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Frontière · 2027, le film · n° 1 · lundi 14 septembre 2026

2027, le film

n° 1 — la semaine du 7 au 12 septembre 2026

7 minutes de lecture — 1 481 mots Faits arrêtés au dimanche 13 septembre 2026, 5 h Sources publiques · aucune personne évaluée · quatre crans de certitude

La semaine qu'on a racontée, et celle qui s'est jouée

Samedi 12 septembre, seize heures. À la Fête de l'Humanité, à Brétigny-sur-Orge, Jean-Luc Mélenchon prend la parole sur le stand insoumis ; à dix-sept heures quarante selon le parti, sur la grande scène, Fabien Roussel tient le premier meeting de sa campagne, six jours après un vote des adhérents communistes — 72,06 % des suffrages exprimés. Le même après-midi, Bruno Retailleau fait sa rentrée à Nogent-sur-Marne — « je ne suis pas centriste » — et le Rassemblement national tient ses journées parlementaires au Touquet. Il restait, ce samedi, trente et une semaines avant le premier tour ; le décret de convocation n'est pas paru. Mais la veille, à dix-huit heures, une autre liste s'est close : celle des candidats aux sénatoriales du 27 septembre, seul scrutin national d'ici avril.

La semaine a été racontée en mots. Dimanche 6 au soir, la veille de la semaine, Mathilde Panot annonce sur BFMTV que La France insoumise reviendrait sur l'interdiction de l'abaya à l'école ; six jours de laïcité suivent — « une trahison de la laïcité » pour Édouard Philippe, « les sous-traitants de l'idéologie islamiste » pour Marine Le Pen, puis les propos d'Aurore Bergé sur le « grand remplacement », repris dans sa propre famille politique — et le 11, l'AFP titre « Dette, voile et abaya : Le Pen et Mélenchon tissent le fil de la campagne ». Au centre, le récit fut celui d'une main tendue refusée : le 8, Philippe propose aux chefs de partis de la droite et du centre un « comité » réuni « autour de la Toussaint » ; le jour même, Retailleau répond « Non, je n'irai pas ». La semaine s'est jouée en chiffres et en calendriers. Vendredi, le gouvernement a « divisé par deux » sa prévision de croissance 2026, à 0,5 %, et le Trésor a imputé 0,2 point perdu à « l'incertitude politique et débats budgétaires à rallonge » ; samedi, au Touquet, Le Pen a dit préférer un budget « imparfait », adopté avant la présidentielle, à une loi spéciale — le texte d'urgence qui, faute de budget voté, reconduit les impôts. L'épreuve de l'automne, un budget sans majorité, a changé de nature avant l'ouverture de la session : le groupe présumé censeur a énoncé des conditions, non un refus. Et le même vendredi, le premier vote du cycle a fermé ses listes.

Ce qui a bougé

À droite et au centre, la demande de primaire a été réitérée sans instance nouvelle. Le 8, Hervé Morin écrit à Retailleau, Philippe, Attal et Lisnard pour la demander ; le même jour, Philippe propose son comité, du MoDem à Nouvelle Énergie ; Retailleau refuse — « Cette élection, elle ne se gagnera pas au centre » ; Attal, le lendemain, renvoie à son propre comité de liaison. Cluster17 pour Le Point, terrain du 31 août au 1er septembre, publié le 9, mesure le débat : 31 % de Français favorables à une primaire droite-centre, 39 % contre, 30 % sans opinion. Le mouvement réel est sur la ligne de l'accès — parrainages, argent, exposition : David Lisnard déclare disposer déjà de ses cinq cents parrainages, avant que le recueil n'existe ; Retailleau nomme huit porte-parole.

Le calendrier, ensuite. Le 11, l'Insee ramène la croissance 2026 à 0,4 %, le gouvernement à 0,5 %, le déficit 2026 dépassera 5 % — « Nous n'avons plus de gras », dit Roland Lescure ; l'écart de taux avec l'Allemagne est donné, le 10, à 0,94 point, au plus haut depuis 2012 selon une source unique. La veille, Maud Bregeon parlait « d'un budget pour 5 ou 6 mois ». Le 9, le procès en appel de François Bayrou et du MoDem s'est ouvert devant la cour d'appel de Paris, audiences jusqu'au 5 octobre. Et la déclaration du Touquet — budget imparfait plutôt que loi spéciale, un gel de l'immigration jusqu'au scrutin en substance — pose une condition, non un programme ; elle déplace le Rassemblement national de la censure présumée à la négociation ouverte.

Les sénatoriales ont produit la rupture la plus nette de la semaine : le 11, Hervé Marseille, président du groupe Union centriste, qualifie de « coup de poignard » le soutien de Retailleau à Valérie Boyer dans les Bouches-du-Rhône, contre la liste d'union conduite par Brigitte Devésa et investie par son propre parti. Le 27 septembre, 178 sièges sur 348 se renouvellent dans 63 départements, votés par 87 000 à 94 000 grands électeurs selon les sources — à 95 % des conseillers municipaux et leurs délégués : une partie du corps habilité à parrainer en 2027 vote pour la première fois du cycle. Le RN compte trois sénateurs ; un de ses parlementaires en annonce « entre 9 et 13 » à Public Sénat ; il en faut dix pour former un groupe.

À gauche, l'élargissement de la primaire du PS et de Place publique est refusé par ses organisateurs. Le 8, Raphaël Glucksmann la ferme à François Ruffin — « On ne change pas les règles en cours de jeu » ; le 12, Mélenchon — « Nous sommes prêts à gouverner » — et Roussel parlent le même après-midi, sur le même site, sans candidature commune. Le bloc s'est élargi d'une candidature quand la grille attendait qu'il se resserre.

Où en est la partie

Trois temps : se qualifier, se différencier, coaliser. La partie est au premier ; ses portes restent fermées — ni décret, ni recommandation de l'Arcom — et la session s'ouvre le 1er octobre, l'examen du budget courant du 12 octobre au 17 novembre, jour du vote solennel. Sur les intentions de vote, la semaine n'a rien produit chez Ifop, Elabe et Ipsos ; la mesure la plus récente sur la configuration — la liste de candidats testée — Philippe seul au centre et Glucksmann à gauche reste celle d'Ipsos bva-CESI pour Le Parisien, terrain du 31 août au 2 septembre : Le Pen 34,5, Philippe 19, Mélenchon 15, Glucksmann 12, Retailleau 7,5.

Ce que la grille retient — à vérifier

Un. Au soir du 27 septembre, au moins dix sénateurs auront été élus sous l'étiquette du Rassemblement national. Neuf ou moins réfute. Le motif : les 119 sièges à la proportionnelle des grands départements — pourtour méditerranéen, Rhône, Gironde — convertissent un socle que le scrutin majoritaire laissait sans élu.

Deux. Au 17 novembre 2026 inclus, quelle que soit l'avancée du budget, aucune motion de censure n'aura été adoptée. Une motion adoptée réfute. Le motif : depuis le 12 septembre, le groupe présumé censeur a énoncé des conditions, non un refus.

Trois. Le premier tour de la primaire du PS et de Place publique, les 9 et 10 octobre, réunira moins de 150 000 votants au décompte publié par ses organisateurs ; sans décompte publié au 12 octobre, la lecture est réputée réfutée. Le motif : la règle d'accès — adhérents, ou 15 euros pour les autres — fixe la taille du corps avant le vote.

Ce que la semaine n'a pas établi

La réponse du Rassemblement national au pacte proposé par Éric Ciotti le 5 septembre : cinq communiqués du parti dans la semaine, aucun sur ce sujet. Le verbatim de la déclaration du Touquet, lu par reprise, non à la source. Le jour de la proposition de Philippe — lundi 7 selon Public Sénat, mardi 8 selon LCP et l'AFP ; le 8 est retenu. Toute prise de parole de Xavier Bertrand. Les sept notices déposées dans la semaine à la Commission des sondages, dont trois OpinionWay, deux à terrain dans la semaine : aucune n'a pu être ouverte, leurs chiffres ne sont pas cités. Les éditoriaux de la presse quotidienne, inaccessibles à la chaîne : la semaine racontée se lit ici dans les dépêches. Ces vides seront rouverts lundi prochain.

Le registre

Le numéro 0 tenait trois lectures. Les cinq candidatures à droite et au centre seront cinq au 17 octobre : en attente, non réfutée — aucun retrait, aucun ralliement ; Retailleau et Attal ont décliné la main tendue. Le Pen entre 32 et 36 % chez Ifop, Elabe et Ipsos après le 10 septembre : en attente — aucune vague ; Ipsos mesurait 34,5 sur la configuration de la lecture, 36 sur une autre, avant le seuil. Deux retraits avant le 17 octobre : en attente — aucun retrait relevé, douze des dix-huit candidatures non instruites cette semaine, une candidature lancée. Cinq des sept vides du numéro 0 sont comblés — le vote communiste, l'écart Cluster17, la parution d'Unir, le plafond de dépenses, la peine d'appel de Le Pen — ; le détail est en annexe.

Générique

Ce panorama est produit chaque lundi par Frontière, Marseille — Frontier intelligence for leadership advisory. Une chaîne d'agents lit les sources publiques de la semaine et les range sur une grille propriétaire, le fuseki « public office campaign » : six questions — l'espace, l'accès, la coalition, le récit, la machine, l'épreuve — posées aux trois temps, éprouvées sur 2017 et 2022. Chaque fait a été rangé à son cran dans les dossiers d'instruction — établi, déclaré, réserve, non établi — et le texte signale ce qui n'est que déclaré. La machine lit un système, un calendrier, une organisation, une langue — et jamais une personne (en ligne avec la réglementation européenne sur l'intelligence artificielle et les données personnelles). Aucune intention n'est prêtée à quiconque hors citation. Les sondages cités portent leurs mentions légales en annexe.

Alice Arnaud — Frontière, Marseille, le 14 septembre 2026.

Annexe — les sondages cités, et leurs mentions légales (loi du 19 juillet 1977, art. 2)

Pour chaque sondage cité ou mentionné dans le corps : l'institut, le commanditaire ou l'acheteur, les dates de terrain, l'échantillon, la méthode, et la référence de la notice déposée à la Commission des sondages, où figurent le texte des questions et les marges d'erreur. Aucune notice de la semaine n'a pu être ouverte ; les chiffres repris viennent des rapports publiés par les instituts.

Institut · enquêteCommanditaireTerrainÉchantillonMéthodeRéférence
Cluster17 — intentions de vote présidentielle 2027, et module « bloc central »Le Point31 août – 1er septembre 20261 711 personnes de 18 ans et plus, dont 1 628 inscrits ; effectifs utiles après redressement 1 150 (hyp. 1), 1 131 (hyp. 2), 1 211 (hyp. 3)questionnaire auto-administré en ligne ; quotas (sexe, âge, CSP, taille de commune, région) ; redressement sur les variables sociodémographiques et la probabilité de vote ; calage politique sur le 1er tour 2022 et les européennes 2024 ; résultats bruts non publiés dans le rapportNotice n° 10251, déposée le 5 septembre 2026 (non ouverte) ; rapport de l'institut du 7 septembre et module du 9 septembre lus
Ipsos bva – CESI École d'ingénieurs — intentions de vote présidentielle 2027Le Parisien31 août – 2 septembre 20261 500 inscrits sur les listes électorales ; bases par hypothèse de 979 à 1 020Access panel Ipsos, auto-administré en ligne ; quotas (sexe, âge, profession, zone) ; calage sur marges ; six hypothèses de premier tour, aucun second tour ; résultats exprimés en pourcentages brutsNotice n° 10250, déposée le 5 septembre 2026 (non ouverte) ; rapport complet de l'institut lu
Odoxa-Backbone — primaire à droite et au centre (mentionné, non cité en chiffres)Le Figaronon établinon établinon établiNotice n° 10257, déposée le 9 septembre 2026 — non ouverte : aucun chiffre repris
OpinionWay — intentions de vote (trois enquêtes, non citées en chiffres)Le JDD ; Les Échos ; CNews2-3, 8-9 et 9-10 septembre 2026 (selon les agrégateurs)environ 1 000 personnes chacune (selon les agrégateurs)non établiNotices n° 10252, 10259, 10260, déposées les 7, 10 et 11 septembre 2026 — non ouvertes : aucun chiffre repris
Annexe — les vides du numéro 0, rouverts

Les sept vides nommés au numéro 0, rouverts cette semaine.

  • Le vote des adhérents communistes — comblé, établi : scrutin du 3 au 6 septembre, 24 112 votants sur 37 620 inscrits (64,09 %), 17 267 pour (72,06 % des suffrages exprimés), 5 271 contre, 1 424 abstentions ; proclamé par la commission nationale du vote du PCF le 6 septembre.
  • L'écart Cluster17 — comblé, établi sur le rapport de l'institut : trois facteurs — un redressement (la correction statistique de l'échantillon) par probabilité de vote, qui retient 1 150 répondants utiles sur 1 711 ; un double calage politique sur le premier tour 2022 et les européennes 2024 ; une offre à onze noms, Villepin à 3,5 %. Le chiffre brut de 26,1 % cité au numéro 0 ne figure pas dans le rapport ; la notice qui le porterait n'a pas pu être ouverte.
  • Le plafond de dépenses — comblé sur le montant, établi : 16 851 000 euros au premier tour, 22 509 000 euros au second, sur info.gouv.fr ; 16,8 et 16,9 millions étaient deux arrondis d'un même montant. Le décret qui le fixe reste non identifié.
  • La peine d'appel de Marine Le Pen — comblé par recoupement de deux sources : arrêt du 7 juillet 2026, trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, 100 000 euros d'amende, quarante-cinq mois d'inéligibilité dont trente avec sursis, les quinze mois fermes réputés exécutés par l'effet de l'exécution provisoire du 31 mars 2025 — d'où l'éligibilité ; pourvoi annoncé le 7 juillet ; la Cour de cassation a indiqué statuer avant le premier tour. Le communiqué de la cour d'appel n'a pas été lu.
  • La parution d'Unir — comblé : Robert Laffont, 3 septembre 2026, 304 pages, deux sources indépendantes.
  • Les séries antérieures Ifop, Elabe, Ipsos — relevées à l'index de la Commission des sondages : Ifop vagues 4 (notice 10179, 3 mai) et 5 (10242, 26 août) ; Elabe 10226 (11 juillet) et 10245 (29 août), six configurations chaînables ; Ipsos 10195 (1er juin) et 10250 (5 septembre). Les notices elles-mêmes restent non ouvertes.
  • La presse étrangère et les think tanks — toujours un vide d'accès ; aucune publication de think tank sur 2027 relevée dans la semaine.
Sources — les pièces lues par la chaîne
Frontière · 2027, the film · No. 1 · Monday 14 September 2026

2027, the film

No. 1 — the week of 7 to 12 September 2026

7-minute read — 1,524 words Facts as of Sunday 13 September 2026, 5 am Public sources · no person assessed · four grades of certainty

The week as it was told, and the week as it was played

Saturday 12 September, 4 p.m. At the Fête de l'Humanité, in Brétigny-sur-Orge, Jean-Luc Mélenchon takes the floor on the France insoumise stand; at 5.40 p.m. according to the party, on the main stage, Fabien Roussel holds the first rally of his campaign, six days after a vote of Communist party members — 72.06 % of valid ballots. The same afternoon, Bruno Retailleau holds his rentrée rally in Nogent-sur-Marne — "I am not a centrist" — and the Rassemblement national holds its parliamentary days in Le Touquet. That Saturday, thirty-one weeks remained before the first round; the decree convening the electorate has not been published. But the day before, at 6 p.m., another list closed: that of the candidates for the Senate elections of 27 September, the only national ballot before April.

The week was told in words. On the evening of Sunday 6, the eve of the week, Mathilde Panot announces on BFMTV that La France insoumise would reverse the ban on the abaya in schools; six days of laïcité follow — "a betrayal of laïcité" for Édouard Philippe, "the subcontractors of Islamist ideology" for Marine Le Pen, then Aurore Bergé's remarks on the "great replacement", taken up within her own political family — and on the 11th, AFP headlines "Debt, veil and abaya: Le Pen and Mélenchon weave the thread of the campaign" (our translation). In the centre, the story was that of an outstretched hand refused: on the 8th, Philippe proposes to the party leaders of the right and centre a "committee" to meet "around All Saints' Day"; the same day, Retailleau answers "No, I will not go". The week was played in numbers and calendars. On Friday, the government "halved" its 2026 growth forecast, to 0.5 %, and the Treasury attributed 0.2 points of lost growth to "political uncertainty and drawn-out budget debates"; on Saturday, in Le Touquet, Le Pen said she preferred an "imperfect" budget, adopted before the presidential election, to an emergency finance law — the stopgap text which, absent a voted budget, carries taxes over. The autumn's ordeal, a budget without a majority, changed in nature before the session opened: the group presumed to vote censure set out conditions, not a refusal. And the same Friday, the first vote of the cycle closed its lists.

What moved

On the right and in the centre, the demand for a primary was reiterated with no new body to carry it. On the 8th, Hervé Morin writes to Retailleau, Philippe, Attal and Lisnard to ask for one; the same day, Philippe proposes his committee, MoDem to Nouvelle Énergie; Retailleau refuses — "This election will not be won in the centre"; Attal, the next day, refers back to his own liaison committee. Cluster17 for Le Point, fieldwork 31 August to 1 September, published on the 9th, measures the debate: 31 % of the French in favour of a right-centre primary, 39 % against, 30 % with no opinion. The real movement is on the access line — sponsor signatures, money, exposure: David Lisnard states that he already has his five hundred signatures, before collection even opens; Retailleau names eight spokespeople.

The calendar, next. On the 11th, Insee cuts 2026 growth to 0.4 %, the government to 0.5 %, the 2026 deficit will exceed 5 % — "We have no fat left", says Roland Lescure; the yield gap with Germany is put, on the 10th, at 0.94 points, the highest since 2012 according to a single source. The day before, Maud Bregeon was speaking "of a budget for 5 or 6 months". On the 9th, the appeal trial of François Bayrou and the MoDem opened before the Paris court of appeal, hearings until 5 October. And the Le Touquet statement — an imperfect budget rather than an emergency law, in substance a freeze on immigration until the election — sets a condition, not a programme; it moves the Rassemblement national from a presumed no-confidence vote to open negotiation.

The Senate elections produced the sharpest break of the week: on the 11th, Hervé Marseille, chairman of the Union centriste group, calls the support given by Retailleau to Valérie Boyer in the Bouches-du-Rhône, against the joint list led by Brigitte Devésa and endorsed by his own party, "a stab in the back". On 27 September, 178 of 348 seats are renewed in 63 départements, elected by 87,000 to 94,000 grands électeurs, depending on the source — 95 % of them municipal councillors and their delegates: part of the body entitled to sponsor a candidate in 2027 votes for the first time in the cycle. The RN has three senators; one of its parliamentarians tells Public Sénat "between 9 and 13"; ten make a group.

On the left, widening the primary of the Socialist Party and Place publique is refused by its organisers. On the 8th, Raphaël Glucksmann closes it to François Ruffin — "One does not change the rules mid-game"; on the 12th, Mélenchon — "We are ready to govern" — and Roussel speak the same afternoon, on the same site, with no joint candidacy. The bloc grew by one candidacy where the grid expected it to shrink.

Where the game stands

Three tempos: qualifying, differentiating, coalescing. The game is in the first; its gates remain closed — no decree, no Arcom recommendation — and the session opens on 1 October, the budget examined from 12 October to 17 November, the day of the solemn vote. On voting intentions, the week produced nothing at Ifop, Elabe or Ipsos; the most recent measure on the configuration — the list of candidates tested — of Philippe alone in the centre and Glucksmann on the left remains that of Ipsos bva-CESI for Le Parisien, fieldwork 31 August to 2 September: Le Pen 34.5, Philippe 19, Mélenchon 15, Glucksmann 12, Retailleau 7.5.

What the grid retains — to be verified

One. On the evening of 27 September, at least ten senators will have been elected under the Rassemblement national label. Nine or fewer refutes. The reason: the 119 seats elected by proportional representation in the large départements — the Mediterranean rim, the Rhône, the Gironde — convert a base that the majority ballot left without a seat.

Two. Up to and including 17 November 2026, whatever the progress of the budget, no motion of censure will have been adopted. An adopted motion refutes. The reason: since 12 September, the group presumed to vote censure has set out conditions, not a refusal.

Three. The first round of the primary of the Socialist Party and Place publique, on 9 and 10 October, will gather fewer than 150,000 voters in the count published by its organisers; with no count published by 12 October, the reading is deemed refuted. The reason: the access rule — members, or 15 euros for others — sets the size of the electorate before the vote.

What the week did not establish

The Rassemblement national's answer to the pact proposed by Éric Ciotti on 5 September: five party communiqués in the week, none on the subject. The wording of the Le Touquet statement, read via syndication, not at source. The day of Philippe's proposal — Monday 7 according to Public Sénat, Tuesday 8 according to LCP and AFP; the 8th is retained. Any public statement by Xavier Bertrand. The seven notices filed during the week with the Commission des sondages, three of them OpinionWay, two with fieldwork in the week: none could be opened, their figures are not cited. The editorials of the daily press, inaccessible to the chain: the week as told is read here in wire dispatches. These gaps will be reopened next Monday.

The register

Issue 0 held three readings. The five right and centre candidacies will still be five on 17 October: pending, not refuted — no withdrawal, no rallying; Retailleau and Attal declined the outstretched hand. Le Pen between 32 and 36 % at Ifop, Elabe and Ipsos after 10 September: pending — no wave; Ipsos measured 34.5 on the reading's configuration, 36 on another, before the threshold. Two withdrawals before 17 October: pending — no withdrawal found, twelve of the eighteen candidacies not examined this week, one candidacy launched. Five of the seven gaps from issue 0 are now filled — the Communist vote, the Cluster17 gap, the publication of Unir, the spending ceiling, Le Pen's appeal sentence —; the detail is in the appendix.

Credits

This panorama is produced every Monday by Frontière, Marseille — Frontier intelligence for leadership advisory. A chain of agents reads the week's public sources and arranges them on a proprietary grid, the "public office campaign" fuseki: six questions — space, access, coalition, narrative, machine, ordeal — asked at the three tempos, tested on 2017 and 2022. Each fact was filed at its grade in the investigation files — established, declared, reserved, not established — and the text flags what is merely declared. The machine reads a system, a calendar, an organisation, a language — and never a person. No intention is attributed to anyone outside a quotation. The polls cited carry their statutory disclosures in the appendix; quotations are translated from the French.

Alice Arnaud — Frontière, Marseille, 14 September 2026.

Appendix — the polls cited, and their statutory disclosures (French law of 19 July 1977, art. 2)

For each poll cited or mentioned in the text: the institute, the commissioning party or buyer, the fieldwork dates, the sample, the method, and the reference of the notice filed with the Commission des sondages, where the wording of the questions and the margins of error are published. No notice filed this week could be opened; the figures reproduced come from the reports published by the institutes.

Institute · surveyCommissioned byFieldworkSampleMethodReference
Cluster17 — 2027 presidential voting intentions, and “central bloc” moduleLe Point31 August – 1 September 20261,711 respondents aged 18 and over, of whom 1,628 registered voters; effective samples after weighting 1,150 (hyp. 1), 1,131 (hyp. 2), 1,211 (hyp. 3)self-administered online questionnaire; quotas (sex, age, occupation, size of commune, region); weighting on socio-demographic variables and probability of voting; political calibration on the 2022 first round and the 2024 European elections; raw results not published in the reportNotice no. 10251, filed 5 September 2026 (not opened); institute report of 7 September and module of 9 September read
Ipsos bva – CESI École d'ingénieurs — 2027 presidential voting intentionsLe Parisien31 August – 2 September 20261,500 registered voters; per-hypothesis bases of 979 to 1,020Ipsos Access panel, self-administered online; quotas (sex, age, occupation, area); calibration on margins; six first-round hypotheses, no run-off; results expressed as raw percentagesNotice no. 10250, filed 5 September 2026 (not opened); full institute report read
Odoxa-Backbone — right-and-centre primary (mentioned, no figure cited)Le Figaronot establishednot establishednot establishedNotice no. 10257, filed 9 September 2026 — not opened: no figure reproduced
OpinionWay — voting intentions (three surveys, no figure cited)Le JDD; Les Échos; CNews2-3, 8-9 and 9-10 September 2026 (per aggregators)about 1,000 respondents each (per aggregators)not establishedNotices no. 10252, 10259, 10260, filed 7, 10 and 11 September 2026 — not opened: no figure reproduced
Appendix — the gaps of issue 0, reopened

The seven gaps named in issue 0, reopened this week.

  • The Communist members' vote — filled, established: ballot of 3 to 6 September, 24,112 voters out of 37,620 members (64.09 %), 17,267 in favour (72.06 % of valid ballots), 5,271 against, 1,424 abstentions; proclaimed by the PCF's national voting commission on 6 September.
  • The Cluster17 gap — filled, established on the institute's report: three factors — a weighting (the statistical correction of the sample) by probability of voting, which keeps 1,150 effective respondents out of 1,711; a double political calibration on the 2022 first round and the 2024 European elections; an eleven-name line-up, with Villepin at 3.5 %. The raw figure of 26.1 % cited in issue 0 does not appear in the report; the notice that would carry it could not be opened.
  • The spending ceiling — filled as to the amount, established: 16,851,000 euros for the first round, 22,509,000 euros for the second, on info.gouv.fr; 16.8 and 16.9 million were two roundings of one amount. The decree setting it remains unidentified.
  • Marine Le Pen's appeal sentence — filled by cross-checking two sources: ruling of 7 July 2026, three years' imprisonment, two of them suspended, a 100,000-euro fine, forty-five months of ineligibility, thirty of them suspended, the fifteen unsuspended months deemed served through the provisional enforcement of 31 March 2025 — hence her eligibility; appeal to the Court of Cassation announced on 7 July; the Court has indicated it will rule before the first round. The court of appeal's press release was not read.
  • The publication of Unir — filled: Robert Laffont, 3 September 2026, 304 pages, two independent sources.
  • The earlier Ifop, Elabe and Ipsos series — located in the Commission des sondages index: Ifop waves 4 (notice 10179, 3 May) and 5 (10242, 26 August); Elabe 10226 (11 July) and 10245 (29 August), six chainable configurations; Ipsos 10195 (1 June) and 10250 (5 September). The notices themselves remain unopened.
  • Foreign press and think tanks — still an access gap; no think-tank publication on 2027 found during the week.
Sources — the documents read by the chain