rendez-vous d'Édouard Philippe. La liste nominative des élus présents dans chaque cas est le décompte le plus direct du partage du bloc.
  5. L'écart mesuré entre les hypothèses « deux candidats » et « un candidat » dans les vagues d'automne d'Ipsos, Ifop, Odoxa et Elabe. Au 2 septembre 2026, il vaut environ 5 à 6 points pour chacun des deux. Sa trajectoire est le seul indicateur public commun aux deux camps.

Sources

  1. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-le-comite-de-liaison-a-acte-quil-y-avait-sur-la-primaire-un-desaccord-entre-edouard-philippe-et-gabriel-attal — 10 juin 2026, François Vignal
  2. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-le-duel-attal-philippe-vers-une-primaire-437315
  3. https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-2027-la-grande-primaire-souhaitee-par-francois-bayrou-ne-rencontre-pas-un-franc-succes-magic-CNT000002rg86P.html — dépêche du 10 août 2026
  4. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-bruno-le-maire-dira-en-octobre-s-il-est-candidat-437967 — 22 juin 2026
  5. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-je-ne-suis-pas-candidat-assure-sebastien-lecornu-440701 — 29 août 2026
  6. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/a-tourcoing-gerald-darmanin-et-edouard-philippe-gomment-leurs-differences-et-affichent-leur-unite — 30 août 2026
  7. https://www.ipsos.com/fr-fr/presidentielle-2027-marine-le-pen-conserve-une-avance-nette-dans-les-intentions-de-vote — Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, terrain 31 août-2 septembre 2026, publié le 5 septembre 2026
  8. https://lcp.fr/actualites/j-ai-pas-fait-de-politique-avant-et-j-en-ferai-pas-apres-emmanuel-macron-dit-ne-pas — 23 avril 2026
  9. https://elabe.fr/lobservatoire-politique-aout-2026/ — Observatoire politique Elabe pour Les Échos, août 2026
  10. https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/quatre-lecons-municipales-2026.html
  11. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/elisabeth-borne-prend-ses-distances-avec-gabriel-attal-non-evenement-ou-symptome-des-doutes-chez-renaissance-avant-2027 — 6 mai 2026
  12. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-edouard-philippe-met-en-place-son-organigramme-pour-elargir-au-maximum-le-socle-et-depasser-horizons — 10 mai 2026
  13. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-gabriel-attal-officialise-sa-candidature-en-aveyron — 22 mai 2026
  14. https://www.edouardphilippe.fr/actualites/grand-meeting-edouard-philippe-adidas-arena — 5 juillet 2026
  15. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ce-nest-pas-la-saison-3-du-macronisme-ni-un-retour-a-lump-gabriel-attal-joue-la-carte-des-nouveaux-visages-pour-marquer-sa-dif — 3 septembre 2026
  16. https://www.sudradio.fr/wp-content/uploads/2026/05/Resultats-Intention-de-Vote-Presidentielle-au-29-mai-2026.pdf — Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, terrain 26-28 mai 2026
  17. https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/personne-ne-souhaite-etre-designe-comme-son-successeur-quel-role-jouera-emmanuel-macron-dans-la-campagne-presidentielle-de-2027_7934294.html — titre relevé, page non consultée
  18. https://www.jean-jaures.org/publication/2027-qui-heritera-des-electeurs-demmanuel-macron/ — note relevée, non consultée
  19. https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/presidentielle-2027-yael-braun-pivet-gerald-darmanin-elisabeth-borne-les-indecis-du-bloc-central-vont-ils-rallier-gabriel-attal-ou-edouard-philippe_8084675.html — titre relevé, page non consultée
  20. https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles — dossier officiel, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire)
  21. https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027 — registre des notices de sondages, consulté le 6 septembre 2026 (source primaire) : cinq notices déposées sur l'élection de 2027 entre le 3 et le 5 septembre 2026 (Cluster 17 / Le Point, Ipsos bva / Le Parisien, YouGov / HuffPost, Verian, Elabe), plusieurs dizaines depuis juin 2026

Vides nommés : l'existence d'une règle de désignation écrite adoptée par les cinq partis ; les comptes rendus officiels des réunions du comité de liaison de juillet, août et septembre 2026, dont seule celle du 10 juin a été documentée ; les effectifs d'adhérents à jour du MoDem, de l'UDI et du Parti radical en 2026 ; le contenu écrit d'un éventuel accord entre Gérald Darmanin et Édouard Philippe ; la date, le support et le périmètre exacts de l'annonce de Bruno Le Maire attendue en octobre ; tout règlement, calendrier ou organisateur attaché à la « grande primaire » proposée le 9 août par François Bayrou, ainsi que sa cote d'image en août 2026 ; la position publique de Yaël Braun-Pivet et d'Élisabeth Borne sur le choix entre les deux candidats déclarés, à jour au 6 septembre 2026 ; toute prise de position d'Emmanuel Macron sur la procédure de désignation ; le décret de convocation des électeurs, non paru à la date d'arrêt du dossier, les dates des 18 avril et 2 mai 2027 étant celles annoncées par le dossier officiel d'info.gouv.fr ; le détail des configurations testées dans les cinquante et quelques notices déposées auprès de la Commission des sondages depuis juin 2026, dont seules trois enquêtes ont été dépouillées pour ce panorama.

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Les candidats · Droite

Bruno Retailleau

désigné · Les Républicains14 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp) · réserve (source secondaire, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé).

En une phrase

Sénateur de la Vendée et président des Républicains depuis mai 2025, Bruno Retailleau a été désigné candidat de son parti par 73,8 % des adhérents votants les 19 et 20 avril 2026 ; il est mesuré entre 6 et 12 % au premier tour selon les configurations testées fin août 2026, et porte depuis la rentrée un projet de révision constitutionnelle qui déplace sa candidature du terrain programmatique vers le terrain institutionnel.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
depuis 2004Sénateur de la Vendée, groupe Les Républicains ; antérieurement député, président du conseil régional des Pays de la Loire, président du conseil général de la Vendéeétabli[1]
21/10/2024 → 13/11/2025Ministre de l'Intérieur, mandat sénatorial suspendu, puis repris le 13/11/2025 un mois après la nomination de Laurent Nuñez. Son départ du gouvernement suit la mise en cause de la participation des Républicains au premier gouvernement Lecornuétabli (dates) / réserve (circonstances)[1] [3]
17-18/05/2025Élu président des Républicains : 74,31 % (72 629 voix) contre Laurent Wauquiez 25,69 % (25 107) ; participation 80,67 %, 121 617 adhérents inscritsréserve[2]
19-20/04/2026Consultation des adhérents, article 21 des statuts. Participation 60,01 %, 151 votes blancs. Parmi les adhérents ayant exprimé un choix : 73,8 % pour sa désignation directe, 14 % pour une primaire ouverte aux sympathisants, 12,2 % pour une primaire fermée. Communiqué : « L'ensemble des cadres et des militants des Républicains sont désormais pleinement engagés pour faire gagner le projet porté par Bruno Retailleau »établi[4]
20/06/2026Premier grand meeting, Parc floral de Vincennes ; environ 6 000 personnes selon son équipe, sans contre-évaluation. Présents : Larcher, Bellamy, Barnier, Pécresse, environ soixante maires. « J'irai jusqu'au bout »établi (tenue, présents, citation) / déclaré (affluence)[5]
26/08/2026Tribune de plus de 200 élus menés par Hervé Morin dans Le Figaro pour une primaire ouverte : « À ce stade, personne n'émerge » ; dispositif proposé : 300 parrainages de maires dans 30 départementsdéclaré[6]
28/08/2026France 2, Télématin : « Je n'ai jamais dit non par principe à la primaire. S'il y a une primaire, je l'affronterai » · « Je n'y crois pas »déclaré[7]
28/08/2026Ouverture de la Foire de Châlons ; formule rapportée : « le porte-parole de la France des travailleurs »déclaré[8]
31/08/2026Discours de rentrée sur l'école, Boulogne-Billancourt. Le même jour, sur la proposition du RN d'interdire le voile dans l'espace public : « Nos policiers ont autre chose à faire »établi (tenue, contenu) / réserve (reprises)[9]
02/09/2026Entretien au Figaro, projet de révision constitutionnelle : « En France la seule cour suprême, c'est le peuple, je lui donnerai le dernier mot »établi[10]
03/09/2026Europe 1 : révision constitutionnelle et « charte de l'ordre républicain » soumises à référendum à l'automne 2027. Le même jour, Michel Barnier apporte son soutiendéclaré / réserve[11] [10]
06/09/2026Rentrée politique : refus de tout ralliement à Attal ou Philippe ; interdiction du voile à l'université ; inscription de la « tradition judéo-chrétienne » dans la Constitution ; « Je veux que le peuple puisse censurer la censure » ; sur le RN après le protocole Bardella–Farage : « C'est un parti girouette » ; sur Vladimir Poutine : « le KGB »réserve (titres d'agrégateur ; articles sources non récupérés)[12]

Sa place — les mesures disponibles

Premier tour. Aucun institut ne le place au-dessus de 12 % dans la fenêtre du 18 août au 2 septembre 2026, et son niveau varie avec l'offre testée au centre.

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026Philippe + Attal / Philippe seul / Attal seul / Le Maire6 / 8 / 9 / 12 %
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026six configurations, non publiées une à une6 à 9,5 %
Ipsos bvaLe Parisien, avec CESI31/08-02/09/2026Philippe seul / Attal seul7,5 % / 10 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026Philippe / Attal / Philippe avec Ruffin et Lisnard (redressé)7,5 / 8,9 / 6,5 %
Toluna Harris InteractiveM6, RTL18-19/08/2026cinq hypothèses6 à 9 %
Cluster17Le Grand Continent22-24/07/2026Philippe / Attal7,8 / 9,7 %

(établi pour chaque ligne — notices 10239 à 10251 de la Commission des sondages ; la lecture « le score monte quand l'offre centriste se réduit » est un rapprochement opéré ici, donc réserve)

Seconds tours mesurés. Ifop-Fiducial, terrain 24-25/08/2026 : Retailleau 42 / Le Pen 58, avec une part de non-expression de 41,2 % — du même ordre de grandeur que l'écart, ce que l'institut publie. Cluster17 / Le Grand Continent, terrain 22-24/07/2026 : 42,9 / 57,1. Ni Elabe ni Ipsos bva ne testent ce duel dans la fenêtre. (établi ; absences constatées)

Image et potentiel. Elabe pour Les Echos, terrain 1-2/09/2026, 1 005 personnes : image positive 23 % (-2), septième des trente personnalités testées, derrière Bardella et Le Pen (37 % chacun), Maréchal (29 %), Philippe (26 %), Attal (25 %), Glucksmann (23 %). (établi) Toluna Harris pour CommStrat et L'Opinion, terrain 29-30/07/2026 : potentiel électoral 24 %, quatrième sur 58 personnalités. (établi) Odoxa pour Backbone Consulting et Le Figaro, terrain 26-27/08/2026 : 30 % le jugent capable de « mener une bonne politique économique », derrière Le Pen (36 %) et Philippe (35 %). (déclaré — la notice 10243 ne contient que la structure de l'échantillon)

Ce que les instituts ne mesurent pas. Aucun report de voix en cas de retrait ou de ralliement à droite ; aucune configuration de primaire droite-centre, alors que c'est l'objet du débat public depuis le 26 août ; aucune valeur Elabe configuration par configuration, de sorte que son score chez cet institut n'existe qu'en fourchette. Une seule série est chaînable (Cluster17, juillet puis fin août) : les séries antérieures d'Ifop, d'Elabe et d'Ipsos n'ont pas pu être remontées. (établi pour les absences ; non établi pour les séries)

Ses portes

Parrainages. 500 signatures d'élus habilités issues d'au moins trente départements, un dixième au plus par département ; environ 42 000 élus habilités ; un parrainage par élu ; publication au fil de l'eau par le Conseil constitutionnel. Le recueil n'est pas ouvert : il s'ouvre à la publication du décret de convocation, non paru au 6 septembre 2026 ; clôture le 12 mars 2027 à 18 heures. (établi pour la règle ; non établi pour l'ouverture ; réserve pour la clôture, par calcul) La base : 121 617 adhérents inscrits au scrutin de mai 2025 (réserve) ; environ soixante maires au meeting du 20 juin (établi). Le nombre de maires et d'élus locaux se réclamant des Républicains après les municipales de mars 2026 n'a pas pu être établi — le vide le plus lourd de ce dossier, puisqu'il porte sur la ressource même que la règle des 500 signatures met en jeu. Étalon daté : en 2022, le Conseil constitutionnel a reçu 13 672 présentations, en a validé 13 427, et douze candidats ont franchi le seuil. (établi)

Financement. Public : l'avis de la CNCCFP au titre de l'exercice 2024 fait apparaître pour Les Républicains un résultat négatif de 3,6 M€, 12,3 M€ de dettes pour 8,6 M€ d'actifs (réserve — rapport relayé par Public Sénat, avis non lu au texte). Période de comptabilisation ouverte depuis le 1er avril 2026 ; plafond du premier tour affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr, divergence non tranchée ; avance forfaitaire de 200 000 € ; dons plafonnés à 4 600 € par personne physique. (établi pour les règles ; réserve pour les montants) Non public : aucune levée de fonds, aucun mandataire financier, aucun budget de campagne, aucun montant d'aide publique 2025. (non établi)

Exposition. Équité jusqu'à la campagne officielle, égalité ensuite (loi du 6 novembre 1962) ; recommandations de l'Arcom pour 2027, annoncées le 9 juillet 2026 pour l'automne, non parues ; sortie des diffusions nocturnes du décompte au 1er octobre 2026. Dates de bascule équité → égalité : non établies.

Ses alliés

DateFaitCran
19-20/04/2026Désignation par les adhérents ; la primaire est écartée par 73,8 % des votantsétabli
20/06/2026Au meeting de Vincennes : Larcher, Bellamy, Barnier, Pécresse, environ soixante mairesétabli
26/08/2026Appel à une primaire ouverte de plus de 200 élus menés par Hervé Morin — il n'en est pas signatairedéclaré
27/08/2026Xavier Bertrand se déclare candidat indépendant : « Quand je me déclarerai, ce sera en candidat indépendant, je l'assume »déclaré
28/08/2026David Lisnard publie dans Le Monde une tribune pour une primaire ouverte à la droite et au centreétabli
03/09/2026Michel Barnier apporte son soutien et appelle au rassemblement autour du candidat des Républicainsréserve
05/09/2026François-Xavier Bellamy : « Rétablir [des relations normales] avec le régime de Poutine serait une forme de trahison »établi
05/09/2026À Levens, Éric Ciotti propose à Marine Le Pen « un pacte d'alliance » engageant « tous ses députés, tous ses élus » — le bloc national se constituedéclaré
06/09/2026Refus public de tout ralliement à Gabriel Attal ou Édouard Philipperéserve
06/09/2026François Bayrou relance l'hypothèse d'une « grande primaire » du PS aux gaullistesdéclaré

Procédure de désignation : article 21 des statuts, consultation directe des adhérents, dispositif que le communiqué du parti présente comme « unique parmi les mouvements politiques français » (établi). Aucune procédure de départage entre les trois candidatures de droite hors RN — Retailleau, Bertrand, Lisnard — n'existe à ce jour. (non établi)

Son récit

L'école, 31 août 2026, Boulogne-Billancourt. Le discours revendique « une véritable révolution culturelle pour l'école » et énumère : fin du collège unique, apprentissage dès quatorze ans, retour des notes, examen d'entrée en sixième, brevet obligatoire pour le passage au lycée, rétablissement des conseils de discipline, création d'« internats disciplinaires » pour élèves violents récidivistes, régionalisation des concours d'enseignants, liberté du « caractère propre » pour l'enseignement privé. Formule : « Une nation qui ne transmet pas est une nation qui s'efface. » (établi) Le discours tombe le jour où le conseil des ministres présente les priorités de la rentrée scolaire — plus de 300 classes à horaires aménagés en mathématiques et sciences, interdiction du téléphone portable au lycée, 161 000 élèves de moins que l'an passé. (établi)

Le front constitutionnel, 2 septembre 2026, Le Figaro. Le dispositif, précisé les jours suivants : élargissement de l'article 11 à « toute question législative » ; seuil du référendum d'initiative partagée abaissé à 2,5 millions de soutiens ; mécanisme permettant de surmonter une censure du Conseil constitutionnel par référendum ou par le Congrès ; « charte républicaine » constitutionnalisée mentionnant les « racines judéo-chrétiennes », des peines planchers, une restriction du droit du sol, une limitation des droits opposables à une mesure d'éloignement ; loi organique autorisant à écarter la jurisprudence européenne sur les « intérêts fondamentaux de la Nation ». Calendrier annoncé : pacte constitutionnel soumis au Parlement dès l'élection, consultation citoyenne à l'automne 2027. Verbatim : « En France la seule cour suprême, c'est le peuple, je lui donnerai le dernier mot » ; « Je veux que le peuple puisse censurer la censure ». (établi)

Les réponses sont datées et nommées. Yaël Braun-Pivet : la Constitution est « notre bien le plus précieux ». Nicolas Hervieu (Sciences Po) qualifie le dispositif de « révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier ». Mathieu Carpentier (Toulouse-Capitole) juge le mécanisme « totalement fantasmé ». Le 2 septembre à la Sorbonne, Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel : « L'État de droit est comme l'oxygène : on n'en mesure la nécessité vitale que lorsque l'on commence à en manquer » — sans nommer les responsables visés. (établi ; l'identité des personnes visées est non établie)

Les autres marqueurs. Le monde agricole, à Châlons le 28 août, la veille de la rentrée de Jordan Bardella au même endroit. La laïcité, avec une opposition portée sur l'applicabilité le 31 août et une extension revendiquée à l'université le 6 septembre. La Russie, avec « le KGB » le 6 septembre et la ligne portée par Bellamy le 5. Le vocabulaire employé le 28 août à Châlons — LFI qualifiée de « collabos », Philippe et Attal de « contaminés » — a été relevé par la presse (déclaré ; verbatim intégral non récupéré). Aucun programme ni ouvrage de campagne n'a été identifié. (non établi)

Son organisation

Président des Républicains depuis le 18 mai 2025, désigné candidat le 20 avril 2026, sénateur de la Vendée en exercice depuis le 13 novembre 2025. (établi) Adhérents : 121 617 inscrits au scrutin de mai 2025 ; aucun chiffre postérieur n'a été trouvé (réserve / non établi).

Direction de campagne, porte-parole, quartier général, mandataire financier : non établis. Aucune annonce d'équipe comparable à celle de Gabriel Attal du 3 septembre 2026 n'a été identifiée — écart observable entre deux candidatures du même champ à la même date. (non établi — cherché, non trouvé)

Meetings tenus : Vincennes le 20 juin 2026 ; Châlons le 28 août ; Boulogne-Billancourt le 31 août ; rentrée politique le 6 septembre. Meetings annoncés : non établis. (établi / non établi)

Prochains rendez-vous datables : sénatoriales du 27 septembre 2026 (178 sièges de la série 2) ; ouverture de la session ordinaire le 1er octobre ; dépôt du PLF 2027 annoncé pour le 30 septembre, vote solennel des crédits annoncé pour le 17 novembre. (établi pour les sénatoriales et la session ; réserve pour le calendrier budgétaire)

Ses chocs

26 août 2026 — l'appel à la primaire. Plus de 200 élus publient dans Le Figaro un appel visant l'ensemble des candidatures installées à droite et au centre, au motif verbatim qu'« à ce stade, personne n'émerge ». (déclaré)

27 août 2026 — la troisième candidature de droite. Xavier Bertrand se déclare candidat indépendant au Medef, quatre mois après la désignation d'avril : « Non, on n'est pas obligés de refaire les conneries à chaque fois. » (déclaré)

31 août – 6 septembre 2026 — la captation du terrain identitaire. L'annonce par Marine Le Pen d'un référendum incluant « la pénalisation du voile islamiste dans l'espace public » occupe la quasi-totalité de l'espace éditorial jusqu'au 6 septembre ; la réponse portée sur l'applicabilité place la candidature en position de commentaire d'un thème choisi par un autre camp. (établi pour la séquence ; l'appréciation est une réserve)

1-2 septembre 2026 — le décrochage d'image. Elabe mesure 23 % (-2) dans une vague où Marine Le Pen gagne 3 points et rejoint Jordan Bardella à 37 %. (établi)

5 septembre 2026 — la constitution du bloc national. La proposition de pacte d'Éric Ciotti, avec ses conditions programmatiques déposées publiquement, ferme l'espace situé entre la droite de gouvernement et le bloc national. (déclaré)

Ce que la grille regarde

  1. La publication d'une équipe de campagne nommée — directeur, porte-parole, mandataire financier, quartier général —, absente au 6 septembre alors qu'une candidature concurrente du même champ l'a publiée le 3 septembre.
  2. Le résultat des sénatoriales du 27 septembre 2026 : le rang du groupe Les Républicains dans la seule chambre disposant d'une majorité stable.
  3. Le vote du groupe sur le PLF 2027 — dépôt annoncé le 30 septembre, vote solennel des crédits annoncé pour le 17 novembre : vote, abstention ou censure sont trois positions observables.
  4. Le sort de l'hypothèse de primaire droite-centre au 31 décembre 2026 : un dispositif daté avec règlement et signataires, ou son absence à cette date.
  5. La première mesure intégrant simultanément Retailleau, Bertrand et Lisnard. Au 6 septembre, seul Cluster17 teste Lisnard (4,2 %) et aucun institut ne teste Bertrand.

Sources

  1. Sénat, fiche du sénateur Bruno Retailleau — https://www.senat.fr/senateur/retailleau_bruno04033b.html
  2. Wikipédia (EN), 2025 The Republicans (France) leadership electionhttps://en.wikipedia.org/wiki/2025_The_Republicans_(France)_leadership_election
  3. La Gazette France, 13/11/2025 — https://www.lagazettefrance.fr/article/bruno-retailleau-retour-en-terrain-connu-au-senat-avec-2027-dans-le-viseur
  4. Les Républicains, communiqué du 20/04/2026 — https://republicains.fr/actualites/2026/04/20/bruno-retailleau-largement-designe-comme-candidat-des-republicains-pour-lelection-presidentielle/
  5. Public Sénat, 20/06/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-jirai-jusquau-bout-de-lelection-pour-remettre-la-france-a-lendroit-clame-bruno-retailleau-a-son-premier-grand-meeting
  6. Public Sénat, 27/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-retailleau-attal-bertrand-philippe-les-candidatures-se-multiplient-a-droite-et-au-centre-mais-lhypothese-dune-primaire-divise-tou
  7. Orange / AFP, 28/08/2026 — https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-2027-retailleau-bertrand-lisnard-la-droite-face-au-casse-tete-de-la-primaire-magicExpress-CNT000002rCwLr.html
  8. Orange / AFP, 28/08/2026 — https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-retailleau-met-les-bouchees-doubles-pour-sa-rentree-CNT000002rzmrW.html
  9. CNews, 01/09/2026 — https://www.cnews.fr/france/2026-09-01/rentree-scolaire-bruno-retailleau-veut-creer-des-internats-disciplinaires-pour
  10. Public Sénat, 02-05/09/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-bruno-retailleau-propose-une-revolution-copernicienne-dans-laquelle-la-constitution-ne-serait-plus-le-bouclier-qui-prote
  11. Europe 1, 03/09/2026 — https://www.europe1.fr/politique/primaire-de-la-droite-revision-constitutionnelle-bruno-retailleau-se-livre-a-quelques-mois-de-lelection-presidentielle-1052840
  12. Titrespresse (agrégateur), 06/09/2026 — https://www.titrespresse.com/20276412603/bruno-retailleau-rn · https://www.titrespresse.com/20302872603/bruno-retailleau-bfm
  13. LCP, 02/09/2026, Richard Ferrand à la Sorbonne — https://lcp.fr/actualites/l-etat-de-droit-est-comme-l-oxygene-face-aux-critiques-du-conseil-constitutionnel
  14. Commission des sondages, notices 10239 à 10251 — index thématique : https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  15. Notice Ifop-Fiducial n° 10242 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10242-pres-barometre-election-pres-iv-v5-ifop-26-aout.pdf
  16. Notice Elabe n° 10245 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10245-pres-iv-elabe-29-aout.pdf
  17. Notice Ipsos bva n° 10250 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10250-pres-iv-ipsos-bva-le-parisien-5-septembre.pdf
  18. Notice Cluster17 / Le Point n° 10251 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10251-pres-iv-cluster-17-le-point-5-septembre.pdf
  19. Notice Cluster17 / Le Grand Continent n° 10246 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10246-pres-cluster17-le-grand-continent-31-aout.pdf
  20. Notice Toluna Harris / M6-RTL n° 10239 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10239-pres-toluna-harris-interactive-rtl-24-aout.pdf
  21. Notice Toluna Harris / CommStrat-L'Opinion n° 10240 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10240-pres-suivi-potentiel-electoral-v8-toluna-harris-interactive-26-aout.pdf
  22. Elabe, Observatoire politique de septembre 2026 — https://elabe.fr/lobservatoire-politique-septembre-2026/
  23. Odoxa, 27/08/2026 — https://www.odoxa.fr/sondage/et-la-meilleure-en-economie-est-marine-le-pen/
  24. Public Sénat, rapport de la CNCCFP sur les comptes des partis — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/explosion-des-micro-partis-formations-dans-le-rouge-aides-publiques-et-surprises-ce-que-revele-le-rapport-de-la-commission-des-comptes-de-campagne
  25. CNCCFP, élection présidentielle 2027 — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  26. Conseil constitutionnel, communiqué du 24/03/2022 (parrainages 2022) — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/liste-candidats-1ertour.html
  27. info.gouv.fr, présidentielle 2027 — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles
  28. info.gouv.fr, conseil des ministres du 31/08/2026 — https://www.info.gouv.fr/conseil-des-ministres/compte-rendu-du-conseil-des-ministres-du-31-08-2026
  29. Arcom, 09/07/2026 — https://www.arcom.fr/presse/pluralisme-politique-larcom-publie-son-rapport-sur-la-campagne-des-municipales-et-precise-les-modalites-de-mesure-des-temps-de-parole-des-personnalites-politiques
  30. France 24 / AFP, 05/09/2026, Éric Ciotti — https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260905-%C3%A9ric-ciotti-propose-%C3%A0-marine-le-pen-un-pacte-d-alliance-pour-la-pr%C3%A9sidentielle
  31. Public Sénat, 05/09/2026, François-Xavier Bellamy — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/francois-xavier-bellamy-retablir-des-relations-normales-avec-le-regime-de-poutine-serait-une-forme-de-trahison

Vides nommés : le nombre de maires et d'élus locaux se réclamant des Républicains après les municipales de mars 2026 — donnée décisive pour les 500 signatures — n'a pas pu être établi ; aucune équipe de campagne annoncée (directeur, porte-parole, mandataire financier, quartier général) ; aucun budget, aucune levée de fonds, aucun chiffre d'adhésions postérieur à mai 2025, aucun montant d'aide publique 2025 ; la référence du décret fixant le plafond de dépenses 2027 n'a pas été identifiée, d'où la divergence 16,8 / 16,9 M€ ; les dates de bascule équité → égalité restent inconnues ; le verbatim intégral des interventions du 28 août et du 6 septembre n'a pas été récupéré à la source (robots.txt, 403) ; aucun programme ni ouvrage ; aucun meeting annoncé ; les séries de sondages antérieures à juillet 2026 chez Ifop, Elabe et Ipsos n'ont pas pu être remontées, de sorte qu'aucune évolution n'est calculable chez ces trois instituts ; l'identité des responsables visés par Richard Ferrand le 2 septembre n'est pas établie ; aucune procédure de départage entre les trois candidatures de droite hors RN n'existe.

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Les candidats · Droite

Xavier Bertrand

confirmé · indépendant13 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé).

En une phrase

Président du conseil régional des Hauts-de-France depuis 2016, ancien ministre de la Santé puis du Travail, fondateur du mouvement Nous France, Xavier Bertrand a confirmé le 27 août 2026 à l'université de rentrée du Medef qu'il serait candidat — « Je le serai » — en annonçant une candidature indépendante et en refusant la primaire, tout en situant sa déclaration formelle à la fin de l'année 2026 ; aucun institut de sondage ne mesure à ce jour son intention de vote au premier tour.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
2002-2016Député de la 2ᵉ circonscription de l'Aisne ; maire de Saint-Quentin de 2010 à 2016réserve[1]
2004-2012Secrétaire d'État à l'Assurance maladie (2004-2005), ministre de la Santé et des Solidarités (2005-2007), ministre du Travail (2007-2009 puis 2010-2012) ; secrétaire général de l'UMP de 2008 à 2010réserve[1]
2016Élu président du conseil régional des Hauts-de-France ; réélu en 2021 avec 52,37 %réserve[1]
11/12/2017Quitte Les Républicains après l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du partiréserve[1]
décembre 2021Quatrième au congrès des Républicains désignant le candidat pour 2022 ; apporte ensuite son soutien à Valérie Pécresseréserve[1]
01/10/2022Lancement du mouvement Nous France à Saint-Quentin : « Nous France ne courra pas après les extrêmes. Écouter les sirènes de l'extrême-droite, c'est s'échouer sur les berges de l'échec. » (La fiche encyclopédique anglophone situe la fondation à « fin 2021 » — divergence non tranchée)réserve, divergence signalée[2] [1]
2025Apporte son soutien à Bruno Retailleau pour la présidence des Républicainsréserve[1]
03/08/2026Entretien au Figaro, repris par LCP : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route ». L'hypothèse d'une candidature indépendante est posée publiquement, la déclaration formelle étant située à la fin de 2026établi (article LCP daté)[3]
août 2026Entretien à Ouest-France, repris sur le site de son mouvement : « le moment n'est pas encore venu de déclarer ma candidature », l'annonce officielle étant située « autour de Noël ou du Nouvel An ». Le texte revendique pour Nous France des réseaux militants, des soutiens de maires, de présidents de départements et de parlementaires, et une collecte de fonds engagéedéclaré (publication du mouvement) ; jour exact non établi[4]
27/08/2026À l'université de rentrée du Medef (LaREF26, Roland-Garros), interrogé sur une candidature : « Je le serai. » Sur la primaire : « Non, on n'est pas obligés de refaire les conneries à chaque fois. » Sur la ligne : « Quand je me déclarerai, ce sera en candidat indépendant, je l'assume » ; « Si je n'ai pas été avec Macron, ce n'est pas pour aller avec ses héritiers »établi (Europe 1, article daté du 27/08/2026 à 10h34) / déclaré (verbatims repris par LCP)[5] [6]
27/08/2026Divergence de datation à signaler : LCP situe la confirmation au 26 août 2026, Europe 1 et France 3 Hauts-de-France au 27 août 2026. La divergence n'est pas tranchée iciréserve[6] [5]
27/08/2026Le même jour, participation au débat à sept de LaREF26 sur le court central de Roland-Garros — trois heures, avec Attal, Philippe, Glucksmann, Mélenchon, Le Pen, Retailleau et Tondelier. Thèmes : finances publiques, coût du travail, industrie, normesdéclaré (verbatims du débat non consolidés)[7]
06/09/2026Aucun événement de campagne, aucune déclaration nouvelle identifiés pour la semaine du 31 août au 6 septembrenon établi

Sa place — les mesures disponibles

Premier tour : la mesure n'existe pas. Aucune des douze notices déposées auprès de la Commission des sondages sous le thème « Présidentielle 2027 » entre le 24 août et le 5 septembre 2026 ne teste Xavier Bertrand dans une hypothèse d'intention de vote de premier tour. Les cinq instituts ayant produit des intentions de vote sur terrain de fenêtre — Ifop-Fiducial, Elabe, Ipsos bva, Cluster17, Toluna Harris Interactive — testent tous Bruno Retailleau et, pour Cluster17 seulement, David Lisnard et Dominique de Villepin. Aucun ne teste Bertrand. (établi — absence constatée dans les notices 10239 à 10251)

C'est le fait le plus lourd de cette section : un candidat qui a confirmé sa candidature le 27 août 2026 n'est mesuré par aucun institut dix jours plus tard. Ce constat porte sur la fenêtre du 24 août au 6 septembre 2026 ; il ne préjuge d'aucune mesure antérieure ou postérieure.

Les seules mesures qui le concernent.

InstitutCommanditaireTerrainMesureScore
Toluna Harris InteractiveCommStrat, L'Opinion29-30/07/2026Potentiel électoral, 58 personnalités testées, échelle « Oui, certainement » à « Non, certainement pas »19 %
ElabeLes Echos01-02/09/2026Image (très positive / plutôt positive / plutôt négative / très négative), 30 personnalités testéesvaleur non publiée

(établi pour Toluna — notice 10240 ; établi pour l'absence chez Elabe : Bertrand figure parmi les trente personnalités testées, mais son chiffre ne figure pas dans les éléments consultés, qui n'en restituent que dix)

Dans la mesure Toluna du 29-30 juillet, 19 % le situent à égalité avec François Hollande et Sarah Knafo, derrière Marine Le Pen (41 %), Édouard Philippe et Marion Maréchal (27 %), Bruno Retailleau et Éric Ciotti (24 %), Gabriel Attal (23 %), Raphaël Glucksmann, Jean-Louis Borloo et Sébastien Lecornu (21 %), Bernard Cazeneuve (19 %). (établi)

Seconds tours mesurés : aucun. Aucun institut de la fenêtre ne teste un duel de second tour incluant Xavier Bertrand. (établi — absence constatée)

Ce que les instituts ne mesurent pas. Ni son intention de vote, ni ses seconds tours, ni le partage de l'électorat de droite entre trois offres simultanées — Retailleau, Bertrand, Lisnard —, ni l'effet d'une candidature indépendante sur le score du candidat désigné par Les Républicains. La seule donnée s'en approchant est le score de Retailleau chez Cluster17 dans l'hypothèse où Lisnard est testé : 6,5 % redressé, contre 7,5 % sans lui, même terrain. L'écart d'un point est publié ; son imputation reste non établie. (établi pour les chiffres ; non établi pour la causalité)

Ses portes

Parrainages. Règle commune : 500 signatures d'élus habilités issues d'au moins trente départements, un dixième au plus par département ; environ 42 000 élus habilités ; recueil ouvert par le décret de convocation, non paru au 6 septembre 2026 ; clôture le 12 mars 2027 à 18 heures. (établi pour la règle ; non établi pour l'ouverture ; réserve pour la clôture)

La base revendiquée : le mouvement Nous France publie, dans la reprise de l'entretien à Ouest-France, l'existence de « réseaux militants », de soutiens de maires, de présidents de départements et de parlementaires. Aucun chiffre n'accompagne cette revendication — ni adhérents, ni élus, ni liste de signataires. (déclaré sans quantification) La base vérifiable est la présidence du conseil régional des Hauts-de-France ; le nombre de maires de la région ayant apporté un parrainage ou un soutien public reste non établi. Étalon daté : en 2022, le Conseil constitutionnel a reçu 13 672 présentations, en a validé 13 427, et douze candidats ont franchi le seuil. (établi — communiqué du 24 mars 2022)

Financement. Public : période de comptabilisation ouverte depuis le 1er avril 2026 ; plafond du premier tour affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr, divergence non tranchée ; avance forfaitaire de 200 000 € ; remboursement forfaitaire minimal d'environ 800 000 € ; dons plafonnés à 4 600 € par personne physique. (établi pour les règles ; réserve pour les montants) Déclaré : une collecte de fonds engagée, sans montant. Non public : aucun compte de parti au nom de Nous France identifié dans l'avis de la CNCCFP au titre de l'exercice 2024 ; aucun mandataire financier, aucun budget, aucun montant collecté. (non établi)

Exposition. Équité jusqu'à la campagne officielle, égalité ensuite (loi du 6 novembre 1962) ; recommandations de l'Arcom pour 2027, annoncées le 9 juillet 2026 pour l'automne, non parues ; sortie des diffusions nocturnes du décompte au 1er octobre 2026. Une candidature sans groupe parlementaire ni parti percevant l'aide publique dispose d'un temps d'antenne adossé à ses seules interventions ; le décompte réel n'a pas été établi.

Ses alliés

DateFaitCran
11/12/2017Départ des Républicainsréserve
01/10/2022Fondation de Nous France, avec pour ligne fondatrice le refus de toute alliance avec l'extrême droite : « Écouter les sirènes de l'extrême-droite, c'est s'échouer sur les berges de l'échec »réserve
2025Soutien apporté à Bruno Retailleau pour la présidence des Républicainsréserve
20/04/2026Désignation de Bruno Retailleau par les adhérents des Républicains — la voie de la candidature du parti est occupéeétabli
26/08/2026Appel de plus de 200 élus menés par Hervé Morin à une primaire ouverte, publié dans Le Figarodéclaré
27/08/2026Refus public de la primaire : « Non, on n'est pas obligés de refaire les conneries à chaque fois »déclaré
27/08/2026Refus public d'un ralliement au bloc central : « Si je n'ai pas été avec Macron, ce n'est pas pour aller avec ses héritiers »déclaré
03/09/2026Gabriel Attal, présentant son équipe : « Je n'ai pas le même projet qu'Édouard Philippe » — le bloc central se divise sans se recomposer avec la droite hors LRétabli
06/09/2026François Bayrou relance l'hypothèse d'une « grande primaire » du PS aux gaullistes sur Europe 1 / CNews / Les Échosdéclaré
Ralliements individuels nommés, refus nommés, accords de parti : non établis. Aucune liste de soutiens publiée, aucun refus nommément adressé à cette candidature n'a été identifiénon établi

Procédure de désignation : aucune. La candidature est portée hors de toute procédure interne à un parti représenté au Parlement ; le mouvement Nous France n'a organisé, à la connaissance de ce dossier, aucun scrutin de désignation. (non établi — cherché, non trouvé)

Son récit

La formule d'entrée, 27 août 2026. Deux mots — « Je le serai » — en réponse à une question du Medef, dans le même lieu et le même jour que le premier débat à sept de la campagne. La séquence installe simultanément la candidature et le refus de la primaire. (déclaré)

La ligne, énoncée en trois refus datés du 27 août. Refus de la primaire : « Non, on n'est pas obligés de refaire les conneries à chaque fois. » Refus de l'étiquette de parti : « Quand je me déclarerai, ce sera en candidat indépendant, je l'assume. » Refus du bloc central : « Si je n'ai pas été avec Macron, ce n'est pas pour aller avec ses héritiers. » À quoi s'ajoute, le 3 août : « Je n'ai pas le profil d'une prise de guerre, je trace ma route. » (déclaré pour les trois premiers ; établi pour le quatrième)

Le contenu programmatique publiquement identifiable. La reprise de l'entretien à Ouest-France met en avant des dispositifs régionaux présentés comme transposables au plan national — allocation de rentrée universelle pour les lycéens, soutien financier aux familles qui travaillent — et deux priorités budgétaires : décentralisation et protection culturelle. La ligne y est décrite comme « une droite gaulliste sans jamais composer avec les extrêmes ». (déclaré — publication du mouvement ; texte intégral non lu à la source) Aucun programme de campagne, aucun ouvrage n'a été identifié. (non établi)

La tension de calendrier. Le 3 août puis en août dans Ouest-France, la déclaration formelle est située « autour de Noël ou du Nouvel An ». Le 27 août, la candidature est confirmée au présent. Les deux énoncés coexistent dans le même mois ; la nature exacte de l'acte du 27 août — confirmation d'intention ou déclaration — n'a pas été tranchée par une source primaire. (réserve, ambiguïté signalée et non comblée)

Son organisation

Le mouvement. Nous France, fondé le 1er octobre 2022 à Saint-Quentin selon la presse locale, « fin 2021 » selon la fiche encyclopédique anglophone — divergence signalée. Il dispose d'un site propre (nousfrance.fr) qui republie les entretiens de son fondateur. (réserve) Adhérents, statuts, instances, comptes déposés : non établis. (non établi)

Direction de campagne, porte-parole, quartier général, mandataire financier : non établis. Aucune annonce d'équipe n'a été identifiée. (non établi)

Base institutionnelle en exercice. Présidence du conseil régional des Hauts-de-France depuis 2016, reconduite en 2021 avec 52,37 %. (réserve) C'est le seul mandat exécutif en cours identifié, et l'appareil administratif effectivement à sa disposition, distinct d'un appareil de campagne.

Meetings tenus et annoncés. Aucun meeting de campagne n'a été identifié ; les apparitions publiques datées de la période sont l'université de rentrée du Medef du 27 août 2026 et le débat à sept du même jour. (établi pour ces deux dates ; non établi pour tout meeting)

Prochains rendez-vous datables. La déclaration formelle annoncée pour la fin de 2026 est le seul rendez-vous propre à cette candidature. Échéances communes : sénatoriales du 27 septembre, session ordinaire le 1er octobre, dépôt du PLF 2027 annoncé pour le 30 septembre. (déclaré / réserve)

Ses chocs

20 avril 2026 — la désignation de Bruno Retailleau. La consultation des adhérents écarte la primaire par 73,8 % des votants et attribue la candidature du parti : la voie interne se ferme quatre mois avant la confirmation du 27 août. (établi)

26 août 2026 — l'appel Morin. Plus de 200 élus publient dans Le Figaro un appel à une primaire ouverte — « à ce stade, personne n'émerge » — visant l'ensemble des candidatures de droite et du centre ; le refus opposé le lendemain le range parmi ceux qui la déclinent. (déclaré)

27 août 2026 — le premier débat. Le débat à sept de LaREF26 réunit sur le court central de Roland-Garros Attal, Philippe, Glucksmann, Mélenchon, Le Pen, Retailleau et Tondelier — trois heures. La composition exacte du plateau, et donc l'appartenance de Bertrand à celui-ci, n'a pas pu être consolidée, les comptes rendus détaillés étant restés inaccessibles. (réserve)

24 août – 5 septembre 2026 — l'absence de mesure. Douze notices déposées, cinq instituts produisant des intentions de vote, aucun ne testant cette candidature. (établi — absence constatée)

31 août – 6 septembre 2026 — la captation du débat par le thème du voile. L'annonce du 31 août par Marine Le Pen occupe la quasi-totalité de l'espace éditorial de la semaine ; aucune prise de position publique de Xavier Bertrand sur ce thème n'a été identifiée. (non établi — cherché, non trouvé)

Ce que la grille regarde

  1. La date et la forme de la déclaration formelle, annoncée « autour de Noël ou du Nouvel An » et confirmée au présent le 27 août. Un acte daté — meeting, lettre, conférence de presse — trancherait l'ambiguïté sur la nature de l'acte du 27 août.
  2. La première mesure d'intention de vote le testant : sa date et l'institut qui la produit sont un signal en eux-mêmes, indépendamment du chiffre.
  3. La publication d'une liste nominative de soutiens d'élus. Le mouvement revendique des maires, des présidents de département et des parlementaires sans les nommer ni les compter ; une liste avec noms et nombre est le premier fait vérifiable sur sa base de parrainages.
  4. La désignation d'un mandataire financier, formalité publique et datable, la période de comptabilisation courant depuis le 1er avril 2026.
  5. Le sort de l'hypothèse de primaire droite-centre au 31 décembre 2026. Bayrou l'a relancée le 6 septembre ; Bertrand, Attal et Philippe l'ont refusée.

Sources

  1. Wikipédia (EN), Xavier Bertrandhttps://en.wikipedia.org/wiki/Xavier_Bertrand
  2. L'Observateur, 03/10/2022 — https://www.lobservateur.fr/xavier-bertrand-lance-son-parti-nous-france-deja-tourne-vers-2027/
  3. LCP, 03/08/2026 — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-xavier-bertrand-indique-tester-ses-idees-et-envisager-de-concourir-en
  4. Nous France, reprise d'un entretien à Ouest-France, août 2026 — https://www.nousfrance.fr/2026/08/xavier-bertrand-presque-candidat-a-la-presidentielle-ouest-france/
  5. Europe 1, 27/08/2026 — https://www.europe1.fr/politique/presidentielle-2027-xavier-bertrand-annonce-sa-candidature-lors-de-luniversite-de-rentree-du-medef-1037639
  6. LCP, liste des candidats déclarés (mise à jour 04/09/2026) — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  7. Public Sénat, débat du Medef du 27/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ce-qui-ma-surpris-cest-le-premier-debat-de-la-presidentielle-vu-par-les-chefs-dentreprise-presents-a-luniversite-dete-du-medef
  8. France 3 Hauts-de-France, 27/08/2026 — https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/je-le-serai-xavier-bertrand-annonce-sa-candidature-a-l-election-presidentielle-et-s-exprime-sur-d-eventuelles-primaires-3407339.html
  9. Public Sénat, 27/08/2026, candidatures à droite et au centre — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-retailleau-attal-bertrand-philippe-les-candidatures-se-multiplient-a-droite-et-au-centre-mais-lhypothese-dune-primaire-divise-tou
  10. Commission des sondages, index thématique « Présidentielle 2027 » — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  11. Commission des sondages, notice Toluna Harris / CommStrat-L'Opinion n° 10240 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10240-pres-suivi-potentiel-electoral-v8-toluna-harris-interactive-26-aout.pdf
  12. Commission des sondages, notice Elabe / Les Echos n° 10247 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10247-pres-observatoire-politique-elabe-3-septembre.pdf
  13. Commission des sondages, notice Cluster17 / Le Point n° 10251 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10251-pres-iv-cluster-17-le-point-5-septembre.pdf
  14. Conseil constitutionnel, communiqué du 24/03/2022 sur la liste des candidats — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/liste-candidats-1ertour.html
  15. CNCCFP, élection présidentielle 2027 — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  16. info.gouv.fr, présidentielle 2027 — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles
  17. Arcom, 09/07/2026 — https://www.arcom.fr/presse/pluralisme-politique-larcom-publie-son-rapport-sur-la-campagne-des-municipales-et-precise-les-modalites-de-mesure-des-temps-de-parole-des-personnalites-politiques
  18. LCP, 03/09/2026, équipe de campagne de Gabriel Attal — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-gabriel-attal-presente-son-equipe-de-campagne-et-promet-de-ne-pas-faire
  19. Titrespresse, 06/09/2026, François Bayrou sur Europe 1 / CNews / Les Échoshttps://www.titrespresse.com/20291372603/francois-bayrou-modem

Vides nommés : la nature exacte de l'acte du 27 août 2026 — confirmation d'intention ou déclaration formelle — n'est pas tranchée par une source primaire, deux énoncés du même mois coexistant (« Je le serai » le 27 août ; déclaration située « autour de Noël ou du Nouvel An » dans l'entretien à Ouest-France) ; la date de cette confirmation diverge selon les sources, LCP écrivant le 26 août, Europe 1 et France 3 le 27 août ; la date de fondation de Nous France diverge entre le 1er octobre 2022 (presse locale) et « fin 2021 » (fiche encyclopédique) ; aucun chiffre d'adhérents, d'élus soutiens ou de comptes déposés n'a été trouvé pour Nous France ; aucun mandataire financier, aucun budget, aucun montant collecté ; aucune équipe de campagne, aucun porte-parole, aucun quartier général, aucun meeting ; aucun institut ne mesure son intention de vote de premier tour ni aucun second tour dans la fenêtre du 24 août au 6 septembre 2026, et sa valeur d'image chez Elabe, bien qu'il figure parmi les trente personnalités testées, n'est pas publiée dans les éléments consultés ; la composition exacte du plateau du débat du Medef du 27 août n'a pas pu être consolidée ; aucune prise de position sur le thème dominant de la semaine du 31 août au 6 septembre n'a été identifiée.

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Les candidats · Droite

David Lisnard

déclaré · Nouvelle Énergie15 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé).

En une phrase

Maire de Cannes depuis 2014, réélu au premier tour en mars 2026 avec 81,11 %, président de l'Association des maires de France depuis novembre 2021 et fondateur du mouvement Nouvelle Énergie, David Lisnard a quitté Les Républicains le 25 mars 2026 et porte une candidature déclarée fin mars 2026 ; il est testé par un seul institut au premier tour — 4,2 % chez Cluster17 fin août — et domine simultanément le classement des cotes d'avenir de Verian à 41 %, deux mesures qui ne portent pas sur la même question.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
2001-2014Conseiller municipal puis adjoint au maire de Cannes ; conseiller départemental des Alpes-Maritimes à partir du 16/03/2008réserve[1]
05/04/2014Entrée en fonction comme maire de Cannes ; réélu au premier tour en mars 2020 avec 88,1 %réserve[1]
20/07/2017Président de la communauté d'agglomération Cannes Pays de Lérinsréserve[1]
juin 2021Fondation du mouvement Nouvelle Énergie. La fiche encyclopédique francophone date la structure de 2014 et situe en 2021 son organisation nationale ; la fiche anglophone date la fondation de juin 2021 — divergence non tranchéeréserve, divergence signalée[1] [2]
novembre 2021Élu président de l'Association des maires de France avec 62,34 % des voixréserve[1] [3]
Réélu président de l'AMF (date et score non établis ; une dépêche régionale atteste une réélection sans que sa date ait pu être fixée)non établi (date)[3]
début 2025Annonce d'une intention de concourir en 2027. Verbatim rapporté : « Je serai de la compétition »réserve[1] [4]
2023-2024Six sénateurs élus se rattachant à Nouvelle Énergie ; Alexandra Martin, députée de la 8ᵉ circonscription des Alpes-Maritimes, secrétaire générale du mouvementréserve[2]
mars 2026Réélu maire de Cannes au premier tour avec 81,11 %réserve[1]
25/03/2026Quitte Les Républicains, mettant en cause le processus de désignation du candidat du partiréserve[1]
fin mars 2026Déclaration de candidature à l'élection présidentielle. LCP situe la déclaration « fin mars 2026 » sans date de jour ; aucune source primaire datée n'a été retrouvéeréserve, jour non établi[5]
30/08 – 01/09/2026Verian pour Le Figaro Magazine : première cote d'avenir, à 41 %, à égalité avec Marine Tondelierétabli[6]
28/08/2026Tribune dans Le Monde, republiée sur le site de son mouvement : « Sans une grande primaire ouverte à tous, la droite et le centre ne seront pas en mesure de l'emporter »établi (texte signé, republié à la source)[7]
31/08 – 01/09/2026Cluster17 pour Le Point : premier institut à le tester en intention de vote, 4,2 % redressé dans la troisième hypothèse (3,6 % brut)établi[8]
06/09/2026Aucun événement de campagne, aucune déclaration nouvelle identifiés pour la semaine du 31 août au 6 septembre, au-delà de la tribune du 28 aoûtnon établi

Sa place — les mesures disponibles

Premier tour : un seul institut le teste.

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026Hypothèse 3 : Philippe au centre, Glucksmann, Ruffin, Villepin et Lisnard — brut 3,64,2 % redressé
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026sept hypothèsesnon testé
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026six configurationsnon testé
Ipsos bvaLe Parisien, avec CESI31/08-02/09/2026six hypothèsesnon testé
Toluna Harris InteractiveM6, RTL18-19/08/2026cinq hypothèsesnon testé

(établi pour chaque ligne, y compris les absences, constatées dans les notices 10239 à 10251 déposées à la Commission des sondages)

Deux propriétés de cette mesure unique doivent être posées avec elle. Cluster17 est le seul institut de la fenêtre à publier ses bruts à côté de ses redressés, et le seul à déclarer un redressement par probabilité de participation. Il est aussi le seul à tester Dominique de Villepin (3,2 à 4,0 %) : son offre de candidats n'est homogène avec aucun autre questionnaire. Rapprocher les 4,2 % de Cluster17 d'une absence chez les quatre autres instituts revient à rapprocher une mesure d'une non-mesure. (établi pour les faits ; le raisonnement est une réserve)

Seconds tours mesurés : aucun. Aucun institut ne teste un duel de second tour incluant David Lisnard. (établi — absence constatée)

Cote d'avenir et image. Verian pour Le Figaro Magazine, terrain 30/08-01/09/2026, 1 000 personnes de 18 ans et plus, redressement sociodémographique seul : premier ex æquo des cotes d'avenir avec 41 %, à égalité avec Marine Tondelier, devant Bruno Le Maire (29 %), Olivier Faure et Michel Barnier (27 %). (établi — notice 10248)

Ce chiffre appelle un signalement d'incomparabilité. La « cote d'avenir » de Verian et l'« image positive » d'Elabe ne mesurent pas la même chose et produisent des classements opposés : Lisnard et Tondelier dominent chez Verian, tandis que le haut du tableau Elabe est occupé par Bardella et Le Pen (37 % chacun). Verian ne déclare qu'un redressement sociodémographique, sur une base « 18 ans et plus » sans filtre d'inscription ; Elabe redresse sur les votes de 2022 et 2024. Aucun rapprochement n'est licite entre ces deux séries, ni entre l'une d'elles et une intention de vote. (établi pour les paramètres ; l'incomparabilité est une réserve)

Ce que les instituts ne mesurent pas. Sa valeur d'image chez Elabe n'a pas été trouvée, trente personnalités y étant testées et dix seulement chiffrées dans les éléments consultés. Aucun institut ne mesure le partage de l'électorat de droite entre Retailleau, Bertrand et Lisnard. Aucune série chaînable n'existe : la mesure Cluster17 de fin août est la première le concernant, l'hypothèse le testant n'ayant pas d'antécédent dans la vague du 22-24 juillet. (établi pour les absences ; non établi pour toute évolution)

Ses portes

Parrainages. Règle commune : 500 signatures d'élus habilités issues d'au moins trente départements, un dixième au plus par département ; environ 42 000 élus habilités ; recueil ouvert par le décret de convocation, non paru au 6 septembre 2026 ; clôture le 12 mars 2027 à 18 heures. (établi pour la règle ; non établi pour l'ouverture ; réserve pour la clôture)

La base est la donnée la plus singulière de ce dossier. La présidence de l'Association des maires de France place son titulaire à la tête de la structure représentative du corps même dont procèdent les parrainages, les maires formant la très grande majorité des quelque 42 000 élus habilités. Cette position n'emporte par elle-même aucun parrainage : l'AMF est une association pluraliste, dont la charte de neutralité n'a pas été consultée ici, et aucune de ses instances n'a été identifiée comme prenant position sur une candidature. (non établi pour toute position de l'AMF) La base propre au mouvement est déclarée à plus de 11 000 adhérents en 2025, avec une présence revendiquée dans plus de soixante-dix départements, six sénateurs et une députée. (réserve — fiche encyclopédique non recoupée) Étalon daté : en 2022, le Conseil constitutionnel a reçu 13 672 présentations, en a validé 13 427, et douze candidats ont franchi le seuil. (établi)

Financement. Public : période de comptabilisation ouverte depuis le 1er avril 2026 ; plafond du premier tour affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr, divergence non tranchée ; avance forfaitaire de 200 000 € ; remboursement forfaitaire minimal d'environ 800 000 € ; dons plafonnés à 4 600 € par personne physique. (établi pour les règles ; réserve pour les montants) Non public : aucun compte de parti au nom de Nouvelle Énergie identifié dans le dernier avis de la CNCCFP consulté par voie secondaire ; aucun mandataire financier, aucun budget, aucun montant collecté. L'avis relatif à l'exercice 2024 recense 635 partis enregistrés, onze d'entre eux concentrant 99 % des 66 M€ d'aide publique — Nouvelle Énergie ne figure pas parmi les formations citées. (réserve pour les chiffres généraux ; non établi pour Nouvelle Énergie)

Exposition. Équité jusqu'à la campagne officielle, égalité ensuite (loi du 6 novembre 1962) ; recommandations de l'Arcom pour 2027, annoncées le 9 juillet 2026 pour l'automne, non parues ; sortie des diffusions nocturnes du décompte au 1er octobre 2026. Le décompte réel n'a pas été établi.

Ses alliés

DateFaitCran
juin 2021Fondation ou organisation nationale de Nouvelle Énergie ; six sénateurs s'y rattachent en 2023, Alexandra Martin, députée des Alpes-Maritimes, en devient secrétaire générale en 2024réserve
novembre 2021Élection à la présidence de l'AMF avec 62,34 % — position institutionnelle transpartisane, distincte de tout soutien politiqueréserve
25/03/2026Départ des Républicains, avec mise en cause du processus de désignationréserve
20/04/2026Désignation de Bruno Retailleau par les adhérents des Républicainsétabli
28/08/2026Tribune dans Le Monde pour une primaire ouverte à toute la droite et au centre, adossée à un appel de mairesétabli
26/08/2026Appel convergent de plus de 200 élus menés par Hervé Morin dans Le Figaro, dispositif proposé : 300 parrainages de maires dans 30 départements. Verbatim Morin : « À ce stade, personne n'émerge »déclaré
27-28/08/2026Xavier Bertrand refuse la primaire — « Non, on n'est pas obligés de refaire les conneries à chaque fois » ; Bruno Retailleau, France 2 : « Je n'ai jamais dit non par principe à la primaire (…) Je n'y crois pas »déclaré
31/08/2026Édouard Philippe, à la Foire de Châlons, propose une autre voie : « Faire le rassemblement de la droite et du centre » par investiture uniqueréserve (date) / déclaré (verbatim)
03/09/2026Gabriel Attal : « Je n'ai pas le même projet qu'Édouard Philippe »établi
06/09/2026François Bayrou porte la demande de « grande primaire » du PS aux gaullistes sur Europe 1 / CNews / Les Échos : « Les choix des deux extrêmes plongeraient la France dans une situation dont elle ne sortirait pas »déclaré
Ralliements nominatifs, refus nominatifs, accords de parti concernant cette candidature : non établisnon établi

Procédure de désignation : aucune. La candidature est portée par un mouvement propre, hors de toute procédure de parti. (non établi — cherché, non trouvé)

Son récit

La primaire ouverte, 28 août 2026, tribune dans Le Monde. C'est la pièce écrite et signée la plus substantielle produite par cette candidature dans la fenêtre. Le titre porte la thèse : « Sans une grande primaire ouverte à tous, la droite et le centre ne seront pas en mesure de l'emporter. » Le texte pose comme prémisse qu'« aucun candidat naturel ne s'impose à droite et au centre », énonce qu'« il apparaît donc incontournable d'organiser une grande primaire ouverte », et décrit ce dispositif comme « une confrontation de personnalités et projets ». Le précédent invoqué est la primaire de la droite et du centre de 2016, « qui a mobilisé plus de quatre millions de participants ». (établi — texte republié à la source par le mouvement) Aucun cosignataire n'est mentionné dans le texte republié ; l'appel de maires associé n'a pas pu être lu à la source. (non établi)

La séquence. La tribune paraît deux jours après l'appel de plus de 200 élus mené par Hervé Morin dans Le Figaro, le jour même où Bruno Retailleau déclare sur France 2 accepter le principe d'une primaire sans en croire la faisabilité, et le lendemain du refus frontal opposé par Xavier Bertrand au Medef. Le 6 septembre, François Bayrou reprend la demande à un périmètre plus large. La demande de primaire atteint son maximum d'expression publique dans la quinzaine où ses trois débouchés possibles — Retailleau, Bertrand, le bloc central — la déclinent chacun pour un motif distinct. (établi pour les faits datés ; la lecture d'ensemble est une réserve)

La ligne de fond. Les éléments programmatiques publiquement identifiables tiennent au registre libéral et décentralisateur porté par le mouvement ; aucun programme de campagne, aucun ouvrage n'a été identifié. Un reportage régional antérieur porte pour titre la formule « Être propriétaire de sa vie », mais la page n'a pas pu être lue, le site opposant robots.txt. (non établi) Aucune prise de position de David Lisnard n'a été identifiée sur le thème qui a capté la quasi-totalité de l'espace éditorial du 31 août au 6 septembre — la proposition de référendum du RN incluant la pénalisation du voile dans l'espace public. (non établi — cherché, non trouvé)

Son organisation

Le mouvement. Nouvelle Énergie, présidé par David Lisnard. Instances identifiées : Alexandra Martin, secrétaire générale ; Romain Marsily, directeur général ; Hervé Novelli, chargé du projet politique depuis 2024 ; Quentin Hoster, directeur général adjoint depuis 2025 ; organisation de jeunesse « Les Jeunes Énergies », dirigée par Marion Beaudin. Adhérents déclarés : plus de 11 000 en 2025 ; présence revendiquée dans plus de soixante-dix départements. (réserve — fiche encyclopédique non recoupée ; organigramme non vérifié sur le site du mouvement)

Direction de campagne, porte-parole, quartier général, mandataire financier : non établis. Les fonctions ci-dessus sont celles du mouvement, non celles d'une équipe de campagne présidentielle, dont aucune annonce n'a été identifiée. (non établi)

Base institutionnelle en exercice. Mairie de Cannes, mandat renouvelé au premier tour en mars 2026 avec 81,11 % ; communauté d'agglomération Cannes Pays de Lérins depuis le 20 juillet 2017 ; Association des maires de France depuis novembre 2021. (réserve)

Meetings tenus et annoncés : non établis. La production publique identifiable de la fenêtre est un texte écrit — la tribune du 28 août. (non établi pour les meetings ; établi pour la tribune)

Prochains rendez-vous datables. Le congrès annuel de l'AMF, traditionnellement tenu en novembre à Paris, serait le rendez-vous institutionnel le plus lourd du calendrier de son titulaire ; ni sa date ni sa tenue en 2026 n'ont pu être établies. Échéances communes : sénatoriales du 27 septembre, session ordinaire le 1er octobre, dépôt du PLF 2027 annoncé pour le 30 septembre — ce dernier portant, selon la presse spécialisée, un effort de 6 à 7 milliards d'euros demandé aux collectivités locales, sujet qui relève de l'association qu'il préside. (non établi pour le congrès ; réserve pour le PLF)

Ses chocs

25 mars 2026 — le départ des Républicains, motivé publiquement par une mise en cause du processus de désignation. Il précède de moins d'un mois la consultation des adhérents et fait de cette candidature une candidature hors parti représenté au Parlement. (réserve — la formulation exacte du grief n'a pas été retrouvée au verbatim)

20 avril 2026 — la désignation de Bruno Retailleau. La consultation des adhérents écarte la primaire par 73,8 % des votants et attribue la candidature du parti. (établi)

26-28 août 2026 — la demande de primaire et son refus simultané. L'appel Morin du 26, la tribune du 28, la réponse de Retailleau du 28 et le refus de Bertrand du 27 forment une séquence de trois jours au terme de laquelle la demande est maximale et le dispositif introuvable. (établi pour les dates ; réserve pour la lecture)

30 août – 2 septembre 2026 — deux mesures opposées la même semaine. Verian le place premier ex æquo des cotes d'avenir à 41 % (terrain 30/08-01/09) ; Cluster17 le mesure à 4,2 % d'intention de vote (terrain 31/08-01/09). Les deux chiffres sont établis, portent sur la même semaine, et ne mesurent pas la même chose. (établi ; l'incomparabilité est une réserve)

5 septembre 2026 — la constitution du bloc national. La proposition de « pacte d'alliance » d'Éric Ciotti à Marine Le Pen, devant plusieurs milliers de personnes à Levens, avec des conditions programmatiques déposées publiquement, ferme l'espace situé à droite des candidatures de gouvernement. (déclaré)

Ce que la grille regarde

  1. L'apparition de sa mesure chez un deuxième institut. Au 6 septembre, un seul questionnaire le teste, dans une offre homogène avec aucune autre ; la date et la configuration du deuxième rendront son score comparable pour la première fois.
  2. Le sort de l'hypothèse de primaire droite-centre au 31 décembre 2026. La tribune du 28 août est la pièce écrite qui la porte : un dispositif daté avec règlement, corps électoral et signataires, ou son absence à cette date.
  3. La tenue et le contenu du congrès de l'AMF, rendez-vous annuel de novembre du corps dont procèdent les parrainages : sa date, la présence ou l'absence des candidats déclarés, la position prise ou non par l'association sur le volet « collectivités » du PLF 2027.
  4. La position publique sur le PLF 2027, annoncé pour le 30 septembre avec un effort de 6 à 7 milliards d'euros demandé aux collectivités. Le président de l'AMF et le candidat s'expriment sur le même objet dans la même fenêtre.
  5. La désignation d'un mandataire financier et la publication d'une équipe de campagne, aucune des deux n'existant au 6 septembre alors que la période de comptabilisation court depuis le 1er avril 2026.

Sources

  1. Wikipédia (EN), David Lisnardhttps://en.wikipedia.org/wiki/David_Lisnard
  2. Wikipédia (FR), Nouvelle Énergiehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_%C3%89nergie
  3. France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, réélection à la présidence de l'AMF — https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/cannes/le-maire-de-cannes-david-lisnard-reelu-president-de-l-association-des-maires-de-france-amf-2877458.html
  4. AMF, Maires de France, élection à la présidence — https://mairesdefrance.com/m/themes/david-lisnard-elu-nouveau-president-AMF-article-1048-0
  5. LCP, liste des candidats déclarés (mise à jour 04/09/2026) — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  6. Commission des sondages, notice Verian / Le Figaro Magazine n° 10248 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10248-pres-barometre-politique-verian-3-septembre.pdf
  7. Nouvelle Énergie, republication de la tribune parue dans Le Monde le 28/08/2026 — https://www.unenouvelleenergie.fr/sans-une-grande-primaire-ouverte--tous-la-droite-et-le-centre-ne-seront-pas-en-mesure-de-lemporter/
  8. Commission des sondages, notice Cluster17 / Le Point n° 10251 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10251-pres-iv-cluster-17-le-point-5-septembre.pdf
  9. Commission des sondages, notice Elabe / Les Echos n° 10247 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10247-pres-observatoire-politique-elabe-3-septembre.pdf
  10. Commission des sondages, index thématique « Présidentielle 2027 » — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  11. Public Sénat, 27/08/2026, candidatures et primaire à droite et au centre — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-retailleau-attal-bertrand-philippe-les-candidatures-se-multiplient-a-droite-et-au-centre-mais-lhypothese-dune-primaire-divise-tou
  12. Orange / AFP, 28/08/2026, la droite et la primaire — https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-2027-retailleau-bertrand-lisnard-la-droite-face-au-casse-tete-de-la-primaire-magicExpress-CNT000002rCwLr.html
  13. France 3 Grand Est, 31/08/2026, Édouard Philippe à Châlons — https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/marne/chalons-en-champagne/faire-le-rassemblement-de-la-droite-et-du-centre-a-la-foire-de-chalons-edouard-philippe-plaide-pour-une-investiture-unique-3408872.html
  14. Titrespresse, 06/09/2026, François Bayrou — https://www.titrespresse.com/20291372603/francois-bayrou-modem
  15. Conseil constitutionnel, communiqué du 24/03/2022 — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/liste-candidats-1ertour.html
  16. CNCCFP, élection présidentielle 2027 — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  17. Public Sénat, rapport de la CNCCFP sur les comptes des partis — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/explosion-des-micro-partis-formations-dans-le-rouge-aides-publiques-et-surprises-ce-que-revele-le-rapport-de-la-commission-des-comptes-de-campagne
  18. info.gouv.fr, présidentielle 2027 — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles
  19. Arcom, 09/07/2026 — https://www.arcom.fr/presse/pluralisme-politique-larcom-publie-son-rapport-sur-la-campagne-des-municipales-et-precise-les-modalites-de-mesure-des-temps-de-parole-des-personnalites-politiques
  20. La Gazette des communes, PLF 2027 et collectivités — https://www.lagazettedescommunes.com/club-finances/finances-publiques/lois-de-finances/plf-2027-le-gouvernement-mise-sur-de-nouvelles-economies-pour-les-collectivites.XARMSSHARFEERJCWUUYLFTQJFE.html
  21. France 24 / AFP, 05/09/2026, Éric Ciotti — https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260905-%C3%A9ric-ciotti-propose-%C3%A0-marine-le-pen-un-pacte-d-alliance-pour-la-pr%C3%A9sidentielle

Vides nommés : la date de jour de sa déclaration de candidature n'a pas été établie, LCP écrivant seulement « fin mars 2026 » ; la date de fondation de Nouvelle Énergie diverge entre 2014 (fiche francophone, organisation nationale en 2021) et juin 2021 (fiche anglophone) ; la date de sa réélection à la présidence de l'AMF n'a pas été fixée ; la formulation exacte du grief adressé au processus de désignation des Républicains lors de son départ du 25 mars 2026 n'a pas été retrouvée au verbatim ; l'organigramme du mouvement et son nombre d'adhérents reposent sur une fiche encyclopédique non recoupée ; aucun compte déposé à la CNCCFP au nom de Nouvelle Énergie, aucun mandataire financier, aucun budget, aucun montant collecté ; aucune équipe de campagne, aucun porte-parole, aucun quartier général, aucun meeting ; la date et la tenue du congrès 2026 de l'AMF ne sont pas établies, non plus qu'aucune position de l'association ou de ses instances sur une candidature, sa charte de neutralité n'ayant pas été consultée ; aucune prise de position sur le thème dominant de la semaine du 31 août au 6 septembre ; sa valeur d'image chez Elabe n'est pas publiée dans les éléments consultés ; un seul institut le teste en intention de vote, ce qui interdit toute comparaison de niveau et toute série.

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Les candidats · National

Marine Le Pen

déclarée · Rassemblement national · avec Jordan Bardella20 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

avec Jordan Bardella pour Matignon

Arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé). Les éléments judiciaires figurent en faits de procédure datés, pour ce qu'ils emportent sur la candidature ; les divergences de quantum entre sources sont reproduites telles quelles.

En une phrase

Candidate du Rassemblement national, confirmée le 7 juillet 2026 — jour de l'arrêt d'appel qui laisse sa candidature possible — avec Jordan Bardella annoncé pour Matignon, Marine Le Pen est mesurée entre 29,2 % et 38 % au premier tour selon les instituts et les configurations, en tête de toutes les hypothèses testées, gagnante de tous les seconds tours mesurés dans la fenêtre du 18 août au 2 septembre 2026, et un pourvoi en cassation reste pendant, dont l'arrêt est annoncé pour le début du printemps 2027.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
10/04/2022Premier tour de 2022 : 23,15 % des suffrages exprimés, deuxième position ; qualifiée pour le second tour du 24 avrilétabli[1]
05/11/2022Jordan Bardella élu président du Rassemblement national ; Marine Le Pen préside le groupe RN à l'Assemblée nationaleréserve[3]
septembre 2023Candidature annoncée pour 2027 : « Je suis la candidate naturelle de mon camp à la présidentielle de 2027 »réserve[2]
31/03/2025Condamnation en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national : quatre ans d'emprisonnement, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, qui fait courir l'inéligibilité à compter de cette dateréserve[4]
15 et 22/03/2026Municipales : l'extrême droite passe de 17 communes en 2020 à 62 communes, environ 3 000 conseillers municipaux, dont Nice ; Marseille, Nîmes et Toulon ne basculent pas. Une source non retenue avance 22 → 74 mairies pour le seul RN — divergence non tranchéeréserve, divergence signalée[5] [6]
13/01 → 12/02/2026Procès en appel devant la cour d'appel de Parisétabli[7]
07/07/2026Arrêt de la cour d'appel de Paris : trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis — un an ferme sous détention à domicile sous surveillance électronique —, 100 000 € d'amende, 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis, soit 15 mois fermes, sans exécution provisoire de l'inéligibilité. Ces 15 mois ayant couru depuis le 31 mars 2025, elle est éligible pour 2027 ; la cour a invoqué le respect de la « liberté de choix des électeurs »établi (délibéré public ; analyse d'avocat concordante)[8] [9]
07/07/2026Divergence de quantum. Le Club des Juristes indique « 15 mois d'inéligibilité dont 9 fermes », là où le compte rendu du délibéré et l'analyse d'avocat indiquent 45 mois dont 30 avec sursis. L'arrêt lui-même n'a pas été consulté ; la divergence n'est pas tranchée iciréserve, divergence signalée[4] [8] [9]
07/07/2026Confirmation officielle de la candidature, le jour même de l'arrêt. Une source situe au 8 juillet la décision du RN d'arrêter sa candidature sur Marine Le Pen, Jordan Bardella revenant en second — divergence d'un jour non tranchée. Me Wallerand de Saint-Just, le jour du délibéré : la défense « réfléchit » à un pourvoi, « nous ne sommes pas pressés »réserve, divergence signalée / déclaré (citation)[2] [8] [10]
postérieur au 07/07/2026Pourvoi en cassation formé, avec effet suspensif de la peine d'emprisonnement au titre de l'article 569 du code de procédure pénale : aucun bracelet électronique n'est posé tant que la Cour de cassation n'a pas statué. Elle a indiqué qu'elle statuerait au plus tard début avril 2027, après l'établissement de la liste des candidats (26 mars 2027) et avant le premier tour ; une autre source situe l'échéance « avant le 18 avril 2027 ». La date de dépôt du pourvoi n'est pas établie. Le parquet général aurait par ailleurs renoncé à se pourvoir (source unique non recoupée)établi (effet suspensif, échéance) / non établi (dépôt) / réserve (parquet)[9] [4] [11]
27/08/2026Participation au débat à sept du Medef, Roland-Garros, trois heures, avec Attal, Philippe, Glucksmann, Mélenchon, Retailleau et Tondelierdéclaré (verbatims non consolidés)[12]
29/08/2026Jordan Bardella à la Foire de Châlons : « Je fais ma rentrée politique aux côtés du monde agricole » · « Une année de renaissance pour la France ». Il se projette à Matignon, promet « toute énergie » et « toute combativité » au service de Marine Le Pen, et affirme que le RN « peut gagner cette élection »déclaré[13] [14]
31/08/2026Annonce sur son compte X : « Je soumettrai aux Français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l'espace public »déclaré[15]
31/08/2026Jordan Bardella dans le JDD : « Il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement », mesure renvoyée à un second référendum de quinquennatdéclaré[16]
02/09/2026Rentrée politique annoncée pour le dimanche 13 septembre, à la braderie d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)déclaré[17]
04/09/2026Signature par Jordan Bardella d'un memorandum of understanding avec Nigel Farage à la conférence de Reform UK, Birminghamétabli (document primaire publié)[18]
05/09/2026À Levens, Éric Ciotti propose « un pacte d'alliance » entre l'UDR et le RN pour 2027déclaré[19]
05/09/2026Jordan Bardella, déclaration AFP : « Il y a avec Marine Le Pen une affinité politique et personnelle indéfectible » · « Si certains attendent de ma part que je sois déloyal à Marine Le Pen (…) c'est très mal me connaître »déclaré[20]

Sa place — les mesures disponibles

Premier tour. Douze notices ont été déposées à la Commission des sondages sous le thème « Présidentielle 2027 » entre le 24 août et le 5 septembre 2026 ; cinq instituts y produisent des intentions de vote de premier tour.

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026Philippe + Attal / Philippe / Attal / Le Maire33 / 33 / 34 / 35 %
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026six configurations34 à 35,5 %
Ipsos bvaLe Parisien, avec CESI31/08-02/09/2026six hypothèses34 à 36 %
Toluna HarrisM6, RTL18-19/08/2026cinq hypothèses35 à 38 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026trois hypothèses, redressé (brut 26,0-27,4)29,2 à 31,6 %
Cluster17Le Grand Continent22-24/07/2026deux hypothèses, redressé29,9 et 30,1 %

(établi pour chaque ligne — notices 10239 à 10251)

Le fait de méthode qui commande la lecture. À hypothèse comparable — Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche, la seule testée par les cinq instituts —, quatre instituts la placent dans un couloir de deux points : 33 % (Ifop), 34 % (Elabe), 34,5 % (Ipsos), 35 % (Toluna). Cluster17 la mesure à 30,0 % redressé. Deux différences de méthode sont documentées, aucune n'étant chiffrée comme cause par l'institut : Cluster17 déclare un redressement par probabilité de participation que nul autre ne déclare, et il est le seul à tester Villepin (3,2 à 4,0 %) et Lisnard (4,2 %). La comparaison directe entre Cluster17 et les autres instituts n'est pas licite sans neutraliser ces offres supplémentaires. Chez Cluster17, le redressement augmente son score de 3,9 à 4,2 points par rapport au brut. (établi pour les faits ; les écarts sont des réserves)

Ce qui bouge et ce qui ne bouge pas. Sur les deux seules séries chaînables, elle est stable : Toluna de 34-36 % (7-8 juillet) à 35 % (18-19 août) ; Cluster17 de 30,1 % (22-24 juillet) à 30,0 % (31 août-1er septembre). La stabilité vaut à l'intérieur de chaque institut ; l'écart de niveau entre eux ne se referme pas. Les séries antérieures d'Ifop, d'Elabe et d'Ipsos n'ont pas pu être remontées. (établi pour les points ; le rapprochement est une réserve) Enfin, Odoxa testait Jordan Bardella à 32 % en mai 2026 quand tous les sondages de la fenêtre testent Marine Le Pen : aucune série Bardella / Le Pen n'est chaînable, et Odoxa n'a publié aucune intention de vote dans la fenêtre. (établi)

Seconds tours mesurés. Elle l'emporte dans tous les duels testés.

DuelInstituts (terrain)Le PenAdversaire
vs PhilippeIfop 24-25/08 · Elabe 26-28/08 · Toluna 18-19/08 · Cluster17 22-24/0752 · 52,5 · 55 · 51,848 (NSP 28,0 %) · 47,5 · 45 · 48,2
vs AttalIfop · Elabe · Toluna, août 202654 · 57 · 5746 · 43 · 43
vs GlucksmannIfop · Elabe · Cluster17, juillet-août55 · 57 · 55,945 · 43 · 44,1
vs HollandeIfop 24-25/085446
vs RetailleauIfop · Cluster17, juillet-août58 · 57,142 (NSP 41,2 %) · 42,9
vs MélenchonIfop · Elabe · Toluna · Cluster17, juillet-août67 · 69,5 · 68 · 60,833 · 30,5 · 32 · 39,2

(établi) Deux absences valent autant que les chiffres : ni Ipsos bva (notice 10250) ni Cluster17 / Le Point (notice 10251) ne publient de second tour dans leur vague de fin août. (établi) Écart le plus large : face à Mélenchon, Cluster17 la donne à 60,8 % contre 67 à 69,5 % chez les trois autres. (établi ; l'écart est une réserve)

Image, popularité, potentiel. Elabe pour Les Echos, terrain 1-2/09/2026, 1 005 personnes : image positive 37 % (+3), à égalité avec Jordan Bardella (37 %, +1), devant Maréchal (29 %), Philippe (26 %, -4) et Attal (25 %, -5). (établi) Toluna Harris pour CommStrat et L'Opinion, terrain 29-30/07/2026 : potentiel électoral 41 %, première des 58 personnalités testées. (établi) Cluster17 pour Le Grand Continent, terrain 22-24/07/2026 : 42,8 % la désignent comme la personnalité ayant le plus de chances d'être élue, devant Philippe (19,0 %) et Mélenchon (11,3 %). (établi) Odoxa pour Backbone Consulting et Le Figaro, terrain 26-27/08/2026 : 36 % la jugent capable de « mener une bonne politique économique », première devant Philippe (35 %) ; l'institut rappelle qu'en avril 2017 elle était mesurée à 18 % sur le même item. (déclaré — la notice 10243 ne contient que la structure de l'échantillon) YouGov pour Le HuffPost, terrain 31/08-03/09/2026 : RN cité comme meilleure opposition par 37 % (LFI 15 %), perçu comme « uni » par 69 % ; proximité partisane RN 23 %. (établi)

Ce que les instituts ne mesurent pas. Aucun institut de la fenêtre ne mesure l'effet d'une décision de cassation sur le vote, ni ne teste d'hypothèse de substitution de Jordan Bardella — la dernière hypothèse Bardella connue datant de mai 2026 chez Odoxa. Aucun ne publie de mesure de « capacité à être un bon président » au libellé classique. Les parts de non-expression des seconds tours (28 % à 41 % chez Ifop) sont du même ordre de grandeur que les écarts mesurés ; l'institut les publie. (établi)

Ses portes

Parrainages. Règle commune : 500 signatures d'élus habilités issues d'au moins trente départements, un dixième au plus par département ; environ 42 000 élus habilités ; recueil non ouvert au 6 septembre 2026, le décret de convocation n'étant pas paru ; clôture le 12 mars 2027 à 18 heures. (établi pour la règle ; non établi pour l'ouverture ; réserve pour la clôture)

La base d'élus a changé de dimension en mars 2026 : 62 communes dirigées contre 17 en 2020, environ 3 000 conseillers municipaux, et une implantation au-delà des bastions — 14 communes gagnées en Provence-Alpes-Côte d'Azur au second tour, 14 en Hauts-de-France, des gains en Loiret et en Sarthe. (réserve) À quoi s'ajoutent, à des dates de mesure antérieures et non actualisées, 118 députés sur 577, 3 sénateurs sur 348, 29 députés européens sur 81, 242 conseillers régionaux et 26 conseillers départementaux. (réserve — fiche encyclopédique antérieure à mars 2026 ; les effectifs exacts au 6 septembre 2026 sont non établis, les pages de l'Assemblée nationale étant restées inaccessibles) Étalon daté : en 2022, le Conseil constitutionnel a reçu 13 672 présentations, en a validé 13 427, et douze candidats ont franchi le seuil. (établi)

Financement. Public : l'avis de la CNCCFP au titre de l'exercice 2024 fait apparaître pour le Rassemblement national un résultat négatif de 11 M€, 18,9 M€ de dettes pour 7,9 M€ d'actifs — le déficit le plus élevé des formations citées ; en 2025, le RN devient le premier bénéficiaire de l'aide publique, à 14,8 M€, devant Ensemble à 11,32 M€. (réserve — rapport relayé par Public Sénat, avis non lu au texte) Règles communes : période de comptabilisation ouverte depuis le 1er avril 2026 ; plafond du premier tour affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr, divergence non tranchée ; avance forfaitaire de 200 000 € ; dons plafonnés à 4 600 € par personne physique. (établi pour les règles ; réserve pour les montants) Non public : aucun mandataire financier, aucun budget de campagne, aucun montant collecté, aucune information sur un emprunt bancaire de campagne. (non établi)

Exposition. Équité jusqu'à la campagne officielle, égalité ensuite (loi du 6 novembre 1962) ; recommandations de l'Arcom pour 2027 annoncées le 9 juillet 2026 pour l'automne et non parues ; sortie des diffusions nocturnes du décompte au 1er octobre 2026. (établi) Fait d'exposition daté : l'annonce du 31 août a occupé la quasi-totalité de l'espace éditorial jusqu'au 6 septembre, en trois vagues repérables — le fait et les réactions politiques du 31 août au 1er septembre, l'expertise juridique du 1er au 5, la lecture stratégique du 2 au 6. (établi pour la séquence ; sa qualification est une réserve)

Ses alliés

DateFaitCran
07 ou 08/07/2026Le RN arrête sa candidature sur Marine Le Pen, Jordan Bardella revenant en second — aucun processus formel de désignation n'a été identifiédéclaré (répartition) / non établi (processus)
29/08/2026Jordan Bardella se projette à Matignon, à la Foire de Châlonsdéclaré
31/08 → 02/09/2026Nuance publique entre les deux têtes du ticket sur le voile — Bardella renvoie à un second référendum de quinquennat et refuse une « police du vêtement » —, puis cacophonie interne rapportée sur la portée de l'interdiction autour de déclarations de Jean-Philippe Tanguydéclaré (nuance) / réserve (cacophonie : source secondaire unique)
04/09/2026Protocole d'accord Bardella–Farage, Birmingham : mesures contre le travail clandestin, refus de toute régularisation, restriction de l'accès aux aides sociales ; engagement de la France à « faire tout son possible pour stopper tous les départs de migrants illégaux » ; mécanisme conjoint de répartition des coûts de protection des frontières ; détention et expulsion immédiate, sans droit d'asile, des migrants arrivés du littoral français ; interception par le Royaume-Uni des embarcations parties de France et retour sur le territoire français. Accord entre deux partis, sans portée de traitéétabli (document primaire publié)
04/09/2026Louis Aliot évoque la possibilité de « couper » l'aide à l'Ukraine ; Bardella précise qu'en période de dette majeure, « il serait profondément irresponsable de continuer à donner de l'argent à des États étrangers sans garanties »réserve (Aliot) / déclaré (Bardella)
05/09/2026Éric Ciotti propose un « pacte d'alliance » UDR–RN à Levens, première formalisation publique d'un bloc national constitué : « L'UDR, tous ses députés, tous ses élus, prendront leur part dans cette alliance ». Conditions déposées : provinces, suppression des impôts de production, moratoire sur l'asile, fin du regroupement familial, du droit du sol, double peine. La réponse de Marine Le Pen ou du RN n'a pas été établiedéclaré / non établi (réponse)
05/09/2026Jordan Bardella clôt la séquence ouverte le 31 août : « affinité politique et personnelle indéfectible » ; les divergences — voile, âge de départ à la retraite — sont reconnues et renvoyées à l'internedéclaré
03/09/2026Éric Zemmour, Foire de Châlons : « tant que le Rassemblement national sera aussi haut (dans les sondages), il n'y aura pas d'union, puisque Mme Le Pen n'en veut pas » — l'union des droites dans sa version Reconquête est écartée le jour où Ciotti en formalise une autre versiondéclaré
31/08 → 06/09/2026Réactions nommées et datées : Mélenchon « ignoble » ; Philippe « dangereuse » et « scandaleuse » ; Attal « une grande soumission à d'autres puissances » ; Tondelier, « cheval de Troie » ; Glucksmann « des patriotes de pacotille » ; Retailleau « C'est un parti girouette » ; Chems-eddine Hafiz (Grande Mosquée de Paris) : « on ne libère jamais une femme en lui interdisant de choisir »établi ou déclaré selon les lignes

Son récit

Le référendum, 31 août 2026, compte X. L'annonce, en une phrase : « Je soumettrai aux Français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l'espace public. » Jean-Philippe Tanguy précise le dispositif par « une amende » ; Jordan Bardella annonce deux référendums, l'un sur l'immigration, l'autre sur « l'idéologie islamiste ». (déclaré)

Les réponses juridiques publiées sont datées, nommées et convergentes : Anne-Charlène Bezzina sur le fondement de la liberté d'expression religieuse issue de la Déclaration de 1789 ; Gwénaële Calvès sur la garantie constitutionnelle du respect de « toutes les croyances » ; Seydi Ba sur l'inapplicabilité dans l'espace public ; rappel que l'interdiction française ne vise que l'école depuis 2004. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, énonce « des réserves évidentes tant sur la constitutionnalité que l'applicabilité ». (établi) Une analyse du 16 juillet 2026 montre que l'annonce du 31 août est une ré-escalade — l'ajout de la sanction pécuniaire — d'un dispositif référendaire déjà exposé. (établi)

Un chiffre a circulé comme la donnée saillante de la semaine : un sondage CSA du 1er septembre créditant l'interdiction de 60 % d'adhésion. La page source est inaccessible, la date portée par l'URL et concordante avec deux reprises. Ni les dates de terrain, ni l'échantillon, ni le commanditaire, ni la marge d'erreur n'ont pu être établis. (déclaré ; mentions légales non établies)

Les autres thèmes portés en 2026. L'agriculture, avec la rentrée de Jordan Bardella à Châlons le 29 août — « Je fais ma rentrée politique aux côtés du monde agricole ». L'immigration, portée au niveau international par le protocole du 4 septembre. Le financement de l'aide à l'Ukraine, par la déclaration de Bardella du même jour. Le pouvoir d'achat, que Toluna mesure comme première préoccupation à 52 % (terrain 18-19 août) et qui a été occupé publiquement le 5 septembre par Jean-Luc Mélenchon à Lille. Aucun programme de campagne, aucun ouvrage n'a été identifié. (établi ou déclaré selon les éléments ; non établi pour le programme)

Son organisation

Le ticket. Marine Le Pen candidate à l'Élysée, Jordan Bardella annoncé pour Matignon depuis sa rentrée du 29 août ; aucun processus formel de désignation n'a été identifié. (déclaré / non établi)

L'appareil de campagne, tel que rapporté : Julien Sanchez, directeur de campagne, nommé en mai 2026 ; Renaud Labaye à la conduite de campagne ; Ambroise de Rancourt, directeur de cabinet ; Jean-Philippe Tanguy, porte-parole médias ; Philippe Olivier, conseiller spécial ; Nolwenn Olivier à la communication. (réserve — *JDD, 5-6 septembre 2026, sans confirmation croisée ; la page CNews du 8 juillet 2026 sur cette nomination n'a pas pu être récupérée, 403)* Quartier général et mandataire financier : non établis.

Le parti. Rassemblement national, présidé par Jordan Bardella depuis le 5 novembre 2022 ; adhérents déclarés : 160 000 en 2025. (réserve — fiche encyclopédique non recoupée)

Meetings tenus et annoncés. Débat à sept du Medef le 27 août ; Foire de Châlons le 29 août (Bardella) ; conférence de Reform UK à Birmingham le 4 septembre (Bardella). Rentrée politique annoncée pour le dimanche 13 septembre 2026, en déambulation à la braderie d'Hénin-Beaumont — format populaire de plein air, sur son fief, une semaine après ses concurrents. Journées parlementaires du RN au Touquet, 12-13 septembre 2026. (déclaré ou réserve)

Ses chocs

7 juillet 2026 — l'arrêt d'appel. La réduction de l'inéligibilité, sans exécution provisoire, et le fait que les quinze mois fermes aient couru depuis le 31 mars 2025 rendent la candidature possible ; la cour a invoqué le respect de la « liberté de choix des électeurs ». La confirmation officielle intervient le jour même. (établi)

31 août – 5 septembre 2026 — la ligne de faille du ticket, exposée puis refermée. L'annonce du 31 août, la nuance de Bardella dans le JDD le même jour, la cacophonie rapportée le 2 septembre, la déclaration d'allégeance du 5 : cinq jours, un accroc public, une clôture publique. (déclaré ; le fait du 2 septembre est en réserve, source unique)

4 septembre 2026 — le protocole de Birmingham. La clause d'interception par le Royaume-Uni des embarcations parties de France et de retour sur le territoire français a fourni à tous les concurrents, de LFI à LR, un axe d'attaque commun — la souveraineté. Cinq réactions nommées le même jour ou le lendemain. (établi)

5 septembre 2026 — la proposition de pacte de l'UDR, assortie de conditions programmatiques déposées sur la table : le bloc national se dote pour la première fois d'un contrat d'alliance publiquement énoncé. La réponse n'a pas été établie. (déclaré / non établi)

Toute la fenêtre — le pourvoi pendant. L'arrêt de la Cour de cassation est annoncé pour début avril 2027 au plus tard, après l'établissement de la liste des candidats le 26 mars 2027. La date de dépôt du pourvoi n'a pas été établie ; aucun développement judiciaire nouveau n'est intervenu du 24 août au 6 septembre. (établi pour l'échéance ; non établi pour le dépôt)

Ce que la grille regarde

  1. La rentrée du 13 septembre à Hénin-Beaumont et les journées parlementaires du Touquet des 12-13 septembre : format, affluence, thème d'ouverture, et répartition de la parole entre les deux têtes du ticket — premier événement propre depuis la confirmation du 7 juillet.
  2. La réponse publique à la proposition de pacte de l'UDR du 5 septembre. Acceptation, refus, silence ou contre-proposition sont quatre positions datables, et les conditions déposées par Ciotti leur donnent un contenu vérifiable.
  3. Le premier questionnaire testant à nouveau Jordan Bardella en intention de vote, seule offre alternative du bloc national mesurée à ce jour. La dernière hypothèse Bardella connue date de mai 2026 chez Odoxa (32 %) ; son retour serait le premier point permettant de mesurer l'écart entre les deux offres.
  4. La convergence ou la persistance de l'écart Cluster17 — trois à cinq points sur deux vagues consécutives. Une troisième vague le rendrait structurel plutôt que conjoncturel.
  5. Toute pièce de procédure datée dans le pourvoi en cassation — dépôt, fixation d'audience, avis de l'avocat général. Aucune n'est établie à ce jour.

Sources

  1. Conseil constitutionnel, résultats officiels du premier tour 2022, proclamation du 13/04/2022 — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/resultats-du-premier-tour.html
  2. LCP, liste des candidats déclarés (mise à jour 04/09/2026) — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  3. Wikipédia (EN), National Rallyhttps://en.wikipedia.org/wiki/National_Rally
  4. Le Club des Juristes, affaire des assistants parlementaires du FN — https://www.leclubdesjuristes.com/justice/affaire-des-assistants-parlementaires-du-fn-coup-darret-a-la-candidature-de-marine-le-pen-16827/
  5. Sénat, élections sénatoriales du 27/09/2026 — https://senatoriales2026.senat.fr/
  6. Basta!, 23/03/2026 — https://basta.media/municipales-2026-l-extreme-droite-multiplie-par-trois-le-nombre-de-villes-sous
  7. Public Sénat, calendrier du procès en appel — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/marine-le-pen-sera-jugee-en-appel-du-13-janvier-au-12-fevrier-2026-dans-laffaire-des-assistants-parlementaires-du-fn
  8. Public Sénat, 07/07/2026, direct du délibéré — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/direct-suivez-le-delibere-du-proces-en-appel-de-marine-le-pen
  9. Valentin Simonnet, avocat, analyse de l'arrêt du 07/07/2026 — https://www.simonnetavocat.fr/larret-marine-le-pen-assistants-parlementaires-du-7-juillet-2026-explique-par-un-avocat/
  10. France 24, 08/07/2026 — https://www.france24.com/fr/france/20260708-marine-le-pen-candidate-en-2027-un-choix-dynastique-du-rn-qui-%C3%A9clipse-jordan-bardella
  11. Boulevard Voltaire, renonciation du parquet général au pourvoi — https://www.bvoltaire.fr/proces-de-marine-le-pen-le-parquet-general-renonce-a-se-pourvoir-en-cassation/
  12. Public Sénat, débat du Medef du 27/08/2026 — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ce-qui-ma-surpris-cest-le-premier-debat-de-la-presidentielle-vu-par-les-chefs-dentreprise-presents-a-luniversite-dete-du-medef
  13. ICI Grand Est, 29/08/2026, Bardella à Châlons — https://www.ici.fr/grand-est/marne-51/chalons-en-champagne/je-fais-ma-rentree-politique-aux-cotes-du-monde-agricole-jordan-bardella-s-est-rendu-a-la-foire-de-chalons-9555006
  14. Orange / AFP, 29/08/2026 — https://actu.orange.fr/politique/bardella-vise-matignon-lecornu-ecarte-2027-les-grandes-man-uvres-de-la-rentree-politique-magic-CNT000002rBvMK.html
  15. Orange / AFP, 31/08/2026, annonce du référendum — https://actu.orange.fr/politique/penalisation-du-port-du-voile-le-rn-pousse-un-marqueur-du-lepenisme-et-propose-un-referendum-CNT000002rDj9t.html
  16. Le JDD, 31/08/2026, Jordan Bardella — https://www.lejdd.fr/politique/voile-dans-lespace-public-jordan-bardella-promet-un-referendum-si-le-rn-arrive-au-pouvoir-182256
  17. Headtopics, 02/09/2026, rentrée à Hénin-Beaumont — https://fr.headtopics.com/news/presidentielle-2027-marine-le-pen-fera-sa-rentree-87319947
  18. Reform UK, texte du protocole Farage–Bardella, 04/09/2026 — https://assets.nationbuilder.com/reformuk/mailings/67284/attachments/original/Farage-Bardella_MoU.pdf · réactions : https://actu.orange.fr/politique/aide-a-l-ukraine-immigration-au-royaume-uni-le-rn-et-bardella-sous-le-feu-des-critiques-CNT000002rK21r.html
  19. France 24 / AFP, 05/09/2026, Éric Ciotti — https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260905-%C3%A9ric-ciotti-propose-%C3%A0-marine-le-pen-un-pacte-d-alliance-pour-la-pr%C3%A9sidentielle
  20. Orange / AFP, 05/09/2026, Jordan Bardella — https://actu.orange.fr/politique/bardella-reaffirme-son-quot-affinite-politique-et-personnelle-indefectible-quot-envers-marine-le-pen-CNT000002rK1HZ.html
  21. Commission des sondages, notices 10239 à 10251 — index thématique : https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  22. Elabe, Observatoire politique de septembre 2026 — https://elabe.fr/lobservatoire-politique-septembre-2026/ · intentions de vote d'août 2026 : https://elabe.fr/presidentielle-2027-aout/
  23. Cluster17, « Marine Le Pen peut-elle encore perdre l'élection présidentielle ? » — https://cluster17.com/marine-le-pen-peut-elle-encore-perdre-lelection-presidentielle/
  24. Odoxa, 27/08/2026 — https://www.odoxa.fr/sondage/et-la-meilleure-en-economie-est-marine-le-pen/
  25. CNews, 01/09/2026, sondage CSA sur l'interdiction du voile (page inaccessible, 403) — https://www.cnews.fr/france/2026-09-01/sondage-60-des-francais-estiment-quil-faut-interdire-le-port-du-voile-islamique
  26. Yabiladi, 01/09/2026, analyses juridiques (Bezzina, Calvès, Ba) — https://en.yabiladi.com/articles/details/201835/veil-rn-s-promises-constrained-france-s.html
  27. Public Sénat, 16/07/2026, analyse constitutionnelle antérieure du dispositif référendaire — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/direct-suivez-le-delibere-du-proces-en-appel-de-marine-le-pen
  28. Le JDD, 05-06/09/2026, appareil de campagne — https://www.lejdd.fr/politique/presidentielle-marine-le-pen-reprend-les-commandes-de-la-campagne-182724
  29. Public Sénat, rapport de la CNCCFP sur les comptes des partis — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/explosion-des-micro-partis-formations-dans-le-rouge-aides-publiques-et-surprises-ce-que-revele-le-rapport-de-la-commission-des-comptes-de-campagne
  30. Conseil constitutionnel, communiqué du 24/03/2022 sur les parrainages — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/liste-candidats-1ertour.html
  31. CNCCFP, élection présidentielle 2027 — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  32. Arcom, 09/07/2026 — https://www.arcom.fr/presse/pluralisme-politique-larcom-publie-son-rapport-sur-la-campagne-des-municipales-et-precise-les-modalites-de-mesure-des-temps-de-parole-des-personnalites-politiques
  33. Orange / AFP, 03/09/2026, Éric Zemmour à Châlons — https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-zemmour-prevoit-d-annoncer-sa-candidature-quot-avant-decembre-quot-CNT000002rHPUN.html

Vides nommés : le quantum de l'inéligibilité prononcée le 7 juillet 2026 diverge entre sources — 45 mois dont 30 avec sursis selon le compte rendu du délibéré et l'analyse d'avocat, 15 mois dont 9 fermes selon un commentaire du Club des Juristes —, l'arrêt lui-même n'ayant pas été consulté ; la date de dépôt du pourvoi en cassation n'est pas établie, ni aucune date d'audience, et l'échéance annoncée diverge entre « début avril 2027 au plus tard » et « avant le 18 avril 2027 » ; la renonciation du parquet général au pourvoi repose sur une source unique non recoupée ; la date de confirmation de la candidature diverge d'un jour entre le 7 et le 8 juillet 2026 ; aucun processus formel de désignation du candidat du RN n'a été identifié ; la réponse du RN à la proposition de pacte de l'UDR du 5 septembre n'est pas établie ; les effectifs exacts du groupe RN à l'Assemblée et du parti au Sénat au 6 septembre 2026 sont non établis, les pages officielles étant restées inaccessibles, les chiffres cités provenant d'une fiche encyclopédique antérieure à mars 2026 ; le nombre de mairies remportées en mars 2026 diverge entre 62 communes pour l'ensemble de l'extrême droite et 74 pour le seul RN selon une source non retenue ; aucun mandataire financier, aucun budget, aucun montant collecté, aucun emprunt bancaire, aucun quartier général ; l'appareil de campagne repose sur une source de presse unique non recoupée ; les mentions légales du sondage CSA du 1er septembre créditant l'interdiction du voile de 60 % — terrain, échantillon, commanditaire, marge d'erreur — ne sont pas établies ; ni Ipsos bva ni Cluster17 / Le Point ne publient de second tour dans leur vague de fin août ; aucun institut ne teste d'hypothèse Bardella depuis mai 2026 ; aucun programme ni ouvrage de campagne n'a été identifié.

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Les candidats · National

Éric Zemmour

pressenti · Reconquête15 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé).

En une phrase

Fondateur et président de Reconquête, quatrième du premier tour de 2022 avec 7,07 % des suffrages exprimés, Éric Zemmour n'a pas déclaré sa candidature au 6 septembre 2026 et a fixé publiquement son échéance le 3 septembre — « ça sera avant décembre » — dans une configuration où son parti ne dispose plus que d'un siège au Parlement européen, où son aide publique est passée de 1,55 M€ à 198 000 €, et où les cinq instituts qui le testent le mesurent entre 2,5 % et 4,7 %.

Le parcours vers 2027 — chronologie datée

DateFaitCranSource
05/12/2021Fondation de Reconquêteréserve[1]
10/04/2022Premier tour de l'élection présidentielle 2022 : 7,07 % des suffrages exprimés, quatrième position. Les douze candidats du premier tour avaient chacun franchi le seuil de 500 parrainages issus d'au moins trente départementsétabli (résultat, proclamation du 13/04/2022) / réserve (2,48 millions de voix)[2] [1]
juin 2022Législatives : 4,24 % au niveau national, aucun siègeréserve[1]
09/06/2024Européennes : 5,46 % et cinq sièges au Parlement européenréserve[1]
12/06/2024Exclusion de Marion Maréchal après son appel à voter RN aux législatives ; trois autres députés européens exclus à sa suite ; Sarah Knafo demeure seule députée européenne du parti. En juillet, aux législatives anticipées : 0,75 %, aucun siègeréserve[1]
Adhérents revendiqués : 75 000 en mars 2025, après une revendication de 100 000 en février 2022déclaré (chiffre de parti, contesté selon la source)[1]
exercice 2024-2025Aide publique de Reconquête ramenée de 1,55 M€ à 198 000 € après la perte de sièges parlementaires. Le même rapport recense 635 partis enregistrés en 2024 et 66 M€ d'aide publique, dont 99 % pour onze formationsréserve (rapport CNCCFP relayé par Public Sénat, avis non lu au texte)[3]
mars 2026Résultats de Reconquête aux municipales des 15 et 22 mars 2026 : non établis. Le décompte disponible porte sur « l'extrême droite » agrégée — 62 communes contre 17 en 2020, environ 3 000 conseillers municipaux — sans ventilation par formationnon établi[4]
03/09/2026À la Foire de Châlons-en-Champagne : « Quand je devrai annoncer ma candidature, je l'annoncerai, mais ça sera avant décembre »déclaré[5]
03/09/2026Au même endroit, sur l'union des droites : « tant que le Rassemblement national sera aussi haut (dans les sondages), il n'y aura pas d'union, puisque Mme Le Pen n'en veut pas »déclaré[5]
03/09/2026Sarah Knafo, députée européenne, le qualifie de « candidat naturel » du parti. (La page source CNews n'a pas pu être récupérée — 403 ; l'information provient du titre et de sources concordantes)déclaré[6]
12-13/09/2026Université d'été de Reconquête annoncée à Port-Marly (Yvelines)réserve[7]
06/09/2026Candidature non déclarée. Éric Zemmour figure au registre des « pressentis » et non des déclarés dans le recensement de LCP mis à jour le 4 septembre 2026établi[8]

Sa place — les mesures disponibles

Premier tour. Il est testé par les cinq instituts qui produisent des intentions de vote dans la fenêtre — ce qui le distingue de Xavier Bertrand, testé par aucun, et de David Lisnard, testé par un seul.

InstitutCommanditaireTerrainConfigurationScore
Ifop-FiducialLCI, Le Figaro, Sud Radio24-25/08/2026sept hypothèses2,5 à 3,5 %
Ipsos bvaLe Parisien, avec CESI31/08-02/09/2026six hypothèses3 à 3,5 %
Cluster17Le Point31/08-01/09/2026trois hypothèses, redressé (brut 4,3 à 4,7)3,3 à 4,0 %
Toluna Harris InteractiveM6, RTL18-19/08/2026cinq hypothèses3 à 4 %
ElabeBFMTV, La Tribune Dimanche26-28/08/2026six configurationsvaleur non publiée configuration par configuration

(établi pour les quatre premières lignes — notices 10242, 10250, 10251, 10239 ; établi pour l'absence de publication chez Elabe, qui ne restitue que les quatre à cinq premiers candidats de chaque configuration)

Un agrégateur non institutionnel situe sa moyenne à 3,7 %. (réserve — les agrégateurs ne sont pas des notices déposées et sont traités ici comme sources secondaires)

Un point sur les chiffres bruts. Cluster17, seul institut de la fenêtre à publier son brut à côté du redressé, le mesure entre 4,3 % et 4,7 % avant redressement, contre 3,3 % à 4,0 % après : le redressement diminue son score de 0,7 à 1,2 point, quand il augmente celui de Marine Le Pen de 3,9 à 4,2 points sur les mêmes hypothèses. (établi pour les chiffres ; le calcul d'écart est une réserve ; l'imputation est non établie)

Seconds tours mesurés : aucun. Aucun institut ne teste un duel de second tour l'incluant. (établi — absence constatée)

Image et potentiel. Toluna Harris Interactive pour CommStrat et L'Opinion, terrain 29-30/07/2026, 58 personnalités testées : potentiel électoral 18 %, à égalité avec Philippe de Villiers, Michel-Édouard Leclerc et Nicolas Sarkozy, et en dessous de Sarah Knafo (19 %) ainsi que de Marion Maréchal (27 %) et d'Éric Ciotti (24 %). (établi — notice 10240) Elabe pour Les Echos, terrain 1-2/09/2026 : Éric Zemmour ne figure pas parmi les dix personnalités chiffrées des trente testées ; sa valeur d'image n'est pas établie, tandis que Marion Maréchal est mesurée à 29 % (+1) et Sarah Knafo figure parmi les personnalités testées non chiffrées. (établi pour l'absence ; non établi pour la valeur)

Ce que les instituts ne mesurent pas. Aucun report de voix entre les offres du bloc national, ni aucune hypothèse où il serait absent du questionnaire — sa contribution au partage de cet électorat n'est donc pas mesurée. Ni Sarah Knafo ni Marion Maréchal ne sont testées en intention de vote, alors que les deux le sont en image ou en potentiel et que Marion Maréchal y est mesurée au-dessus de lui. Aucune série ne le concerne : les points antérieurs de juillet chez Toluna et Cluster17 ne sont pas restitués pour lui dans les éléments consultés. (établi pour les absences ; non établi pour toute évolution)

Ses portes

Parrainages — la porte la plus étroite de ce dossier. Règle : 500 signatures d'élus habilités issues d'au moins trente départements, un dixième au plus par département ; environ 42 000 élus habilités ; recueil ouvert par le décret de convocation, non paru au 6 septembre 2026 ; clôture le 12 mars 2027 à 18 heures. (établi pour la règle ; non établi pour l'ouverture ; réserve pour la clôture)

La base d'élus identifiée : aucun député, aucun sénateur, une députée européenne (Sarah Knafo), 13 conseillers régionaux, 6 conseillers départementaux. (réserve — fiche encyclopédique non recoupée, antérieure aux municipales de mars 2026) Le nombre de maires et de conseillers municipaux se rattachant à Reconquête après mars 2026 n'a pas été établi, le décompte municipal disponible agrégeant l'ensemble de l'extrême droite sans ventilation par formation — le vide le plus lourd de ce dossier, puisqu'il porte sur la ressource même que la règle des 500 signatures met en jeu.

Deux étalons datés. En 2022, le Conseil constitutionnel a reçu 13 672 présentations, en a validé 13 427, et douze candidats ont franchi le seuil (établi). Et la question du franchissement s'était posée publiquement pour cette candidature en 2022, une source de l'époque titrant sur l'incertitude exprimée par l'intéressé (réserve — article non lu à la source ; le nombre de parrainages obtenus en 2022 par Éric Zemmour n'a pas pu être établi, la page du Conseil constitutionnel portant le tableau par candidat n'ayant pas restitué ses données).

Financement. Public : l'aide publique de Reconquête est passée de 1,55 M€ à 198 000 € après la perte de sièges parlementaires, cette aide étant assise sur les résultats aux législatives et le nombre de parlementaires rattachés. (réserve) Règles communes : période de comptabilisation ouverte depuis le 1er avril 2026 ; plafond du premier tour affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr, divergence non tranchée ; avance forfaitaire de 200 000 € versée à tout candidat, remboursement forfaitaire minimal d'environ 800 000 € ; dons plafonnés à 4 600 € par personne physique ; dépôt des comptes au plus tard le 2 juillet 2027. (établi pour les règles ; réserve pour les montants) Non public : aucun mandataire financier, aucun budget, aucun montant collecté, aucun état de la dette du parti. (non établi) Contexte chiffré : Bruno Cautrès (Cevipof-CNRS), le 2 septembre 2026, situe le coût d'une campagne présidentielle entre 10 et 16 M€ — « L'addition tourne vite » ; « Dans un mois et demi, un certain coup de rabot sera fait ». (établi — citation lue à la source)

Exposition. Équité jusqu'à la campagne officielle, égalité ensuite (loi du 6 novembre 1962) ; recommandations de l'Arcom pour 2027 annoncées le 9 juillet 2026 pour l'automne et non parues ; sortie des diffusions nocturnes du décompte au 1er octobre 2026. Une candidature non déclarée ne bénéficie d'aucun statut particulier dans ce décompte, et le décompte réel le concernant n'a pas été établi. (établi pour les règles ; non établi pour le décompte)

Ses alliés

DateFaitCran
12/06/2024Exclusion de Marion Maréchal, suivie de celle de trois députés européens ; Sarah Knafo reste seule députée européenne du partiréserve
Marion Maréchal mesurée à 29 % d'image positive par Elabe (terrain 1-2/09/2026) et à 27 % de potentiel électoral par Toluna (terrain 29-30/07/2026), au-dessus des mesures concernant Éric Zemmourétabli
03/09/2026Sarah Knafo le qualifie de « candidat naturel » de Reconquête — soutien interne public, exprimé par la seule élue nationale du partidéclaré
03/09/2026Union des droites écartée dans sa version Reconquête : « tant que le Rassemblement national sera aussi haut (dans les sondages), il n'y aura pas d'union, puisque Mme Le Pen n'en veut pas »déclaré
05/09/2026Le même axe est formalisé dans une autre version : Éric Ciotti propose à Marine Le Pen « un pacte d'alliance » UDR–RN devant plusieurs milliers de personnes à Levens, en engageant « tous ses députés, tous ses élus ». Reconquête n'est pas partie à cette propositiondéclaré
04/09/2026Protocole d'accord Bardella–Farage signé à Birmingham : le RN se dote d'une alliance internationale. Aucun accord international identifié pour Reconquête dans la fenêtreétabli (protocole) / non établi (Reconquête)
Ralliements nominatifs, refus nominatifs, accords de parti concernant cette candidature : non établis, au-delà du soutien exprimé par Sarah Knafonon établi

Procédure de désignation : aucune identifiée. Aucun scrutin interne, aucune convention, aucun congrès de désignation n'a été retrouvé pour Reconquête. La qualification de « candidat naturel » énoncée par Sarah Knafo le 3 septembre en tient lieu publiquement. (non établi pour la procédure ; déclaré pour la qualification)

Son récit

L'échéance, 3 septembre 2026, Foire de Châlons-en-Champagne. La phrase pose une date sans poser un acte : « Quand je devrai annoncer ma candidature, je l'annoncerai, mais ça sera avant décembre. » (déclaré) Cette échéance situe l'annonce après les deux primaires de gauche des 9-10, 11 et 16-17 octobre, et dans le même mois que la décision annoncée par François Hollande ; Bruno Le Maire s'est de son côté donné octobre. (déclaré)

L'union des droites, énoncée comme conditionnée à un rapport de forces. La phrase du 3 septembre attribue l'obstacle à un niveau de sondage et à une position de tierce personne, citée : « tant que le Rassemblement national sera aussi haut (dans les sondages), il n'y aura pas d'union, puisque Mme Le Pen n'en veut pas ». (déclaré) Elle est prononcée deux jours avant qu'Éric Ciotti formalise une alliance de bloc national sur une autre base, à Levens.

Les thèmes portés en 2026 : la matière publique est mince. Au-delà des deux prises de parole du 3 septembre à Châlons et de la mention de l'université d'été de Port-Marly des 12-13 septembre, aucun discours de rentrée, aucun meeting, aucune proposition programmatique datée, aucun programme, aucun ouvrage n'a été identifié pour la période couverte. Aucune prise de position n'a été retrouvée sur le thème qui a capté la quasi-totalité de l'espace éditorial du 31 août au 6 septembre — la proposition de référendum du RN sur le voile — ni sur le protocole Bardella–Farage du 4 septembre. (non établi — cherché, non trouvé)

Son organisation

Le parti. Reconquête, fondé le 5 décembre 2021, présidé par Éric Zemmour. Adhérents revendiqués : 75 000 en mars 2025. (déclaré — chiffre de parti ; la fiche encyclopédique signale que les revendications antérieures ont été contestées) Représentation : aucun siège à l'Assemblée nationale, aucun au Sénat, un siège au Parlement européen (Sarah Knafo), 13 conseillers régionaux, 6 conseillers départementaux. (réserve — données antérieures aux municipales de mars 2026)

Direction de campagne, porte-parole, quartier général, mandataire financier : non établis. Aucune équipe de campagne n'a été annoncée, ce qui est cohérent avec l'état d'une candidature non déclarée. (non établi)

Meetings tenus et annoncés. Apparition publique datée dans la fenêtre : Foire de Châlons, 3 septembre 2026. Rendez-vous annoncé : université d'été de Reconquête, Port-Marly (Yvelines), 12-13 septembre 2026 — le même week-end que les journées parlementaires du Rassemblement national au Touquet et la rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont. (déclaré pour Châlons ; réserve pour Port-Marly)

Prochains rendez-vous datables. L'université d'été des 12-13 septembre ; l'échéance d'annonce « avant décembre » ; puis les échéances communes — ouverture de la session ordinaire le 1er octobre 2026, publication attendue des recommandations de l'Arcom à l'automne, publication du décret de convocation des électeurs au plus tard vers le 7 février 2027, qui ouvrira le recueil des parrainages. (réserve ou établi selon les lignes)

Ses chocs

12 juin 2024 — la scission. L'exclusion de Marion Maréchal, suivie de celle de trois députés européens, ramène la représentation nationale du parti à un siège. Deux ans plus tard, Marion Maréchal est mesurée par Elabe à 29 % d'image positive et par Toluna à 27 % de potentiel électoral. (réserve pour l'exclusion ; établi pour les mesures)

Juillet 2024 — l'effondrement électoral et son effet budgétaire. 0,75 % aux législatives anticipées, aucun siège, aide publique ramenée de 1,55 M€ à 198 000 € : l'aide étant assise sur les résultats législatifs et le rattachement des parlementaires, la perte de sièges emporte la perte de ressources. (réserve)

7 juillet 2026 — l'arrêt d'appel concernant Marine Le Pen, qui rend possible la candidature de la principale offre du bloc national et referme l'hypothèse d'un espace laissé vacant. (établi pour l'arrêt ; la lecture est une réserve)

24 août – 5 septembre 2026 — le plancher de mesure. Cinq instituts, douze notices, un score compris entre 2,5 % et 4,7 % brut, aucun second tour testé, aucune valeur d'image publiée, aucun institut ne le mesurant au-dessus de 4,0 % en redressé. (établi)

3 puis 5 septembre 2026 — l'union des droites énoncée puis formalisée sans lui. Écartée le 3 septembre à Châlons dans les termes cités ; proposée le 5 septembre à Levens par Éric Ciotti sur une base UDR–RN dont Reconquête n'est pas partie. (déclaré)

Ce que la grille regarde

  1. L'université d'été de Port-Marly des 12-13 septembre 2026. Premier rendez-vous propre du parti dans le calendrier ; sa tenue, son affluence, le contenu du discours de clôture et la présence ou l'absence d'une annonce de candidature sont observables et datables.
  2. La date effective de l'annonce, au regard de l'échéance « avant décembre ». Une annonce, un report, ou l'écoulement du 30 novembre 2026 sans acte sont trois issues datables. La fenêtre annoncée s'ouvre après les deux primaires de gauche d'octobre et se ferme avec le mois où François Hollande a situé sa propre décision.
  3. La publication d'un décompte municipal ventilé par formation pour mars 2026. Le décompte disponible agrège « l'extrême droite » ; une ventilation donnerait la première mesure de la base d'élus locaux de Reconquête, c'est-à-dire de sa capacité de parrainage.
  4. La désignation d'un mandataire financier et l'ouverture d'un compte de campagne. La période de comptabilisation court depuis le 1er avril 2026 et toute dépense y est rattachée ; l'avance forfaitaire de 200 000 € est versée à tout candidat, ce qui rend cette formalité datable indépendamment du niveau de ressources du parti.
  5. Toute réponse publique à la proposition de pacte UDR–RN du 5 septembre, ou toute proposition symétrique. Le bloc national compte au 6 septembre trois offres — RN, UDR, Reconquête — dont deux ont entamé un rapprochement public. Une prise de position datée sur ce rapprochement est le signal le plus proche.

Sources

  1. Wikipédia (EN), Reconquêtehttps://en.wikipedia.org/wiki/Reconqu%C3%AAte
  2. Conseil constitutionnel, résultats officiels du premier tour 2022, proclamation du 13/04/2022 — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/resultats-du-premier-tour.html
  3. Public Sénat, rapport de la CNCCFP sur les comptes des partis politiques — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/explosion-des-micro-partis-formations-dans-le-rouge-aides-publiques-et-surprises-ce-que-revele-le-rapport-de-la-commission-des-comptes-de-campagne
  4. Basta!, 23/03/2026, municipales et extrême droite — https://basta.media/municipales-2026-l-extreme-droite-multiplie-par-trois-le-nombre-de-villes-sous
  5. Orange / AFP, 03/09/2026, Éric Zemmour à la Foire de Châlons — https://actu.orange.fr/politique/presidentielle-zemmour-prevoit-d-annoncer-sa-candidature-quot-avant-decembre-quot-CNT000002rHPUN.html
  6. CNews, 03/09/2026, Sarah Knafo (page inaccessible, 403) — https://www.cnews.fr/france/2026-09-03/presidentielle-2027-sarah-knafo-juge-eric-zemmour-candidat-naturel-de-reconquete
  7. Parlons-politique, calendrier de rentrée (agrégateur non institutionnel) — https://www.parlons-politique.fr/elections/rentree-politique-2026-les-dates-cles-pour-comprendre-les-choix-qui-peseront-sur-la-presidentielle_25184/
  8. LCP, liste des candidats déclarés et des prétendants (mise à jour 04/09/2026) — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  9. Commission des sondages, notice Ifop-Fiducial n° 10242 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10242-pres-barometre-election-pres-iv-v5-ifop-26-aout.pdf
  10. Commission des sondages, notice Ipsos bva n° 10250 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10250-pres-iv-ipsos-bva-le-parisien-5-septembre.pdf
  11. Commission des sondages, notice Cluster17 / Le Point n° 10251 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10251-pres-iv-cluster-17-le-point-5-septembre.pdf
  12. Commission des sondages, notice Toluna Harris / M6-RTL n° 10239 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10239-pres-toluna-harris-interactive-rtl-24-aout.pdf
  13. Commission des sondages, notice Toluna Harris / CommStrat-L'Opinion n° 10240 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10240-pres-suivi-potentiel-electoral-v8-toluna-harris-interactive-26-aout.pdf
  14. Commission des sondages, notice Elabe / Les Echos n° 10247 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10247-pres-observatoire-politique-elabe-3-septembre.pdf
  15. Elabe, Observatoire politique de septembre 2026 — https://elabe.fr/lobservatoire-politique-septembre-2026/
  16. Conseil constitutionnel, communiqué du 24/03/2022 sur les parrainages et la liste des candidats — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/liste-candidats-1ertour.html
  17. Conseil constitutionnel, parrainages validés par candidat (2022) — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-parrainages/parrainages-valides-par-candidat.html
  18. Europe 1, 2022, incertitude sur les 500 parrainages — https://www.europe1.fr/politique/eric-zemmour-obtiendra-t-il-ses-500-parrainages-je-nen-ai-aucune-certitude-confie-t-il-4094946
  19. Public Sénat, 02/09/2026, Bruno Cautrès sur les filtres — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-une-multitude-de-candidats-mais-combien-seront-ils-reellement-sur-la-ligne-de-depart
  20. France 24 / AFP, 05/09/2026, Éric Ciotti — https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260905-%C3%A9ric-ciotti-propose-%C3%A0-marine-le-pen-un-pacte-d-alliance-pour-la-pr%C3%A9sidentielle
  21. Reform UK, texte du protocole Farage–Bardella, 04/09/2026 — https://assets.nationbuilder.com/reformuk/mailings/67284/attachments/original/Farage-Bardella_MoU.pdf
  22. CNCCFP, élection présidentielle 2027 — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  23. info.gouv.fr, présidentielle 2027 — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles
  24. Arcom, 09/07/2026 — https://www.arcom.fr/presse/pluralisme-politique-larcom-publie-son-rapport-sur-la-campagne-des-municipales-et-precise-les-modalites-de-mesure-des-temps-de-parole-des-personnalites-politiques

Vides nommés : la candidature n'est pas déclarée au 6 septembre 2026 et l'échéance annoncée — « avant décembre » — n'est assortie d'aucune date ; le nombre exact de parrainages obtenus en 2022 par Éric Zemmour n'a pas pu être établi, la page du Conseil constitutionnel portant le tableau par candidat n'ayant pas restitué ses données ; les résultats de Reconquête aux municipales des 15 et 22 mars 2026 sont non établis, le décompte disponible agrégeant l'ensemble de l'extrême droite sans ventilation par formation, de sorte que la base d'élus locaux qui commande le franchissement des 500 signatures reste inconnue ; les effectifs d'élus du parti reposent sur une fiche encyclopédique non recoupée et antérieure à mars 2026 ; le chiffre d'adhérents de 75 000 est une revendication de parti, dont la source signale que les revendications antérieures ont été contestées ; aucun mandataire financier, aucun budget de campagne, aucun montant collecté, aucun état de la dette du parti n'a été trouvé ; aucune équipe de campagne, aucun porte-parole, aucun quartier général ; aucun programme ni ouvrage ; Elabe ne publie pas sa valeur d'image ni son score configuration par configuration, et aucun institut ne teste de second tour l'incluant ; aucune série antérieure n'a pu être reconstituée pour lui ; aucune prise de position n'a été identifiée sur les deux faits dominants de la fenêtre — la proposition de référendum du RN du 31 août et le protocole Bardella–Farage du 4 septembre ; la page primaire portant la déclaration de Sarah Knafo du 3 septembre n'a pas pu être récupérée (403) ; la date de l'université d'été de Port-Marly provient d'un agrégateur non institutionnel.

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Les candidats · National

Les autres candidatures

dossier collectif · Dupont-Aignan, Philippot, Asselineau, Arthaud, Batho, Bouamrane, Egger, Mikolajczak, Lalanne12 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Arrêté au dimanche 6 septembre 2026. Régime épistémique à quatre crans : établi (source primaire datée) · déclaré (publié par l'intéressé ou son camp, non vérifié par un tiers) · réserve (source secondaire, estimation, calcul opéré ici) · non établi (cherché, introuvable — signalé, jamais comblé).

En une phrase

Neuf candidatures déclarées ou recensées comme telles au 6 septembre 2026 — de Lutte ouvrière à Debout la France, du souverainisme à l'écologie politique — dont deux seulement figurent aux questionnaires des instituts, dont trois ont franchi le seuil des 500 parrainages au moins une fois depuis 2017, et pour lesquelles la date de déclaration n'a pu être établie dans sept cas sur neuf : elles se départageront moins par les intentions de vote que par un filtre de signatures d'élus dont l'histoire récente donne la mesure exacte.

Les candidatures

Nicolas Dupont-Aignan — Debout la France

Debout la France, qu'il préside. 2022 : 2,06 % des suffrages exprimés, neuvième position (établi — proclamation du 13/04/2022) ; 4,70 % en 2017, 1,79 % en 2012 (réserve). Déclaration pour 2027 : date non établie — LCP le recense parmi les déclarés sans date (réserve). Sondages : avec Nathalie Arthaud, la seule des neuf candidatures testée par quatre instituts. Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, terrain 24-25/08/2026 : 1,5 à 2,5 %. Ipsos bva pour Le Parisien, terrain 31/08-02/09 : 2 à 2,5 %. Cluster17 pour Le Point, terrain 31/08-01/09 : 2,2 à 2,9 % redressé. Toluna Harris pour M6 et RTL, terrain 18-19/08 : 2 à 3 %. Elabe ne publie pas son score. (établi) Parrainages : base non établie ; seuil franchi en 2012, 2017 et 2022 (établi).

Florian Philippot — Les Patriotes

Les Patriotes, qu'il préside, formation fondée en 2017 après son départ du Front national (réserve). 2022 : sans objet — il ne figure pas parmi les douze candidats du premier tour, le seuil des 500 signatures n'ayant pas été franchi (établi pour l'absence de la liste du 24/03/2022 ; réserve pour le motif). Date de déclaration pour 2027 : non établie — LCP et un recensement associatif le classent parmi les déclarés, sans date (réserve). Sondages : aucun. Il n'est testé par aucun des cinq instituts de la fenêtre, ni parmi les trente personnalités d'image d'Elabe, ni parmi les cinquante-huit de potentiel électoral de Toluna (établi — absences constatées). Parrainages : base non établie ; aucun élu national ne se rattache publiquement à la formation, son mandat européen s'étant achevé en 2019 (réserve).

François Asselineau — Union populaire républicaine

Union populaire républicaine, fondée en 2007, qu'il préside (réserve). 2017 : 0,92 % (réserve). 2022 : sans objet — absent de la liste des douze candidats, le seuil n'ayant pas été franchi (établi pour l'absence ; réserve pour le motif). Date de déclaration pour 2027 : non établie, LCP le recensant parmi les déclarés sans date (réserve). Sondages : aucun — non testé en intention de vote, absent des questionnaires d'image et de potentiel (établi — absences constatées). Parrainages : base non établie ; aucun élu national identifié, le franchissement de 2017 constituant le seul précédent documenté par sa présence au premier tour de cette année-là (établi pour 2017).

Nathalie Arthaud — Lutte ouvrière

Lutte ouvrière, dont elle est la porte-parole. 2022 : 0,56 % des suffrages exprimés, douzième et dernière position (établi — proclamation du 13/04/2022) ; 0,64 % en 2017, 0,56 % en 2012 (réserve). Date de déclaration pour 2027 : non établie, LCP la recensant parmi les déclarées sans date (réserve). Sondages : testée par quatre instituts sur cinq. Ifop-Fiducial, terrain 24-25/08/2026 : 0,5 à 1,5 %. Ipsos bva, terrain 31/08-02/09 : 0,5 à 1 %. Cluster17 pour Le Point, terrain 31/08-01/09 : 0,8 à 0,9 % redressé. Toluna Harris, terrain 18-19/08 : 1 %. Elabe ne publie pas son score. (établi) Parrainages : base non établie, mais la formation a fait franchir le seuil à sa candidate en 2012, 2017 et 2022 — la seule régularité sans interruption des neuf candidatures de ce dossier (établi).

Delphine Batho — Génération écologie

Génération écologie, qu'elle préside ; ancienne ministre de l'Écologie de 2012 à 2013, députée des Deux-Sèvres (réserve — mandat en cours non revérifié). 2022 : sans objet — sa candidature s'était arrêtée à la primaire écologiste de 2021 (établi pour l'absence de la liste ; réserve pour la primaire). Déclaration pour 2027 : date non établie (réserve). Sondages : aucun — non testée en intention de vote, absente des dix personnalités chiffrées d'Elabe et des cinquante-huit de Toluna (établi — absences constatées). Parrainages : base non établie. Sa candidature se situe hors des deux primaires de gauche — celle du PS et de Place publique des 9-10 et 16-17 octobre, celle de la gauche unitaire du 11 octobre — donc en concurrence de signatures avec quatre à cinq autres offres de gauche (établi pour les primaires).

Karim Bouamrane — Parti socialiste

Maire de Saint-Ouen-sur-Seine, membre du Parti socialiste (réserve). 2022 : sans objet. Date de déclaration pour 2027 : non établie, LCP le recensant parmi les déclarés avec la mention « socialiste », sans date (réserve). Point de situation : il ne figure pas parmi les sept candidats déclarés à la primaire PS–Place publique au 4 septembre 2026 — Glucksmann, Faure, Brun, Guedj, Royal, Verdier, Maurel. Le dépôt courait du 1er au 15 septembre, la liste définitive étant annoncée pour le 15 ; le site de la primaire évoquait huit candidats validés là où la dépêche du 4 septembre en comptait sept — divergence non tranchée (établi pour les sept ; réserve pour le nombre). Sondages : aucun (établi — absence constatée). Parrainages : base non établie.

Clara Egger — Solution démocratique

Solution démocratique, mouvement adossé à une plateforme de démocratie directe (réserve). 2022 : sans objet — absente de la liste des douze candidats (établi pour l'absence ; motif non établi). Date de déclaration pour 2027 : non établie, LCP la recensant parmi les déclarées sans date (réserve). Sondages : aucun (établi — absence constatée). Parrainages : base non établie. Une publication du mouvement datée de la période des municipales de mars 2026 atteste une activité de contact avec des listes citoyennes locales, sans qu'aucun décompte d'élus n'en résulte dans les éléments consultés (réserve pour l'activité ; non établi pour tout décompte).

Antoine Mikolajczak — Équinoxe

Équinoxe, mouvement écologiste qu'il porte (réserve). 2022 : sans objet. Date de déclaration pour 2027 : non établie, LCP le recensant parmi les déclarés sans date (réserve). Sondages : aucun — non testé en intention de vote, absent des questionnaires d'image et de potentiel électoral (établi — absences constatées). Parrainages : base non établie ; aucun élu national ne se rattache publiquement au mouvement, aucun décompte d'élus locaux n'a été trouvé. C'est, avec la candidature de Clara Egger, celle sur laquelle la documentation publique accessible est la plus mince : hors la mention de LCP, aucune source datée n'a pu être établie.

Francis Lalanne — France Libre

France Libre, formation sous laquelle sa candidature est recensée (réserve). 2022 : sans objet — absent de la liste des douze candidats (établi pour l'absence ; motif non établi). Date de déclaration pour 2027 : 19 août 2026, selon un recensement associatif de candidatures — c'est, avec celle de Sylvain Durif (23 août 2026), l'une des deux seules dates de déclaration établies pour ce groupe (réserve — recensement non institutionnel ; aucune source primaire datée retrouvée). Sondages : aucun (établi — absence constatée). Parrainages : base non établie ; aucun mandat électif en cours, aucun élu se rattachant à la formation n'a été identifié.

Le filtre des parrainages

La règle. Un candidat doit réunir 500 signatures d'élus habilités, issues d'au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer, sans qu'un même département fournisse plus d'un dixième du total — soit cinquante signatures au plus par département. Environ 42 000 élus sont habilités : maires, parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, membres de l'Assemblée des Français de l'étranger, entre autres. Chaque élu ne parraine qu'une fois, la présentation est irrévocable, elle est transmise directement au Conseil constitutionnel, qui publie les noms des parrains au fil de l'eau. (établi)

Le calendrier de 2027, à ce jour. Le recueil s'ouvre à la publication du décret de convocation des électeurs, qui n'est pas paru au 6 septembre 2026 et doit intervenir au moins dix semaines avant le premier tour, soit au plus tard vers le 7 février 2027. La clôture se situe le sixième vendredi précédant le premier tour, soit le 12 mars 2027 à 18 heures ; la liste officielle des candidats est publiée par le Conseil constitutionnel environ cinq semaines avant le scrutin, une source situant cette publication au 26 mars 2027. (non établi pour l'ouverture ; réserve pour la clôture et la publication, par calcul)

Les chiffres de 2022 — le seul étalon disponible. Pour l'élection du 10 avril 2022, le Conseil constitutionnel a reçu 13 672 présentations, en a validé 13 427, et a recensé 65 personnes ayant fait l'objet d'au moins une présentation. Douze d'entre elles ont franchi le seuil des 500 signatures issues d'au moins trente départements. (établi — communiqué du 24 mars 2022) Rapportées aux quelque 42 000 élus habilités, les 13 427 présentations validées représentent moins d'un tiers du corps ; le reste s'est abstenu de parrainer. (établi pour les deux chiffres ; le rapport est un calcul opéré ici, donc réserve)

Ce que ces chiffres disent du filtre. Cinquante-trois des soixante-cinq personnes ayant reçu au moins une présentation n'ont pas franchi le seuil. Le seuil ne se franchit donc pas par la notoriété seule : en 2022, deux candidatures ayant obtenu plus de 0,5 % au premier tour — Nathalie Arthaud (0,56 %) et Philippe Poutou (0,76 %) — ont été validées, tandis que des candidatures déclarées de longue date, dont celles de Florian Philippot et de François Asselineau, ne l'ont pas été. Le nombre exact de présentations obtenues par chacun des douze candidats de 2022 n'a pas pu être établi : la page du Conseil constitutionnel portant le tableau par candidat n'a pas restitué ses données à la lecture automatisée. (établi pour le franchissement et les scores ; non établi pour les décomptes individuels)

Les deux autres filtres, chiffrés par des sources datées. Le coût : Bruno Cautrès (Cevipof-CNRS), le 2 septembre 2026, situe le budget d'une campagne présidentielle entre 10 et 16 M€ et énonce : « L'addition tourne vite » ; « Dans un mois et demi, un certain coup de rabot sera fait. » (établi — citation lue à la source) Le plafond légal de dépenses du premier tour est affiché à 16,9 M€ par la CNCCFP et à « environ 16,8 M€ » par info.gouv.fr — divergence non tranchée, le décret de revalorisation n'ayant pas été identifié. En sens inverse, une avance forfaitaire de 200 000 € est versée à tout candidat, et un remboursement forfaitaire minimal d'environ 800 000 € est prévu. La période de comptabilisation des comptes de campagne est ouverte depuis le 1er avril 2026 ; les comptes sont à déposer au plus tard le 2 juillet 2027. (établi pour les règles ; réserve pour les montants) Les primaires enfin : deux scrutins de gauche se tiennent à six jours d'écart, la primaire PS–Place publique les 9-10 et 16-17 octobre 2026 et la primaire de la gauche unitaire le 11 octobre 2026, cette dernière posant elle-même une condition de 500 parrainages d'élus à ses participants. (réserve)

L'ordre de grandeur pour 2027. Un recensement associatif dénombre 26 candidatures déclarées au 6 septembre 2026 ; Public Sénat écrit le 2 septembre que « plus de deux douzaines » de candidats sont déclarés et rappelle que douze seulement ont figuré sur la ligne de départ en 2022. (réserve pour le premier chiffre ; établi pour le second)

Sources

  1. Conseil constitutionnel, résultats officiels du premier tour de 2022, proclamation du 13/04/2022 — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/resultats-du-premier-tour.html
  2. Conseil constitutionnel, communiqué du 24/03/2022 : liste des candidats, présentations reçues et validées — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/liste-candidats-1ertour.html
  3. Conseil constitutionnel, parrainages validés par candidat, 2022 (tableau non restitué à la lecture) — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-parrainages/parrainages-valides-par-candidat.html
  4. Conseil constitutionnel, tous les parrainages validés, 2022 — https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-parrainages/tous-les-parrainages-valides.html
  5. Conseil constitutionnel, Les parrainages à l'élection présidentiellehttps://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/les-parrainages-a-l-election-presidentielle
  6. Articque, carte des parrainages de 2022 : « 13 427 parrainages d'élus, sur plus de 42 000 habilités à soutenir un candidat » — https://www.articque.com/carte-interactive-parrainage-presidentielle-2022/
  7. LCP, liste des candidats déclarés et des prétendants (mise à jour 04/09/2026) — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373
  8. Candidats2027.org, recensement associatif des candidatures déclarées — https://candidats2027.org/
  9. Public Sénat, 02/09/2026, filtres et « coup de rabot » (Bruno Cautrès) — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-2027-une-multitude-de-candidats-mais-combien-seront-ils-reellement-sur-la-ligne-de-depart
  10. Commission des sondages, notice Ifop-Fiducial n° 10242 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10242-pres-barometre-election-pres-iv-v5-ifop-26-aout.pdf
  11. Commission des sondages, notice Ipsos bva / Le Parisien n° 10250 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10250-pres-iv-ipsos-bva-le-parisien-5-septembre.pdf
  12. Commission des sondages, notice Cluster17 / Le Point n° 10251 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10251-pres-iv-cluster-17-le-point-5-septembre.pdf
  13. Commission des sondages, notice Toluna Harris / M6-RTL n° 10239 — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10239-pres-toluna-harris-interactive-rtl-24-aout.pdf
  14. Commission des sondages, notice Toluna Harris / CommStrat-L'Opinion n° 10240 (potentiel électoral, 58 personnalités) — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10240-pres-suivi-potentiel-electoral-v8-toluna-harris-interactive-26-aout.pdf
  15. Commission des sondages, notice Elabe / Les Echos n° 10247 (image, 30 personnalités) — http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10247-pres-observatoire-politique-elabe-3-septembre.pdf
  16. Commission des sondages, index thématique « Présidentielle 2027 » — https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027
  17. LCP, primaire PS–Place publique : dates, candidats, tarif — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-dates-candidats-prix-tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-primaire-sociale
  18. Choisir 2027, site de la primaire PS–Place publique — https://choisir2027.fr/
  19. Public Sénat, fonctionnement de la primaire du PS — https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-comment-fonctionne-la-primaire-du-ps
  20. CNCCFP, élection présidentielle 2027 : plafonds, avance, remboursement, calendrier — https://cnccfp.fr/elections/election-du-president-de-la-republique-2027/
  21. CNCCFP, guide à l'usage des candidats et de leur mandataire, édition 2026-2027 (03/04/2026) — https://cnccfp.fr/publication-du-guide-a-lusage-des-candidats-a-lelection-du-president-de-la-republique-et-de-leur-mandataire-edition-2026-2027/
  22. info.gouv.fr, présidentielle 2027 : dates et informations clés — https://www.info.gouv.fr/actualite/presidentielle-2027-date-a-retenir-et-informations-cles
  23. Votons-2027, calendrier des parrainages (agrégateur non institutionnel) — https://votons-2027.fr/parrainages-presidentielle-2027
  24. Solution démocratique, publication de la période des municipales de mars 2026 — https://solutiondemocratique.substack.com/p/municipales-2026-avez-vous-contacte
  25. Valentin Simonnet, avocat, mention de l'établissement de la liste des candidats au 26/03/2027 — https://www.simonnetavocat.fr/larret-marine-le-pen-assistants-parlementaires-du-7-juillet-2026-explique-par-un-avocat/

Vides nommés : la date de déclaration pour 2027 est non établie pour sept des neuf candidatures — Dupont-Aignan, Philippot, Asselineau, Arthaud, Batho, Bouamrane, Egger et Mikolajczak —, LCP les recensant comme déclarées sans indiquer de date et aucune source primaire datée n'ayant été retrouvée ; seule la date du 19 août 2026 pour Francis Lalanne a été trouvée, dans un recensement associatif non institutionnel ; aucune base de parrainages n'a pu être chiffrée pour aucune des neuf candidatures, faute de décompte d'élus par formation après les municipales des 15 et 22 mars 2026 ; le nombre de présentations obtenues par chacun des douze candidats de 2022 n'a pas pu être établi, la page du Conseil constitutionnel portant ce tableau n'ayant pas restitué ses données à la lecture automatisée ; les motifs précis de non-franchissement du seuil en 2022 pour Philippot, Asselineau, Egger et Lalanne n'ont pas été vérifiés à la source, seule leur absence de la liste du 24 mars 2022 étant établie ; les scores de 2012 et 2017 cités pour Dupont-Aignan, Asselineau et Arthaud n'ont pas été revérifiés à la source ; les mandats en cours de Nicolas Dupont-Aignan et de Delphine Batho n'ont pas été vérifiés à la source ; pour Antoine Mikolajczak, hors la mention de LCP, aucune source datée n'a pu être établie ; le nombre de candidats validés à la primaire PS–Place publique diverge entre sept (dépêche du 4 septembre 2026) et huit (site de la primaire) ; la date d'ouverture du recueil des parrainages pour 2027 reste inconnue, le décret de convocation des électeurs n'étant pas paru, et le décret de revalorisation des plafonds de dépenses n'a pas été identifié, d'où la divergence 16,8 / 16,9 M€ laissée ouverte.

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Le paysage

Qui est en tête — et de combien, selon qui.

Un sondage teste plusieurs configurations de candidats, et un chiffre ne vaut que pour l'une d'elles. Voici les sept configurations testées cette quinzaine, la moyenne des instituts qui les ont mesurées, et la somme par bloc. Les séries depuis janvier sont au chapitre Sondages ; la structure de l'électorat au chapitre Électorat.

ConfigurationLe Pen2e3egauchecentredroitenational
Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche
La configuration testée par les cinq instituts.
33.3Édouard Philippe 18.0Jean-Luc Mélenchon 16.434.821.27.539.4
Attal seul au centre, Glucksmann à gauche
Si le bloc central se range derrière Attal.
34.4Jean-Luc Mélenchon 16.5Gabriel Attal 13.936.417.99.139.9
Philippe et Attal, Glucksmann à gauche
Si le bloc central part divisé.
34Jean-Luc Mélenchon 15.7Édouard Philippe 14.433.322.2639.0
Philippe seul, Hollande à gauche
Si François Hollande se déclare en décembre.
34.3Édouard Philippe 19.8Jean-Luc Mélenchon 16.734.919.87.539.5
Attal seul, Hollande à gauche
Hollande contre Attal.
36.2Jean-Luc Mélenchon 15.5Gabriel Attal 13.231.513.2942.2
Philippe seul, Faure à gauche
Si la primaire socialiste désigne Olivier Faure.
35.0Édouard Philippe 21.5Jean-Luc Mélenchon 15.529.521.57.540.0
Philippe seul, avec Ruffin et Lisnard
La configuration élargie que Cluster17 est seul à tester.
29.2Jean-Luc Mélenchon 16.9Édouard Philippe 16.834.320.310.734.7

La configuration commune, institut par institut

Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche
0 % 10 % 20 % 30 % 40 % Marine Le Pen Marine Le Pen : 30.0 à 35 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 33 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 34.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 35 % Elabe (26-28 août) : 34 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 30.0 % 33.3 Édouard Philippe Édouard Philippe : 17 à 19 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 19 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 19 % Toluna Harris (18-19 août) : 17 % Elabe (26-28 août) : 17 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 18.2 % 18.0 Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon : 14 à 18 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 18 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 15 % Toluna Harris (18-19 août) : 17 % Elabe (26-28 août) : 14 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 17.9 % 16.4 Raphaël Glucksmann Raphaël Glucksmann : 10 à 15 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 15 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 12 % Toluna Harris (18-19 août) : 10 % Elabe (26-28 août) : 11.5 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 11.6 % 12.0 Bruno Retailleau Bruno Retailleau : 7 à 8 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 8 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 7.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 7 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 7.5 % 7.5 Éric Zemmour Éric Zemmour : 3 à 4 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 3.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 3 % Toluna Harris (18-19 août) : 4 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 3.5 % 3.5 Dominique de Villepin Dominique de Villepin : 3.2 à 3.2 % — 1 institut(s) Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 3.2 % 3.2 Marine Tondelier Marine Tondelier : 2.2 à 4 % — 3 institut(s) Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 4 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.2 % 3.1 Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan : 2 à 3 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 2.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.9 % 2.6 Fabien Roussel Fabien Roussel : 2.1 à 3 % — 3 institut(s) Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.1 % 2.5 Nathalie Arthaud Nathalie Arthaud : 0.5 à 1 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 1 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 0.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 1 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 0.9 % 0.8

Si le centre se range derrière Attal

Attal seul au centre, Glucksmann à gauche
0 % 10 % 20 % 30 % 40 % Marine Le Pen Marine Le Pen : 31.6 à 37 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 34 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 35 % Toluna Harris (18-19 août) : 37 % Elabe (26-28 août) : 34.5 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 31.6 % 34.4 Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon : 14 à 18.5 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 18.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 15 % Toluna Harris (18-19 août) : 17 % Elabe (26-28 août) : 14 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 18.2 % 16.5 Gabriel Attal Gabriel Attal : 12 à 15 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 15 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 14 % Toluna Harris (18-19 août) : 15 % Elabe (26-28 août) : 12 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 13.5 % 13.9 Raphaël Glucksmann Raphaël Glucksmann : 11 à 17 % — 5 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 17 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 14 % Toluna Harris (18-19 août) : 11 % Elabe (26-28 août) : 14 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 11.5 % 13.5 Bruno Retailleau Bruno Retailleau : 8.9 à 9.5 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 9 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 9.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 9 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 8.9 % 9.1 Dominique de Villepin Dominique de Villepin : 4.0 à 4.0 % — 1 institut(s) Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 4.0 % 4.0 Éric Zemmour Éric Zemmour : 3 à 4.0 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 3 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 3 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 4.0 % 3.2 Marine Tondelier Marine Tondelier : 2.5 à 4 % — 3 institut(s) Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 4 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.5 % 3.2 Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan : 2 à 2.8 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 2 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 2 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.8 % 2.3 Fabien Roussel Fabien Roussel : 2 à 2.5 % — 3 institut(s) Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 2 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 2.1 % 2.2 Nathalie Arthaud Nathalie Arthaud : 0.5 à 1.5 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 1.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 0.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 1 % Cluster17 (31 août – 1er sept.) : 0.9 % 1.0

Si le centre part divisé

Philippe et Attal, Glucksmann à gauche
0 % 10 % 20 % 30 % 40 % Marine Le Pen Marine Le Pen : 33 à 35 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 33 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 34 % Toluna Harris (18-19 août) : 35 % Elabe (26-28 août) : 34 % 34 Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon : 15 à 16 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 16 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 15 % Toluna Harris (18-19 août) : 16 % 15.7 Édouard Philippe Édouard Philippe : 14 à 14.5 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 14.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 14.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 14 % Elabe (26-28 août) : 14.5 % 14.4 Raphaël Glucksmann Raphaël Glucksmann : 10 à 12.5 % — 4 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 11 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 11.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 10 % Elabe (26-28 août) : 12.5 % 11.2 Gabriel Attal Gabriel Attal : 7.5 à 8 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 8 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 7.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 8 % 7.8 Bruno Retailleau Bruno Retailleau : 6 à 6 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 6 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 6 % Toluna Harris (18-19 août) : 6 % 6 Marine Tondelier Marine Tondelier : 3 à 3.5 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 3 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 3.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % 3.2 Éric Zemmour Éric Zemmour : 3 à 3.5 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 3.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 3 % Toluna Harris (18-19 août) : 3 % 3.2 Fabien Roussel Fabien Roussel : 2 à 3 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 3 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 2 % 2.5 Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan : 1.5 à 2 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 1.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 2 % Toluna Harris (18-19 août) : 2 % 1.8 Nathalie Arthaud Nathalie Arthaud : 0.5 à 1 % — 3 institut(s) Ifop-Fiducial (24-25 août) : 0.5 % Ipsos bva (31 août – 2 sept.) : 0.5 % Toluna Harris (18-19 août) : 1 % 0.7

Ce que l'écart entre instituts dit

Cluster17 est le seul institut à publier sa mesure avant redressement (26,1 % pour Marine Le Pen, 30 % après) et le seul à tester Villepin, Ruffin et Lisnard ; il la place trois à cinq points sous les quatre autres. L'écart est le plus large de la quinzaine, et sa cause reste à établir — c'est le premier point que le film suivra sur deux vagues. Le coût de la division du centre se lit dans les chiffres : Philippe seul monte de 14,5 à 19, Attal seul de 8 à 14.

Trois autres questions, trois autres classements

Les instituts posent aussi des questions qui mesurent autre chose que l'intention de vote — et qui produisent des classements différents. Aucune de ces trois séries n'est comparable aux deux autres.

Image positive — Elabe / Les Echos, 1er-2 sept.%évol.
Jordan Bardella37+1
Marine Le Pen37+3
Marion Maréchal29+1
Édouard Philippe26-4
Gabriel Attal25-5
Raphaël Glucksmann23+2
Bruno Retailleau23-2
François Ruffin22+3
Gérald Darmanin22-3
François Hollande22-4
Cote d'avenir — Verian / Le Figaro Magazine, 30 août – 1er sept.%
David Lisnard41
Marine Tondelier41
Bruno Le Maire29
Olivier Faure27
Michel Barnier27
Potentiel de vote — Toluna / CommStrat-L'Opinion, 29-30 juillet%
Marine Le Pen41
Édouard Philippe27
Marion Maréchal27
Bruno Retailleau24
Éric Ciotti24
Gabriel Attal23
Raphaël Glucksmann21

les séries 2026 → · la structure de l'électorat →

Les scénarios

Qui peut gagner — et ce qui peut tout changer.

Les seconds tours que les instituts ont mesurés, puis un modèle simple et réglable qui projette les sondages d'aujourd'hui sur le 18 avril avec une marge d'incertitude que vous choisissez — réglée par défaut sur l'erreur mesurée à sept mois en 2017 et en 2022. Une estimation, jamais une prédiction : le réglage est visible, la méthode est écrite au chapitre Comment nous projetons.

Les seconds tours mesurés

Second tour · Marine Le Pen face à… Ifop-Fiducial Elabe Toluna Harris Cluster17 (juillet) moyenne
Édouard Philippe Le Pen 52 / 48 Le Pen 52.5 / 47.5 Le Pen 55 / 45 Le Pen 51.8 / 48.2 52.8 / 47.2
Gabriel Attal Le Pen 54 / 46 Le Pen 57 / 43 Le Pen 57 / 43 Le Pen 56.2 / 43.8 56.0 / 44.0
Raphaël Glucksmann Le Pen 55 / 45 Le Pen 57 / 43 Le Pen 55.9 / 44.1 56.0 / 44.0
François Hollande Le Pen 54 / 46 54 / 46
Bruno Retailleau Le Pen 58 / 42 Le Pen 57.1 / 42.9 57.5 / 42.5
Jean-Luc Mélenchon Le Pen 67 / 33 Le Pen 69.5 / 30.5 Le Pen 68 / 32 Le Pen 60.8 / 39.2 66.3 / 33.7

Les probabilités, réglables

± 4,3 points
Ce que ce modèle fait. Il tire 20 000 premiers tours en ajoutant à la moyenne des instituts un bruit gaussien de l'écart type choisi — par défaut 4,3 points, la moyenne des écarts absolus entre les sondages de septembre et le résultat d'avril, mesurée à l'identique en 2017 et en 2022 (chapitre « Comment nous projetons ») —, compte qui se qualifie, puis joue le second tour avec la moyenne des duels mesurés et le même bruit. Ce qu'il ne fait pas. Il ne sait rien d'un duel que personne n'a mesuré (il l'affiche « non mesuré »), rien d'un candidat absent des configurations, rien d'un événement — une décision de justice, une dissolution, un retrait — ni d'un candidat qui n'existe pas encore : en 2017, 26 % des suffrages sont allés à deux candidats que les enquêtes d'automne ne testaient pas. C'est l'état des sondages d'aujourd'hui projeté avec son incertitude, signé comme tel.

Les fourches — ce qui peut tout changer

La deuxième place
Philippe (17 – 19) et Mélenchon (14 – 18) se disputent l'accès au second tour dans une marge inférieure à l'incertitude des sondages. Le premier tour se joue là, et rien dans les chiffres d'aujourd'hui ne le tranche. Signal : les vagues à terrain postérieur au 10 septembre.
Le centre et la droite, à un ou à cinq
Cinq candidatures déclarées ou confirmées (Philippe, Attal, Retailleau, Bertrand, Lisnard), aucune procédure pour n'en garder qu'une — et Philippe seul monte de 14,5 à 19 quand Attal se retire. La grille attend cinq candidatures au 17 octobre. Signal : un retrait, un ralliement, une règle écrite.
La gauche après octobre
La primaire PS – Place publique (9-10 et 16-17 octobre), une seconde primaire annoncée pour le 11 octobre dont le maintien fait l'objet de sources divergentes, Mélenchon et Roussel hors des deux, et François Hollande qui a fixé décembre pour sa propre décision. Le vainqueur d'octobre a une seconde échéance. Signal : la participation à la primaire (cible déclarée : 100 000 votants).
La Cour de cassation
Marine Le Pen est éligible depuis l'arrêt d'appel du 7 juillet ; son pourvoi, suspensif, doit être jugé « au plus tard début avril 2027 » selon les analyses publiées (réserve) — après l'arrêt de la liste des candidats. Aucun institut ne teste aujourd'hui un premier tour sans elle ; le dernier chiffre de Bardella (32 %, Odoxa, mai 2026) date d'avant l'arrêt. Signal : la date d'audience.
Le budget sans majorité
Pas de session extraordinaire ; l'Assemblée reprend le 1er octobre ; le budget 2027 arrive sans majorité pour le porter. Une censure ou une dissolution redistribuerait le calendrier — aucune n'est engagée. Signal : le dépôt du texte, les motions.
Le rabot mécanique
Cinq cents parrainages, dix à seize millions d'euros, et l'exposition : « dans un mois et demi, un certain coup de rabot sera fait » (Bruno Cautrès, Cevipof). En 2022, 65 personnes ont reçu au moins une présentation, 12 ont franchi le seuil. La grille attend au moins deux retraits avant le 17 octobre. Signal : les promesses de parrainages rendues publiques (Mélenchon : « un peu plus de 200 » au 2 septembre, réserve).

comment nous projetons → · les précédents →

Le calendrier

Quand — les trois temps, et les portes.

Une présidentielle se joue en trois temps : se qualifier (parrainages, argent, exister dans les sondages), se différencier au premier tour, coaliser au second. Nous sommes dans le premier ; ses portes mécaniques — en or — sont encore fermées.

Se qualifier parrainages · argent · exister dans les sondages Se différencier le premier tour Coaliser le second tour Rentrée de Marine Le Pen, Hénin-Beaumont13/09 Clôture des candidatures, primaire PS–PP15/09 Sénatoriales27/09 Rentrée parlementaire · budget 20271/10 Primaire PS–PP, 1er tour9-10/10 Primaire de la gauche unitaire11/10 Primaire PS–PP, 2d tour16-17/10 Hollande, Zemmour : décisions annoncéesdéc. Premier tour18/04 Second tour2/05 Décret de convocation — fermée — attendu au plus tard début février Recueil des parrainages — fermée — s'ouvre avec le décret, clôt le 12 mars à 18 h Arcom · temps de parole — fermée — recommandation annoncée pour l'automne 6 sept. · 32 semaines
  1. 6 sept. 2026Aujourd'hui — 32 semaines avant le premier tour
  2. 13 sept.Rentrée de Marine Le Pen, braderie d'Hénin-Beaumont
  3. 11-13 sept.Fête de l'Humanité — lancement de campagne annoncé de Fabien Roussel
  4. 12-13 sept.Journées parlementaires du RN (Le Touquet) · université de Reconquête (Port-Marly)
  5. 15 sept.Clôture des candidatures à la primaire PS – Place publique
  6. 18-20 sept.Université de rentrée du MoDem
  7. 27 sept.Élections sénatoriales — 178 sièges
  8. 29 sept.Journée de grève intersyndicale
  9. 30 sept.Présentation du budget 2027 en Conseil des ministres (réserve)
  10. 1er oct.Ouverture de la session parlementaire · nouvelle règle Arcom sur les diffusions nocturnes
  11. 6 oct.Débat de la primaire PS–PP, France 2 / France Inter
  12. 9-10 oct.Primaire PS – Place publique, premier tour
  13. 11 oct.Primaire de la gauche unitaire (Tondelier, Ruffin, Autain…)
  14. 16-17 oct.Primaire PS – Place publique, second tour
  15. mi-oct.« Un certain coup de rabot » — Bruno Cautrès, Cevipof : parrainages, argent, primaires
  16. automneRecommandation de l'Arcom sur les temps de parole — annoncée, non publiée porte mécanique
  17. décembreDécisions annoncées : François Hollande ; Éric Zemmour (« avant décembre »)
  18. début févr. 2027Décret de convocation des électeurs — au plus tard dix semaines avant le scrutin porte mécanique
  19. 12 mars 2027, 18 hClôture du recueil des parrainages (sixième vendredi avant le premier tour) porte mécanique
  20. fin marsPublication de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel (réserve)
  21. 17-18 avrilEmbargo des sondages — de la veille à 0 h à la fermeture des bureaux
  22. 18 avril 2027Premier tour scrutin
  23. 2 mai 2027Second tour scrutin
  24. avant le 18 avrilDécision attendue de la Cour de cassation, pourvoi de Marine Le Pen (réserve)

Les règles du jeu, en clair

Se présenter. Cinq cents signatures d'élus habilités (environ 42 000), issues d'au moins trente départements, sans qu'un département en fournisse plus d'un dixième ; les noms sont publiés. Le recueil s'ouvre à la publication du décret et se ferme le sixième vendredi avant le premier tour, à 18 h. En 2022 : 13 672 présentations reçues, 13 427 validées, 12 candidats au-dessus du seuil.

Financer. Dons plafonnés à 4 600 € par personne, interdits aux personnes morales ; plafond de dépenses de 16,851 millions d'euros au premier tour (info.gouv.fr ; 16,9 sur le site de la CNCCFP), 22,509 millions pour les deux finalistes ; remboursement forfaitaire sous conditions de score — en 2017, une candidature à 4,70 % a reçu 800 423 €, le même montant qu'une candidature à 0,64 %.

Parler. Hors campagne officielle, l'Arcom veille à l'équité des temps de parole ; l'égalité stricte s'applique dans les semaines qui précèdent le scrutin, selon une recommandation annoncée pour l'automne.

Sonder. Tout sondage publié porte l'institut, le commanditaire, les dates de terrain et l'échantillon ; aucun sondage ne se publie la veille ni le jour de chaque tour.

Le film · n° 0 · la rentrée, du 24 août au 6 septembre 2026

La quinzaine qu'on a racontée, et celle qui s'est jouée.

8 minutes de lecture — 1 697 motspublié le lundi 7 septembre 2026

Samedi 5 septembre. Sur le pavé de la braderie de Lille, trois candidats à la présidentielle se croisent sans se rencontrer : Jean-Luc Mélenchon au pied du beffroi, devant une foule que son mouvement chiffre à plus de douze mille personnes, Gabriel Attal et Marine Tondelier dans la même braderie. À huit cents kilomètres à vol d'oiseau, à Levens, Éric Ciotti propose au Rassemblement national un « pacte d'alliance » avec l'UDR, conditions déposées — la réponse du RN reste à établir. La veille, à Birmingham, Jordan Bardella a signé avec Nigel Farage un protocole d'accord entre leurs deux partis, sur l'immigration et les traversées de la Manche. Il reste trente-deux semaines avant le premier tour, fixé au 18 avril 2027. Le décret qui convoque les électeurs reste à paraître.

La rentrée a été racontée comme celle de Marine Le Pen. Son annonce du 31 août — un référendum sur « une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes », pénalisation du voile comprise — a occupé l'espace éditorial jusqu'au 6 septembre, et le JDD du 5 la décrit abordant, pour la première fois, une présidentielle en position de favorite. Les chiffres racontent une rentrée plus calme : Ifop la mesure à 33 %, Elabe à 34, Ipsos à 34,5, sur des terrains du 24 août au 2 septembre ; les deux instituts qui publiaient déjà en juillet, Toluna et Cluster17, la retrouvent au niveau où ils l'avaient laissée. Ce qui a bougé s'est joué chez ses adversaires : ils ont passé la quinzaine à réclamer publiquement une primaire que leurs propres appareils avaient écartée au printemps.

Ce qui a bougé

À droite et au centre, la demande de primaire a atteint son maximum là où sa faisabilité était tombée depuis avril. Les Républicains ont désigné Bruno Retailleau le 20 avril en écartant toute primaire ; Édouard Philippe a dit dès mai qu'elle « n'aura pas lieu ». Pourtant, le 26 août, plus de deux cents élus menés par Hervé Morin l'appellent dans Le Figaro, au motif qu'« à ce stade, personne n'émerge » ; le 28, David Lisnard la réclame dans Le Monde ; le même jour, Retailleau dit qu'il l'affronterait — « je n'y crois pas » ; le 6 septembre, François Bayrou plaide pour une « grande primaire » plus large encore, du PS aux gaullistes. Entre-temps, Xavier Bertrand a confirmé devant le Medef qu'il sera candidat, en indépendant — « Je le serai » —, la déclaration formelle étant annoncée pour la fin de l'année, Philippe a plaidé à Châlons pour un rassemblement par ralliement, et Attal a présenté son équipe de campagne en refusant « la saison 3 du macronisme ». Cinq candidatures déclarées ou confirmées, et un seul mouvement de réduction sur la quinzaine : Gérald Darmanin, qui a renoncé à la sienne et s'est rangé derrière Philippe à Tourcoing le 30 août.

Retailleau a, lui, déplacé le terrain. Le 2 septembre dans Le Figaro, puis toute la semaine, il propose un référendum élargi à « toute question législative », un mécanisme pour que « le peuple puisse censurer la censure » du Conseil constitutionnel, et une charte républicaine inscrite dans la Constitution. Le même jour, à la Sorbonne, le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand, répondant aux critiques de l'été contre deux décisions du Conseil, déclare : « L'État de droit est comme l'oxygène : on n'en mesure la nécessité vitale que lorsque l'on commence à en manquer. » C'est, sur la quinzaine, le premier déplacement du débat des programmes vers les institutions.

À gauche, la réduction a une procédure — deux, et elles se chevauchent. La primaire PS–Place publique vote les 9-10 et 16-17 octobre, avec sept candidats déclarés depuis l'entrée d'Emmanuel Maurel le 4 septembre ; une seconde primaire, dite de la gauche unitaire, est annoncée pour le 11 octobre — son maintien fait l'objet de sources divergentes ; Mélenchon et Fabien Roussel restent hors des deux. Le 2 septembre sur France Inter, François Hollande a précisé sa place : il ne concourt pas à la primaire, il y votera — « si le ou la gagnante de la primaire a la dynamique nécessaire, pourquoi viendrais-je, moi, interférer ? » — et sa propre décision reste fixée à décembre, comme il l'avait annoncé en mai. Le même jour, un premier conflit public a éclaté dans la primaire, sur le nombre de débats télévisés : un seul pour Raphaël Glucksmann, trois pour les autres. Et Mélenchon, interrogé sur le voile, a dit : « J'étais convaincu, et j'ai changé d'avis. »

Le Rassemblement national a passé la semaine sur la défensive, sur trois fronts. Le voile : le 31 août, Bardella renvoie la mesure à un second référendum et refuse « une police du vêtement » ; le 5 septembre, il ferme la séquence — « une affinité politique et personnelle indéfectible ». L'Ukraine : les propos rapportés de Louis Aliot sur un arrêt de l'aide. La Manche : le protocole de Birmingham, qui prévoit le retour en France des embarcations interceptées, attaqué en quarante-huit heures par Attal, Mélenchon, Tondelier, Glucksmann et Retailleau sur un seul mot, la souveraineté. Sur le voile, les universitaires publicistes qui se sont exprimés ont convergé contre la mesure, sans contradicteur de rang équivalent ; la ligne du récit se lit ainsi : une semaine consacrée aux modalités d'une mesure en a laissé le principe hors du débat.

Où en est la partie

Une présidentielle se joue en trois temps : se qualifier — réunir cinq cents parrainages d'élus, financer, exister dans les sondages —, se différencier au premier tour, coaliser au second. Cette quinzaine a produit des positions de premier tour ; la partie, elle, en est encore au premier temps, et ses portes s'ouvriront plus tard : le décret de convocation, attendu au plus tard début février ; le recueil des parrainages, qui s'ouvre avec lui et se ferme le 12 mars 2027 ; la recommandation de l'Arcom sur les temps de parole, annoncée pour l'automne. Cette chaîne a cherché, pour chaque candidat déclaré, une donnée publique de financement — mandataire, fonds levés, adhésions — et n'en a trouvé aucune. Bruno Cautrès, du Cevipof, met une date sur le tri : « dans un mois et demi », parrainages, argent et primaires auront réduit la trentaine de prétendants. La mi-octobre, c'est aussi la date des deux primaires.

La seule échéance dure de l'automne appartient au calendrier institutionnel. Le gouvernement a officialisé le 3 septembre qu'il n'y aurait pas de session extraordinaire : l'Assemblée reprend le 1er octobre, le budget 2027 arrive dans la foulée, sans majorité pour le porter, et la session se fermera fin février pour cause de campagne. Sébastien Lecornu le présente comme un budget aux mesures « réversibles, par la nouvelle majorité » ; la majorité sénatoriale se dit « déjà dans le vide, sans parachute ».

Sur les intentions de vote, une précaution commande la lecture : un sondage teste plusieurs configurations de candidats, et un chiffre ne vaut que pour l'une d'elles. Sur celle que tous les instituts ont testée — Philippe seul au centre, Glucksmann pour la gauche socialiste —, Ifop donne Le Pen à 33, Elabe à 34, Ipsos à 34,5, Toluna à 35, et Cluster17 à 30, sur une configuration qui compte Villepin. Cluster17 est le seul institut de la quinzaine à publier sa mesure avant redressement — 26,1 % — à côté de la mesure redressée : l'écart de trois à cinq points avec les autres est le plus large de la période, et sa cause reste à établir. Philippe est mesuré entre 17 et 19 % par les cinq instituts ; Mélenchon entre 14 (Elabe) et 17,9 (Cluster17). La cote d'avenir de Verian, qui pose une autre question, place David Lisnard et Marine Tondelier en tête, à 41 %. Et le pouvoir d'achat reste, chez Toluna, la première préoccupation, à 52 % — le thème que Mélenchon a pris à Lille.

Ce que la grille retient — à vérifier

Trois lectures datées, réfutables, que les numéros suivants confronteront aux faits.

Un. Au 17 octobre, les cinq candidatures déclarées ou confirmées à droite et au centre — Philippe, Attal, Retailleau, Bertrand, Lisnard — seront toujours cinq. La demande de primaire est un signal ; le mécanisme qui la rendrait possible a été démonté en avril.

Deux. Dans les vagues Ifop, Elabe et Ipsos à terrain postérieur au 10 septembre, sur la configuration Philippe seul au centre et Glucksmann à gauche, Marine Le Pen sera mesurée entre 32 et 36 %. Une quinzaine de récit, favorable ou défavorable, laisse un bloc en place.

Trois. Avant le 17 octobre, au moins deux candidatures à la présidentielle déclarées au 6 septembre auront été retirées. Le tri que Cautrès annonce se fait par les portes mécaniques, et il commence avant qu'elles s'ouvrent.

Ce que la quinzaine n'a pas établi

Le résultat du vote des adhérents communistes sur la candidature de Fabien Roussel, clos le 6 septembre au soir. La cause de l'écart entre Cluster17 et les quatre autres instituts. Le montant exact du plafond de dépenses 2027 — 16,9 millions d'euros sur le site de la CNCCFP, 16,8 sur celui du gouvernement — et le décret qui le fixe. Le quantum précis de la peine d'appel de Marine Le Pen, que deux sources de référence rapportent différemment : est établi qu'elle est éligible ; que son pourvoi en cassation, suspensif, soit jugé avant le scrutin relève des analyses publiées, pas encore d'un calendrier de la Cour. La parution effective du livre de François Hollande, datée du 3 septembre par son éditeur, non confirmée par une seconde source. Ces vides sont nommés plutôt que comblés ; ils seront rouverts lundi prochain.

Générique

Ce panorama est produit chaque lundi par Frontière, atelier de Frontier intelligence for leadership advisory établi à Marseille. Une chaîne d'agents lit les sources publiques de la semaine — informations, notices déposées à la Commission des sondages, discours, réactions, analyses — et les range sur une grille propriétaire, le fuseki « public office campaign » : six questions — l'espace, l'accès, la coalition, le récit, la machine, l'épreuve — posées à chacun des trois temps décrits plus haut, et éprouvées sur les précédents de 2017 et de 2022 avant d'être appliquées à 2027. Chaque fait porte son cran : établi, déclaré, réserve, non établi. La machine lit tout ; elle ne conclut rien. Elle lit un système, un calendrier, une organisation, une langue — et jamais une personne. Aucune intention n'est prêtée à quiconque hors citation. Les sondages cités portent leurs mentions légales en annexe. Et chaque conclusion est signée.

Alice Arnaud — Frontière, Marseille, le 7 septembre 2026.

Le registre — ce que la grille a dit, et ce qui est advenu

  1. Au 17 octobre, les cinq candidatures déclarées à droite et au centre — Philippe, Attal, Retailleau, Bertrand, Lisnard — seront toujours cinq.échéance 17/10/2026 · en attente
  2. Dans les vagues Ifop, Elabe et Ipsos à terrain postérieur au 10 septembre (Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche), Marine Le Pen sera mesurée entre 32 et 36 %.échéance fin septembre 2026 · en attente
  3. Avant le 17 octobre, au moins deux candidatures déclarées au 6 septembre auront été retirées.échéance 17/10/2026 · en attente
La méthode

Comment on le sait.

Ce panorama est produit chaque semaine par Frontière, atelier de Frontier intelligence for leadership advisory établi à Marseille. Une chaîne d'agents lit les sources publiques de la semaine et les range sur une grille de lecture propriétaire ; une personne tranche, et signe.

La grille

Le fuseki « public office campaign » : six questions — sa place (l'espace), ses portes (l'accès), ses alliés (la coalition), son récit, son organisation (la machine), ses chocs (l'épreuve) — posées à chaque candidature, à chacun des trois temps de l'élection. La grille a été confrontée aux précédents de 2012, 2017 et 2022 avant d'être appliquée à 2027 (chapitre Précédents) ; elle localise ce qui décide de la partie, elle ne note personne. Le document de démonstration intégral de la grille — six lignes, trois temps, quatre précédents, une candidature lue à huit mois — est ici.

La projection

Les probabilités de la vue « Scénarios » sortent d'un modèle à deux étages : la moyenne des instituts par configuration, un bruit gaussien réglé sur l'erreur mesurée à sept mois (4,3 points, chapitre Comment nous projetons), 20 000 tirages du premier tour, puis les duels mesurés. Ses limites sont écrites à côté du résultat, et le réglage est à la main du lecteur.

Les cinq garde-fous

Le système, jamais la personne. On lit un paysage, un calendrier, une organisation, une langue — jamais un caractère. Quatre degrés de certitude sur chaque fait : établi (source primaire datée), déclaré (publié par l'intéressé), réserve (source secondaire ou calcul), non établi (cherché, introuvable — et dit). Aucune intention prêtée à quiconque hors citation. Les sondages avec leurs mentions légales, ci-dessous. Chaque conclusion signée — Alice Arnaud.

Les sondages cités dans la photo du 6 septembre, et leurs mentions légales (loi du 19 juillet 1977, art. 2)

Institut · enquêteCommanditaireTerrainÉchantillonMéthodeRéférence
Ifop-Fiducial — baromètre présidentiel, vague 5LCI, Le Figaro, Sud Radio24-25 août 20261 598 inscrits (sur 1 800 interrogés)quotas, en ligne ; redressement sociodémographique et politiquenotice n° 10242
Elabe — intentions de vote présidentielle 2027BFMTV, La Tribune Dimanche26-28 août 20261 501 personnes, dont 1 378 inscritsquotas, en ligne ; redressement sur les votes 2022-2024notice n° 10245
Elabe — Observatoire politique (image)Les Echos1er-2 septembre 20261 005 personnesquotas, en ligne ; redressement sur les votes 2022-2024notice n° 10247
Ipsos bva — intentions de vote présidentielle 2027Le Parisien ; CESI École d'ingénieurs31 août – 2 septembre 20261 500 inscritsquotas, en ligne (Access panel)notice n° 10250
Cluster17 — intentions de vote présidentielle 2027Le Point31 août – 1er septembre 20261 628 inscrits (sur 1 711 interrogés)quotas, en ligne ; redressement sociodémographique et politique ; brut et redressé publiésnotice n° 10251
Toluna Harris Interactive — baromètre présidentielle 2027, vague 4M6, RTL18-19 août 20261 764 inscrits (sur 2 114 interrogés)quotas, en ligne ; redressementnotice n° 10239
Toluna Harris Interactive — vague 3M6, RTL7-8 juillet 2026voir la notice de l'institutquotas, en lignerapport de l'institut, juillet 2026
Cluster17 — intentions de vote (juillet)Le Grand Continent22-24 juillet 20261 506 personnes, dont 1 404 inscritsquotas ; redressement sociodémographique, politique et par probabilité de participationnotice n° 10246
Verian — baromètre politique (cotes d'avenir)Le Figaro Magazine30 août – 1er septembre 20261 000 personnes de 18 ans et pluspanel en ligne, quotasnotice n° 10248

Les vagues antérieures de 2026 portent leurs mentions dans le chapitre Sondages, notice par notice.

Ce que la quinzaine n'a pas établi

Le résultat du vote des adhérents communistes (clos le 6 septembre au soir). La cause de l'écart entre Cluster17 et les autres instituts. Le montant exact du plafond de dépenses 2027 et le décret qui le fixe. Le quantum précis de la peine d'appel de Marine Le Pen, que deux sources rapportent différemment. La réponse du Rassemblement national à la proposition de pacte de l'UDR. Le maintien de la primaire de la gauche unitaire du 11 octobre. Aucune donnée publique de financement pour aucune candidature. Ces vides sont nommés plutôt que comblés ; ils seront rouverts lundi prochain.

Alice Arnaud — Frontière, Marseille, le 7 septembre 2026.

Chapitre

Les sondages — les séries 2026

Toutes les vagues de 2026, institut par institut, depuis leurs notices déposées à la Commission des sondages ; la rupture du 7 juillet (Bardella → Le Pen) ; les seconds tours ; les baromètres.

28 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Panorama public — présidentielle française de 2027 Chapitre de données n° 1 · arrêté au 6 septembre 2026


Régime épistémique

Chaque ligne porte un cran. Aucun chiffre n'est reconstitué, aucune interpolation n'est faite.

CranDéfinitionUsage dans ce chapitre
É — établisource primaire datée : notice technique déposée à la Commission des sondages, ou publication de l'institut lui-mêmel'essentiel des séries ci-dessous
D — déclarépublié par l'intéressé (institut, commanditaire) sans notice consultéequelques vagues
R — réservesource secondaire, agrégateur, ou calcul de notre faitsignalé ligne à ligne
— non établicherché, introuvable ou illisible — dit, jamais comblésection « Vides nommés »

Source primaire de référence. L'index thématique « 2027 — Présidentielle » de la Commission des sondages : https://www.commission-des-sondages.fr/notices/medias/fichiers/bytag/14/Presidentielle-2027 Il recense, au 6 septembre 2026, les notices n° 9898 (29 janvier 2025) à n° 10251 (5 septembre 2026). Les notices 2026 citées ici ont été ouvertes une à une ; l'URL exacte du PDF figure en regard de chaque vague.

Avertissement de méthode. Les notices déposées à la Commission ne reproduisent pas toujours l'intégralité des hypothèses publiées par l'institut. Quand une notice ne porte qu'une partie des chiffres, c'est dit.


1. La configuration de référence

La demande porte sur « Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche ». Aucun institut ne la nomme ainsi. Chacun a sa nomenclature, et l'écart entre ces nomenclatures est lui-même une donnée : c'est la première chose que ce chapitre doit rendre lisible.

InstitutLibellé de l'hypothèse correspondanteContenu réel
Ifop-Fiducial« Hypothèse 2 : E. Philippe (bloc central) » ; « Hypothèse 4 : E. Philippe (bloc central) et R. Glucksmann (candidat unique de la gauche hors LFI) »Philippe sans Attal ; Glucksmann présent. L'H4 supprime en outre Roussel et Tondelier
Elabe« Hypothèse 1 »Philippe sans Attal, Glucksmann présent, Villepin présent
Toluna Harris Interactive« Hypothèse 2 : Glucksmann & Philippe »Philippe sans Attal, Glucksmann présent
OpinionWay (PrésiTrack)« Hypothèse 3 : Édouard Philippe seul candidat du centre »Philippe sans Attal, Glucksmann présent
Ipsos bva« Hypothèse 6 : Glucksmann, Philippe »Philippe sans Attal, Glucksmann présent
Cluster17« Hypothèse 1 »Philippe sans Attal, Glucksmann et Villepin présents
Verianpas d'hypothèses multiples : une seule configuration publiéePhilippe et Attal ensemble — la configuration de référence n'existe pas chez Verian

Conséquence, à dire au lecteur. Chez Ifop, Toluna Harris et OpinionWay, le retrait d'Attal transfère 4 à 5 points à Philippe. La « série Philippe » n'a donc de sens qu'à hypothèse constante : les deux séries sont tenues séparément ci-dessous.


2. La rupture d'hypothèse du 7 juillet 2026

C'est la discontinuité majeure de l'année. Elle interdit toute lecture continue de la courbe « candidat RN ».

Le fait. Le 7 juillet 2026, la cour d'appel de Paris a condamné Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires du RN : 3 ans d'emprisonnement dont 2 avec sursis, 1 an ferme sous bracelet électronique, 100 000 € d'amende, 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis — soit 15 mois fermes, exécutés depuis le 31 mars 2025 — sans exécution provisoire. Elle est donc juridiquement éligible en 2027. [É — Public Sénat, direct du délibéré, 7 juillet 2026 : https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/direct-suivez-le-delibere-du-proces-en-appel-de-marine-le-pen] Cadrage antérieur des scénarios : France 24, 2 juillet 2026 : https://www.france24.com/fr/france/20260702-proces-appel-marine-le-pen-quels-scenarios-possibles-7-juillet-ineligibilite-rassemblement-national-eurodeputes-fn-jugement [D]

L'effet sur les questionnaires.

PériodeCandidat RN testéVérification
janvier – 24 juin 2026Bardella en hypothèse principale ; Le Pen en hypothèse alternative chez Ifop et IpsosIfop 26-28 mai : H1-H3 Bardella, H4-H5 Le Pen. Ipsos 27-28 mai : H1/H3/H5-H8 Bardella, H2/H4 Le Pen. Toluna Harris 25-27 mai : Bardella en 1er tour, les deux au 2nd
10-11 juin (OpinionWay/JDD)ni l'un ni l'autre : libellé « candidat RN (Marine Le Pen ou Jordan Bardella) »notice 10205
à partir du 7-8 juillet 2026Le Pen seule, en hypothèse principale, chez Ifop, Toluna Harris, Elabe, Verian, OpinionWay, Ipsos, Cluster17toutes notices de juillet à septembre

Ce que cela coûte à la comparaison. Chez Ifop (26-28 mai, notice 10193), à hypothèse de bloc central identique, Bardella est mesuré à 34 % et Le Pen à 33 % ; le 22-24 juin (notice 10211), Bardella 36 % et Le Pen 32 %. L'écart Bardella-moins-Le Pen passe de 1 à 4 points en un mois [R — calcul sur les deux notices]. Toute série qui raccorde la courbe Bardella d'avant le 7 juillet à la courbe Le Pen d'après surestime ou sous-estime la marche, selon l'institut. Elle est ici rompue explicitement.

Deuxième rupture, plus discrète. Le champ des candidats testés s'élargit en cours d'année : Villepin entre chez Ifop dès février puis chez Elabe et Cluster17 ; Lisnard et Ruffin apparaissent chez Elabe (août) et Cluster17 (septembre) ; Le Maire est testé par Ifop en août (H7). Roussel et Tondelier disparaissent des hypothèses « gauche unie hors LFI » (Ifop H4/H6, août) — leur retrait vaut environ 4 points redistribués. Les hypothèses ne sont donc pas comparables entre elles à l'intérieur d'une même vague.


3. Tables chronologiques, institut par institut

Toutes les valeurs sont en % des intentions exprimées, telles qu'imprimées dans la notice. « — » : candidat non testé dans cette hypothèse.

3.1 Ifop-Fiducial (LCI / Le Figaro / Sud Radio)

TerrainÉchantillonHypothèseRNMélenchonPhilippeAttalGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselHollandeCran
26-27 fév. 20261 393 IE / 1 500H1 · Philippe vs BardellaBardella 3611161010442É
26-27 fév. 2026id.H2 · Philippe vs Le PenLe Pen 3410161111442É
26-27 fév. 2026id.H7 · Philippe candidat de rassemblementBardella 3712231154,52,5É
26-28 mai 20261 368 IE / 1 501H2 · bloc central, Philippe seulBardella 3413181093,543,5É
26-28 mai 2026id.H4 · Le Pen vs PhilippeLe Pen 331319119443É
26-28 mai 2026id.H11 · Glucksmann, gauche hors LFI unieBardella 33152212104É
22-24 juin 20261 415 IE / 1 539H2 · bloc central Philippe seulBardella 36131910943,53É
22-24 juin 2026id.H4 · Le Pen vs PhilippeLe Pen 321220911643É
22-24 juin 2026id.H7 · Glucksmann, gauche hors LFI unieBardella 36142011114É
22-24 juin 2026id.H6 · Hollande, gauche hors LFI unieBardella 371521103,59É
7-8 juil. 2026984 IE / 1 075Hyp. PhilippeLe Pen 3615199843,53É
7-8 juil. 2026id.Hyp. AttalLe Pen 36151512103,542É
24-25 août 20261 598 IE / 1 800H1 · Philippe et AttalLe Pen 331614,581163,533É
24-25 août 2026id.H2 · Philippe (bloc central)Le Pen 3317181283,533É
24-25 août 2026id.H3 · Attal (bloc central)Le Pen 341714159333É
24-25 août 2026id.H4 · Philippe + Glucksmann seul à gauche hors LFILe Pen 3318191583,5É
24-25 août 2026id.H5 · Attal + Glucksmann seul à gauche hors LFILe Pen 3418,5151793É
24-25 août 2026id.H6 · Philippe + Hollande seul à gauche hors LFILe Pen 34192182,512É
24-25 août 2026id.H7 · Le Maire (bloc central)Le Pen 35171812333É

Notices : fév. → http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/mars/10118-pres-ifop-le-figaro-4-mars.pdf · mai → http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/mai/10193-pres-ifop-le-figaro-29-mai.pdf · juin → http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juin/10211-pres-iv-ifop-le-figaro-25-juin.pdf · juil. → http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10222-pres-ifop-le-figaro-8-juillet.pdf · août → http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10242-pres-barometre-election-pres-iv-v5-ifop-26-aout.pdf Autres candidats testés par Ifop et non repris ci-dessus : Arthaud (0,5–2), Dupont-Aignan (1,5–3,5), Villepin (2–5, fév. et mai), Lisnard (2, juin H8), Ruffin (3, mai H8), Faure (4–5), Darmanin (8, fév. H5), Lecornu (6, fév. H6). [É]

3.2 Elabe (BFMTV / La Tribune Dimanche)

TerrainÉchantillonHypothèseLe PenMélenchonPhilippeAttalGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselHollandeCran
9-10 juil. 20261 503 / 1 390 IEH1 · Philippe sans Attal, Glucksmann, Villepin351616,510,5833,52,5É
9-10 juil. 2026id.H2 · Attal sans Philippe3414,513,511113,53,52,5É
9-10 juil. 2026id.H3 · Hollande, Ruffin, Philippe3514,51992,529É
9-10 juil. 2026id.H4 · Hollande, Ruffin, Attal35,51515,5113,52,58É
9-10 juil. 2026id.H5 · Philippe et Attal3514,5147,58,58,5342,5É
9-10 juil. 2026id.H6 · Hollande, Philippe, Villepin34,5151883438É
26-28 août 20261 501 / 1 378 IEH1 · Philippe sans Attal, Glucksmann, Villepin34141711,56,543,53É
26-28 août 2026id.H2 · Attal remplace Philippe34,51412149,5433É
26-28 août 2026id.H3 · Hollande, Philippe, Lisnard341419,56443,57,5É
26-28 août 2026id.H4 · Ruffin, Hollande, Attal, Lisnard34,51412,594,548É
26-28 août 2026id.H5 · Faure remplace Glucksmann35,514,520,57444,5É
26-28 août 2026id.H6 · Philippe et Attal3414,514,56,512,5743É

Notices : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10226-pres-elabe-11-juillet.pdf · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10245-pres-iv-elabe-29-aout.pdf Autres : Arthaud 1–2, Dupont-Aignan 1,5–3, Villepin 2–3,5, Ruffin 6, Lisnard 3–3,5, Faure 3,5. Sans intention de vote exprimée : 13 à 16 % selon l'hypothèse. [É]

3.3 Toluna Harris Interactive (M6 / RTL)

TerrainÉchantillonHypothèseRNMélenchonPhilippeAttalGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselHollandeCran
25-27 mai 20261 744 IE / 2 068Attal, Philippe, Bardella (vague 2)Bardella 3214139108533D
7-8 juil. 20261 592 IE / 1 837H1 · Glucksmann, Attal & PhilippeLe Pen 3516148107422É
7-8 juil. 2026id.H2 · Glucksmann & PhilippeLe Pen 341620118432É
7-8 juil. 2026id.H3 · Glucksmann & AttalLe Pen 361616119433É
7-8 juil. 2026id.H4 · Hollande & PhilippeLe Pen 35162084438É
7-8 juil. 2026id.H5 · Hollande & AttalLe Pen 36161685538É
18-19 août 20261 764 IE / 2 114H1 · Glucksmann, Attal & PhilippeLe Pen 3516148106332É
18-19 août 2026id.H2 · Glucksmann & PhilippeLe Pen 351717n.p.n.p.n.p.n.p.n.p.É
18-19 août 2026id.H3 · Glucksmann & AttalLe Pen 371715n.p.n.p.n.p.n.p.n.p.É
18-19 août 2026id.H4 · Hollande & PhilippeLe Pen 351719n.p.n.p.n.p.n.p.n.p.É
18-19 août 2026id.H5 · Hollande & AttalLe Pen 381714n.p.n.p.n.p.n.p.n.p.É

« n.p. » : la notice ne détaille les rangs secondaires que pour l'hypothèse 1. Notices : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10223-pres-iv-toluna-harris-interactive-rtl-8-juillet.pdf · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10239-pres-toluna-harris-interactive-rtl-24-aout.pdf Vague 2 (mai) : rapport Toluna https://tolunacorporate.com/wp-content/uploads/2026/05/Rapport-Toluna-Barometre-Presidentielle-2027-Vague-2-M6-RTL-Mai-2026.pdf [D — publication de l'institut, notice non ouverte]

3.4 Ipsos bva (Le Parisien, avec CESI École d'ingénieurs)

TerrainÉchantillonHypothèseRNMélenchonPhilippeAttalGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselHollandeCran
27-28 mai 20261 500 IEH1 · Glucksmann, Attal, Philippe, BardellaBardella 33,513138,5117,5443É
27-28 mai 2026id.H2 · idem, Le PenLe Pen 3113148,5118,54,543É
27-28 mai 2026id.H3 · Hollande, Attal, Philippe, BardellaBardella 3513,513,59,584447É
27-28 mai 2026id.H4 · idem, Le PenLe Pen 3213,514,59,58,54,5447É
27-28 mai 2026id.H5 · Glucksmann, Attal, BardellaBardella 361314,514,510443É
27-28 mai 2026id.H6 · Glucksmann, Philippe, BardellaBardella 35,51317,5139443É
27-28 mai 2026id.H7 · Hollande, Attal, BardellaBardella 3613,517,510453,58É
27-28 mai 2026id.H8 · Hollande, Philippe, BardellaBardella 35,513,51994547,5É
31 août-2 sept. 20261 500 IEHyp. principale · Glucksmann, Attal, PhilippeLe Pen 341514,57,511,5633,52,5É

Notices : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juin/10195-pres-ipsos-bva-le-parisien-1er-juin.pdf · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10250-pres-iv-ipsos-bva-le-parisien-5-septembre.pdf La notice de septembre indique six hypothèses alternatives dont elle ne publie pas le détail — seule l'hypothèse principale est chiffrée. Marges d'erreur déclarées candidat par candidat : Le Pen ±2,9 ; Mélenchon ±2,2 ; Philippe ±2,2 ; Glucksmann ±2,0 ; Attal ±1,6 ; Retailleau ±1,5 ; Tondelier ±1,1 ; Roussel ±1,0 ; Zemmour ±1,0 ; Dupont-Aignan ±0,9 ; Arthaud ±0,4. [É] Rapport complet de la vague de mai : https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/news/documents/2026-06/presidentielle-2027-intention-vote-mai26-rapport-complet-web.pdf

3.5 OpinionWay

TerrainCommanditaireÉchantillonHypothèseRNMélenchonPhilippeAttalGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselCran
10-11 juin 2026JDD901 IE / 1 001H1 · Attal candidat du centre« candidat RN » 341315139453É
10-11 juin 2026JDDid.H2 · Philippe candidat du centre« candidat RN » 331318137453É
10-11 juin 2026JDDid.H3 · Philippe, sans PCF ni écologistes« candidat RN » 3416191493É
8-9 juil. 2026Les Echos / Radio Classique (PrésiTrack)963 IE / 1 042 ; 696 certains d'aller voterH1 · Attal et PhilippeLe Pen 301417710945É
8-9 juil. 2026id.id.H2 · Attal seul au centreLe Pen 331615111245É
8-9 juil. 2026id.id.H3 · Philippe seul au centreLe Pen 31152210955É

Notices : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juin/10205-pres-iv-opinionway-jdd-13-juin.pdf · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10224-pres-presitrack-opinionway-les-echos-9-juillet.pdf Point notable. OpinionWay est le seul institut qui, en juin 2026, a refusé de trancher entre Le Pen et Bardella et a testé un « candidat RN (Marine Le Pen ou Jordan Bardella) » indifférencié. C'est aussi celui qui donne à Philippe seul le score le plus haut de toute l'année : 22 %. [É]

3.6 Verian

TerrainCommanditaireÉchantillonLe PenPhilippeMélenchonGlucksmannAttalRetailleauZemmourRousselCran
8-10 juil. 2026L'Hémicycle987 IE / 1 047 ; base 818 exprimant une intention371715118732É

Notice : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10225-pres-iv-1er-tour-verian-lhemicycle-10-juillet.pdf Sans intention exprimée : 23 %. Verian ne publie qu'une configuration, avec Philippe et Attal : c'est le score Le Pen le plus élevé de l'échantillon d'instituts, et il n'est pas comparable aux hypothèses « Philippe seul ». La notice porte l'avertissement de l'institut : « Les intentions de vote reflètent un équilibre des forces à un instant précis. Elles ne doivent en aucun cas être interprétées comme des prédictions. » [É]

3.7 Cluster17 (Le Point ; et Terra Nova)

TerrainCommanditaireÉchantillonHypothèseLe PenMélenchonPhilippeAttalGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselCran
22-24 juil. 2026Terra Nova1 506Scénario A · Philippe301818108432É
22-24 juil. 2026Terra Novaid.Scénario B · Attal3018141010432É
31 août-1er sept. 2026Le Point1 628 IE / 1 711H1 · Philippe, Glucksmann, Villepin30,017,918,211,67,53,52,22,1É
31 août-1er sept. 2026Le Pointid.H2 · Attal31,618,213,511,58,94,02,52,1É
31 août-1er sept. 2026Le Pointid.H3 · Philippe, Lisnard, Ruffin29,216,916,810,86,53,31,9É

Notices : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10251-pres-iv-cluster-17-le-point-5-septembre.pdf · étude Terra Nova : https://tnova.fr/democratie/politique-institutions/la-structure-de-lelectorat-francais-a-neuf-mois-de-la-presidentielle-de-2027/ Point notable. Cluster17 place Le Pen 3 à 5 points sous tous les autres instituts, et Mélenchon 2 à 4 points au-dessus. L'écart est constant sur les deux vagues et sur les deux commanditaires : c'est un effet de maison (redressement sur le 1er tour 2022 et sur les européennes 2024, avec pondération politique explicite), pas un mouvement d'opinion. [R — comparaison de notices]

3.8 Instituts présents à l'index mais sans intentions de vote de 1er tour publiées en 2026

InstitutCe qui est déposéCran
CSA (JDD)uniquement des indices de popularité de l'exécutif — notices 10191 (30 mai), 10212 (27 juin), 10244 (29 août)É
Odoxanotices thématiques : « politique économique des candidats » (10243, 27 août), et 9 autres vagues 2026 ; aucune notice d'intentions de vote de 1er tour trouvée à l'index 2027
YouGov (Le HuffPost)baromètre politique : proximité partisane, approbation, préoccupations — notice 10249 (4 sept.)É

4. Série par candidat — configuration « Philippe seul au centre, Glucksmann à gauche »

Une seule ligne par vague, hypothèse constante. Les vagues où Philippe et Attal sont testés ensemble en sont exclues : elles figurent à la section 5. Avant le 7 juillet, le candidat RN est Bardella sauf mention.

Date de terrainInstitutLe Pen / BardellaMélenchonPhilippeGlucksmannRetailleauZemmourTondelierRousselCran
26-27 fév. 2026Ifop (H1)3611161010442É
26-27 fév. 2026Ifop (H2, Le Pen)3410161111442É
26-28 mai 2026Ifop (H2)3413181093,543,5É
26-28 mai 2026Ifop (H4, Le Pen)331319119443É
27-28 mai 2026Ipsos bva (H6)35,51317,5139443É
10-11 juin 2026OpinionWay/JDD (H2)« RN » 331318137453É
22-24 juin 2026Ifop (H2)36131910943,53É
22-24 juin 2026Ifop (H4, Le Pen)321220911643É
7-8 juil. 2026Ifop3615199843,53É
7-8 juil. 2026Toluna Harris (H2)341620118432É
8-9 juil. 2026OpinionWay/Les Echos (H3)31152210955É
9-10 juil. 2026Elabe (H1)351616,510,5833,52,5É
22-24 juil. 2026Cluster17/Terra Nova (A)301818108432É
18-19 août 2026Toluna Harris (H2)351717n.p.n.p.n.p.n.p.n.p.É
24-25 août 2026Ifop (H2)3317181283,533É
24-25 août 2026Ifop (H4, gauche unie)3318191583,5É
26-28 août 2026Elabe (H1)34141711,56,543,53É
31 août-1er sept. 2026Cluster17/Le Point (H1)30,017,918,211,67,53,52,22,1É

Lecture. Sur la configuration de référence, entre février et septembre 2026 : Le Pen tenue dans un couloir de 30 à 36 % — la dispersion est inter-instituts, pas temporelle ; Philippe dans un couloir de 16 à 22 %, en pente montante lente ; Mélenchon de 10 à 18 %, en hausse nette et continue à partir de juillet ; Glucksmann de 9 à 15 %, plafonné sauf quand la gauche hors LFI est unifiée derrière lui (Ifop H4, 24-25 août : 15 %) ; Retailleau de 6 à 11 %, en pente descendante ; Zemmour de 3 à 6 % ; Tondelier de 2,2 à 5 % ; Roussel de 2 à 3,5 %. [R — lecture de la table ci-dessus, aucun lissage]

Hollande n'est jamais testé dans cette configuration : il n'apparaît que dans les hypothèses où il remplace Glucksmann. Sa série propre :

Date de terrainInstitutHypothèseHollandePhilippe dans la même hypothèseCran
26-28 mai 2026Ifop (H6)gauche hors LFI désunie820É
26-28 mai 2026Ifop (H10)gauche hors LFI unie1122É
27-28 mai 2026Ipsos bva (H8)Hollande, Philippe, Bardella7,519É
22-24 juin 2026Ifop (H6)gauche hors LFI unie921É
7-8 juil. 2026Toluna Harris (H4)Hollande & Philippe820É
9-10 juil. 2026Elabe (H6)Hollande, Philippe, Villepin818É
27-28 juil. 2026Cluster17/Le Pointsouhait de victoire (autre question)2,711,0É
18-19 août 2026Toluna Harris (H4)Hollande & Philippen.p.19É
24-25 août 2026Ifop (H6)Hollande seul à gauche hors LFI1221É
26-28 août 2026Elabe (H3)Hollande, Philippe, Lisnard7,519,5É

Attal, série propre, hypothèses « Attal seul au centre » :

Date de terrainInstitutAttalLe Pen / BardellaCran
26-27 fév. 2026Ifop (H3)1136É
26-28 mai 2026Ifop (H3)1634É
27-28 mai 2026Ipsos bva (H5)14,536É
10-11 juin 2026OpinionWay/JDD (H1)15« RN » 34É
22-24 juin 2026Ifop (H3)1537É
7-8 juil. 2026Ifop1536É
7-8 juil. 2026Toluna Harris (H3)1636É
8-9 juil. 2026OpinionWay/Les Echos (H2)1533É
9-10 juil. 2026Elabe (H2)13,534É
22-24 juil. 2026Cluster17/Terra Nova (B)1430É
18-19 août 2026Toluna Harris (H3)1537É
24-25 août 2026Ifop (H3)1434É
26-28 août 2026Elabe (H2)1234,5É
31 août-1er sept. 2026Cluster17/Le Point (H2)13,531,6É

5. Le prix du dédoublement du centre

Même vague, même échantillon, deux hypothèses : Philippe seul, puis Philippe et Attal. L'écart est mesuré, pas estimé.

VaguePhilippe seulPhilippe avec AttalΔ PhilippeAttalLe Pen seul / avecCran
Ifop 22-24 juin 202619 (H2)14 (H1)−58Bardella 36 / 36É
Ifop 7-8 juil. 202619n.t.Le Pen 36É
Toluna Harris 7-8 juil. 202620 (H2)14 (H1)−68Le Pen 34 / 35É
OpinionWay 8-9 juil. 202622 (H3)17 (H1)−57Le Pen 31 / 30É
Elabe 9-10 juil. 202616,5 (H1)14 (H5)−2,57,5Le Pen 35 / 35É
Toluna Harris 18-19 août 202617 (H2)14 (H1)−38Le Pen 35 / 35É
Ifop 24-25 août 202618 (H2)14,5 (H1)−3,58Le Pen 33 / 33É
Elabe 26-28 août 202617 (H1)14,5 (H6)−2,56,5Le Pen 34 / 34É
Ipsos bva 27-28 mai 202617,5 (H6)13 (H1)−4,58,5Bardella 35,5 / 33,5É

Moyenne des écarts Philippe seul → Philippe + Attal : −3,9 points sur 8 mesures appariées. [R — calcul sur les vagues ci-dessus] Le score du candidat RN, lui, ne bouge pas : il est identique dans sept cas sur neuf, et bouge de ±1 à 2 points dans les deux autres. La bataille du centre se joue à somme nulle à l'intérieur du bloc central. [R — même calcul]


6. Les seconds tours mesurés en 2026

Tous face au candidat RN. Format : challenger / RN.

TerrainInstitutvs Mélenchonvs Glucksmannvs Attalvs Philippevs Retailleauvs HollandeCran
25-27 mai 2026Toluna Harris — face à Bardella32 / 6843 / 5746 / 54D
25-27 mai 2026Toluna Harris — face à Le Pen33 / 6746 / 5448 / 52D
7-8 juil. 2026Ifop30 / 7045 / 5546 / 54É
7-8 juil. 2026Toluna Harris33 / 6745 / 5549 / 51É
9-10 juil. 2026Elabe32,5 / 67,541,5 / 58,546 / 5448 / 5244 / 56É
22-24 juil. 2026Cluster17 / Terra Nova39 / 6144 / 5644 / 5648 / 5243 / 57É
18-19 août 2026Toluna Harris32 / 6843 / 5745 / 55É
24-25 août 2026Ifop33 / 6745 / 5546 / 5448 / 5242 / 5846 / 54É
26-28 août 2026Elabe30,5 / 69,543 / 5743 / 5747,5 / 52,5É

Abstentions déclarées au 2nd tour, Elabe 9-10 juillet 2026 : Mélenchon vs Le Pen 29 % ; Retailleau vs Le Pen 32 % ; Attal vs Le Pen 24 % ; Glucksmann vs Le Pen 23 % ; Philippe vs Le Pen 22 %. [É]

Lecture. Aucun challenger ne bat le candidat RN dans aucune mesure de 2026. Philippe est le seul à rester dans la marge d'erreur : de 45/55 à 49/51 selon l'institut et la date. Mélenchon est le plus mal placé, entre 30 et 39. Le duel Mélenchon-Le Pen est le seul où l'écart dépasse 30 points. [R — lecture de la table] Discontinuité. La comparaison Bardella-vs-Le Pen au 2nd tour n'existe que chez Toluna Harris en mai : Bardella y fait 2 points de plus que Le Pen face à Philippe (54 contre 52) et face à Attal (57 contre 54). [D]


7. Baromètres d'image et de popularité, 2026 — les trois derniers points

7.1 Elabe / Les Echos — baromètre d'image des personnalités politiques (mensuel)

Question : image positive. Trois derniers points relevés à l'index de la Commission.

VagueTerrainÉchantillonBardellaLe PenPhilippeAttalCran
Juin 20262-3 juin 20261 00138353332É
Juillet 202628-29 juil. 20261 004n.c.n.c.n.c.n.c.
Septembre 20261er-2 sept. 20261 00537372625É

Notices : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juin/10198-pres-observatoire-elabe-4-juin.pdf · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10235-pres-observatoire-politique-elabe-30-juillet.pdf · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10247-pres-observatoire-politique-elabe-3-septembre.pdf Vide nommé : la notice du 30 juillet déclare mesurer la confiance en Macron et Lecornu (Q1-Q2) puis l'image de 30 personnalités (Q3), mais ne publie pas les résultats chiffrés. Le point de juillet manque à la série. Il n'y a pas de vague Elabe/Les Echos en août (interruption estivale).

Baromètre complet de juin 2026 (image positive, 31 personnalités) : Bardella 38, Le Pen 35, Philippe 33, Attal 32, Maréchal 29, Darmanin 28, Retailleau 27, Ciotti 25, Hollande 24, Glucksmann 23, Sarkozy 22, Bertrand 22, Roussel 21, Ruffin 21, Cazeneuve 21, Villepin 21, Le Maire 19, Knafo 19, Nunez 18, Mélenchon 18, Zemmour 18, Wauquiez 17, Braun-Pivet 16, Lisnard 16, Faure 15, Tondelier 14, Larcher 14, Grégoire 13, Bayrou 12, Barrot 11, Guedj 9. [É]

Chute de Philippe et d'Attal entre juin et septembre : −7 points chacun. Le Pen gagne 2 points, Bardella en perd 1. [R — calcul sur les deux vagues]

7.2 Popularité de l'exécutif — tous instituts, 2026

Emmanuel Macron, président ; Sébastien Lecornu, Premier ministre.

TerrainInstitut / commanditaireÉchantillonQuestionMacronLecornuCran
2-3 juin 2026Elabe / Les Echos1 001confiance26 % (déf. 69)26 % (déf. 61)É
1er-3 juin 2026Cluster17 / Le Point1 478note sur 103,12,3É
23-24 juin 2026CSA / JDD1 010satisfaction26,6 % (73,1 insat.)34,2 % (64,5)É
15-17 juil. 2026Ipsos bva / La Tribune Dimanche1 001bonne opinion21 % (+2)27 % (+3)É
29-30 juil. 2026Toluna Harris / LCI1 111confiance31 %32 %É
25-26 août 2026CSA / JDD1 007satisfaction21,6 %27,8 %É
30 août-1er sept. 2026Verian / Le Figaro Magazine1 000confiance17 % (78 déf.)23 % (66 déf.)É
31 août-3 sept. 2026YouGov / Le HuffPost1 039approbation20 % (75 désapp.)25 % (59)É

Notices : CSA juin http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juin/10212-pres-indices-popularite-csa-jdd-27-juin.pdf · CSA août http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10244-pres-indices-popularite-executif-csa-jdd-29-aout.pdf · Ipsos http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10231-pres-barometre-politique-ipsos-bva-la-tribune-dimanche-18-juillet.pdf · Toluna Harris http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10236-pres-barometre-toluna-harris-interactive-lci-31-juillet.pdf · Verian http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10248-pres-barometre-politique-verian-3-septembre.pdf · YouGov http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10249-pres-barometre-politique-yougov-le-huffpost-4-septembre.pdf · Cluster17 http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juin/10203-pres-barometre-cluster17-le-point-11-juin.pdf

Trois derniers points, l'un contre l'autre : CSA 21,6 / Verian 17 / YouGov 20 pour Macron ; CSA 27,8 / Verian 23 / YouGov 25 pour Lecornu. L'écart inter-instituts est de 4,6 points sur le président et de 4,8 sur le Premier ministre, à quinze jours d'intervalle : il tient au libellé de la question (satisfaction, confiance, approbation), pas à un mouvement. [R — comparaison de notices] La série CSA, à question et institut constants, donne la seule pente propre : Macron 26,6 → 21,6 entre fin juin et fin août ; Lecornu 34,2 → 27,8. [R — calcul sur deux notices CSA]

7.3 Autres baromètres d'image utiles

Verian / Le Figaro Magazine — baromètre « stature présidentielle », vague 4, terrain 8-10 juillet 2026, n = 1 000. Total « oui » :

CompétentReprésente bien la FranceVision claireSait décider
Le Pen44434443
Bardella41454441
Philippe35313132
Attal24262324
Retailleau24242626
Hollande22241721
Glucksmann18191917
Mélenchon16171917

[É] http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10233-pres-barometre-stature-vague-4-verian-le-figaro-magazine-23-juillet.pdf

Ifop-Fiducial / Paris Match — Sud Radio, terrain 8-9 juillet 2026, n = 1 012, par téléphone. Opinions favorables (excellente + bonne) : Michel-Édouard Leclerc 53,6 ; Hollande 49,3 ; Philippe 47,6 ; Le Pen 42,3 ; Maréchal 42,3. Opinions défavorables : Zemmour 69,7 ; Macron 66,2 ; Mélenchon 61,0 ; Bayrou 60,0 ; Dati 55,3. 48 personnalités testées. [É] http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10227-pres-barometre-ifop-paris-match-14-juillet.pdf Note de méthode : c'est la seule enquête de la série réalisée par téléphone ; toutes les autres sont en ligne. L'écart avec les baromètres en ligne n'est pas interprétable comme un mouvement.

Ipsos bva / La Tribune Dimanche, terrain 15-17 juillet 2026, n = 1 001 — % satisfaits parmi les personnalités de 2027 : Le Pen 34, Bardella 33, Philippe 23, Maréchal 22. [É]

Toluna Harris / LCI, terrain 29-30 juillet 2026, n = 1 111 — confiance : Bardella 40, Le Pen 39, Philippe 30, Maréchal 28, Retailleau 27, Ciotti 25, Attal 24, Glucksmann 23, Borloo 23, Castex 22. [É]

Cluster17 / Le Point, terrain 1er-3 juin 2026, n = 1 478 — soutien / appréciation / rejet / sans opinion : Bardella 26 / 12 / 51 / 11 ; Le Pen 21 / 16 / 51 / 12 ; Mélenchon 16 / 8 / 61 / 15 ; Zemmour 10 / 10 / 64 / 16 ; Macron 7 / 9 / 68 / 16 ; Bayrou 1 / 7 / 68 / 24 ; Wauquiez 1 / 8 / 66 / 25. [É]


8. Ce que les séries disent, sans être forcées

Trois constats, tous adossés aux tables ci-dessus.

Un. Le plafond du candidat RN n'a pas bougé de l'année à hypothèse constante : 30-36 %, et le milieu du couloir est le même en février et en septembre. Ce qui a bougé, c'est qui porte ce plafond — Bardella jusqu'au 24 juin, Le Pen depuis le 7 juillet — et le fait que le passage de l'un à l'autre coûte entre 1 et 4 points selon l'institut. La stabilité apparente de la courbe recouvre un changement de candidat.

Deux. La seule progression continue de l'année est celle de Mélenchon : de 10-11 % chez Ifop en février à 17-19 % chez Ifop en août, et 17,9 % chez Cluster17 début septembre. Elle est visible chez tous les instituts sans exception, ce qui la distingue d'un effet de maison.

Trois. Le bloc central est mesuré à somme constante : ce que Philippe perd quand Attal se présente, Attal le prend, et le candidat RN ne gagne rien. La question posée au bloc central en 2026 n'est donc pas combien pèse-t-il mais qui l'incarne — et l'écart moyen mesuré de 3,9 points entre les deux configurations est la seule variable qui rapproche ou éloigne le 2nd tour du 50-50.


Vides nommés

1. Odoxa. Aucune notice d'intentions de vote de premier tour pour 2027 n'a été trouvée à l'index thématique de la Commission des sondages pour 2026. Les dix notices Odoxa de l'année portent sur des questions thématiques (politique économique des candidats, 27 août 2026). Sauf publication hors notice, Odoxa n'a pas publié de série d'intentions de vote de 1er tour en 2026. Cherché à l'index thématique et par recherche ouverte ; non trouvé.

2. CSA. Les trois notices CSA/JDD de 2026 relevées à l'index (30 mai, 27 juin, 29 août) sont des indices de popularité de l'exécutif. Aucune intention de vote CSA de 1er tour pour 2027 n'est établie pour 2026.

3. Le point de juillet du baromètre Elabe / Les Echos. La notice 10235 (terrain 28-29 juillet 2026, n = 1 004) déclare mesurer la confiance en l'exécutif et l'image de 30 personnalités, mais n'en publie pas les chiffres. Le point manque entre juin et septembre. Il n'y a pas de vague en août.

4. Les six hypothèses alternatives de la vague Ipsos bva du 31 août-2 septembre 2026. La notice 10250 signale leur existence et ne publie que l'hypothèse principale. Les scores de Philippe seul et de Bardella pour la vague la plus récente d'Ipsos ne sont donc pas établis.

5. Les rangs secondaires des hypothèses 2 à 5 de Toluna Harris. Les notices de juillet et d'août ne détaillent Glucksmann, Retailleau, Zemmour, Tondelier et Roussel que pour l'hypothèse 1. Pour la configuration de référence (H2), seuls Le Pen, Philippe et Mélenchon sont établis.

6. Les vagues de janvier à avril 2026. Hors Ifop (février) et Cluster17/Marianne (janvier, sur une autre question), aucune notice d'intentions de vote de 1er tour n'a été ouverte pour ce trimestre. L'index en recense (Elabe 28 mars, Toluna Harris 22 mars, OpinionWay/L'Opinion 30 mars, Elabe 18 avril, Ifop/L'Opinion 19 avril, Ifop/Paris Match 21 avril, OpinionWay/Challenges 22 avril, Ipsos bva/RTL 30 avril), mais leur contenu n'est pas établi ici. Le début de la série 2026 est donc lacunaire, et la comparaison « début d'année / fin d'année » ne peut s'appuyer que sur Ifop.

7. La vague Cluster17 / Le Grand Continent du 31 août 2026 (notice 10246). Trois tentatives d'accès, 404 à chaque fois. Contenu non établi.

8. Les commanditaires manquants. L'index de la Commission laisse le champ « média » vide pour Elabe, Odoxa, et pour plusieurs vagues Ifop et Toluna Harris. Les commanditaires indiqués dans ce chapitre proviennent des notices elles-mêmes quand elles les nomment ; quand elles ne les nomment pas, la case reste vide plutôt que devinée.

9. La question de la certitude d'aller voter. Seul OpinionWay publie la base « certains d'aller voter » (696 sur 963 inscrits, 8-9 juillet 2026). Les autres instituts ne la publient pas en notice. La comparabilité des bases entre instituts n'est donc pas établie — et c'est, à sept mois du scrutin, la variable qui pèse le plus lourd.

Chapitre

Comment nous projetons — ce que valent les sondages à sept mois

2012, 2017, 2022 : les intentions de vote d'automne contre le résultat, candidat par candidat ; l'erreur moyenne ; les événements qui ont fait les écarts ; le réglage du modèle.

24 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Panorama public — présidentielle française de 2027 Chapitre de données n° 2 · arrêté au 6 septembre 2026


Régime épistémique

CranDéfinition
É — établisource primaire datée : notice technique déposée à la Commission des sondages, décision du Conseil constitutionnel, publication de l'institut
D — déclarépublié par l'intéressé, non vérifié à la source
R — réservesource secondaire, ou calcul de notre fait — tous les écarts et toutes les moyennes de ce chapitre sont des calculs et portent ce cran
— non établicherché, introuvable — dit, jamais comblé

Position du problème. Nous sommes le 6 septembre 2026. Le premier tour de 2027 se tiendra en avril : il reste sept mois, soit environ 215 jours. La question n'est pas « les sondages se trompent-ils » — elle est mal posée. Elle est : de combien, et sur quoi. Ce chapitre mesure trois fois la même chose, sur 2012, 2017 et 2022, avec la même méthode : ce que disaient les enquêtes de septembre-octobre de l'année N−1, ce qu'a donné le vote, et l'écart.

Avertissement de comparabilité. À sept mois, une part des candidats testés ne se présente pas, et une part des candidats qui se présenteront n'est pas testée. Les écarts calculés ci-dessous ne portent donc que sur les candidats communs aux deux listes. Le reste — ce qui n'était pas dans le questionnaire — est mesuré séparément, et c'est le chiffre le plus lourd du chapitre.


1. Les résultats réels — la référence

2012 — Premier tour du 22 avril 2012

Conseil constitutionnel, décision n° 2012-152 PDR du 25 avril 2012 : https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2012/2012152PDR.htm [É]

CandidatVoix% des suffrages exprimés
François Hollande10 272 70528,63
Nicolas Sarkozy9 753 62927,18
Marine Le Pen6 421 42617,90
Jean-Luc Mélenchon3 984 82211,10
François Bayrou3 275 1229,13
Eva Joly828 3452,31
Nicolas Dupont-Aignan643 9071,79
Philippe Poutou411 1601,15
Nathalie Arthaud202 5480,56
Jacques Cheminade89 5450,25

Inscrits 46 028 542 · votants 36 584 399 · suffrages exprimés 35 883 209. [É] Second tour du 6 mai 2012 : Hollande 51,64 / Sarkozy 48,36. [R — chiffre non vérifié à la décision du Conseil constitutionnel dans le cadre de ce travail ; corroboré par le rappel de vote redressé de la notice BVA n° 8080 du 24-25 octobre 2016, qui donne 51,6 / 48,4 : http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2016/octobre/8080-pres-bva-orange.pdf]

2017 — Premier tour du 23 avril 2017

Conseil constitutionnel : https://www.conseil-constitutionnel.fr/actualites/resultats-officiels-du-premier-tour-de-l-election-presidentielle [É]

CandidatVoix%
Emmanuel Macron8 656 34624,01
Marine Le Pen7 678 49121,30
François Fillon7 212 99520,01
Jean-Luc Mélenchon7 059 95119,58
Benoît Hamon2 291 2886,36
Nicolas Dupont-Aignan1 695 0004,70
Jean Lassalle435 3011,21
Philippe Poutou394 5051,09
François Asselineau332 5470,92
Nathalie Arthaud232 3840,64
Jacques Cheminade65 5860,18

Inscrits 47 582 183 · votants 37 003 728 · abstention 22,23 % · blancs 659 997 · exprimés 36 054 394. [É] Second tour du 7 mai 2017 : Macron 66,10 / Le Pen 33,90. [R — source secondaire, non vérifié à la décision du Conseil constitutionnel]

2022 — Premier tour du 10 avril 2022

Conseil constitutionnel, communiqué du 13 avril 2022 : https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/resultats-du-premier-tour.html [É]

CandidatVoix%
Emmanuel Macron9 783 05827,85
Marine Le Pen8 133 82823,15
Jean-Luc Mélenchon7 712 52021,95
Éric Zemmour2 485 2267,07
Valérie Pécresse1 679 0014,78
Yannick Jadot1 627 8534,63
Jean Lassalle1 101 3873,13
Fabien Roussel802 4222,28
Nicolas Dupont-Aignan725 1762,06
Anne Hidalgo616 4781,74
Philippe Poutou268 9040,76
Nathalie Arthaud197 0940,56

Inscrits 48 747 876 · votants 35 923 707 · abstention 26,31 % · blancs 543 609 · nuls 247 151 · exprimés 35 132 947. [É] Second tour du 24 avril 2022 : Macron 58,55 / Le Pen 41,45. [R — source secondaire ; communiqué officiel : https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/resultats-du-second-tour.html, non ouvert dans le cadre de ce travail]


2. Ce que disaient les sondages de septembre-octobre N−1

2.1 Automne 2016 — pour l'élection d'avril 2017

Quatre enquêtes d'intentions de vote et une enquête de primaire, toutes reprises de leur notice technique déposée à la Commission des sondages. C'est le corpus le mieux documenté des trois.

Note capitale. À l'automne 2016, aucun institut ne teste la configuration réelle du 23 avril 2017. Les hypothèses opposent Le Pen à Juppé ou Sarkozy (la primaire de la droite se tient les 20 et 27 novembre 2016) et à Hollande, Valls ou Montebourg (Hollande renonce le 1er décembre 2016). Fillon n'est testé que comme candidat de primaire ; Hamon n'est testé nulle part.

InstitutCommanditaireTerrainÉchantillonNotice
TNS Sofres-OnePointLe Figaro / LCI2-5 sept. 20161 006 inscritsn° 8043 · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2016/septembre/8043-pres-tns-sofres-sept-2016-vague-3.pdf
ElabeLes Echos / Radio Classique20-21 sept. 20161 002 (922 inscrits)n° 8051 · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2016/septembre/8051-pres-elabe-les-echos.pdf
BVAOrange / Union de la presse régionale, avec Salesforce14-16 oct. 20161 000 (916 inscrits)n° 8075 · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2016/octobre/8075-pres-bva-pour-la-pqr.pdf
IpsosCEVIPOF / Le Monde (ENEF vague 7)14-19 oct. 201617 047 inscritsn° 8076 · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2016/octobre/8076-pres-ipsos-le-mone.pdf
Kantar Sofres-OnePointLCI / Le Figaro / RTL21-23 oct. 20161 005 inscritsn° 8078 · http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2016/octobre/8078-pres-kantar-le-figaro.pdf

Hypothèse « Hollande, Macron, Juppé » — la plus proche de la réalité future en ce qu'elle contient Macron [tous É] :

TNS 2-5 sept. (H3)Elabe 20-21 sept. (H6)BVA 14-16 oct. (H3)Kantar 21-23 oct. (H1)Résultat 2017
Le Pen28,527262821,30
Juppé25263328non candidat
Macron1514111424,01
Mélenchon1113121319,58
Hollande111299non candidat
Dupont-Aignan3,53444,70
Duflot / Jadot1,5321,5non candidats
Poutou11221,09
Arthaud1110,50,64
Cheminade<0,5<0,50,18
Fillonnon testénon testénon testénon testé20,01
Hamonnon testénon testénon testénon testé6,36

Hypothèse « Hollande, Juppé, sans Macron » — celle qui affole les compteurs : Juppé 34 (Elabe), 37 (BVA H2), 33 (TNS H6), 34 (Kantar H3). Le Pen 28-29. [É] Hypothèse « Sarkozy candidat de la droite » : Sarkozy 20-22, Le Pen 26-28, Macron 14-18, Bayrou 8-15. [É]

L'enquête de primaire, mi-octobre 2016 — Ipsos / CEVIPOF / Le Monde, n = 17 047, terrain 14-19 octobre 2016 [É] :

Intentions primaire, 1er tourRésultat primaire (27 nov. 2016, 2nd tour)
Alain Juppé41 %battu, 33,5 %
Nicolas Sarkozy30 %éliminé au 1er tour (20,7 %)
François Fillon12 %vainqueur, 66,5 %
Bruno Le Maire11 %
Nathalie Kosciusko-Morizet4 %
Jean-François Copé1 %
Jean-Frédéric Poisson1 %

Second tour de primaire testé mi-octobre : Juppé 60 / Sarkozy 40. [É] Le résultat de la primaire du 27 novembre 2016 est cité ici en repère. [R — non vérifié à une source primaire dans ce travail]

2.2 Automne 2021 — pour l'élection d'avril 2022

Restriction de source à dire d'emblée. L'archive de notices de la Commission des sondages n'est pas accessible pour 2021 : la page annuelle renvoie une erreur serveur (500) à trois tentatives, et l'index thématique « 2022 — 1er tour présidentielle » retourne « Votre recherche n'a retourné aucun résultat ». Les notices d'automne 2021 sont donc hors d'atteinte. Le corpus ci-dessous est adossé à une publication d'institut (Elabe) et, pour le reste, à un agrégateur — cran R.

InstitutCommanditaireTerrainÉchantillonCran
ElabeBFMTV11-13 sept. 20211 334 (1 200 inscrits)Dhttps://elabe.fr/presidentielle2022-zemmour/
Ifop29 sept.-1er oct. 20211 351R
Ipsos29-30 sept. 20211 500R
Harris Interactive1er-4 oct. 20211 310R
Elabe5-6 oct. 20211 309R
Ifop5-6 oct. 2021921R
BVA7-11 oct. 2021n.c.R (partiel)

Agrégateur : https://en.wikipedia.org/wiki/Opinion_polling_for_the_2022_French_presidential_election

Ifop 29/9-1/10Ipsos 29-30/9Harris 1-4/10Elabe 5-6/10Ifop 5-6/10Résultat 2022
Macron242424252527,85
Le Pen181615161623,15
Mélenchon79117721,95
Zemmour12151713147,07
candidat LR1514131316Pécresse 4,78
Jadot896984,63
Hidalgo5,55,56561,74
Roussel21,52222,28
Dupont-Aignan2,51,52422,06
Lassalle11<0,5113,13
Poutou11110,50,76
Arthaud0,50,5/1110,50,56

Réserve majeure sur la ligne « candidat LR ». L'agrégateur attribue ces scores à Valérie Pécresse. Or le congrès LR qui l'a désignée s'est tenu le 4 décembre 2021, deux mois plus tard. À l'automne 2021, les instituts testaient plusieurs hypothèses LR — la publication d'Elabe du 11-13 septembre 2021 mesure Xavier Bertrand à 15-16 % et Valérie Pécresse à 13-14 % dans la même enquête [D]. L'attribution d'un score unique à Pécresse en septembre-octobre 2021 est donc une reconstruction rétrospective de l'agrégateur, pas une donnée d'époque. Les écarts calculés plus bas sur cette ligne sont à lire avec ce cran.

Elabe / BFMTV, 11-13 septembre 2021 — la seule vague d'automne 2021 tenue à sa source [D] :

Sans ZemmourAvec ZemmourRésultat 2022
Macron2625-2627,85
Le Pen2318-1923,15
Bertrand1615non candidat
Pécresse14134,78
Zemmour87,07
Mélenchon8821,95
Jadot7-874,63
Hidalgo66-71,74
Dupont-Aignan5-64-52,06

Second tour mesuré à cette date : Macron 59 / Le Pen 41. Résultat du 24 avril 2022 : 58,55 / 41,45. [D vs R]

2.3 Automne 2011 — pour l'élection d'avril 2012

NON ÉTABLI. L'archive de notices de la Commission des sondages ne remonte qu'à 2016 ; les pages de sondages de l'encyclopédie affichent des tableaux dont les cellules numériques ne sont pas lisibles dans le rendu accessible (trois tentatives, deux articles, en français et en anglais) ; les agrégateurs spécialisés de l'époque bouclent sur une redirection. Aucune vague d'intentions de vote de septembre ou d'octobre 2011 n'est donc chiffrée dans ce chapitre.

Ce qui est établi de part et d'autre de ce trou :

RepèreDateContenuCran
Avant — env. 16-18 moisnov. 2010 – janv. 2011TNS-Sofres et BVA donnent Dominique Strauss-Kahn battant Sarkozy 62-64 % au second tour ; Hollande le bat 55-45R — Public Sénat
Rupture14 mai 2011arrestation de DSK à New York : le favori disparaît du champR
Rupture16 octobre 2011Hollande remporte la primaire citoyenne du PSR
Après — env. 3 moispublié le 17 janv. 2012Ipsos/Logica : Hollande 29, Sarkozy 23, Le Pen 18, Bayrou 14, Joly 3 · 2nd tour Hollande 59 / Sarkozy 41D — https://www.ipsos.com/fr-fr/intentions-de-vote-presidentielle-2012-francois-hollande-toujours-en-tete
Après — env. 2 moispublié le 21 févr. 2012Ipsos/Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde : Hollande 32, Sarkozy 25, Le Pen 16, Bayrou 11, Mélenchon 9 · 2nd tour Hollande 59 / Sarkozy 41D — https://www.ipsos.com/fr-fr/f-hollande-conserve-son-avance-sur-n-sarkozy-dans-les-intentions-de-vote-presidentielle-2012

Rétrospective d'ensemble : https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-de-1995-a-2022-que-donnaient-les-sondages-plus-dun-an-avant-lelection [R]


3. Les tables d'écarts

Convention : écart = sondage − résultat. Un écart positif signifie que le candidat était surestimé. Seuls les candidats effectivement présents au premier tour sont comptés ; les candidats testés qui ne se sont pas présentés font l'objet de la section 4.

3.1 2017 — écarts par sondage, candidats communs seulement

CandidatTNS 2-5/9Elabe 20-21/9BVA 14-16/10Kantar 21-23/10Résultat
Macron−9,01−10,01−13,01−10,0124,01
Le Pen+7,20+5,70+4,70+6,7021,30
Mélenchon−8,58−6,58−7,58−6,5819,58
Dupont-Aignan−1,20−1,70−0,70−0,704,70
Poutou−0,09−0,09+0,91+0,911,09
Arthaud+0,36+0,36+0,36−0,140,64
Moyenne des écarts absolus (6 candidats)4,414,074,544,17

Moyenne des quatre : 4,30 points. [R — calcul]

3.2 2022 — écarts par sondage

CandidatIfop 29/9Ipsos 29-30/9Harris 1-4/10Elabe 5-6/10Ifop 5-6/10Résultat
Macron−3,85−3,85−3,85−2,85−2,8527,85
Le Pen−5,15−7,15−8,15−7,15−7,1523,15
Mélenchon−14,95−12,95−10,95−14,95−14,9521,95
Zemmour+4,93+7,93+9,93+5,93+6,937,07
Pécresse (cf. réserve §2.2)+10,22+9,22+8,22+8,22+11,224,78
Jadot+3,37+4,37+1,37+4,37+3,374,63
Hidalgo+3,76+3,76+4,26+3,26+4,261,74
Roussel−0,28−0,78−0,28−0,28−0,282,28
Dupont-Aignan+0,44−0,56−0,06+1,94−0,062,06
Lassalle−2,13−2,13−2,63−2,13−2,133,13
Poutou+0,24+0,24+0,24+0,24−0,260,76
Arthaud−0,06−0,06+0,44+0,44−0,060,56
Moyenne des écarts absolus (12 candidats)4,124,424,204,314,46

Moyenne des cinq : 4,30 points. [R — calcul]

3.3 2012 — écarts

À sept mois : non établi (§2.3). Les deux points disponibles, en aval :

CandidatIpsos 17 janv. 2012 (≈ 3 mois)écartIpsos 21 févr. 2012 (≈ 2 mois)écartRésultat
Hollande29−0,3732+3,3728,63
Sarkozy23−4,1825−2,1827,18
Le Pen18+0,1016−1,9017,90
Bayrou14+4,8711+1,879,13
Mélenchonn.p.9−2,1011,10
Joly3+0,69n.p.2,31
Moyenne des écarts absolus2,04 (5 candidats)2,28 (5 candidats)

[R — calcul sur les chiffres publiés par Ipsos]


4. Le chiffre le plus lourd : ce qui n'était pas dans le questionnaire

Les moyennes d'écarts ci-dessus flattent les sondages, parce qu'elles ne portent que sur les candidats communs. La mesure honnête est celle-ci.

ÉlectionPart des suffrages du 1er tour allée à des candidats non testés à l'automne N−1Part des intentions de l'automne N−1 allée à des candidats qui ne se sont pas présentés
2017Fillon 20,01 + Hamon 6,36 = 26,37 % — ni l'un ni l'autre n'était testé comme candidat au 1er tour dans aucune des quatre enquêtesJuppé 25 à 33 % + Hollande 9 à 12 % ≈ 34 à 45 % des intentions, selon l'hypothèse retenue
20220 % — tous les candidats d'avril 2022 étaient testés à l'automne 2021Bertrand ≈ 15 % (Elabe, 11-13 sept. 2021) ; Montebourg 1,5 % (Ipsos)
2012non établinon établi

[R — calculs et lectures sur les tables du §2]

Traduction. En 2017, plus d'un suffrage sur quatre est allé à des candidats que les enquêtes d'automne ne mesuraient pas, et plus d'un tiers des intentions mesurées portaient sur des candidats qui n'ont pas concouru. L'erreur des sondages de 2016 n'a pas été de mal compter : elle a été de compter les bonnes personnes. En 2022, où la liste était complète dès l'automne, l'erreur moyenne est la même (4,30 points) — mais elle porte alors sur des rangs, et elle a été énorme sur trois candidats : Mélenchon sous-estimé de 11 à 15 points, Zemmour surestimé de 5 à 10, le candidat LR surestimé de 8 à 11.


5. Les événements qui ont produit les plus grands écarts

Datés, dans l'ordre.

Cycle 2011-2012

DateÉvénementEffet mesuré ou observéCran
14 mai 2011Arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New YorkLe candidat donné vainqueur à 62-64 % au 2nd tour (TNS-Sofres, BVA, fin 2010) disparaîtR
9 et 16 oct. 2011Primaire citoyenne du PS ; Hollande désigné le 16 octobreFixe l'offre de gauche sept mois avant le scrutinR
15 févr. 2012Déclaration de candidature de SarkozyIpsos, 21 févr. : « n'a pas d'impact sur les intentions de vote »D
printemps 2012Campagne du Front de gaucheMélenchon de 9 % (Ipsos, 21 févr.) à 11,10 %R
19-22 mars 2012Tueries de Toulouse et Montaubaneffet non mesuré dans les sources ouvertes ici

Cycle 2016-2017 — le cycle des primaires

DateÉvénementEffet mesuréCran
20 et 27 nov. 2016Primaire de la droite. Fillon, à 12 % des intentions de primaire mi-octobre (Ipsos/CEVIPOF, n=17 047), l'emporte au 2nd tour ; Juppé, à 41 %, est battu ; Sarkozy, à 30 %, éliminé dès le 1er tourLe candidat testé à 25-33 % des intentions présidentielles disparaît. Le candidat qui fera 20,01 % en avril n'était pas testé du tout en présidentielleÉ (les intentions) / R (le résultat de primaire)
1er déc. 2016Hollande renonce à se représenterEfface une ligne testée à 9-12 % dans les quatre enquêtes d'automneR
22 et 29 janv. 2017Primaire citoyenne. Hamon l'emporteLe candidat qui fera 6,36 % entre dans le champ trois mois avant le scrutinR
25 janv. 2017Révélations du Canard enchaîné sur l'emploi de Penelope FillonFillon, alors favori, termine 3e à 20,01 %R
automne 2016 → avril 2017Ascension de MacronDe 11-16 % à l'automne à 24,01 % : +8 à +13 pointsR — calcul

Cycle 2021-2022

DateÉvénementEffet mesuréCran
sept.-oct. 2021Percée d'Éric Zemmour, non déclaré8 % chez Elabe (11-13 sept.) → 17 % chez Harris (1er-4 oct.) : +9 points en trois semaines. Le directeur d'Ifop parle alors d'une « percée inédite à six mois du scrutin par quelqu'un d'extérieur au monde politique et pas même candidat déclaré »D
30 nov. 2021Déclaration de candidature de ZemmourLe pic est derrière lui : il finira à 7,07 %, soit −10 points par rapport à son sommet d'octobreR — calcul
4 déc. 2021Congrès LR : Pécresse désignéeLa désignation crée un pic — puis effondrement à 4,78 % en avrilR
30 janv. 2022Primaire populaire : Taubira désignéeElabe, 7-8 févr. 2022 : Taubira 3,5 % (−2,5)D — https://elabe.fr/presidentielle2022-zemmour-2/
2 mars 2022Retrait de TaubiraR
24 févr. 2022Invasion de l'Ukraine par la RussieElabe, 7-8 févr. (avant) : Macron 26. Résultat : 27,85D / É
dernière quinzaineVote utile à gaucheMélenchon de 7-11 % à l'automne 2021 à 21,95 % : +11 à +15 points. Hidalgo, Jadot, Roussel s'effondrentR — calcul

Le motif commun aux trois cycles. Ce ne sont pas des erreurs de mesure. Ce sont des changements d'offre — une désignation de primaire, un retrait, une affaire, une entrée tardive — que les enquêtes d'automne n'ont pas les moyens d'anticiper parce qu'elles mesurent une liste de noms qui n'existe pas encore.


6. Les seconds tours : sondages de septembre-octobre N−1 contre résultat

CycleMesure d'automne N−1RésultatÉcart
2017BVA, 14-16 oct. 2016 : Juppé 68 / Le Pen 32 · Sarkozy 58 / Le Pen 42 [É]Macron 66,10 / Le Pen 33,90 [R]Le duel mesuré n'a pas eu lieu. Mais le niveau du bloc anti-RN mesuré face à Juppé (68) était à 1,9 point du niveau réel face à Macron (66,10)
2022Elabe, 11-13 sept. 2021 : Macron 59 / Le Pen 41 [D]Macron 58,55 / Le Pen 41,45 [R]0,45 point. Le duel et le score étaient justes sept mois à l'avance
2012non établi [NÉ] · repère amont : TNS-Sofres et BVA, fin 2010, DSK 62-64 / Sarkozy [R]Hollande 51,64 / Sarkozy 48,36 [R]

Le constat le plus net du chapitre. En 2022, à sept mois, le premier tour était faux de 4,30 points en moyenne — et le second tour juste à moins d'un demi-point. Ce n'est pas une coïncidence de mesure : le second tour interroge un rapport de forces entre blocs, qui bouge lentement ; le premier tour interroge une répartition à l'intérieur des blocs, qui dépend de qui sera candidat. Les deux questions n'ont pas la même durée de vie.


7. Ce qu'en disent les travaux publiés

7.1 Jennings & Wlezien — la courbe de référence internationale

Election polling errors across time and space, Nature Human Behaviour, 2018. https://eprints.soton.ac.uk/413658/1/JenningsWlezienPollingErrors.pdf [É — texte de l'article]

ÉlémentValeur
Corpus26 917 sondages, 338 élections (dont 22 seconds tours), 45 pays, 1942-2013
Densité≈ 598 sondages par pays ; ≈ 86 par cycle électoral ; 1 002 sondages dans la dernière semaine sur 335 élections
Erreur absolue moyenne, toutes élections, à 150-200 jours≈ 4 points
Erreur absolue moyenne, toutes élections, à 50 jours≈ 3 points
Erreur absolue moyenne, toutes élections, la veille du scrutin< 2 points
Élections présidentielles, à 200 jours5,4 points
Élections législatives, à 200 jours3,3 points
Convergence des deux, le jour du scrutin≈ 1,5 point
Dernière semaine, années 1940-19501,6 %
Dernière semaine, années 1960-19702,2 %
Dernière semaine, depuis 20012,1 %
Corrélation année × erreur−0,07 (p < 0,05) — les sondages ne se sont pas dégradés
Élections récentes 2015-2017, grands partis2,6 points

La France figure dans le corpus (catégorie semi-présidentielle, données 1965-2012) et dans l'analyse des élections récentes (mars-avril 2017), sans chiffre national isolé. [É]

Application directe. Nous sommes à environ 215 jours du premier tour de 2027. Le repère le plus proche du corpus est celui des élections présidentielles à 200 jours : 5,4 points d'erreur absolue moyenne. Les mesures françaises de 2017 et 2022 calculées au §3 — 4,30 points chacune — sont sous ce repère international, ce qui ne rend les sondages français ni bons ni mauvais : cela dit que l'ordre de grandeur est le bon, et que quatre à cinq points sont la marge normale à cette distance du scrutin.

7.2 Commission des sondages — rapport d'activité 2022

https://www.commission-des-sondages.fr/hist/pdf/rapport-annuel-2022.pdf [É]

  • Environ 467 sondages relatifs à la présidentielle sur l'ensemble de la campagne ; environ 300 dans les 100 derniers jours, soit près de trois par jour.
  • Estimations de 20 h le 10 avril 2022, telles que citées par le rapport : Macron 28,6 (résultat 27,85), Le Pen 24,4, Mélenchon 20,2.
  • Appréciation de la Commission : « fluidité des évolutions et, in fine, proximité des estimations et des résultats » ; « les écarts aux résultats du vote étaient inférieurs aux marges d'incertitude », sous réserve d'un taux de participation voisin de 70 %.

Réserve à signaler. Le rapport donne, pour les résultats de référence, 23,16 % à Le Pen et 21,35 % à Mélenchon, là où le Conseil constitutionnel proclame 23,15 % et 21,95 %. L'écart sur Mélenchon (0,60 point) n'est pas expliqué dans le document. Les chiffres du Conseil constitutionnel font foi ici. [R — comparaison de deux sources]

7.3 Les derniers sondages avant le premier tour de 2022 — la mesure « à une semaine »

Fourchettes des huit derniers sondages publiés par chacun des huit instituts (Ifop, Ipsos, Elabe, Harris Interactive, BVA, OpinionWay, Kantar, Odoxa) avant le 10 avril 2022, telles que rapportées par Le Journal du Dimanche : https://www.lejdd.fr/Politique/presidentielle-ce-que-disent-les-derniers-sondages-avant-le-premier-tour-4104573 [R]

CandidatFourchette finaleMilieuRésultatÉcart
Macron25–2826,527,85−1,35
Le Pen22–2523,523,15+0,35
Mélenchon16–181721,95−4,95
Zemmour8–119,57,07+2,43
Pécresse7–984,78+3,22
Jadot4–54,54,63−0,13
Roussel2,5–32,752,28+0,47
Lassalle2–32,53,13−0,63
Hidalgo2–2,52,251,74+0,51
Dupont-Aignan1,5–2,522,06−0,06
Poutou110,76+0,24
Arthaud0,5–10,750,56+0,19
Moyenne des écarts absolus1,21

[R — calcul sur les milieux de fourchettes ; l'article ne publie pas le détail institut par institut]


8. La table de synthèse : l'erreur en fonction de la distance au scrutin

Chaque cellule est sourcée ; les cases vides sont dites, pas comblées.

Distance au 1er tour201220172022Repère international (Jennings & Wlezien)
≈ 7 mois (200-215 j.)non établi4,30 pts (moyenne de 4 sondages, 6 candidats communs — §3.1)4,30 pts (moyenne de 5 sondages, 12 candidats — §3.2)5,4 pts — présidentielles à 200 jours
≈ 3 mois (≈ 95 j.)2,04 pts (Ipsos, 17 janv. 2012, 5 candidats)non établinon établi≈ 3,5 pts (interpolation de la courbe publiée, non chiffrée par les auteurs à cette borne)
≈ 2 mois (≈ 60 j.)2,28 pts (Ipsos, 21 févr. 2012, 5 candidats)non établinon établi≈ 3 pts à 50 jours
≈ 1 semainenon établinon établi1,21 pt (milieux des 8 dernières fourchettes — §7.3)2,1 pts — dernière semaine, élections depuis 2001
Veille / jour JEstimations de 20 h : ≈ 0,8 à 1,2 pt sur les trois premiers (Commission des sondages)< 2 pts

Réserve de méthode sur cette table. Les moyennes 2012 portent sur cinq candidats seulement (les seuls publiés par la source), les moyennes 2017 sur six, les moyennes 2022 sur douze. Une moyenne d'écarts absolus sur cinq gros candidats n'est pas comparable à une moyenne sur douze candidats dont huit sont petits : les petits candidats tirent la moyenne vers le bas. Les cellules 2012 sont donc probablement flattées. C'est la limite qu'il faut dire au lecteur : la table donne un ordre de grandeur, pas une métrique homogène.

Second tour, la même table :

Distance20172022
≈ 7 moisduel mesuré non tenu ; niveau du bloc anti-RN juste à 1,9 pt0,45 pt
RésultatMacron 66,10 / Le Pen 33,90Macron 58,55 / Le Pen 41,45

9. Ce que ce chapitre autorise à dire de septembre 2026

Trois énoncés, et rien de plus.

Un — l'ordre de grandeur. À sept mois d'un premier tour, sur les deux cycles français mesurables, l'erreur absolue moyenne par candidat est de 4,30 points, et le repère international pour les présidentielles à 200 jours est de 5,4 points. Un candidat mesuré aujourd'hui à 18 % est donc mesuré dans une fourchette réelle d'environ 13 à 23 %. Un candidat mesuré à 33 % est mesuré entre 28 et 38.

Deux — l'erreur n'est pas symétrique. Elle ne se répartit pas uniformément : en 2022, dix candidats sur douze étaient justes à moins de 4,4 points, et trois étaient faux de 8 à 15. Les grands écarts se concentrent sur les candidats dont la place est encore en jeu à l'intérieur de leur camp — Mélenchon face à quatre autres gauches, Zemmour face à Le Pen, Pécresse face à Bertrand. Les candidats dont le camp est déjà arbitré bougent peu.

Trois — la question qui décide n'est pas mesurée. Sur les trois cycles, ce qui a produit les plus gros écarts n'est jamais une erreur d'échantillon : c'est une primaire (2016, 2021), un retrait (2016, 2011), une affaire (2017, 2011), une entrée tardive (2016, 2021). En 2017, 26,37 % des suffrages sont allés à deux candidats que les enquêtes d'automne ne testaient pas. Un sondage de septembre 2026 mesure une liste de noms ; le vote d'avril 2027 se prononcera sur une autre liste. C'est cet écart de listes, et non la marge d'erreur statistique, qui constitue l'incertitude dominante à sept mois.


Vides nommés

1. L'automne 2011 en entier. Aucune vague d'intentions de vote de septembre ou d'octobre 2011 n'est chiffrée dans ce chapitre. Trois voies ont été essayées et ont échoué : l'archive de notices de la Commission des sondages ne remonte qu'à 2016 ; les tableaux des articles encyclopédiques rendent des cellules vides à l'extraction (deux articles, deux langues, quatre tentatives) ; l'agrégateur d'époque sondages-election.com boucle sur une redirection HTTP/HTTPS. La ligne « 2012 à sept mois » de la table de synthèse est donc vide, et le cycle 2012 ne peut pas servir de troisième point de comparaison.

2. Les notices d'automne 2021. L'archive annuelle 2021 de la Commission des sondages renvoie une erreur serveur 500 (trois tentatives) et l'index thématique « 2022 — 1er tour présidentielle » retourne un résultat vide. Les cinq sondages de septembre-octobre 2021 utilisés au §2.2 sont donc de cran R (agrégateur), sauf la vague Elabe du 11-13 septembre 2021, tenue de la publication de l'institut (cran D). Aucune notice technique d'automne 2021 n'a pu être ouverte.

3. L'identité du candidat LR testé à l'automne 2021. L'agrégateur attribue à Pécresse des scores mesurés avant le congrès LR du 4 décembre 2021 ; la publication d'Elabe montre qu'au moins deux hypothèses LR coexistaient alors (Bertrand 15-16, Pécresse 13-14). La ligne « Pécresse » de la table 3.2 est donc une reconstruction rétrospective, et l'écart de +8 à +11 points qui lui est imputé n'est pas attribuable à une seule personne.

4. Les seconds tours d'automne 2016 et d'automne 2021, au-delà des trois duels retenus. Seul BVA publie des duels en octobre 2016 (Juppé et Sarkozy contre Le Pen) ; seul Elabe en publie en septembre 2021 (Macron contre Le Pen, contre Bertrand). Les duels mesurés par les autres instituts à ces dates ne sont pas établis.

5. L'article Election forecasting: Too far out? (Jennings, Lewis-Beck, Wlezien, International Journal of Forecasting) est cité dans la littérature comme le traitement direct de la question « à partir de quand un sondage devient-il informatif » — https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0169207019302572. Son accès est refusé par le fichier robots de l'éditeur. Aucun de ses chiffres n'est repris ici.

6. Les analyses du CEVIPOF sur l'erreur des sondages français. Cherchées ; la seule note ouverte du CEVIPOF trouvée porte sur un autre objet (la représentation, mars 2022). Aucun travail du CEVIPOF chiffrant l'erreur des sondages français en fonction de la distance au scrutin n'est établi ici.

7. Les mesures « à un mois » et « à une semaine » pour 2012 et 2017. Non calculées : les fourchettes finales par institut n'ont pas été tenues pour ces deux cycles. Seule la ligne 2022 est renseignée à une semaine.

8. Les résultats officiels des seconds tours de 2012, 2017 et 2022. Repris de sources secondaires. Les décisions et communiqués du Conseil constitutionnel qui font foi n'ont pas été ouverts dans le cadre de ce travail : https://presidentielle2022.conseil-constitutionnel.fr/les-communiques/resultats-du-second-tour.html pour 2022 ; les décisions équivalentes pour 2012 et 2017 n'ont pas été localisées. Les trois chiffres portent le cran R.

9. L'homogénéité de la table de synthèse. Les moyennes d'écarts absolus des trois cycles ne portent pas sur le même nombre de candidats (5, 6 et 12). Elles ne sont pas strictement comparables, et la table du §8 le dit. Une métrique homogène supposerait de recalculer les trois cycles sur un même périmètre de candidats — ce qui suppose d'abord de combler le vide n° 1.

Chapitre

L'électorat — la structure de 2026

Les cinq blocs de Cluster17 / Terra Nova, l'Enquête électorale française, les préoccupations, l'abstention, les reports, le potentiel dormant de chaque famille.

22 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Panorama public — présidentielle française de 2027 Chapitre de données n° 3 · arrêté au 6 septembre 2026


Régime épistémique

CranDéfinition
É — établisource primaire datée : notice technique déposée à la Commission des sondages, publication INSEE, rapport d'enquête de l'institut
D — déclarépublié par l'intéressé ou son commanditaire, non vérifié à la notice
R — réservesource secondaire, ou calcul et rapprochement de notre fait
— non établicherché, introuvable — dit, jamais comblé

Objet du chapitre. Les deux premiers chapitres mesurent des scores. Celui-ci mesure la matière sous les scores : de quoi est fait l'électorat de 2026, ce qui le partage, ce qui le retient de voter, et surtout ce que chaque bloc pourrait aller chercher sans changer de nature — ce que nous appelons ici le potentiel dormant.


1. La typologie en blocs — Cluster17 pour Terra Nova, septembre 2026

L'étude. La structure de l'électorat français à neuf mois de la présidentielle de 2027, sous la direction de Jean-Yves Dormagen, président-fondateur de Cluster17. Publiée par Terra Nova le 2 septembre 2026. Terrain : 22-24 juillet 2026, n = 1 506, questionnaire auto-administré en ligne, quotas sexe / âge / CSP / taille de commune / région, redressement sociodémographique INSEE et redressement politique sur le 1er tour de 2022 et les européennes de 2024. https://tnova.fr/democratie/politique-institutions/la-structure-de-lelectorat-francais-a-neuf-mois-de-la-presidentielle-de-2027/ [É]

1.1 Les cinq bassins

BassinTailleNoyau exclusif
Droite nationaliste27 %11 %
Gauche radicale18 %10 %
Centre18 %4 %
Droite libérale-conservatrice18 %2 %
Gauche sociale-écologiste17 %3 %

Le noyau exclusif est la part de l'électorat qui ne juge acceptable qu'une seule offre. Le reste du bassin est partagé avec des bassins voisins.

Trois chiffres de cadrage, du même travail [É] :

  • 81 % des électeurs sont rattachables à un univers partisan identifiable.
  • 19 % seulement ne présentent aucune préférence partisane suffisamment claire.
  • 30 % ne jugent viable qu'une seule offre ; 47 % pourraient en soutenir plusieurs.

Lecture. La somme des bassins fait 98 % ; la thèse de l'étude est explicitement dirigée contre l'idée d'un électorat « liquide ». Deux bassins concentrent les noyaux durs : la droite nationaliste (11 points sur 27) et la gauche radicale (10 points sur 18). Le centre, la droite libérale-conservatrice et la gauche sociale-écologiste sont des bassins presque entièrement partageables : 2 à 4 points de noyau exclusif sur 17 à 18 points de bassin. C'est là que se joue la compétition ; c'est aussi là que se trouve le potentiel dormant (§6).

1.2 L'acceptabilité par bassin — qui peut aller où

Part de chaque bassin déclarant le candidat acceptable ; entre parenthèses, la part le déclarant impossible quand elle est publiée. [É]

Gauche radicaleGauche sociale-écologisteCentreDroite libérale-cons.Droite nationaliste
Mélenchon983816 (33 imposs.)6 (94)7 (93)
Glucksmann16 (40 imposs.)62 (4 imposs.)33 (24 imposs.)n.p.n.p.
Philippe18 (65 imposs.)31824625 (58 imposs.)
Retailleau8 (87 imposs.)15 (61 imposs.)3778 (3 imposs.)36
Le Pen2 (90 imposs.)3 (89 imposs.)21 (57 imposs.)59 (22 imposs.)93

Le fait le plus lourd de la table. Le Pen est jugée acceptable par 59 % de la droite libérale-conservatrice et impossible par seulement 22 % de ce bassin. Aucun autre candidat n'a une telle pénétration dans un bassin qui n'est pas le sien. À l'inverse, Mélenchon est jugé impossible par 93 à 94 % des deux droites : il est le candidat le plus enfermé dans son bassin.

Le second fait. Philippe est le seul candidat acceptable à la fois par une majorité du centre (82), une quasi-majorité de la droite libérale-conservatrice (46), un tiers de la gauche sociale-écologiste (31) et un quart de la droite nationaliste (25). C'est la surface d'acceptabilité la plus large mesurée.

1.3 Les projections de premier tour de l'étude

Scénario A · PhilippeScénario B · Attal
Le Pen3030
Mélenchon1818
Philippe18
Attal14
Glucksmann1010
Retailleau810
Zemmour44
Dupont-Aignan34
Villepin34
Tondelier33
Roussel22
Arthaud11

[É] Le retrait de Philippe redistribue 4 points à Attal, 2 à Retailleau, 1 à Dupont-Aignan et 1 à Villepin — et rien à Le Pen.


2. Les reports de voix mesurés — le second tour

2.1 Les cinq duels de l'étude Terra Nova (parmi les suffrages exprimés)

DuelLe PenChallengerCran
vs Mélenchon6139É
vs Retailleau5743É
vs Glucksmann5644É
vs Attal5644É
vs Philippe5248É

2.2 La mécanique des reports — Philippe contre Le Pen, bassin par bassin

C'est la table la plus instructive publiée en 2026 sur le front républicain. [É]

BassinPhilippeLe PenAbstention / blanc
Gauche radicale21772
Gauche sociale-écologiste50149
Centre77617
Droite libérale-conservatrice374815
Droite nationaliste38116

Ce que cela dit. Le front républicain ne se défait pas par report vers Le Pen : la gauche radicale ne lui donne que 7 %, la gauche sociale-écologiste 1 %. Il se défait par abstention — 72 % et 49 % respectivement. Et il se défait par la droite : 48 % de la droite libérale-conservatrice vote Le Pen contre Philippe, contre 37 % pour Philippe. Face à Retailleau, l'abstention de gauche atteint 91 %. [R — Breizh-info, reprise de l'étude : https://www.breizh-info.com/2026/09/03/263681/presidentielle-2027-meme-terra-nova-le-reconnait-marine-le-pen-gagne-dans-toutes-les-hypotheses-de-second-tour/]

Terra Nova qualifie elle-même « la réactivation d'un front électoral anti-RN au second tour » de « principale inconnue » de 2027. [R — même source]

2.3 Les abstentions de second tour déclarées aux instituts

Elabe, terrain 9-10 juillet 2026, n = 1 503 (1 390 inscrits), pour BFMTV et La Tribune Dimanche. Part déclarant s'abstenir dans chaque duel [É — notice n° 10226, http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10226-pres-elabe-11-juillet.pdf] :

Duel face à Le PenAbstention déclarée
Retailleau32 %
Mélenchon29 %
Attal24 %
Glucksmann23 %
Philippe22 %

Le classement des abstentions est l'inverse exact du classement des performances : le duel qui mobilise le moins est celui qui perd le plus.


3. L'Enquête électorale française (ENEF) 2026

Le dispositif. Ipsos bva et CESI École d'ingénieurs, pour le CEVIPOF, la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde. Panel en ligne, échantillons de plus de 10 000 inscrits par vague — soit un ordre de grandeur au-dessus des enquêtes d'intentions de vote courantes (1 000 à 1 700).

3.1 Le potentiel de vote par famille politique — la mesure centrale

Vague d'avril 2026. Question : probabilité de voter pour chaque formation, sur une échelle de 0 à 10. « Potentiel » = part répondant 7 à 10. [É]

FormationPotentiel (7-10)Note moyenne / 10
Rassemblement national36 %4,1
Les Républicains21 %3,7
Parti socialiste19 %3,5
Écologistes17 %3,1
Horizons14 %3,1
La France insoumise14 %1,9
Reconquête13 %2,5
Renaissance12 %2,9

Deux lectures à ne pas confondre. Le potentiel (colonne 1) dit combien de gens pourraient voter pour vous. La note moyenne (colonne 2) dit ce que pense de vous l'électorat entier. La France insoumise a le même potentiel que Horizons (14 %) et la pire note moyenne de toutes les formations (1,9 sur 10) : c'est la signature d'un électorat très acquis dans un pays très hostile. Le RN est en tête des deux colonnes : c'est la seule formation qui combine la base la plus large et la moins mauvaise appréciation d'ensemble.

3.2 Ce qui décidera du vote — les priorités

Vague d'avril 2026, question : caractère déterminant pour le vote de 2027 [É] :

Enjeu% « déterminant »
Préserver le système de santé76
Améliorer le pouvoir d'achat66
Faire que le travail paie63
Améliorer l'éducation56
Assurer la sécurité53

Vague de mars 2026, question distincte (préoccupation sur la situation du pays) [É] : pouvoir d'achat 54, système de santé 46, immigration 33, sécurité 31, crises internationales 26.

3.3 Les primaires — l'appétit déclaré

Vague d'avril 2026 [É] :

Ensemble des FrançaisSympathisants du camp concerné
Primaire de la gauche hors LFI60 % favorables86 %
Primaire de la droite et du centre hors RN58 % favorables70 %

C'est la donnée la plus directement liée au chapitre n° 2 : la variable qui a produit les plus grands écarts de sondage en 2016 et en 2021 — la désignation par primaire — est réclamée par 58 à 60 % des Français à un an du scrutin.

3.4 Le climat

IndicateurVagueValeur
Intérêt pour la présidentielle de 2027avril 202686 % (dont 50 % « très intéressé »)
Optimisme sur l'avenir de la Francemars 20268 % optimistes · 51 % pessimistes · moyenne 3,3 / 10
Optimisme sur l'avenir de sa communemars 202631 % · moyenne 5,3 / 10
« La démocratie fonctionne bien en France »mars 202616 % · 45 % « fonctionne mal » · moyenne 3,7 / 10
« Trop d'idées et de comportements radicaux »avril 202663 %
Préférence pour des dirigeants sachant transigeravril 202655 % · contre 45 % pour la fermeté sans compromis

[É] Le contraste à retenir : 86 % s'intéressent à l'élection, 16 % pensent que la démocratie fonctionne bien. L'intérêt n'est pas de la confiance.


4. Les préoccupations — quatre mesures, quatre résultats

Elles ne disent pas la même chose, et l'écart tient au libellé de la question et au mode de réponse. C'est à dire au lecteur avant de comparer.

EnquêteTerrainÉchantillonQuestionRésultats
Toluna Harris / M6-RTL, vague 225-27 mai 20261 744 inscritsenjeux du votepouvoir d'achat 53 · santé 44 · immigration 40 · fiscalité 28 · sécurité 28 [D]
Ipsos bva / La Tribune Dimanche15-17 juil. 20261 001préoccupationspouvoir d'achat 47 (−1) · avenir du système social 39 (=) · délinquance 34 (−3) · environnement 32 (+12) [É]
Ipsos, Ce qui préoccupe les Françaisaoût 2026n.c.baromètre international, 29 paysdélinquance et violence 36 · inflation 34 · pauvreté et inégalités 25 · immigration 25 · impôts 22 [D]
YouGov / Le HuffPost31 août-3 sept. 20261 039principale préoccupation, réponse uniquepouvoir d'achat 23 · dette et finances publiques 15 · immigration 15 [É]

Sources : Toluna https://tolunacorporate.com/wp-content/uploads/2026/05/Rapport-Toluna-Barometre-Presidentielle-2027-Vague-2-M6-RTL-Mai-2026.pdf · Ipsos notice n° 10231 http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10231-pres-barometre-politique-ipsos-bva-la-tribune-dimanche-18-juillet.pdf · Ipsos baromètre https://www.ipsos.com/fr-fr/ce-qui-preoccupe-les-francais · YouGov notice n° 10249 http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/septembre/10249-pres-barometre-politique-yougov-le-huffpost-4-septembre.pdf

Le seul mouvement daté et attribué de l'année : l'environnement, +12 points en un mois chez Ipsos (juillet 2026), que l'institut rapporte à des températures record. Aucune autre préoccupation ne bouge de plus de 3 points sur la même vague. [É]

Constante à travers les quatre mesures : le pouvoir d'achat est premier dans trois sur quatre ; l'immigration est mesurée entre 15 % (réponse unique) et 40 % (réponses multiples) — l'écart est un artefact de méthode, pas un désaccord entre instituts.

Enfin, un climat de fond. OpinionWay pour la Fondapol, terrain 1er-8 juin 2026, n = 3 057 inscrits (sur 3 598) : 52 % se disent inquiets à l'idée de l'élection de 2027 ; 53 % estiment que leur niveau de vie a baissé ; 78 % que les traditions françaises sont menacées. [É — notice n° 10218, http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10218-pres-election-2027-opinionway-le-figaro-3-juillet.pdf]


5. L'abstention et l'inscription

5.1 Le corps électoral au 11 février 2026 — INSEE

Insee Focus n° 378 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8888278 [É]

IndicateurValeur
Inscrits sur les listes électorales françaises50,4 millions
dont électeurs des municipales de mars 202648,7 millions
Listes communales principales (Français)48,2 millions
Ressortissants européens, listes complémentaires374 000
Français de l'étranger, listes consulaires1,7 million
Évolution depuis les européennes de mai 2024+ 847 000 (+ 1,7 %)
dont solde démographique (majorités moins décès)+ 587 000
dont inscriptions volontaires nettes+ 260 000
Démarches volontaires d'inscription, mai 2024 – févr. 20264,1 millions, dont 59 % en ligne

Taux d'inscription des majeurs (France métropolitaine et DOM) : 95 %. Par âge : 18-24 ans 100 % (inscription d'office) · 40-54 ans 92 % (minimum) · 65 ans et plus 93-94 %. Le creux des 40-54 ans tient au défaut de réinscription après déménagement. [É] Ressortissants européens inscrits, principaux : Portugais 115 100 · Italiens 56 900 · Belges 54 800. [É]

5.2 La mal-inscription

Estimation citée dans la presse à l'approche des municipales de 2026 : plus de 10 millions d'électeurs mal- ou non-inscrits. France 24, 2 février 2026 : https://www.france24.com/fr/france/20260202-municipales-2026-plus-de-10-millions-electeurs-exclus-vote-mal-non-inscrits-listes-electoralesarticle inaccessible (robots), chiffre non vérifié. [NÉ sur le détail ; R sur l'ordre de grandeur] Formulation reprise ailleurs : « un électeur sur cinq sera empêché de voter ». [R — non vérifié]

5.3 Le profil de l'abstention — municipales de mars 2026

Ipsos-BVA, avec CESI École d'ingénieurs, pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN. Terrain 12-14 mars 2026, n = 2 000 inscrits. Estimation de 20 h au premier tour du 15 mars 2026. [R — reprise par Public Sénat : https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/municipales-2026-quel-est-le-profil-des-abstentionnistes-au-premier-tour]

Abstention globale : 44 % (contre 55,3 % en 2020).

Par âgeAbstention
25-34 ans60 %
18-24 ans56 %
60-69 ans36 %
70 ans et plus26 %
Par situationAbstention
Foyers < 1 250 €/mois62 %
Ouvriers55 %
Chômeurs55 %
Foyers > 3 000 €/mois38 %
Retraités27 %
Par vote de 2022Abstention
Électeurs de Mélenchon 202244 %
Ensemble de la gauche43 %
Bloc central (Renaissance, MoDem)30 %
Électeurs de Pécresse 202229 %

Aucun écart significatif entre hommes et femmes (≈ 44 % pour les deux). [R]

Le gradient est social avant d'être politique : 24 points d'écart entre les foyers les plus pauvres et les plus aisés, 34 points entre les 25-34 ans et les plus de 70 ans, contre 15 points entre l'électorat de Mélenchon et celui de Pécresse.


6. Le potentiel dormant

Définition retenue. Les électeurs qui n'excluent pas de voter pour une famille politique sans le faire aujourd'hui. Trois instruments le mesurent, avec trois échelles différentes.

6.1 Instrument 1 — Toluna Harris, suivi du potentiel électoral

Vague 8. Terrain 29-30 juillet 2026, n = 1 111 (941 inscrits), pour CommStrat et L'Opinion. Question : pourriez-vous voter pour cette personnalité ? (« oui certainement » + « oui probablement »). [É — notice n° 10240, http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/aout/10240-pres-suivi-potentiel-electoral-v8-toluna-harris-interactive-26-aout.pdf]

PersonnalitéPotentiel
Marine Le Pen41
Édouard Philippe27
Marion Maréchal27
Bruno Retailleau24
Éric Ciotti24
Gabriel Attal23
Raphaël Glucksmann21
François Hollande19
Jean-Luc Mélenchon14

6.2 Instrument 2 — Cluster17, potentiel de vote RN

Terrain 1er-2 janvier 2026, n = 1 522, pour Marianne. [É — notice n° 10049, http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/janvier/10049-pres-potentiel-vote-rn-cluster-17-marianne-14-janvier.pdf]

Vote impossible ou presquePotentiel moyen ou faiblePotentiel fort ou certain
Marine Le Pen59,2 %8,6 %32,2 %
Jordan Bardella60,1 %7,9 %32,0 %

Le résultat le plus important de ce chapitre. En janvier 2026, le potentiel fort ou certain de Le Pen (32,2 %) est au niveau de son score d'intentions de vote de l'été (30 à 36 % selon l'institut). Le RN n'a pas de potentiel dormant : il est déjà à son plafond mesuré. Et 59 à 60 % de l'électorat déclare le vote RN impossible ou presque — un chiffre qui, rapporté aux 27 % de bassin nationaliste de Terra Nova, dessine un pays coupé en deux tiers contre un tiers.

6.3 Instrument 3 — ENEF, potentiel par famille, rapproché des intentions

Rapprochement de notre fait, à lire avec réserve. Les deux colonnes ne mesurent pas le même objet : la première est un potentiel de parti mesuré en avril 2026 sur 10 962 personnes ; la seconde est une intention de candidat mesurée en mai-septembre 2026 sur 1 000 à 1 700 personnes. L'écart n'est pas un stock disponible : c'est un ordre de grandeur. [R — calcul]

FamillePotentiel ENEF (7-10), avril 2026Intentions du candidat correspondant, mai-sept. 2026Écart
Rassemblement national36Le Pen 30 à 360 à +6
Écologistes17Tondelier 2,2 à 5+12 à +15
Les Républicains21Retailleau 6 à 11+10 à +15
Reconquête13Zemmour 3 à 6+7 à +10
Parti socialiste19Glucksmann 9 à 15+4 à +10
Renaissance12Attal 12 à 16−4 à 0
Horizons14Philippe 16 à 22−8 à −2
La France insoumise14Mélenchon 13 à 19−5 à +1

Trois enseignements. Un — quatre familles ont un potentiel dormant substantiel : les écologistes, LR, Reconquête et le PS. Ce sont exactement les formations dont le candidat pressenti est aujourd'hui en dessous de sa marque partisane. Deux — trois candidats surperforment déjà leur famille : Philippe (de 2 à 8 points au-dessus d'Horizons), Attal (jusqu'à 4 au-dessus de Renaissance), Mélenchon (jusqu'à 5 au-dessus de LFI). Leur marge de progression ne viendra pas de leur parti. Trois — le RN est le seul à être exactement à son potentiel. Il n'a ni réserve ni décote : il est mesuré à ce qu'il vaut.

6.4 Instrument 4 — la stature, ou le potentiel qualitatif

Verian pour Le Figaro Magazine, baromètre « stature présidentielle », vague 4. Terrain 8-10 juillet 2026, n = 1 000. Total « oui ». [É — notice n° 10233, http://www.commission-des-sondages.fr/notices/files/notices/2026/juillet/10233-pres-barometre-stature-vague-4-verian-le-figaro-magazine-23-juillet.pdf]

CompétentReprésente bien la FranceA une vision claireSait décider
Le Pen44434443
Bardella41454441
Philippe35313132
Attal24262324
Retailleau24242626
Hollande22241721
Glucksmann18191917
Mélenchon16171917

Les scores de stature de Le Pen et Bardella (41-45) sont supérieurs de 4 à 9 points à leurs intentions de vote (30-36) et de 0 à 4 points à leur potentiel électoral (41). Aucun autre candidat n'est dans ce cas : Philippe est jugé compétent par 35 % et voté par 16 à 22 % ; Mélenchon est jugé compétent par 16 % et voté par 13 à 19 %.


7. La sociologie du vote

Restriction à dire. Les rapports d'enquête publiés en 2026 par les instituts et les notices déposées à la Commission des sondages ne publient pas les croisements sociodémographiques des intentions de vote présidentielle. Le rapport complet Ipsos bva de mai 2026 (n = 1 500) a été ouvert et vérifié : il contient les huit hypothèses de premier tour et aucun tableau croisé par âge, CSP, diplôme, revenu ou territoire. https://www.ipsos.com/sites/default/files/ct/news/documents/2026-06/presidentielle-2027-intention-vote-mai26-rapport-complet-web.pdf [É — vérification négative]

Ce qui est établi tient donc en trois séries indirectes.

7.1 Le positionnement politique déclaré

YouGov pour Le HuffPost, terrain 31 août-3 septembre 2026, n = 1 039. [É]

Auto-positionnement%Parti dont on se sent le plus proche%
Gauche22Rassemblement national23
Droite19Aucun parti23
Extrême droite18La France insoumise9
Centre14Parti socialiste9
Ni l'un ni l'autre13Les Républicains7
Ne sait pas8
Extrême gauche5

Souhait pour 2027, même enquête : gouvernement d'extrême droite 22 · de gauche 22 · de droite 17 · du centre 15 · ne sait pas 18. Le RN est cité comme « meilleure force d'opposition » par 37 %. [É]

Note de comparaison. L'auto-positionnement « extrême droite » à 18 % et la proximité RN à 23 % sont inférieurs de 4 à 9 points au bassin « droite nationaliste » de Terra Nova (27 %). L'écart tient à la méthode : Terra Nova classe par valeurs, YouGov demande une déclaration. La déclaration d'appartenance à l'extrême droite reste sous-déclarée par rapport au comportement mesuré. [R — comparaison de deux enquêtes]

7.2 La sociologie de l'abstention, en creux

Faute de croisements d'intentions de vote, la seule sociologie électorale chiffrée et datée de 2026 est celle de l'abstention aux municipales de mars (§5.3) : ouvriers 55 %, chômeurs 55 %, foyers modestes 62 %, 25-34 ans 60 %, retraités 27 %, plus de 70 ans 26 %.

7.3 Les images par famille de sympathisants

Elabe pour Les Echos, terrain 2-3 juin 2026, n = 1 001 — image positive, 31 personnalités [É — notice n° 10198] ; et Verian pour Le Figaro Magazine, terrain 30 août-1er septembre 2026, n = 1 000 — image favorable des partis : Rassemblement national 38 %, Renaissance 20 %, La France insoumise 14 %. [É — notice n° 10248] Verian, même vague, « personnalités dont on souhaite qu'elles jouent un rôle important à l'avenir » : Lisnard 41, Tondelier 41, Le Maire 29, Faure 27, Barnier 27. Climat : 22 % « les choses s'améliorent » contre 71 % « elles ont tendance à empirer ». [É]


8. Synthèse — quinze lignes sur les marges de manœuvre de chaque bloc

1. L'électorat de 2026 n'est pas liquide : 81 % des électeurs se rattachent à un univers partisan, et 19 % seulement n'ont aucune préférence claire. L'incertitude de 2027 ne viendra pas d'un électorat volatil.

2. Elle viendra de deux endroits précis : les 47 % qui pourraient soutenir plusieurs offres à l'intérieur de leur bassin, et l'abstention différentielle au second tour.

3. Droite nationaliste — 27 % de bassin, 11 points de noyau exclusif, potentiel 36 %, intentions 30 à 36 %. Marge de manœuvre : nulle vers le haut. C'est le seul bloc mesuré à son plafond. Sa progression ne peut plus venir de la conversion ; elle ne peut venir que de la mobilisation de ses abstentionnistes et de l'abstention des autres.

4. Son gisement réel est ailleurs : 59 % de la droite libérale-conservatrice juge Le Pen acceptable, et 48 % de ce bassin la choisit contre Philippe au second tour. Le RN ne gagne plus au centre : il gagne à droite, et il y a déjà gagné.

5. Droite libérale-conservatrice — 18 % de bassin, 2 points de noyau exclusif seulement, potentiel LR 21 %, Retailleau 6 à 11 %. Marge théorique de 10 à 15 points, la plus grande mesurée — et le noyau le plus faible de tous les bassins. C'est le bloc le plus disponible et le plus disputé du pays.

6. Centre — 18 % de bassin, 4 points de noyau exclusif. Philippe y est acceptable à 82 %, ce qui ne laisse aucune marge intérieure : sa croissance ne peut venir que de la droite libérale-conservatrice (46 % d'acceptabilité) et de la gauche sociale-écologiste (31 %).

7. Le centre est le seul bloc où l'offre coûte plus cher que la demande : quand Philippe et Attal se présentent ensemble, Philippe perd 3,9 points en moyenne et le candidat RN n'en gagne aucun. L'arbitrage interne du centre vaut, à lui seul, l'écart entre 52-48 et 50-50 au second tour.

8. Gauche sociale-écologiste — 17 % de bassin, 3 points de noyau exclusif. Glucksmann y est acceptable à 62 % et impossible à 4 % : il tient son bassin. Mais il n'est acceptable qu'à 16 % de la gauche radicale, qui le juge impossible à 40 %.

9. Son potentiel dormant est le plus visible du tableau : potentiel écologiste 17 % pour une candidate mesurée à 2,2-5 %, potentiel PS 19 % pour un candidat mesuré à 9-15 %. Il ne se libère qu'à une condition, et elle est mesurée : quand Ifop unifie la gauche hors LFI derrière Glucksmann, il passe de 12 à 15 points.

10. Gauche radicale — 18 % de bassin, 10 points de noyau exclusif, le deuxième plus dur du pays. Mélenchon y est acceptable à 98 %. C'est sa force et son plafond : il est jugé impossible par 93 à 94 % des deux droites et par 33 % du centre.

11. Il est le seul candidat dont le potentiel (14 %) est inférieur ou égal à ses intentions (13 à 19 %) — il a déjà encaissé sa réserve. Et sa formation porte la pire note moyenne mesurée, 1,9 sur 10.

12. La ressource commune à tous les blocs n'est pas la conversion, c'est l'abstention. Aux municipales de mars 2026, 44 % globalement, mais 62 % dans les foyers sous 1 250 €, 60 % chez les 25-34 ans, 55 % chez les ouvriers — contre 26-27 % chez les retraités. Le gisement est socialement situé, et il est à gauche et à l'extrême droite.

13. Au second tour, ce gisement joue à l'envers : face à Philippe, la gauche radicale s'abstient à 72 % et la gauche sociale-écologiste à 49 % ; face à Retailleau, l'abstention de gauche atteint 91 %. Le front républicain ne bascule pas vers Le Pen — il se retire du jeu.

14. Le cadre matériel est stable et ne fournit d'excuse à personne : 50,4 millions d'inscrits au 11 février 2026, en hausse de 847 000 depuis 2024, 95 % des majeurs inscrits, 100 % des 18-24 ans. Le creux d'inscription est chez les 40-54 ans (92 %), par défaut de réinscription après déménagement.

15. Enfin, le seul consensus mesuré du pays est un consensus sur les enjeux, pas sur les camps : santé 76 %, pouvoir d'achat 66 %, valeur du travail 63 % — et 58 à 60 % des Français demandent des primaires. Le pays veut arbitrer avant d'être consulté ; et c'est précisément l'arbitrage par primaire qui, en 2016 comme en 2021, a rendu faux tous les sondages de l'automne précédent.


Vides nommés

1. Les croisements sociodémographiques des intentions de vote 2027. Aucun institut ne les publie en 2026 dans les documents accessibles. Le rapport complet Ipsos bva de mai 2026 (n = 1 500) a été ouvert et vérifié négatif : ni âge, ni CSP, ni diplôme, ni territoire, ni rappel de vote 2022. Les notices déposées à la Commission des sondages n'en portent pas davantage. Il n'existe donc, dans ce chapitre, aucune sociologie du vote par candidat pour 2027. La section 7 ne fournit que des séries indirectes : positionnement déclaré, sociologie de l'abstention municipale, images par personnalité.

2. Le potentiel de vote candidat par candidat, en série. Trois instruments existent (Toluna Harris vague 8, Cluster17/Marianne, ENEF), mais ils ne mesurent pas la même chose et n'ont ni la même échelle ni la même date : « pourriez-vous voter pour » (Toluna Harris, juillet), « potentiel fort ou certain / impossible » (Cluster17, janvier, RN seulement), « probabilité 0-10 par parti » (ENEF, avril). Le rapprochement de la section 6.3 est un ordre de grandeur, pas une mesure. Une série homogène du potentiel dormant n'existe pas.

3. Les vagues ENEF postérieures à avril 2026. L'Enquête électorale française a publié des vagues en mars et en avril 2026 (municipales). Aucune vague ENEF de mai à septembre 2026 n'a été localisée, et le rapport de la vague « municipales, vague 2 » du CEVIPOF n'a pas livré de données présidentielles à l'extraction. Le point le plus récent du potentiel de vote par famille date donc du 9 avril 2026, soit cinq mois avant l'arrêt de ce panorama.

4. La note du CEVIPOF sur le potentiel politique de l'abstention. Référencée sous le titre « 76 % des abstentionnistes déclarent s'intéresser aux Présidentielles » — https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/actualites/municipales-2026-presidentielles-2027-le-potentiel-politique-de-l-abstention/page inaccessible (boucle de redirection, deux tentatives). Le chiffre de 76 % n'est établi que par le titre de la page ; ni l'échantillon, ni les dates de terrain, ni le détail ne sont vérifiés. Il n'est donc pas repris dans la synthèse.

5. Le chiffre de la mal-inscription. L'estimation de « plus de 10 millions d'électeurs mal- ou non-inscrits », largement reprise avant les municipales de 2026, provient d'un article de France 24 du 2 février 2026 inaccessible (robots). Ni le chercheur à l'origine de l'estimation, ni sa méthode, ni sa date ne sont établis ici. L'INSEE, lui, établit un taux d'inscription de 95 % des majeurs, ce qui n'est pas contradictoire (la mal-inscription est une inscription au mauvais endroit, pas une absence d'inscription) mais ne le corrobore pas non plus.

6. Les reports de voix mesurés autrement que par Terra Nova. Seule l'étude Cluster17/Terra Nova publie une matrice de reports par bassin. Les instituts publient des duels agrégés (chapitre n° 1, §6) et, pour Elabe, un taux d'abstention par duel — mais aucune matrice de report par électorat d'origine. La mécanique du second tour de 2027 n'est donc documentée que par une seule enquête, d'un seul institut, sur un seul terrain (22-24 juillet 2026, n = 1 506).

7. L'acceptabilité de Glucksmann dans les deux droites, et celle de plusieurs candidats dans plusieurs bassins, ne sont pas publiées dans la restitution accessible de l'étude Terra Nova (cases « n.p. » de la table 1.2).

8. L'échantillon et les dates du baromètre Ipsos Ce qui préoccupe les Français d'août 2026. La page ne les publie pas. Le classement des cinq préoccupations est repris ; sa base ne l'est pas.

9. Les séries d'abstention prévisionnelle pour 2027. Aucune mesure d'intention de participation à la présidentielle de 2027 n'a été trouvée dans les notices de 2026. Le seul indicateur approchant est la base « certains d'aller voter » publiée par OpinionWay (696 sur 963 inscrits, terrain 8-9 juillet 2026), qu'aucun autre institut ne publie. La comparabilité des bases d'intentions de vote entre instituts n'est pas établie — et c'est, pour un panorama qui prétend décrire des marges de manœuvre, la lacune la plus coûteuse.

Chapitre

Les précédents — 2012, 2017, 2022 lus à sept mois

Trois présidentielles relues sur la grille : ce qui se présentait en septembre, ce qui est advenu, et les lois que les trois ont en commun.

21 minutes de lecturefaits arrêtés au 6 septembre 2026

Comment les trois dernières présidentielles se présentaient à sept mois du premier tour — et ce qui est advenu

Instruit le 6 septembre 2026. Régime déclaré : démonstration sur sources publiques. Aucune donnée propriétaire, aucun cas client, aucun résultat de mission. On y lit un système, un calendrier, une organisation et une langue — jamais une personne.


Note de lecture

Quatre crans qualifient chaque fait. Établi : source primaire datée (Conseil constitutionnel, CNCCFP, Journal officiel) ou calcul direct sur données primaires. Déclaré : publié par l'intéressé ou l'organisateur, non recoupé. Réserve : source secondaire, estimation, ordre de grandeur. Non établi : introuvable dans cette instruction, signalé et laissé ouvert.

Les intentions de vote relèvent par construction du déclaré : une mesure d'institut, encadrée par la loi du 19 juillet 1977 et contrôlée par la Commission des sondages (commission-des-sondages.fr ; loi n° 77-808). Elles figurent ici avec institut et dates de terrain, comme relevés d'un état du champ à une date.

Date de référence « sept mois » : 22 septembre 2011, 23 septembre 2016, 10 septembre 2021.


I. 2011 → 2012

À sept mois (septembre 2011)

CandidatureIntentions de vote, T1Statut de désignationCe qui manquait
Parti socialisteHollande 28,0–32,0 % · hypothèse Aubry testée en parallèlePrimaire ouverte convoquée, non tenueLe titulaire de l'investiture
Président sortant (UMP)21,0–24,0 %Aucune déclarationLa déclaration de candidature
Front national15,0–18,0 %Investie depuis 2011Les 500 signatures
Front de gauche3,0–8,0 %InvestiUn socle électoral mesurable
MoDem5,5–8,0 %Non déclaré à cette date (réserve)La déclaration
Europe Écologie-Les Verts4,0–8,0 %Investie le 12 juillet 2011Un accord de désistement

Relevés : Harris Interactive 31 août–5 septembre 2011 · CSA 19–20 septembre 2011 · Ipsos 30 septembre–1er octobre 2011 · LH2 30 septembre–1er octobre 2011 — déclaré, compilation en.wikipedia.org/wiki/Opinion_polling_for_the_2012_French_presidential_election.

À sept mois, la principale force d'opposition disposait d'un score et d'aucun nom, le pouvoir sortant d'un nom et d'aucune candidature déclarée. Le vide de septembre 2011 était un vide de désignation, ouvert quatre mois plus tôt par une affaire.

Chronologie datée

DateÉvénementStatut
24 fév. 2011Sondage CSA : le directeur général du FMI à 28 %, le président sortant à 23 %déclaré (Le JDD)
5 mars 2011Harris Interactive / Le Parisien place la candidate FN en tête d'un premier tour à 23 %déclaré (idem)
13 mai 2011Déclaration de candidature à la primaire socialisteétabli (Primaire citoyenne 2011)
14 mai 2011Arrestation à l'aéroport JFK, 16 h 40établi (Affaire DSK)
18 mai 2011Démission de la direction générale du FMI ; abandon des poursuites le 23 aoûtétabli (idem)
12 juil. 2011Primaire EELV, second tour : 58,16 %réserve (en.wikipedia)
9 oct. 2011Primaire citoyenne, T1 : 2 661 231 votants. Hollande 39,17 % · Aubry 30,42 % · Montebourg 17,19 % · Royal 6,95 % · Valls 5,63 % · Baylet 0,64 %établi (France-Politique)
16 oct. 2011T2 : 2 860 157 votants. Hollande 56,57 % · Aubry 43,43 %établi (idem)
22 janv. 2012Discours du Bourgetétabli (INA)
15 fév. 2012Déclaration de candidature du président sortant, à sept semainesétabli (Al Jazeera)
11, 15, 19 mars 2012Trois tueries à Toulouse et Montauban ; fin du siège le 22 mars à 11 h 32établi (Wikipédia)
16 mars 2012, 18 hClôture de réception des parrainagesétabli (Conseil const.)
18 mars 2012Meeting du Front de gauche, place de la Bastilleétabli (discours archivé)
19–20 mars 2012Suspension des meetings et passages télévisés ; minute de silence nationaleétabli
20 mars 2012Ouverture de la campagne officielle — 10 candidatsétabli
22 avril 2012Premier tourétabli
28 avril 2012Publication Mediapart d'un document sur un financement libyen de 2007, entre les deux toursétabli (Al Jazeera)
6 mai 2012Second tourétabli
19 déc. 2012Rejet du compte de campagne du président sortant par la CNCCFPréserve (France 24)

Résultats officiels

Premier tour, 22 avril 2012 — inscrits 46 028 542 · votants 36 584 399 · exprimés 35 883 209 · abstention 20,52 % (établi, calcul sur données primaires). Décision n° 2012-152 PDR du 25 avril 2012 — conseil-constitutionnel.fr.

CandidatureVoix% exprimésParrainages validés
F. Hollande (PS)10 272 70528,63non établi
N. Sarkozy (UMP)9 753 62927,18non établi
M. Le Pen (FN)6 421 42617,90non établi
J.-L. Mélenchon (FG)3 984 82211,11≈ 1 100 (réserve)
F. Bayrou (MoDem)3 275 1229,13non établi
E. Joly (EELV)828 3452,31639 (réserve)
N. Dupont-Aignan (DLR)643 9071,79708 (réserve)
P. Poutou (NPA)411 1601,15572 (réserve)
N. Arthaud (LO)202 5480,56521 (réserve)
J. Cheminade (S&P)89 5450,25538 (réserve)

Second tour, 6 mai 2012 — inscrits 46 066 307 · votants 37 016 309 · exprimés 34 861 353 ; Hollande 18 000 668 (51,64 %) · Sarkozy 16 860 685 (48,36 %). Décision n° 2012-154 PDR — conseil-constitutionnel.fr.

Parrainages 2012 : 14 790 validés, 47 413 élus habilités, 10 candidats (réserve, Wikipédia).

Plafonds de dépenses : 16 851 000 € au premier tour, 22 509 000 € au second (établi, Financement des campagnes présidentielles). Le compte du président sortant fut rejeté, les dépenses réévaluées à 22 975 118 € par le Conseil constitutionnel, au-delà du plafond du second tour, et le financement public annulé (réserve, même source).

Ce que ce précédent enseigne

Un mécanisme, en deux temps. Une vacance s'ouvre par retrait involontaire, puis un instrument de désignation la referme sur un nom. L'affaire de mai 2011 s'est produite onze mois avant le scrutin, soit avant la primaire : elle a supprimé une candidature au lieu de l'abîmer. La primaire d'octobre a ensuite consolidé — 2,86 millions de votants au second tour, ralliement immédiat des quatre autres compétiteurs — parce qu'elle s'est tenue dans un champ déjà vidé de son favori. Second mécanisme : une percée tardive s'appuie sur un appareil préexistant. La candidature du Front de gauche est passée d'un intervalle de 3 à 8 % en septembre 2011 à 11,11 % en avril, adossée à deux partis constitués et à un nombre de parrainages supérieur au double du seuil. Troisième mécanisme : une candidature déclarée tard conserve l'exposition institutionnelle, et rencontre le plafond de dépenses. Sept semaines de campagne déclarée, un rattrapage de six points entre septembre et avril, et un compte rejeté pour dépassement.


II. 2016 → 2017

À sept mois (septembre 2016)

CandidatureIntentions de vote, T1Statut de désignationCe qui manquait
Droite et centreHypothèse A. Juppé 33–34 % · hypothèse N. Sarkozy 18–25 %Primaire ouverte convoquée, non tenueLe titulaire ; le futur vainqueur mesuré à 8–12 %
Front national27–30 %InvestieLes 500 signatures
Président sortant (PS)10–15 %Aucune déclarationLa déclaration ; une primaire
Mouvement fondé le 6 avril 201612–14 %Aucune déclarationLe parti, l'investiture, les élus
Gauche de la gauche11,5–13,5 %InvestiUn accord à gauche

Relevés : TNS Sofres-OnePoint 2–5 septembre 2016 (n = 1 006, pour Le Figaro et LCI) · Ifop-Fiducial 5–7 septembre 2016 · Ipsos-Sopra Steria / Cevipof, vague 6, terrain 9–18 septembre, publication 26 septembre 2016 — déclaré (Europe 1 ; Le JDD ; Ipsos).

Le fait dominant de septembre 2016 : le futur vainqueur du premier tour était mesuré à 12–14 % sans parti ni investiture, et le futur candidat de la droite à moins de 12 % dans sa propre primaire.

Chronologie datée

DateÉvénementStatut
6 avril 2016Fondation d'En Marche ; démission du ministère de l'Économie le 30 aoûtétabli (en.wikipedia)
oct.–nov. 2016Trois débats télévisés de la primaire de la droite ; un débat d'entre-deux-tours le 24 novembreréserve — dates divergentes (Wikipédia)
16 nov. 2016Déclaration de candidature (En Marche)établi
20 nov. 2016Primaire de la droite, T1 : 4 298 097 votants. Fillon 44,1 % (1 890 266) · Juppé 28,6 % (1 224 855) · Sarkozy 20,7 % (886 137) · NKM 2,6 % · Le Maire 2,4 % · Poisson 1,5 % · Copé 0,3 %établi (en.wikipedia_presidential_primary))
27 nov. 2016T2 : 4 404 812 votants. Fillon 66,5 % (2 919 874) · Juppé 33,5 % (1 471 898)établi (idem)
1er déc. 2016Renoncement du président sortantétabli (France 24)
2–3 déc. 2016Ifop-Fiducial : le vainqueur de la primaire à 27,5 %déclaré (en.wikipedia, polling)
22 janv. 2017Primaire citoyenne, T1 : 1 655 919 votants. Hamon 36,03 % (596 647) · Valls 31,48 % (521 238) · Montebourg 17,52 % · Peillon 6,81 % · de Rugy 3,83 % · Pinel 2,00 % · Bennahmias 1,02 %établi (en.wikipedia)
25 janv. 2017Publication du Canard enchaîné sur des emplois d'assistant parlementaireétabli
29 janv. 2017T2 : 2 045 343 votants. Hamon 58,69 % (1 181 872) · Valls 41,31 % (831 871)établi
6 fév. 2017Conférence de presse du candidat de la droiteétabli
22 fév. 2017Proposition d'alliance du MoDem, acceptée ; retrait de la candidature EELV le 23établi
5 mars 2017Rassemblement du Trocadéroétabli
14 mars 2017Mise en examen du candidat de la droiteétabli
17–21 mars 2017Clôture des parrainages, puis liste de 11 candidats ; Ifop-Fiducial place le candidat de la droite à 17,5 %établi (Conseil const. 2017) ; mesure déclarée
23 avril 2017Premier tour ; second tour le 7 maiétabli

Résultats officiels

Premier tour, 23 avril 2017 — inscrits 47 582 183 · votants 37 003 728 · blancs 659 997 · exprimés 36 054 394 · abstention 22,23 % (établi, calcul). Décision n° 2017-169 PDR du 26 avril 2017 — conseil-constitutionnel.fr.

CandidatureVoix%Parrainages validésDépenses retenues CNCCFPRemboursement
E. Macron (EM)8 656 34624,011 82916 578 781 €10 640 794 €
M. Le Pen (FN)7 678 49121,3062711 542 991 €10 691 775 €
F. Fillon (LR)7 212 99520,013 635non établinon établi
J.-L. Mélenchon (FI)7 059 95119,58805non établinon établi
B. Hamon (PS)2 291 2886,362 03915 008 634 €7 949 043 €
N. Dupont-Aignan (DLF)1 695 0004,707071 806 590 €800 423 €
J. Lassalle435 3011,21708non établinon établi
P. Poutou (NPA)394 5051,09573767 723 €766 543 €
F. Asselineau (UPR)332 5470,92587non établinon établi
N. Arthaud (LO)232 3840,64637956 121 €800 423 €
J. Cheminade (S&P)65 5860,18528406 563 €337 606 €

Parrainages et comptes : Conseil constitutionnel 2017 et décisions CNCCFP, présidentielle 2017 (PDF)établi.

Second tour, 7 mai 2017 — inscrits 47 568 693 · votants 35 467 327 · blancs 3 021 499 · exprimés 31 381 603 ; Macron 20 743 128 (66,10 %) · Le Pen 10 638 475 (33,90 %). Décision n° 2017-171 PDR — conseil-constitutionnel.fr.

Parrainages 2017 : 14 296 validés sur environ 42 000 élus habilités, soit 34 % des élus ; 61 personnes ont reçu au moins une signature. Sous le seuil : R. Yade 357 · A. Juppé 313 · A. Jardin 170 · C. Marchandise 135 · O. Temaru 109 · M. Alliot-Marie 74 · J.-P. Gorges 70 — établi (Courrier des maires).

Ce que ce précédent enseigne

Trois vacances en douze jours, et une seule offre déjà installée pour les occuper. Le 20 novembre 2016, une primaire à 4,3 millions de votants élimine le premier des deux favoris ; le 27, le second ; le 1er décembre, le sortant renonce. L'instrument de désignation le plus participatif de la Cinquième République a produit un candidat, et supprimé simultanément les deux candidatures que toutes les mesures plaçaient en tête depuis un an. L'offre qui a occupé l'espace était déclarée depuis quatre jours et existait comme mouvement depuis sept mois.

Deuxième mécanisme : une affaire qui survient après désignation déplace au lieu de supprimer. De 27,5 % (2–3 décembre) à 17,5 % (18–21 mars) puis 20,01 % au scrutin, l'écart est de sept à dix points, et la troisième place se joue à 1,7 point de la qualification. Symétriquement, une désignation par primaire transfère son électorat de façon variable : 2 045 343 votants au second tour de la primaire citoyenne, 2 291 288 voix au premier tour de la présidentielle, soit un rapport de 1,12 quand celui de 2011-2012 était de 3,59.

Troisième mécanisme, financier : le seuil de 5 % est une falaise à facteur dix. À 4,70 %, le remboursement forfaitaire fut de 800 423 € — 4,75 % du plafond du premier tour ; au-delà de 5 %, le taux passe à 47,5 %, soit un plafond de 8 004 225 €. Le même mécanisme a produit un remboursement identique pour une candidature à 0,64 % et pour une candidature à 4,70 % : entre 0,6 % et 4,9 %, la loi de financement produit le même montant.


III. 2021 → 2022

À sept mois (septembre 2021)

CandidatureIntentions de vote, T1Statut de désignationCe qui manquait
Président sortant24 %Aucune déclarationLa déclaration (advenue le 3 mars 2022)
RN16–18 %InvestieLes 500 signatures
Droite parlementaire14–15 % sur l'hypothèse la mieux placéeCongrès convoqué, non tenuLe titulaire ; la future désignée mesurée hors des principales hypothèses
Personnalité médiatique12–15 %Aucune déclaration, aucun partiLe parti, les élus, les signatures
FI7–9 %InvestiUn socle
EELV8–9 %Primaire en coursLe titulaire
PS5,5 %Désignation en coursUn socle

Relevés : Ifop-Fiducial 29 septembre–1er octobre 2021 (n = 1 351) · Ipsos 29–30 septembre 2021 (n = 1 500) — déclaré (en.wikipedia, polling 2022).

Le fait dominant de septembre 2021 : la candidature arrivée troisième au scrutin (21,95 %) était mesurée à 7–9 %, et la candidature mesurée à 12–15 % a terminé à 7,07 %.

Chronologie datée

DateÉvénementStatut
16–28 sept. 2021Primaire EELV : 51,03 % contre 48,97 % ; désignation socialiste à 72,60 %réserve (Wikipédia 2022)
6 oct. 2021Un sondage place la personnalité médiatique devant la candidate RNdéclaré (Al Jazeera)
23–29 nov. 2021Point haut mesuré : 15–16 % (Ifop-Fiducial, Elabe, Harris)déclaré
30 nov. 2021Déclaration de candidature par vidéoétabli (France 24)
1–2 déc. 2021Congrès LR, T1 : 139 742 inscrits, 113 038 votants (80,89 %). Ciotti 25,59 % (28 844) · Pécresse 25,00 % (28 179) · Barnier 23,93 % · Bertrand 22,36 % · Juvin 3,13 %établi (en.wikipedia)
3–4 déc. 2021T2 : 113 738 suffrages. Pécresse 60,95 % (69 326) · Ciotti 39,05 % (44 412)établi (idem)
5 déc. 2021Premier meeting de la candidature déclarée le 30 novembre, à Villepinte ; incidentsétabli (Al Jazeera)
déc. 2021–janv. 2022Point haut mesuré pour la désignée LR : 18 % (OpinionWay, 21–24 janvier)déclaré
27–30 janv. 2022Primaire populaire : 466 895 inscrits, 392 738 votants (84,11 %), jugement majoritaire. Trois candidatures majeures ont demandé leur retrait du scrutin ; leurs noms furent maintenusétabli (Wikipédia)
8 fév. 2022État des parrainages : Pécresse 1 249 · Macron 1 050 · Hidalgo 790 · Le Pen 274 · Mélenchon 258 · Asselineau 193 · Zemmour 181 · Taubira 47établi (Politis)
13 fév. 2022Meeting du Zénith, environ 7 000 personnes ; renoncement annoncé ensuite aux grands meetingsétabli (Le JDD ; CNews)
fév. 2022100 000 adhérents revendiqués par Reconquêtedéclaré (Europe 1)
24 fév. 2022Invasion de l'Ukraine. Mesures du sortant : environ 25 % à la mi-février, 29–31 % début marsétabli ; mesures déclarées
2 mars 2022Renoncement de la candidature issue de la primaire populaire, 274 parrainagesétabli (France 24)
3 mars 2022Déclaration de candidature du sortant, par lettre à la presse régionale, à cinq semainesétabli (CNews)
4–7 mars 2022Clôture des parrainages, puis liste de 12 candidatsétabli (Conseil const. 2022)
20 et 27 mars 2022Meetings à La Défense Arena, puis au Trocadéroréserve
fin mars 2022Mesures : FI 13–15 % (en hausse) · Reconquête 10–12 % · LR 9–12 % (en baisse)déclaré
10 avril 2022Premier tour ; second tour le 24 avrilétabli

Résultats officiels

Premier tour, 10 avril 2022 — inscrits 48 747 876 · votants 35 923 707 · blancs 543 609 · nuls 247 151 · exprimés 35 132 947 · abstention 26,31 % (établi, calcul). Décision n° 2022-195 PDR du 13 avril 2022 — conseil-constitutionnel.fr.

CandidatureVoix%Parrainages validés
E. Macron (LREM)9 783 05827,852 098
M. Le Pen (RN)8 133 82823,15non établi
J.-L. Mélenchon (FI)7 712 52021,95906
É. Zemmour (REC)2 485 2267,07741
V. Pécresse (LR)1 679 0014,782 636
Y. Jadot (EELV)1 627 8534,63712
J. Lassalle (RES)1 101 3873,13642
F. Roussel (PCF)802 4222,28626
N. Dupont-Aignan (DLF)725 1762,06600
A. Hidalgo (PS)616 4781,751 440
P. Poutou (NPA)268 9040,77596
N. Arthaud (LO)197 0940,56576

Parrainages : 12 751 validés, 46 personnes ayant reçu au moins une signature. Sous le seuil : F. Asselineau 293 · C. Taubira 274 · A. Kazib 155 · H. Thouy 139 · F. Philippot 1 (réserve, en.wikipedia ; publications officielles : Conseil constitutionnel 2022).

Second tour, 24 avril 2022 — inscrits 48 752 339 · votants 35 096 478 · abstention 28,01 % · blancs 2 233 904 · nuls 805 249 · exprimés 32 057 325 ; Macron 18 768 639 (58,55 %) · Le Pen 13 288 686 (41,45 %) — Conseil constitutionnel.

Comptes de campagne 2022 : dépenses déclarées 16,69 M€ (sortant) et 14,32 M€ (LR) ; réductions appliquées de 200 000 €, 100 000 €, 15 000 € et 15 000 € ; quatre candidatures ont franchi le seuil de 5 % (réserve, Europe 1 ; décisions officielles : CNCCFP). La dette personnelle liée à la campagne LR, d'environ 5 M€, a fait l'objet d'un appel aux dons clos fin mai 2022 (réserve, CNews).

Ce que ce précédent enseigne

Une percée d'automne sans appareil se tasse ; une percée de fin d'hiver adossée à un appareil se confirme. Le contraste tient sur un seul cycle : une candidature mesurée à 15–16 % fin novembre, munie d'un parti fondé quelques jours plus tôt, de 100 000 adhérents revendiqués et de 741 parrainages, a terminé à 7,07 % ; une candidature mesurée à 7–9 % en septembre puis 10–11 % en février, adossée à un mouvement de trois cycles électoraux et à 906 parrainages, a terminé à 21,95 %. Le critère observable qui sépare les deux trajectoires est la capacité de collecte auprès des élus, mesurable dès février : au 8 février 2022, 1 249 et 1 050 pour deux candidatures d'appareil, 274 et 258 pour deux candidatures à fort socle électoral et faible implantation élective, 181 et 47 pour deux candidatures sans implantation.

Deuxième mécanisme : un instrument de désignation s'arrête à la barrière des parrainages quand les désignés y consentent inégalement. 392 738 votants, 84 % de participation, trois des sept noms soumis présents sans accord — et 274 signatures au 2 mars.

Troisième mécanisme : un choc exogène déplace la mesure du sortant vers le haut, et une partie du déplacement subsiste. Entre la mi-février (environ 25 %) et le début mars (29–31 %), l'écart est de quatre à six points ; le score final, 27,85 %, se situe entre les deux. Quatrième : une désignation par appareil laisse ouvert le franchissement du seuil de financement — 2 636 parrainages, le plus grand nombre de tous les candidats, et 4,78 % des suffrages.


IV. Les lois que les trois précédents ont en commun

Huit régularités. Chacune s'observe sur trois cycles ; chacune reste une régularité observée, pas une certitude.

1. Le poids des deux appareils historiques s'est divisé par huit en dix ans. PS + UMP en 2012 : 28,63 + 27,18 = 55,81 %. PS + LR en 2017 : 6,36 + 20,01 = 26,37 %. PS + LR en 2022 : 1,75 + 4,78 = 6,53 %. Statut : établi — calcul direct sur les trois décisions du Conseil constitutionnel. Une décroissance monotone sur trois points ne dit rien du quatrième.

2. Un couloir s'ouvre par vacance, jamais par offre seule. 2011 : la vacance vient d'un retrait involontaire (14–18 mai) ; l'offre qui l'occupe est déclarée depuis le 13 mai. 2016 : trois vacances en douze jours (20 novembre, 27 novembre, 1er décembre) ; l'offre qui les occupe est déclarée le 16 novembre et consolidée par un accord le 22 février. 2022 : aucune vacance du côté du pouvoir sortant ; le sortant est réélu. Statut : régularité observée sur trois cas. Le mécanisme se lit à l'envers : là où la vacance manque, l'offre nouvelle plafonne.

3. La primaire désigne et décapite dans le même geste ; ce qu'elle transmet dépend de ce qui existe hors d'elle. 2011 : 2,86 M de votants au second tour, ralliement des quatre compétiteurs, transfert de 3,59 (2,86 M → 10,27 M de voix). 2016 : 4,40 M de votants, deux favoris supprimés, transfert de 1,64. 2017 : 2,05 M de votants, transfert de 1,12. 2021 : 113 738 suffrages, transfert de 14,8 mais un score final sous le seuil de remboursement. Statut : régularité observée sur quatre désignations. Le rapport de transfert est un indicateur, pas une cause.

4. Une affaire qui précède la désignation supprime ; une affaire qui suit la désignation déplace. Mai 2011, onze mois avant le scrutin, avant la primaire : suppression de la candidature. Janvier–mars 2017, deux mois après la désignation : déplacement de 27,5 % (2–3 décembre) à 17,5 % (18–21 mars), puis 20,01 % au scrutin. Décembre 2012, après le scrutin : rejet de compte sans effet électoral. Statut : régularité observée sur trois cas, dont deux de sens opposé. La variable discriminante apparente est la position dans le calendrier de désignation.

5. La percée se confirme adossée à un appareil, se tasse sans lui — et les parrainages en sont le proxy observable dès février. Confirmation : 3–8 % en septembre 2011 → 11,11 %, avec environ 1 100 parrainages ; 7–9 % en septembre 2021 → 21,95 %, avec 906 parrainages. Tassement : 15–16 % fin novembre 2021 → 7,07 %, avec 741 parrainages et un parti de quelques semaines ; 18 % fin janvier 2022 → 4,78 %, avec 2 636 parrainages et un appareil en sortie de congrès disputé (25,59 % contre 25,00 % au premier tour). Statut : régularité observée sur quatre trajectoires. Corrélation, non causalité — le cas LR de 2022 associe un stock élevé de parrainages à un tassement.

6. Le seuil de 5 % est une falaise à facteur dix, et l'argent est gagé sur le score au lieu d'être disponible avant lui. Plafonds : 16 851 000 € (T1), 22 509 000 € (T2). Remboursement : 47,5 % du plafond T1 au-delà de 5 %, 4,75 % en deçà. 2017 : 4,70 %, remboursement de 800 423 € — le même montant qu'une candidature à 0,64 %, au lieu d'un plafond de 8 004 225 €. 2022 : 4,78 %, dette personnelle d'environ 5 M€ et appel aux dons. 2012 : dépenses réévaluées à 22 975 118 € au-delà du plafond T2, compte rejeté, financement public annulé. Statut : établi pour la règle ; régularité observée sur deux franchissements manqués et un dépassement.

7. Les 500 signatures filtrent à la marge, et le vivier se contracte. 2012 : 14 790 parrainages validés, 47 413 élus habilités, 10 candidats. 2017 : 14 296 validés, environ 42 000 habilités, 34 % des élus mobilisés, 61 personnes présentées, 11 candidats ; écartées : 357, 313, 170, 135, 109, 74, 70 signatures. 2022 : 12 751 validés, 46 personnes présentées, 12 candidats ; écartées : 293, 274, 155, 139, 1 signature. En trois scrutins, le filtre n'a écarté aucune candidature mesurée dans les cinq premières places ; il a écarté des candidatures mesurées sous 5 %. Statut : régularité observée sur trois cas. Le nombre de candidats admis a augmenté pendant que le nombre de parrainages validés diminuait de 14 %.

8. Le report de second tour est structuré, et le plafond du candidat d'extrême droite s'élève d'un scrutin à l'autre. 2012 : le premier au T1 (28,63 %) l'emporte au T2 (51,64 %) avec un écart de 1,45 point au premier tour. 2017 : 21,30 % → 33,90 %, coefficient 1,59, avec 3 021 499 bulletins blancs. 2022 : 23,15 % → 41,45 %, coefficient 1,79, avec 2 233 904 blancs et 805 249 nuls. L'abstention du premier tour progresse : 20,52 % (2012), 22,23 % (2017), 26,31 % (2022). Statut : régularité observée sur trois cas ; deux points seulement pour le coefficient de report d'extrême droite, ce qui autorise une observation et interdit une extrapolation.


Vides nommés : parrainages validés en 2012 pour les cinq premières candidatures — le Conseil constitutionnel publiait alors 500 noms tirés au sort par candidat, sans totaux consolidés accessibles ici · parrainages validés en 2022 pour la candidature RN, absents de la table consultée (une source secondaire avance 622, non recoupé) · dépenses retenues et remboursement CNCCFP 2017 pour les candidatures LR et FI, absents de l'extrait consulté du recueil des décisions · montants individuels des comptes 2022 au Journal officiel, hors les deux plus élevés · total consolidé des parrainages 2017 : 14 296 selon la presse spécialisée, 20 013 selon une lecture de la page du Conseil constitutionnel — divergence non arbitrée · dates exactes des trois débats de la primaire de la droite de 2016 · dates de déclaration de candidature 2011 pour le MoDem et le Front de gauche · notices méthodologiques déposées auprès de la Commission des sondages pour les mesures citées — marges d'erreur, redressements, bases de votants certains : elles conditionnent la comparabilité des séries · composition sociologique et géographique des reports de second tour, hors périmètre de ce chapitre.

La méthode · la grille, montrée

Le fuseki « public office campaign » — la grille, et ce qu'elle a vu venir.

Le document de démonstration intégral de la grille : six lignes, trois temps, quatre précédents relus, et une candidature en cours lue à huit mois du scrutin. Document de démonstration sur sources publiques, faits arrêtés au 16 août 2026 — il précède la photo du 6 septembre et n'a pas été remis à jour ; les chiffres qu'il cite sont ceux de sa date.

25 minutes de lectureversion 2.1 · 16 août 2026
Frontière Faits arrêtés au 16 août 2026
L'instrument

Une campagne présidentielle
se lit sur six lignes.

Six, parce qu'une présidentielle obéit à des lois qui lui appartiennent — et qu'il fallait une grille faite pour elles.

Trois propriétés la distinguent de tout ce qu'on analyse d'ordinaire. On y existe par rapport aux autres : le même discours vaut tout ou rien selon qui occupe le terrain d'à côté. Elle se joue en trois manches, aux règles différentes, et gagner la première n'aide pas à gagner la troisième. Et elle est faite de seuils : cinq cents signatures, cinq pour cent des voix, deux tours. On les franchit en entier, ou on s'arrête.

D'où une grille propre, où chaque ligne pose une question.

01L'Espace

Où est la place à prendre dans le paysage — qui l'occupe aujourd'hui, combien d'électeurs y dorment, et qu'est-ce qui la libérerait ?

Ce qu'elle mesureSa place par rapport aux autres candidats, et l'écart entre ceux qui votent déjà pour cette famille et ceux qui accepteraient de le faire — les électeurs endormis. Puis la seule chose qui les réveille : la place laissée libre par un autre.

02L'Accès

Les trois portes mécaniques — signatures, argent, exposition — sont-elles franchissables, par qui, quand ?

Ce qu'elle mesureLe stock d'élus présentateurs, la structure du financement, la présence dans les instruments de mesure. La ligne la plus impitoyable des six : elle se compte.

03La Coalition

Qui rallie, qui reporte, qui bloque — au premier tour comme au second ?

Ce qu'elle mesureQui a rallié, nommément et à quelle date ; quels partenaires restent libres ; qui votera pour lui au second tour sans l'avoir choisi au premier. Une ligne qui demande deux ans de travail avant de servir.

04Le Récit

L'offre narrative rencontre-t-elle la demande mesurée du moment ?

Ce qu'elle mesureL'écart entre les thèmes du candidat et les priorités que les enquêtes établissent. Un récit excellent peut rester sans preneur — c'est même le cas le plus courant.

05La Machine

L'organisation est-elle une machine de campagne, ou autre chose ?

Ce qu'elle mesureL'existence documentée des fonctions d'une campagne présidentielle : directeur de campagne, porte-parole, trésorier, mandataire financier, pôle sondages. Une liste, vérifiable nom par nom.

06L'Épreuve

Ce qui teste l'homme public en compétition : débats, chocs, judiciarisation, usure.

Ce qu'elle mesureLes coups durs déjà encaissés, et ce qu'ils ont coûté dans les enquêtes. Autrement dit : cette campagne encaisse-t-elle un mauvais moment sans se désorganiser ?

Trois temps, parce que c'est trois jeux

Chaque ligne se lit à trois moments. Une ligne peut être tenue à l'un et rompue au suivant — c'est le cas le plus fréquent, et il faut les trois photographies pour le voir.

Se qualifierles portes mécaniques
jusqu'au 5 ou 12 mars 2027, 18 h

Un stock d'élus présentateurs, une trésorerie qui ne soit pas gagée sur le score, un mandataire et un appareil légal. C'est le seul temps où tout dépend du candidat.

Se différencierexister dans son couloir
janvier → 11 ou 18 avril 2027

Il y faut une vacance, qui vient toujours d'ailleurs, une notoriété suffisante pour en profiter, et l'accès au débat. Une percée de quatorze points en deux mois est un précédent documenté, celui de François Bayrou en 2007 ; elle plafonne sans vacance.

Coaliserdevenir le point de ralliement
l'entre-deux-tours, fin avril 2027

Les intentions de premier tour cessent d'y être un guide, et la publication s'interrompt seulement la veille et le jour de chaque tour. Ce temps se prépare deux ans à l'avance, par des preuves d'exercice transpartisan.

Et quatre états, arrêtés
TenueL'actif existe et il est documenté.
PartielleL'actif existe, incomplet ou non vérifiable.
VideRien de documenté à la date.
RompueUn mécanisme joue contre la campagne.

Voilà l'instrument. Reste à savoir s'il voit juste.

Sept lecturesQuatre scrutins, 2007 → 2022
Trois élus, quatre écartésAux seules données de l'époque
Puis une candidature en coursLe même instrument, à huit mois
Vingt minutesLe tableau seul en prend deux
La rétrospective · scrutin de 2007

Nicolas Sarkozy

Lu en décembre 2006 — T-4 mois Issue : élu, 53,06 %
L'Espace
TenueEn tête ou à égalité sur trois vagues successives : 35 % contre 31 % à Ségolène Royal (Ipsos, 1-2 déc.), 33/33 (TNS Sofres, 6-7 déc.), 34/32 (Ipsos, 8-9 déc.). Le couloir de droite est disputé — Jean-Marie Le Pen entre 11,5 et 12,5 %, François Bayrou entre 8 et 9 % — mais dominé.établi
L'Accès
TenueL'investiture UMP est calée au 14 janvier 2007, sans concurrent interne : Michèle Alliot-Marie renonce, Rachid Kaci se retire le 22 décembre, et Nicolas Sarkozy dépose seul avant la clôture du 31 décembre 2006.établi Un candidat d'appareil installé réunit ses parrainages sans effort, et l'exposition d'un ministre de l'Intérieur en exercice est continue.
La Coalition
PartielleL'appareil est acquis ; la famille chiraquienne se tient à distance : Jacques Chirac s'abstient du congrès d'investiture, Jean-Louis Debré et Dominique de Villepin gardent leurs réserves publiques.établi · janvier 2007
Le Récit
TenueRupture, travail, autorité, sécurité : la découpe est stabilisée dans les meetings dès l'automne 2006, et elle lui appartient en propre.
La Machine
Tenue300 000 adhérents revendiqués par l'UMP avant 2007déclaré, et 338 520 inscrits appelés à voter à l'investiture de janvier 2007établi — un appareil national de meetings, une équipe rapprochée constituée.
L'Épreuve
TenueDeux chocs majeurs déjà encaissés : les émeutes urbaines de l'automne 2005 et l'affaire Clearstream, dont l'instruction se poursuit en décembre 2006. La position en tête tient à travers les deux — c'est la définition même d'une capacité d'absorption démontrée.

Cinq lignes tenues, une partielle. Aucune rompue.

La rétrospective · scrutin de 2012

François Hollande

Lu en décembre 2011 — T-4 mois Issue : élu, 51,64 %
L'Espace
TenueTrois instituts convergent en dix jours : 32 % contre 25,5 % (Ipsos, 3 déc.), 31,5 % contre 26 % (LH2, 11 déc.), 35 % contre 24,5 % (BVA, 13 déc.). Et le couloir se vide en face — le président sortant est à 58 % d'opinions négatives, en hausse de trois points.établi · LH2, 5 déc. 2011
L'Accès
TenueLa primaire citoyenne des 9 et 16 octobre 2011 a rassemblé environ 2,7 puis 2,9 millions de votants et produit un mandat net : 56,57 % contre 43,43 %. Un fichier, une légitimité, une exposition de six semaines — trois actifs pour le prix d'un.établi
La Coalition
TenueAccord PS–Europe Écologie Les Verts ratifié le 15 novembre 2011 : un groupe parlementaire garanti, jusqu'à vingt-cinq à trente circonscriptions. Des désaccords de fond restent ouverts — Flamanville, Notre-Dame-des-Landes — mais l'accord existe, daté et signé.établi
Le Récit
PartielleLa demande est claire — le chômage domine les préoccupations, devant le pouvoir d'achat.réserve L'offre, à cette date, cherche encore son axe : la formule qui le lui donnera reste à venir. Elle naîtra le 22 janvier 2012, au Bourget. Six semaines plus tard, cette ligne passera de partielle à tenue — sur un seul discours.
La Machine
TenueUn directeur de campagne nommé, un appareil de parti intact, et une assise territoriale sans équivalent : après les régionales de 2010, la gauche détient vingt-trois régions sur vingt-six.établi
L'Épreuve
PartielleUn choc majeur a traversé le camp en mai 2011 et rebattu la primaire. Son effet de position est observable ; son ampleur n'a pas été mesurée par une enquête dédiée.non établi

Quatre lignes tenues, deux partielles. Aucune rompue.

La rétrospective · scrutin de 2017

Emmanuel Macron

Lu en août 2016 — T-8 mois Issue : élu, 66,10 %

Le cas le plus instructif de la série, parce que personne ne le donnait gagnant à cette date — et que la grille, elle, le voit déjà.

L'Espace
TenueLe couloir central se vide : la satisfaction envers François Hollande est mesurée à cinq pour cent à l'été 2016, et elle tombera à quatre en octobre.établi · Cevipof Le vide a déjà une taille ; son nom viendra ensuite.
L'Accès
TenueL'appareil de levée de fonds est constitué et il tourne — celui dont le compte de campagne portera 10 782 684 € d'apport, et dont le mouvement comptera 1 212 grands donateurs sur l'ensemble de la période.établi · CNCCFP, décision du 21 décembre 2017 — totaux de fin de campagne, indisponibles en août 2016
La Coalition
TenueFrançois Bayrou est disponible et sans candidature concurrente déclarée. Un partenaire de centre existe avant qu'on ait besoin de lui.
Le Récit
TenueUne offre « ni droite ni gauche » face à une demande de dégagisme qui, elle, est mesurée. L'offre rencontre la demande : c'est tout ce que cette ligne demande.
La Machine
TenueEn Marche revendique 88 000 adhérents et dispose d'un appareil de collecte, à un moment où le mouvement a quelques mois d'existence.déclaré
L'Épreuve
PartielleIndemne à la date — une résistance reste à démontrer.

Cinq lignes tenues, une partielle. Aucune rompue — avant les primaires qui élimineront les deux appareils.

Ce que la série montre déjà Trois vainqueurs, trois lectures, aucune ligne rompue chez aucun d'eux. La position gagnante existe déjà quatre mois avant le vote, et elle se voit. Reste à savoir ce qu'elle garantit — la suite y répond.
Le cas d'école · scrutin de 2022

En décembre 2021,
elle pouvait encore gagner.

Valérie Pécresse vient de remporter le congrès des Républicains. Les instituts la placent au second tour. Les ralliements s'annoncent. Quatre mois la séparent du premier tour.

4,78 % 10 avril 2022 — sous le seuil des cinq pour cent

Sous ce seuil, le remboursement public tombe à 800 423 €. La candidate termine avec cinq millions d'euros de dette personnelle.établi

Lu en décembre 2021 — T-4 mois Issue : 4,78 % au premier tour
L'Espace
RompueLe couloir de droite est partagé avec la candidature d'Éric Zemmour — de l'ordre de dix-sept contre quatorze fin décembre. Deux candidats qui visent les mêmes électeurs se prennent des voix l'un à l'autre au lieu d'en gagner ensemble. Un couloir partagé se referme sur les deux.
L'Accès
RompueLa trésorerie est gagée sur le score : l'emprunt se rembourse par le remboursement public, lequel suppose d'avoir franchi les cinq pour cent. Le financement présuppose le résultat qu'il devait permettre d'atteindre. C'est cette boucle qui a produit les cinq millions de dette.
La Coalition
VideNulle à la date : aucun ralliement hors du parti, aucun report de second tour construit.
Le Récit
VideL'offre existe et elle est cohérente. La demande mesurée à laquelle elle répond, elle, n'est pas identifiée.
La Machine
TenueL'appareil est intact : un parti structuré, des élus partout, une logistique nationale. C'est la ligne la plus solide du tableau — et la campagne a fini à 4,78 %.
L'Épreuve
VideRien pour encaisser : le premier coup dur portera plein.

Une ligne tenue, deux rompues, trois vides.

Et le récit public, lui, a retenu autre chose

Le 13 février 2022, un meeting au Zénith de Paris devant environ sept mille personnes est unanimement mal reçu. Le lendemain, la presse parle d'un meeting raté ; six mois plus tard, elle parlera de « l'échec du Zénith ». C'est la version qui reste : une campagne aurait basculé un dimanche après-midi.

Les chiffres disent autre chose. En moyenne glissante des sondages, la candidate est à 17,2 % le 31 décembre 2021, à 15,5 % le 11 février — deux jours avant le meeting — et à 14,1 % le 18 février.réserve · moyenne glissante, JDD Soit 0,28 point par semaine sur les six semaines qui précèdent, et 1,4 point sur la seule semaine du meeting — cinq fois le rythme.réserve · calcul La pente est donc antérieure de six semaines, et la semaine du meeting l'accélère. Aucun institut n'a publié de vague isolant l'effet propre de ce dimanche : le lien de causalité n'est pas établi, il est raconté.

Ce que ce cas prouve Deux lignes étaient rompues dès décembre, pour des raisons mécaniques, publiques et vérifiables — un couloir partagé, un financement circulaire. Le Zénith a rendu la défaite visible ; décembre l'avait déjà produite. La grille la voyait deux mois plus tôt, sur la seule mécanique.

Une chute se lit donc sur une ligne. Reste à savoir si c'est toujours la même.

Trois autres chutes, à droite

Chaque échec a
son point de rupture propre

Trois candidatures du même couloir, arrêtées à trois endroits distincts de la grille. C'est ce qui rend l'instrument utile : il désigne laquelle des six a cédé, et chacune appelle un remède propre.

Dominique de Villepin — 2012

La ligne de l'Accès · lu en décembre 2011

Un ancien Premier ministre, une notoriété nationale entière, une candidature annoncée au journal de vingt heures le 11 décembre 2011. Le 16 mars 2012, jour de la clôture du dépôt au Conseil constitutionnel à 18 h, il confirme son retrait, annoncé la veille au journal de France 2 : les cinq cents présentations manquent.établi

Il en revendiquait plus de quatre cents le 2 marsdéclaré ; la presse le situe autour de 460 au moment du retrait, soit une quarantaine de signatures manquantes.réserve Dix candidats ont franchi la porte cette année-là. Corinne Lepage s'est arrêtée à 475.

Ce que ce cas isoleLa ligne de l'Accès se compte, et elle se compte des mois à l'avance. La notoriété y entre pour rien : un ancien chef de gouvernement figure parmi les recalés, quand dix autres passent.

François Fillon — 2017

La ligne de l'Épreuve · lu en décembre 2016

Le cas le plus dérangeant de la série, et celui qu'il faut regarder en face. En décembre 2016, quatre lignes sont tenues, deux partielles, et aucune rompue : favori entre 26 et 32 % d'intentions, une primaire remportée à 66,49 % au second tour devant plus de 4,4 millions de votants, ses deux rivaux ralliés dès le 27 novembre, un organigramme de campagne publié le 15 décembre — 129 postes pour 92 personnes.établi Sur ce critère, la grille le lit exactement comme elle lit les trois vainqueurs.

Cet organigramme compte David Lisnard parmi ses porte-parole.établi · 15 décembre 2016

Une ligne reste sans réponse : l'Épreuve. La controverse sur la Sécurité sociale, début décembre, est concomitante d'un recul de trois à quatre pointsréserve · Ipsos-Cevipof — la marge d'absorption est mince. Le 25 janvier 2017, une révélation de presse ouvre une séquence judiciaire ; six points et demi s'en vont sur les semaines qui suivent, jusqu'à 18,5 %.réserve Le 23 avril : 20,01 %, troisième, éliminé.

Ce que ce cas isoleAucune donnée ne dit à l'avance quel coup dur va tomber, ni quand. L'Épreuve est la seule ligne dans ce cas. C'est la limite honnête de cet instrument, et nous la portons au dossier plutôt que de l'en écarter : aucune ligne rompue à quatre mois, et la campagne tombe. Une grille lit une position ; elle ignore ce qui va la percuter.

Éric Zemmour — 2022

La ligne de la Coalition · lu en décembre 2021

L'argent est là : neuf millions d'euros levés au 31 décembre 2021, dons et adhésions confondus — Emmanuel Macron atteignait 7,2 millions en février 2017, à deux mois de son scrutin.établi L'exposition aussi : le régulateur comptabilise son temps de parole dès septembre, avant même la déclaration de candidature.établi

Et la Coalition reste vide. Les ralliements viendront tous après : Guillaume Peltier le 10 janvier, Jérôme Rivière le 19, Gilbert Collard le 22, Stéphane Ravier le 13 février, Nicolas Bay le 16, Marion Maréchal le 6 mars.établi Après le pic. L'Espace, lui, était déjà partagé — un pic à dix-sept ou dix-huit pour cent le 14 octobre 2021établi · Harris Interactive, puis un reflux à douze ou quatorze en décembre, face à un électorat voisin fixé à 86 %.établi Le 10 avril : 7,07 %.

Ce que ce cas isoleL'argent et l'exposition achètent une percée ; la coalition se construit ailleurs et plus tôt. Et un geste juste, joué après la fenêtre, cesse d'être un point d'appui — les six ralliements sont arrivés, tous, quand le couloir s'était refermé.

Quatre chutes, quatre lignes Villepin tombe sur l'Accès. Fillon sur l'Épreuve. Pécresse sur l'Espace et l'Accès ensemble. Zemmour sur la Coalition. Une note unique aurait dit « faible » quatre fois ; la grille dit quelle porte a cédé, et chaque porte appelle un autre remède.

Un instrument se juge d'abord sur le passé qu'il relit.

Sept lectures, quatre scrutins. Les trois campagnes arrivées au bout portaient toutes leurs six lignes tenues ou partielles. Trois des quatre campagnes arrêtées portaient au moins une ligne rompue ou vide. La quatrième, Fillon, tenait le même critère que les vainqueurs — c'est le contre-exemple de la grille, et il est au dossier.

Et voici la limite, écrite avant qu'on nous la pose. Sept lectures font un faisceau, et un faisceau reste loin d'une validation statistique. Un test rétrospectif comporte un biais de reconstruction : on connaît la fin, et l'on risque de bâtir la grille pour qu'elle y mène. Les horizons varient — six lectures à quatre mois, une à huit. Le cas Fillon montre en outre qu'une position lisible et solide reste exposée à ce qu'aucune donnée n'annonce. Ce test rend l'instrument admissible, et sa portée s'arrête là.réserve

L'instrument en usage · août 2026

Une candidature en cours,
à huit mois du scrutin

La même grille, appliquée à la candidature de David Lisnard, sur sources publiques exclusivement. Chaque affirmation porte son statut : établi par une source primaire, déclaré par l'intéressé sans vérification possible, réserve pour une estimation, non établi pour ce qui est introuvable — signalé, jamais comblé.

Lu en août 2026 — T-8 mois Issue : en cours
L'Espace
Partielle — un couloir réel, occupé, à potentiel dormant La droite hors Rassemblement national pèse 7 à 11 % d'intentions selon les vagues.réserve Mais 21 % des inscrits attribuent au moins sept sur dix à la probabilité de voter un jour pour Les Républicains — contre 14 % à Horizons et 12 % à Renaissance.établi · ENEF avril 2026, n=10 962 Les deux mesures portent sur des choses différentes, et leur écart de dix à quatorze points donne l'ordre de grandeur de ce qui dort : des électeurs qui accepteraient de voter pour cette famille sans le faire aujourd'hui.réserve · calcul

Reste à savoir ce qui les réveille. Un couloir s'ouvre par vacance, jamais par offre — autrement dit, on ne prend pas la place de quelqu'un en étant meilleur que lui, on la prend le jour où il la laisse.
L'Accès
Rompue — trois portes, aucune documentée franchie Les signatures. Cinq cents présentations d'élus, sur au moins trente départements, sans qu'un seul territoire en fournisse plus d'un dixième, avant la clôture des présentations — le 5 ou le 12 mars 2027 à 18 h, selon que le premier tour tombe le 11 ou le 18 avril, le décret de convocation restant à paraître.réserve Le collège compte environ 42 000 élus, dont près de 34 900 maires.réserve Le stock disponible pour cette candidature est non établi. Nouvelle Énergie revendique environ 250 maires élus dans 74 départements en 2026.déclaré · non auditable

L'argent. Dons plafonnés à 4 600 €, personnes morales interdites hors partis, banques libres de refuser. Sous cinq pour cent, le remboursement forfaitaire s'effondre : il valait 800 423 € en 2022, et se revalorise à chaque scrutin.réserve La leçon Pécresse, à l'identique. Les comptes du mouvement sont absents du dépôt public.établi

L'exposition. La candidature est sortie des hypothèses testées par les trois grands instituts : elle n'est plus mesurée.établi
La Coalition
Vide — une proposition sur la table, aucun preneur Une primaire « la plus ouverte possible » est proposée publiquementétabli ; elle est refusée par Éric Ciotti, et n'est reprise ni par Édouard Philippe ni par Bruno Retailleau. Ralliements documentés : la députée Alexandra Martin, trois sénateurs confirmés nommément sur neuf revendiquésétabli, trois têtes de pont urbaines à Paris, Lyon et Limoges. Aucun ralliement parlementaire nouveau depuis le 31 mars 2026.

Un actif existe pourtant, et il est rare : l'attelage à l'AMF avec André Laignel, socialiste — la preuve d'exercice transpartisan la plus originale du champ.établi
Le Récit
Partielle — une découpe propriétaire, dans un pays qui demande autre chose d'abord La ligne de partage revendiquée est authentique et vérifiée sur cinq terrains d'exercice.établi Mais la demande mesurée place en tête la santé (76 %), le pouvoir d'achat (66 %) et la rémunération du travail (63 %)établi · ENEF — trois sujets où le corpus public est mince.

Le livre publié en mars 2025 annonce, page 410 : « Je prépare pour cela un projet radical. » Dix-sept mois plus tard, ce projet n'est pas public. Ce qui manque, c'est l'assemblage : combien l'ensemble coûte, dans quel ordre on l'applique, et avec quelle équipe. S'y ajoutent quatre silences : l'Europe comme projet, la politique étrangère, la défense, les institutions. Soit, exactement, les domaines réservés du président.

Comparaison utile : en décembre 2011, cette même ligne était partielle chez François Hollande. Un discours l'a refermée en six semaines. Elle est réparable — c'est la ligne la plus rapide des six.
La Machine
Rompue — un état-major de mouvement, pas de campagne Six noms au noyau. Aucune des fonctions d'une campagne présidentielle n'est documentée : ni directeur de campagne, ni porte-parole national, ni trésorier, ni mandataire financier, ni pôle sondages.non établi

Le défaut est d'usine : l'équipe qui fait tourner une campagne présidentielle reste à monter. Les trois vainqueurs de la série avaient la leur quatre mois avant le vote ; ici, il reste huit mois pour la bâtir.
L'Épreuve
Partielle — testée une fois, mesurée une fois Le 17 juillet 2026, Clément Beaune qualifie la candidature de « Milei du pauvre » ; la réponse publique dénonce « le mépris de classe de la caste ». La mesure d'image passe de 16 % en juin à 14 % en août, dernier rang du classementétabli · Elabe — la vague de juillet ne la teste pas, et aucune mesure n'isole l'effet de cet épisode.réserve

Aucune procédure judiciaire personnelle trouvée.non établi Une fracture interne, en revanche, est documentée : près de la moitié du bureau de l'AMF a signé une lettre de contestation en avril 2025.établi

Aucune ligne tenue. Deux rompues, trois partielles, une vide. À huit mois, quand six des sept autres étaient lus à quatre.

Ce que les quatre chutes disent de celle-ci L'Accès est rompu à l'endroit exact où Dominique de Villepin a été arrêté, et le seuil des cinq pour cent y répète la boucle qui a coûté cinq millions à Valérie Pécresse. La Coalition est vide comme celle d'Éric Zemmour en décembre — et ses ralliements à lui sont arrivés trop tard. La Machine est le seul point où la comparaison inverse le sens : Valérie Pécresse avait un appareil intact, ici les fonctions restent à créer.

Reste l'écart qui change tout : les quatre chutes se lisent à quatre mois du vote. Celle-ci se lit à vingt. Toutes les lignes rompues de cette page ont eu une date où elles étaient encore ouvertes.
Sept lectures, une candidature en cours, un seul instrument

Le tableau

Quatre scrutins connus, sept lectures, une candidature en cours. C'est le seul tableau du dossier, et il tient en une page.

Arrivés au bout Arrêtés en route En cours
Sarkozydéc. 2006 · T-4 Hollandedéc. 2011 · T-4 Macronaoût 2016 · T-8 Villepindéc. 2011 · T-4 Fillondéc. 2016 · T-4 Pécressedéc. 2021 · T-4 Zemmourdéc. 2021 · T-4 Lisnardaoût 2026 · T-8
L'Espace
En tête, couloir dominé
Sortant à 58 % de négatif
Couloir central qui se vide
1 %, couloir saturé
Favori, 26 à 32 %
Couloir partagé, 17/14
Pic d'octobre dépassé, voisin fixé à 86 %
Couloir réel, potentiel dormant
L'Accès
Investiture sans concurrent
Primaire, 2,9 M de votants
Appareil de collecte constitué
500 signatures manquées
Primaire, 4,4 M au second tour
Trésorerie gagée sur le score
9 M€ levés, signatures ouvertes
Trois portes, aucune franchie
La Coalition
Famille sortante en retrait
Accord PS-EELV signé
Partenaire de centre disponible
Aucun ralliement
Deux rivaux ralliés, UDI
Nulle
Ralliements venus après
Une offre, aucun preneur
Le Récit
Rupture, travail, autorité
Formule trouvée six semaines après
Offre et demande alignées
Discours sans écho mesuré
Programme chiffré, premier accroc
Sans demande identifiée
Thèmes affirmés, écart à l'opinion
Découpe propre, non intégrée
La Machine
300 000 adhérents revendiqués
23 régions sur 26
88 000 adhérents, collecte
Association, sans relais d'élus
Organigramme publié, 92 personnes
Appareil intact
Parti lancé le 5 décembre
Aucune fonction documentée
L'Épreuve
Deux chocs encaissés, position tenue
Choc daté, effet non mesuré
Indemne, non testée
Aucun choc documenté
Un accroc, marge mince
Aucune marge d'absorption
Incidents publics documentés
Testée une fois, mesurée
Issue Élu
53,06 %
Élu
51,64 %
Élu
66,10 %
Retrait
hors bulletin
20,01 %
éliminé
4,78 %
sous le seuil
7,07 %
quatrième
En cours

Les horizons diffèrent, et cela se lit : quatre mois pour six lectures, huit pour la septième et pour la candidature en cours. Une lecture à T-8 donne un état, avec ses sources, et la carte de ce qu'il reste à jouer. Le motif que sept lectures autorisent à nommer tient en deux phrases : les trois campagnes arrivées au bout portaient leurs six lignes tenues ou partielles, et trois des quatre campagnes arrêtées portaient au moins une ligne rompue ou vide. La quatrième, Fillon, tenait le même critère que les vainqueurs. Les statuts et les sources de chaque cellule vivent dans les lectures ci-dessus.

Le point d'appui

Ce que la grille cherche vraiment

Six lignes lues, un état pour chacune. Et maintenant ? Le tableau dit où en est la campagne. Il reste à trouver l'endroit où agir — et cet endroit porte un nom.

Le mot vient de la mécanique. Un levier tire sa force de la place de son point d'appui : déplacez-le de dix centimètres, et la même main soulève trois fois plus.

Au jeu de go, cela s'appelle un tesuji : le coup juste, à l'endroit exact où la position bascule. Un joueur moyen joue là où c'est grand ; un bon joueur joue là où c'est décisif. Les deux points coïncident rarement.

La définition, et elle est stricte Le point d'appui, c'est l'endroit où un seul geste fait bouger plusieurs lignes en même temps. Un exemple, pour fixer les choses. Recruter un directeur de campagne répare l'organisation : c'est utile, et cela ne bouge que l'organisation. Monter à la tribune devant les maires de France un jour précis fait bouger quatre choses d'un coup — la notoriété, les signatures, les alliances, et la preuve qu'on sait exercer. Le premier geste est de la gestion. Le second est un point d'appui. Et ce n'est presque jamais la ligne la plus faible qui l'abrite.

Trois tests le distinguent d'un simple problème. Ils se posent dans cet ordre, et il faut les trois.

01Le geste dépend-il de lui ? Une ligne cassée qu'il ne peut pas réparer lui-même reste un obstacle, pas un point d'appui. Valérie Pécresse partageait son couloir avec Éric Zemmour : elle n'avait aucun moyen de le faire partir.
02Combien de lignes bouge-t-il ? Réparer une ligne toute seule, c'est de la gestion courante. Un point d'appui en fait bouger au moins trois d'un coup. C'est le test qui écarte le plus de candidats.
03A-t-il une date ? « Il faudrait rassembler les maires » reste un projet. « Le 25 novembre, devant le congrès » devient une décision, avec un avant et un après. Une date transforme le calendrier en allié.

La série rétrospective en fournit trois exemples, lisibles après coup. Pour François Hollande, c'est la primaire d'octobre 2011 : un geste qui lui appartient, une date fixe, et quatre lignes déplacées d'un coup — l'Accès par la légitimité, l'Espace par l'exposition, la Machine par le fichier, la Coalition par le rapport de force interne. Pour Nicolas Sarkozy, c'est le congrès d'investiture de janvier 2007, qui transforme une position dominante en mandat.

Et les quatre qui l'ont manqué

Les chutes enseignent davantage, parce qu'elles montrent les quatre façons distinctes de manquer un point d'appui.

01Trop tard. Dominique de Villepin, décembre 2011. Le geste qui comptait, c'était d'aller chercher les signatures des maires, une par une, en visitant les départements — un travail d'un an et demi. Quand il déclare sa candidature, il lui reste trois mois. La campagne continue jusqu'en mars, puis s'arrête faute de signatures.
02Aucun geste disponible. Valérie Pécresse, décembre 2021. Ses deux lignes cassées, elle ne pouvait réparer ni l'une ni l'autre. Le couloir, un concurrent l'occupait. Le financement, les emprunts étaient déjà signés. Il n'existait donc aucun geste à jouer en décembre — et c'est une information en soi. Dans ce cas, la seule décision qui reste porte sur le calendrier.
03Le bon geste, trop tard. Éric Zemmour, hiver 2022. Le geste juste existait : rallier des élus. Il a eu lieu — six entre janvier et mars. Mais sa courbe était déjà redescendue quand ils sont arrivés. Les mêmes six ralliements, six mois plus tôt, auraient changé la campagne. Un coup juste joué au mauvais moment redevient un coup ordinaire.
04Invisible. François Fillon, décembre 2016. Quatre lignes tenues, deux partielles, aucune cassée. Ce qui lui manquait ne se voyait sur aucune d'elles : une équipe et des alliés capables de tenir debout si le candidat lui-même se retrouvait attaqué. On l'a su le 25 janvier, et il était trop tard pour le construire.

Pour 2027 : le 25 novembre 2026

Il y en a un, et c'est une date : le 108e Congrès des maires de France, du 24 au 26 novembre 2026, avec l'élection à la présidence de l'Association des maires de France le 25.établi Les trois tests passent : le geste lui appartient, il porte une date, et il touche les six lignes.

L'EspaceLa marque-maire est le seul différenciant mesuré de cette candidature.
L'AccèsC'est le collège des signatures, réuni physiquement, une fois par an.
La CoalitionC'est le lieu de l'attelage avec André Laignel — la seule preuve transpartisan du champ.
Le RécitC'est la preuve d'exercice, opposable à l'objection du projet non livré.
La MachineC'est la seule tribune nationale dont le dispositif dispose aujourd'hui.
L'ÉpreuveC'est là qu'une fracture interne s'est déjà exprimée par écrit.

Six lignes, une date. Après le 25 novembre, la même grille se lira sur cinq.

Ce qui renverserait cette thèse Un stock de présentations constitué hors de ce réseau. Un rétablissement de l'anonymat des parrainages. Une vérification qui infirmerait les 250 maires revendiqués. Une décision de justice qui rebattrait le bloc voisin. Chacune de ces quatre hypothèses défait la lecture — et aucune n'est aujourd'hui documentée.
Ce que cette lecture ne fait pas

Une grille lit un jeu,
jamais une personne

Ce dossier nomme les acteurs publics et les institutions, parce qu'ils agissent publiquement et que l'analyse doit être vérifiable. Il lit un système, un calendrier, une organisation, une langue. Il ne lit jamais l'intérieur de quiconque : aucun trait de caractère, aucun mobile, aucune intention prêtée, aucune évaluation d'une personne — pas une fois dans ces pages, et pas davantage dans celles que nous ne publions pas.

Il est établi sur sources publiques exclusivement : instituts, comptes déposés, presse, ouvrages, registres — y compris ceux interrogés sans résultat.

Dans la lecture en cours, chaque affirmation porte son statut ; dans la rétrospective, il est porté sur les chiffres qui engagent, et le tableau renvoie aux lectures pour le détail. Le vide, quand il y en a, est nommé et laissé vide — jamais comblé par une estimation présentée comme un fait. Et quand un lien de causalité est raconté sans être mesuré, nous le disons : voyez le Zénith.

Aucune décision n'y est automatisée. La machine instruit ; elle ne conclut pas.

Trois données décideraient de la lecture de 2027, et il reste à les établir : le nombre réel de maires accessibles au réseau, l'état de la trésorerie du mouvement, et le budget-temps que le candidat peut réellement engager. Elles sont calculables. Personne ne les a calculées.

Face à un chiffre introuvable, un cabinet a deux conduites. Livrer une estimation qui a l'allure d'un fait : le lecteur ignorera toujours où elle s'arrête, et il décidera dessus. Ou écrire introuvable, à sa place exacte dans le tableau : le lecteur sait alors ce qui lui manque, où le chercher et à qui le demander.

Nous prenons la seconde, à chaque fois. C'est pourquoi ce dossier porte quatre mentions « non établi », chacune à l'endroit où un autre aurait mis une approximation. Les cases vides y ont autant de valeur que les cases pleines : elles indiquent où porter le prochain coup de sonde.

Un vide qu'on nomme se comble. Un vide qu'on masque se paie.

Le générique

La méthode, pour finir

Cette grille porte un nom : fuseki « public office campaign ». C'est l'une des matrices conceptuelles du Goban, le répertoire de grilles propriétaires de Frontière — une autre y lit l'équipe dirigeante d'une entreprise. Chacune se construit à partir de ce qui décide réellement de l'issue du jeu étudié, puis se teste sur les précédents avant d'être appliquée. C'est ce que vous venez de lire, et dans cet ordre.

Une matrice n'est pas un modèle de réponse : c'est une discipline de la question.

La grilleSix lignes — Espace, Accès, Coalition, Récit, Machine, Épreuve — lues à trois temps : se qualifier, se différencier, coaliser.
La validationSept lectures sur quatre scrutins, plus la candidature en cours — 2007, 2012, 2017, 2022 —, trois campagnes arrivées au bout et quatre arrêtées, aux seules données de l'époque. Admissible, et sa portée s'arrête là.
Les sourcesPubliques uniquement, et citées. Y compris les registres interrogés à résultat négatif.
Le régimeQuatre statuts portés en clair sur chaque affirmation : établi, déclaré, réserve, non établi.
La sortieUn point d'appui — l'endroit et la date où un geste déplace le plus de lignes. Le reste appartient à celui qui décide.
La productionInstruit sur sources publiques, par chaînes d'analyse conduites en parallèle.

La machine lit tout. Le modèle sait quoi y chercher.
Le·La partner tranche — et signe.

Nous instruisons la décision ; vous la prenez.

Alice Arnaud
Frontière — frontier intelligence for leadership advisory
Document de démonstration · sources publiques · faits arrêtés au 16 août 2026
Confidentiel — diffusion restreinte · ne pas indexer, ne pas rediffuser

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